Mon plus récent tableau

La Main de la Volonté
Par Sergio de Rosemont
La volonté d'agir.
Photo du 28 février 2026.
Je suis Tenebrum Draco Je vous souhaites la bienvenue dans mon alcôve, cette demeure du Dragon Ténèbreux , au coeur de la rebelliance .....Quand ce monde n'est pas tien !
Mon plus récent tableau

La Main de la Volonté
Par Sergio de Rosemont
La volonté d'agir.
Photo du 28 février 2026.
Vers où nous dirigeons nous ?

Bienvenue en 2026
Par Sergio de Rosemont
Est-ce que 2026 sera une année de changements progressifs dans ce monde, dans cette société, dans notre Québec ?
Questionnement.
Beaucoup de questionnement.
Au moment où j’ai commencé à écrire ce texte, soit le 15 février 2026, il y a déjà 6 féminicides de commis juste au Québec.
Pourtant, cela ne fait même pas 2 mois que 2026 a débuté.
Nos voisins au Sud, ces États-Uniens qui dérivent de plus en plus vers une extrême droite se rapprochant de plus en plus du nazisme.
Leur police des frontières, la "ICE", qui ressemble et agit de plus en plus à la "Gestapo" d’Adolf Hitler.
Et nous apprenons, qu’ici au Québec, que de l’argent public a été investi dans une compagnie de sécurité nommée "GardaWorld" afin de leur permettre de développer des logiciels d’intelligence artificielle de reconnaissance faciale, donc pouvant servir au contrôle de populations.
Et qui est leur principal client concernant l’utilisation de ces logiciels ?
Et oui, le gouvernement de Trump.
Notre Québec, lui aussi, se laisse charmer par cette droite.
Et même on pourrait croire que plusieurs Québécois flirtent avec cette extrême droite à la Trump où à chaque fois que ça va mal dans notre Québec, qu’ils se gargarisent avec le slogan :
{ C’est la faute des immigrants ! }
Oui, un slogan qui sort et resort comme un réflexe conditionné, comme c’est le cas avec Paul St-Pierre Plamondon.
Et oui, même ce PQ avec Paul St-Pierre Plamondon qui se trumpisent.
Effectivement, il est question ici de ce même PQ qui essaie encore de nous faire croire être de Gauche.
Et dire qu’il y en a qui sont encore accrochés à cette illusion, à cette hallucination d’un pseudoPQ qui serait encore de gauche !
Comme l’expression dit :
{ Il y en a qui dorment au gaz ! }
À ceux qui n’ont pas encore compris que ce parti est de droite, je leur conseillerais de prendre le temps de lire les excellents articles d’Alexandre Dumas.
Et que dire de cette administration désastreuse de la CAQ, traînant le Québec vers un désastre pas seulement politique, mais aussi social.
Que dire de sa gestion de notre Québec ?
Notre Québec est vraiment très mal parti avec cette gentrification qui accentue cette crise du logement qui elle-même accentue cette crise de l’itinérance.
Quand nos gouvernements donnent la priorité à ce droit aux profits avant celui du droit à avoir un toit sur notre tête.
Oui, le principal problème qui empêche d’améliorer notre société, afin de permettre à notre société de progresser, c’est-ce manqué d’humanité.
Il faudrait en venir à transformer notre société pour que chacun, chacune y trouve sa place.
Une société où le "Nous" ne soit plus opposé au "Eux".
Une société où le "Nous" inclurait le "Eux".
Où le "Eux" ferait partie du "Nous" !
P.S: Voici le lien vers le blog d’Alexandre Dumas :
Francis nous parle de bonté et beauté

