lundi 6 avril 2026

Respecter le deuil des personnes incroyantes

 

Laissons la parole à Francis

Respecter le deuil des personnes incroyantes

 

6 avril 2026

Face au deuil, il serait présomptueux de croire que les personnes croyantes sont mieux loties que les incroyantes. En effet, la possibilité de retrouver les êtres chers dans un hypothétique au-delà au futur incertain ne compense en rien l’absence dans le douloureux présent. Et l’expérience de tout un chacun montre que les croyant·e·s sont tout autant éploré·e·s, parfois de façon beaucoup plus bruyante, que les personnes qui n’ont pas de croyance. C’est pourquoi il convient de faire preuve de circonspection et de respect à l’égard des personnes qui vivent un deuil hors des sentiers de la foi.

Les études prétendant que les personnes croyantes sont plus sereines face à la mort que les personnes incroyantes sont en général basées sur des à-priori que leurs auteur·e·s sont incapables d’apercevoir, mais qu’un œil avisé détecte facilement. Par exemple, ce genre d’affirmations : « Les personnes incroyantes n’ayant pas le soutien d’une foi pour affronter le deuil doivent se trouver quelque chose à quoi se raccrocher. » Cela s’appelle insérer son préjugé dans l’introduction pour s’en servir ensuite comme conclusion.

Or, a posteriori les personnes qui ont la foi n’ont souvent pas grand-chose à quoi se raccrocher et sont notablement tout aussi désespérées devant l’inéluctable que n’importe qui d’autre, car ce qui effraie les mourant·e·s, c’est le sentiment d’incomplétude quant à leur vie et non la présence ou l’absence d’une divinité. Et, à cet égard, les incroyant·e·s dévoué·e·s à l’humanisme ont en général une vie pleine et complète qu’iels considèrent avec fierté.

En ce sens, ces « études » ne sont pas bien différentes des fameuses études du XIXe siècle qui « démontraient » que les femmes étaient hystériques, que les Noirs étaient inférieurs aux Blancs ou que les homosexuels étaient des malades mentaux.

En réalité, les personnes endeuillées, qu’elles soient croyantes ou pas, se consolent toutes avec le même motif, qui n’a rien à voir avec la religion. Elles se disent qu’au moins le défunt, la défunte ne souffre plus.

La personne croyante ou incroyante affronte les mêmes difficultés, et ce n’est ni plus facile ni plus difficile de continuer à vivre dans le présent en l’absence de l’être cher. Aucun futur ne remplit le présent nonobstant toute croyance. Et il existe des personnes endeuillées dont la peine n’est pas égoïste. Ces personnes ne sont pas tristes seulement parce que l’être aimé leur manque, mais surtout parce que cet être cher manque à la vie.

Par ailleurs, pour les chrétiens, selon que leur dieu en aura jugé, l’être aimé sera au paradis ou en enfer alors que soi-même on risque de se retrouver dans l’autre royaume d’outre-tombe, séparé pour l’éternité. Loin de rassurer le chaland, cette perspective le plongera au contraire dans une anxiété terrifiante et impossible à dissiper. Dans ce cas-là, la foi n’est pas du tout un appui, mais une angoissante perspective.

Il convient donc de respecter le deuil de la personne incroyante et de ne pas l’importuner avec une « spiritualité » posée comme nécessité alors que c’est un préjugé auquel elle n’adhère pas.

Ce qui est réel, c’est la relation entre deux êtres qui les transforme l’un et l’autre. Les deux en étant changés, celui qui disparaît emporte une partie de celui qui reste comme celui qui reste garde une partie de celui qui disparaît. Ces éléments sont réels, factuels et permettent d’envisager la continuité d’un projet interrompu.

De la même manière, pour éviter de troubler la personne en deuil, il vaut mieux éviter de lui demander comment elle va, laquelle question ne peut attirer que la réponse « Mal ». Or, il existe une pression sociale à ne jamais donner cette réponse-là. La personne interrogée se sent souvent coupable de ne pas pouvoir répondre :

« Bien ». On l’invitera plutôt à dire comment elle se sent en ce jour. Cela lui permettra alors de décrire ses sentiments sans se sentir jugée.

LAGACÉ, Francis

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jeudi 2 avril 2026

Parfois avoir goûté aux ténèbres

 

Mon premier poème pour 2026

Parfois avoir goûté aux ténèbres 

 

Par Sergio de Rosemont

Parfois, avoir goûté aux ténèbres permet d’apprécier le goût de la lumière.

Quand tu as plongé jusqu’au plus profond du puits, là où la lumière ne descend pas, ne descend plus.

