samedi 22 août 2026

Discussion entre un rebelle et un pigeon

 

Comme une réflexion que je partage avec vous :

Discussion entre un rebelle et un pigeon

 

Par Sergio de Rosemont

Oui, je le sais de ce point de vue là, on est comme semblables.

On est regardé de travers et on est méprisés par certains.

Et cela, même si on a rien fait de mal et, même si le méchant, le mauvais, ce n’est pas nous.

Parfois, souvent, ils nous méprisent tout en croyant que l’on se n’en rend pas compte.

Parfois, souvent, se croyant meilleurs que nous, ils nous insultent, et cela toujours en s’imaginant qu’on n’en a pas conscience.

Et trop souvent, ils nous font mal, ils nous blessent, et cela sans même en avoir conscience.

Oui voilà ce qui arrive quand tu ne réponds pas exactement à la virgule près à leurs petites normes, à leurs désirs et à leurs petits critères personnels.

Et parfois, il arrive lorsque tu crées ou défend un projet, qu’ils chercheront à te mettre des bâtons dans les roues, et cela, même si ce projet leur aurait été utile.

Et toi gentil pigeon, oiseau pacifique auquel on a rattaché bien des rumeurs urbaines.

Je vois, je perçois cette violence qu’on t’appose.

Pourtant, tout ce que tu demandes, c’est qu’on respecte ton droit de vivre.

Vois-tu, en ce qui me concerne, combien de fois dans mon passé, m’est-il arrivé qu’on m’appose des torts qui n’étaient pas miens ?

Et oui, hélas dans cette société, si vous pensez différemment de cette majorité.

Quand vous êtes un "Hors-de-la-Norme", on a tendance à vous démonisé trop facilement.

Souvent, trop souvent, lorsque les gens ne comprennent pas une chose, ils ont tendance à la craindre et à la taxer d’être le mal.

Et cela, même si cette chose est positive et si elle pourrait leur être utile par après dans l’avenir.

Oui, hélas, trop souvent, les gens aiment trop leur petite routine et craignent le changement.

Et ces gens tiennent à leurs petits préjugés, et ne veulent pas prendre le temps de vérifier le fondement de leurs petits préjugés.

Ces gens qui aiment bien juger ceux qui ne répondent pas à leurs préjugés, n’aiment pas les remises en question quand ça les concerne.

Et oui, voilà pourquoi, petit pigeon tu te dois de subir les préjugés de tant de gens.

Et cela malgré le fait que tu es dans le fond un animal sympathique !

samedi 15 août 2026

Qualité de vie

 

Laissons Francis nous parler de la qualité de vie

Qualité de vie 

 

15 août 2026

Justin était si fier de sa maison à Sainte-Céleste. Deux heures et demie de route le matin pour se rendre en ville, quand ça allait bien, parce que certains jours il restait enfermé dans sa boîte de tôle motorisée pendant une demi-éternité, conséquence d’embouteillage ou d’accident. Autant, bien sûr, le soir pour rentrer au paradis. Toujours en retard aux réunions, il ne manquait pas d’en imputer la cause à la traverse des ponts.

—En tout cas, je sais pas comment vous faites, vous autres à Montréal, pour endurer ça tout le temps, ces ponts-là, on est toujours coincés là-dessus.

Pourtant, même les rares jours où il a dormi chez son fils nouveau papa, lequel demeurait aux Habitations Jeanne-Mance près du Cégep où nous travaillions, il trouvait le moyen d’être en retard. Mais passons, je me contentai de lui répondre :

—Mon pauvre Justin, c’est parce qu’on les prend pas les ponts. C’est les banlieusards comme toi qui les occupent et les bloquent. Le métro, il passe sous terre.

—En tout cas, moi, à Sainte-Céleste, j’ai une vie de qualité !

C’était l’argument absolu, final, définitif et conclusif à toute conversation. Il avait donc un régime de vie supérieur au mien, sa collègue enseignante. En fait, il était beaucoup mieux que tous les pauvres demeurés de Montréalais, parce qu’il pouvait se reposer à la campagne dans un décor enchanteur et s’y défaire du stress de la ville. Impossible de lui remontrer que je subissais beaucoup moins de stress à lire un livre dans le métro qu’à rouler cinq heures par jour dans un véhicule bruyant. Lui, il entendait rigoler la rivière en tendres glouglous et festoyer les oiseaux en triolets divins.