Bonté et beauté : œuvres de résistance
14 février 2026
Le monde actuel est cruel et sans empathie. Le fascisme croît partout et, plutôt que de s’attacher à en défaire les prémisses, on n’a rien de plus pressé que de s’en prendre aux personnes migrantes, lesquelles ne sont pour rien dans l’avidité des propriétaires de logement, la gestion mercantile du système de santé ou l’augmentation faramineuse du coût des aliments.
Outre les nécessaires prises de position politique, toutes les façons d’entrer en résistance seront les bienvenues dans ce monde qui se déshumanise. Iels sont de plus en plus nombreuses et nombreux à se dire que cultiver la bonté et la beauté autour de soi constitue un moyen de s’opposer au triomphe du technocapitalisme.
Et, en cela, je m’inspire de l’exemple de mon amoureux, éternel diffuseur de l’amabilité et de la douceur, en cherchant à répandre dans mon entourage l’aménité qui fait tant défaut dans les rapports humains devenus mécaniques.
Éclairer la beauté partout où on lui fait de l’ombre, la créer au besoin, n’est-ce pas une active façon de retrouver notre humanité ? De renouer avec cette touche d’idéalisme léguée par d’anciens Grecs qui voyaient la vraie beauté dans la bonté ?
LAGACÉ, Francis
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SITE DE FRANCIS LAGACÉ
www.francislagace.org
Mon plus récent tableau 3D


La Grande Prêtresse
Par Sergio de Rosemont
Comme un hommage à Gaïa, Mère Nature.
Montage en 3 D aussi en arrière du tableau.
Photos du 10 février 2026.


Imagination et création
Par Sergio de Rosemont
Quand l'imagination devient moteur de la création.
Montage en 3 D en arrière du tableau en losange.
Photo du 29 janvier 2026.
Parlons polarisation avec Francis

La polarisation en question 2
13 janvier 2026
Comme vous le savez, je publie rarement des textes qui ne sont pas de moi, mais je vous propose ici de lire la réflexion que m’a soumise Annie Gauvin, conseillère en gestion éthique, à la suite de la publication de mon billet du 30 septembre 2025, La polarisation en question.
Voici ce qu’elle nous dit :
« Le mot « polarisation », tel qu’il circule aujourd’hui, fonctionne comme un anesthésiant critique. Il transforme un rapport asymétrique — entre des projets fondés sur l’exclusion et la violence, et le refus de cette violence — en un conflit d’opinions équivalentes. Ce déplacement est décisif : il ne neutralise pas la haine, il neutralise la résistance.
Car nommer le racisme, la misogynie ou l’homophobie comme des lignes infranchissables devient soudain un signe de rigidité, voire d’extrémisme. Le problème n’est plus ce qui est dit ou proposé, mais le fait de refuser d’en débattre calmement. On ne remet plus en cause le contenu, on disqualifie.
L’injonction au débat joue ici un rôle central notamment quant aux violences symboliques et aux luttes de pouvoir. Elle suppose que tout soit discutable, y compris ce qui nie la dignité humaine et les fondements de la vie en société. Or certaines idées sont des dispositifs de domination. Les traiter comme de simples opinions, c’est déjà leur accorder une légitimité qu’elles n’ont pas.
Présenter les rapports entre les humains comme un « objet » de débat parmi d’autres est peut-être le glissement le plus grave vers des asymétries inacceptables. Ils constituent pourtant la base à partir de laquelle une société peut assurer son existence. Chercher un compromis avec leur négation n’est pas une posture de nuance, c’est une abdication, voire un renoncement à notre humanité.
Ainsi, parler de polarisation sans interroger ce déplacement du cadre revient à adopter, souvent sans s’en rendre compte, le terrain imposé par l’extrême droite. Ce n’est pas la société qui se radicalise de manière symétrique, c’est le centre de gravité du débat public qui se déplace, lentement mais sûrement, vers la droite, entraînant le centre avec lui.
Nommer ce processus n’est pas attiser les tensions. C’est refuser que la banalisation de l’inacceptable se fasse sous couvert de modération. Et rappeler que la clarté morale, en certains points, n’est pas un luxe idéologique, mais une responsabilité collective. »
Annie Gauvin
LAGACÉ, Francis
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SITE DE FRANCIS LAGACÉ
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Mon plus récent tableau

Par Sergio de Rosemont
Le regard de Gaïa, de Mère Nature.
Mon premier tableau pour 2026.
Photo du 11 janvier 2026.
Laissons la parole à Francis