Là où même les ombres ne sont plus visibles.

Alors, il ne nous reste que deux choix possibles.

Soit rester là et mourir dans l’oubli.

Tout en oubliant sa propre existence, quand nous devenons comme un néant de qui nous étions.

L’autre choix, se battre pour sortir de ces ténèbres, remonter vers la surface, vers cette clarté, vers cette luminosité, afin de permettre à notre âme de respirer.

Et après avoir goûté à la saveur fade des ténèbres, savourer cette saveur mielleuse de la lumière.

P-S Mon texte ne doit pas être interprété avec une connotation religieuse.

dimanche 22 mars 2026

Le puits couvert

 

Laissons la parole à Francis

Le puits couvert

 

22 mars 2026

Sa parentèle était asymétrique, les deux ailes sur le même côté, la carlingue tordue et toute rouillée. Julien avait en son cœur un trou infiniment profond.

Sa rencontre avec Arthur le sauverait de ce puits sans fond. Certes, l’homme de sa vie ne pouvait combler la faille abyssale, impossible est bien français dans un tel cas. Mais, il a jeté dessus un couvercle qui changeait de couleur selon les heures... ou les jours. Ainsi, Julien pouvait passer près du puits, et même marcher dessus, sans jamais risquer de s’y anéantir.

Au décès d’Arthur, le couvercle s’est soulevé. Julien a été confronté à l’abîme insondable dans les affres du plus grand épouvantement. Il en fut paralysé pendant des semaines.

C’est arrivé un jour que la photographie de son bien-aimé lui souriait. Dans le miroitement des poussières qui virevoletaient aux rayons du soleil vespéral, comme dans une projection tridimensionnelle, Julien s’est aperçu en train de pousser le couvercle du pied pour qu’il reprenne sa place. Arthur n’avait pas emporté le couvercle en subissant son éclipse. C’est l’onde de choc qui l’avait déplacé. Il suffirait de le remettre sans s’approcher du bord.

Julien comprit alors qu’Arthur avait fait de la belle ouvrage : le trou, même s’il ne serait jamais remblayé, resterait couvert et ne le menacerait plus.

LAGACÉ, Francis

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samedi 7 mars 2026

Le Pélican 10 ans

 

Mon tableau en 3D en hommage aux 10 ans du Pélican

Le Pélican 10 ans

 

Par Sergio de Rosemont

En hommage aux 10 ans du Pélican.

La toile est situé au 9ème étage du Pélican.

Première photo du 04 septembre 2025
Deuxième, troisième et quatrième photos du 03 mars 2026
Cinquième et sixième photos du 05 mars 2026

 

vendredi 6 mars 2026

L’hiver, le soleil nous ment

 

Une petite poésie d’hiver

L’hiver, le soleil nous ment


Par Sergio de Rosemont

L’hiver, le soleil nous ment.

En hiver, quand il fait (un beau soleil), ce soleil nous ment, comme on dit, il fait froid.

Et aussi l’hiver, quand il y a des nuages et que le soleil semble se cacher, c’est à ce moment-là qu’il fait moins froid.

Car la neige tombante semble diminuer le froid.

Souvent, l’hiver, lorsque cette neige tombe avec douceur, c’est comme si elle nous calmait.

Comme si elle pouvait nous voiler pour un certain laps de temps certains mauvais souvenirs.

Mais parfois, cette neige aussi peut nous mentir.

Quand elle nous cache innocemment cette glace noire.

Cette glace à cause de qui, parfois, nous exécutons ce patinage artistique involontaire, suivi de cette poésie elle aussi involontaire.

Effectivement, à mes yeux, l’hiver est une saison qui a son côté bizarre.

Et personnellement, j’ai très hâte que cet hiver soit terminé !

mercredi 4 mars 2026

La Main de la Volonté

 

Mon plus récent tableau

La Main de la Volonté 

 

Par Sergio de Rosemont

La volonté d'agir.

Photo du 28 février 2026.

samedi 21 février 2026

Bienvenue en 2026

 

Vers où nous dirigeons nous ?

Bienvenue en 2026 

 

Par Sergio de Rosemont

Est-ce que 2026 sera une année de changements progressifs dans ce monde, dans cette société, dans notre Québec ?

Questionnement.

Beaucoup de questionnement.

Au moment où j’ai commencé à écrire ce texte, soit le 15 février 2026, il y a déjà 6 féminicides de commis juste au Québec.

Pourtant, cela ne fait même pas 2 mois que 2026 a débuté.