Chanter son malheur
4 janvier 2026
L’autre jour, j’ai entendu à la télévision une vedette de chez nous parler de l’avantage de chanter. Je ne la nommerai pas, car je ne veux pas lui faire de publicité ni négative ni positive. Elle déclarait du haut de sa science : « Il n’est pas possible de chanter et d’être malheureux en même temps. »
Comment peut-on méconnaître à ce point l’âme humaine ? Vous ne connaissez personne qui exprime son malheur en chantant ?
Pendant toute mon enfance et toute mon adolescence, j’ai chanté mon malheur à tue-tête. À la fin de l’exercice, j’étais épuisé. Cet épuisement me distrayait de mon malheur, mais pendant que je chantais, j’étais malheureux autant qu’il est possible de l’être.
Que fait-on des chants de deuil ? Que fait-on des chansons de peine d’amour ? Que fait-on du blues ? De l’opéra, où les sentiments sont exacerbés ? Du bel canto, où quand on est heureux, on est le plus au monde, et quand on est malheureux, on l’est plus que quiconque ?
Bien sûr qu’il est possible de chanter et d’être malheureux en même temps. C’est même pour ça que chanter fait du bien. Croire que les deux ne peuvent coexister, ce serait prétendre qu’un remède n’est efficace que si l’on n’est pas malade.
LAGACÉ, Francis
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Mon plus récent tableau


Persistance et réussite
Par Sergio de Rosemont
L’inspiration de ce tableau m’est venue suite au dossier des travaux d'abaissement du trottoir devant les Habitations Pélican.
Ça aura pris des années pour que le Pélican puisse obtenir son abaissement de trottoir pour la sécurité de ses résidents ayant des problèmes de mobilité.
Il a même fallu que François Limoge, le maire de l’arrondissement Rosemont-La Petite Patrie, vienne nous rencontrer au Pélican et puise constater par lui-même qu’il y avait une nécessité d’un abaissement du trottoir devant les Habitations Pélican pour la sécurité.
En dernier c’est mon ami Yvon et moi-même qui tenions ce combat.
Le morceau de roche que l’on voit sur ce tableau est un morceau de trottoir que j’avais ramassé de la partie du trottoir démolie lors des débuts des travaux, soit le mardi 14 octobre 2025.
Le ►?◄ que j’ai peint au dos du tableau, c’est pour décrire une certaine confusion qui semblait y avoir dans le dossier et qui a peut-être fait en sorte que le délai fut plus long avant que les travaux se fassent.
Effectivement, quand François Limoge m’avait mentionné que, quand il avait consulté le dossier, qu’il ne comprenait pas le pourquoi l’abaissement du trottoir n’avait pas été fait.
Oui, encore une fois, je tiens à remercier François Limoge pour son travail.
Photos du 26 décembre 2025.

(conte)
23 décembre 2025
À Lisbonne, ce jour-là, c’était un soleil d’hiver assez agréable. Près d’une ancienne église convertie en centre socio-communautaire, il y avait un jardin où Arthur et Julien se reposaient sur un banc, face au dieu de la lumière.
Arthur se lève et va observer un buisson de fleurs, dont Julien, resté sur le banc, n’arrive pas à déterminer le genre ni l’espèce, famille des rosacées sans doute.
Dans le ciel, tout à coup, deux immenses corbeaux cachent le soleil. L’un vole de long en large, l’autre tournoie autour d’une colonne d’air qui se situe exactement au-dessus de la tête d’Arthur. Une aura noire traverse le cerveau de Julien. « Arthur chéri, viens te rasseoir près de moi s’il te plaît ! » Julien n’ose pas lui décrire cet augure.
De retour à Montréal, fin janvier : « Julien, viens voir ! Regarde, j’ai trouvé des bosses sous mes aisselles et autour de mon cou. »
Une séquence de prises de sang et de rendez-vous compliqués allait s’enclencher. De kystes à ganglions infectieux, on n’arrivait pas à se décider. Mais une hyperkaliémie détectée dans l’une des analyses allait précipiter le séjour à l’urgence.
Le temps de faire une toilette sommaire, on appelait vivement un taxi et on se dirigeait vers l’hôpital pendant que trois corbeaux suivaient de loin en loin le véhicule dans les rues enneigées.
Le froid s’immisçait dans les os de chacun.
Les reins étaient atteints, mais pas seulement. Un lymphome de stade quatre, c’est une sentence irrévocable. Pourtant, une petite flamme clignotait. Six traitements de chimio pourraient offrir une survie de quelques années. De timides rations de soleil éclaireraient les mois de mars et d’avril, malgré la faiblesse des reins et la raréfaction des globules blancs.
Alors que les pigeons venaient habituellement sur le toit de leur immeuble, ce jour-là, c’étaient des corbeaux qui avaient pris toute la place. L’oncologue avait trouvé des cellules malignes dans le liquide céphalo-rachidien. Elle ne donnait pas cher des jours d’Arthur. Julien était révolté. Comment avait-on pu laisser espérer, puis remettre brutalement le couvercle sur la marmite ?
Il fallait tenter une dernière chance. Une chimio du cerveau, très dure pour le système, se ferait en interne à l’Institut des traitements hémato-oncologiques. Quotidiennement, Julien se rendrait passer la matinée et l’après-midi avec Arthur, réservant les soirs au lavage, ménage, courrier, marché, etc.
Chaque matin, en sortant du métro avant de prendre le bus qui menait à l’Institut, Julien voyait sur le petit arbre de l’autre côté de la rue, des corbeaux qui s’y perchaient, puis quittaient les branches pour se rabattre au sol.
Arthur désespérait de sortir de ce lieu. Chaque jour on trouvait un défaut à sa formule sanguine. Ce fut un mois de mai infiniment triste, pluvieux et froid.
Un jour tout de même, les deux amoureux virent un étourneau qui chassait un corbeau sous un soleil qui baille. Arthur sortirait de l’Institut et vivrait une pause bienfaisante pendant un été rétréci.
Celui-ci n’était pas encore terminé que le monstre reprenait ses ravages. On dut réitérer les traitements. Étonnamment, le corps d’Arthur réagissait bien. Cet après-midi ensoleillé où l’on se préparait à rentrer à la maison, deux corbeaux vinrent picorer le sol près de la fenêtre de la chambre du malade. Ils s’incrustèrent jusqu’au départ d’Arthur.
Revenu à l’appartement, Arthur manifesta des symptômes nouveaux. Son œil droit, son visage, ses jambes ne lui obéissaient plus. Après entente avec l’oncologue, on tenta un baroud d’honneur en commençant par de la radiothérapie suivie de chimios de choc. Ça devait passer ou casser. D’allers en retours, le taxi était suivi par des corbeaux arrogants.
Un matin, Arthur faisait la vaisselle. Julien s’approcha de lui pour lui caresser la tête. Il s’aperçut, à son grand désarroi, qu’il n’avait plus besoin de s’étirer pour le faire.
Julien embrassa son mari, puis le serra longuement dans ses bras. Son Arthur avait toujours saisi pour lui les objets inaccessibles, sur les tablettes du haut. Désormais, les deux auraient besoin d’un escabeau.
À la rencontre suivante avec l’équipe médicale, les dés en étaient jetés. Finies, les thérapies. On se réfugierait dans la douceur du domicile.
Même pas une semaine de trève. Après la sieste de midi, on vit un corbeau paresseux usurper le lampadaire habituel d’un pigeon.
Et l’hiver tomba sur nos deux compagnons comme une tonne de briques. Il fallut allumer le chauffage trois semaines plus tôt que d’habitude. La neige s’en mêla. Comme si ce n’était pas assez compliqué de se préparer pour aller faire les tests de suivi.
Régulièrement, une nouvelle faiblesse se manifestait. La marche plus difficile, le contrôle d’un membre qu’on perd, l’équilibre qui ne revient pas. Et comme dans la chanson de Brel, Arthur alla « du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit. »
Le cœur serré, on se résigna à entrer dans le Centre de soins palliatifs sachant qu’on sort de ce lieu quand la chaleur a fui nos veines.
Le troisième jour en après-midi, Arthur fit remarquer à Julien une nuée de corbeaux si dense qu’à son passage, c’était comme la nuit. Les oiseaux faisaient les cent coups d’ailes, allant et venant au-dessus de l’édifice, alternant l’ombre et la lumière faiblarde de décembre. Le manège dura de très longues minutes.
Au petit matin du cinquième jour, la lumière s’éteignait dans les yeux d’Arthur et l’averse interminable commençait dans le cœur de son amoureux.
Julien entamait la dernière partie de l’hiver le plus long et le plus cruel. Il l’appela l’hiver corvidé.
LAGACÉ, Francis
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