Nos voisins au Sud, ces États-Uniens qui dérivent de plus en plus vers une extrême droite se rapprochant de plus en plus du nazisme.

Leur police des frontières, la "ICE", qui ressemble et agit de plus en plus à la "Gestapo" d’Adolf Hitler.

Et nous apprenons, qu’ici au Québec, que de l’argent public a été investi dans une compagnie de sécurité nommée "GardaWorld" afin de leur permettre de développer des logiciels d’intelligence artificielle de reconnaissance faciale, donc pouvant servir au contrôle de populations.

Et qui est leur principal client concernant l’utilisation de ces logiciels ?

Et oui, le gouvernement de Trump.

Notre Québec, lui aussi, se laisse charmer par cette droite.

Et même on pourrait croire que plusieurs Québécois flirtent avec cette extrême droite à la Trump où à chaque fois que ça va mal dans notre Québec, qu’ils se gargarisent avec le slogan :

{ C’est la faute des immigrants ! }

Oui, un slogan qui sort et resort comme un réflexe conditionné, comme c’est le cas avec Paul St-Pierre Plamondon.

Et oui, même ce PQ avec Paul St-Pierre Plamondon qui se trumpisent.

Effectivement, il est question ici de ce même PQ qui essaie encore de nous faire croire être de Gauche.

Et dire qu’il y en a qui sont encore accrochés à cette illusion, à cette hallucination d’un pseudoPQ qui serait encore de gauche !

Comme l’expression dit :

{ Il y en a qui dorment au gaz ! }

À ceux qui n’ont pas encore compris que ce parti est de droite, je leur conseillerais de prendre le temps de lire les excellents articles d’Alexandre Dumas.

Et que dire de cette administration désastreuse de la CAQ, traînant le Québec vers un désastre pas seulement politique, mais aussi social.

Que dire de sa gestion de notre Québec ?

Notre Québec est vraiment très mal parti avec cette gentrification qui accentue cette crise du logement qui elle-même accentue cette crise de l’itinérance.

Quand nos gouvernements donnent la priorité à ce droit aux profits avant celui du droit à avoir un toit sur notre tête.

Oui, le principal problème qui empêche d’améliorer notre société, afin de permettre à notre société de progresser, c’est-ce manqué d’humanité.

Il faudrait en venir à transformer notre société pour que chacun, chacune y trouve sa place.

Une société où le "Nous" ne soit plus opposé au "Eux".

Une société où le "Nous" inclurait le "Eux".

Où le "Eux" ferait partie du "Nous" !

P.S: Voici le lien vers le blog d’Alexandre Dumas :

alexandredumashistorien4.wordpress.com

lundi 16 février 2026

Bonté et beauté : œuvres de résistance

 

Francis nous parle de bonté et beauté

Bonté et beauté : œuvres de résistance 

 

14 février 2026

Le monde actuel est cruel et sans empathie. Le fascisme croît partout et, plutôt que de s’attacher à en défaire les prémisses, on n’a rien de plus pressé que de s’en prendre aux personnes migrantes, lesquelles ne sont pour rien dans l’avidité des propriétaires de logement, la gestion mercantile du système de santé ou l’augmentation faramineuse du coût des aliments.

Outre les nécessaires prises de position politique, toutes les façons d’entrer en résistance seront les bienvenues dans ce monde qui se déshumanise. Iels sont de plus en plus nombreuses et nombreux à se dire que cultiver la bonté et la beauté autour de soi constitue un moyen de s’opposer au triomphe du technocapitalisme.

Et, en cela, je m’inspire de l’exemple de mon amoureux, éternel diffuseur de l’amabilité et de la douceur, en cherchant à répandre dans mon entourage l’aménité qui fait tant défaut dans les rapports humains devenus mécaniques.

Éclairer la beauté partout où on lui fait de l’ombre, la créer au besoin, n’est-ce pas une active façon de retrouver notre humanité ? De renouer avec cette touche d’idéalisme léguée par d’anciens Grecs qui voyaient la vraie beauté dans la bonté ?

LAGACÉ, Francis

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samedi 14 février 2026

La Grande Prêtresse


 

Mon plus récent tableau 3D

La Grande Prêtresse

 

Par Sergio de Rosemont

Comme un hommage à Gaïa, Mère Nature.

Montage en 3 D aussi en arrière du tableau.

Photos du 10 février 2026.

samedi 31 janvier 2026

Imagination et création

 

Mon plus récent tableau 3D

Imagination et création

 

Par Sergio de Rosemont

Quand l'imagination devient moteur de la création.

Montage en 3 D en arrière du tableau en losange.

Photo du 29 janvier 2026.