De mon côté, malgré le misérable quatre et demi où je croupis avec ma conjointe dans un quartier minable où il y a une fruiterie à deux pas et un supermarché à l’angle de la quatorzième rue, je suis toujours d’une ponctualité redoutable. Je me rappelle la seule fois où je suis arrivée en retard à une réunion du département. J’avais loué une voiture pour la journée, des appareils électriques achetés récemment attendaient que je finalise leur adoption en les installant chez nous. Je me suis d’ailleurs fait fort de le souligner à mon arrivée : « Excusez-moi, désolée d’être en retard, mais c’est parce que je suis venue en automobile. J’ai cherché longtemps pour trouver du stationnement. »

Par quel terme désigner cette qualité de vie dans laquelle il se vautrait avec sa charmante épouse ? Ce décor propre à effacer le stress qu’il s’infligeait tous les jours avec son bolide ? Il m’y a invité une fois. Je devais m’y rendre un jour du milieu de l’été. J’avais donc dû louer une bagnole. Quelle surprise de me retrouver devant une cabane toute rapiécée ! Certes, quand on est chez soi, on peut estimer que la plus petite bicoque est son château, mais le travail à exécuter pour rendre cet endroit habitable me paraissait insurmontable, et j’avais tout le mal du monde à imaginer que cela pût être relaxant.

L’accueil m’instruisit rapidement sur la raison profonde de l’invitation. Derrière la « maison », je pouvais apercevoir près d’un filet d’eau stagnante (la fameuse rivière qui sourit de ses glouglous) bordé de trois arbres maigrichons et desséchés sur une branche desquels étaient perchées deux corneilles, coiffé de son chapeau de paille et de ses habits de gentleman farmer, bondir mon hôte qui se précipita sur moi.

—Ah, tu arrives juste dans le bon temps, Nicole ! J’allais sarcler le jardin. Viens m’aider !

—Bonjour quand même ! Je ne vois pas Isabelle.

—Elle est allée marchander des grains pour nos poules.

Le potager en question était la proie des herbes folles depuis le printemps à tout le moins et n’avait jamais connu la caresse de la sarclette. Les mouches et les moustiques essaimaient en nuages opaques autour de nos têtes. La face de mon collègue s’allongea considérablement quand je lui déclarai :

—Écoute, si tu m’as invitée pour faire ton sarclage, il aurait fallu me prévenir. Je me serais habillée en conséquence et, surtout, j’aurais apporté du chasse-moustique et un filet. Je ne supporte pas ces bestioles, tu le sais bien. Alors, soit tu remets ça, soit je rentre sur-le-champ.

—Ben, je pensais...

—Non, n’y pense pas !

—C’est pas grave, je vais appeler Yvette demain... j’veux dire, j’vais m’y mettre demain. On va se préparer un petit repas, d’accord ? Mais, d’abord, on fait le tour du propriétaire.

Les poules, les chats dépenaillés, les chiens galeux, rien ne m’a été épargné. Je m’exclamai ironique en m’inspirant d’une chanson de Nino Ferrer :

—Il n’y manque qu’une tortue et un poisson rouge pour que ce soit la maison du bonheur !

Mais la réplique me laissa sans voix :

—Isabelle t’a raconté notre secret ?

La suite finit de me décourager. Il fallait retraverser la basse-cour avant d’arriver dans la salle de séjour où, selon le plan proposé, l’on prendrait l’apéro pour aller ensuite nettoyer la cuisine. La salle de séjour était orientée vers l’ouest d’où les vents dominants nous apportaient de prégnantes exhalaisons de purin. Je n’ai pas tardé à tousser et à avoir mal au cœur. Je faillis m’évanouir et me mis à me gratter frénétiquement le bras droit, prétextant une allergie soudaine pour retourner à la maison vu que j’y avais oublié mes crèmes antihistaminiques, grâce à quoi je pus m’éloigner définitivement de la qualité de vie avec laquelle, comme le savait Justin, j’étais incompatible.

NDLA : Cette nouvelle fait partie du recueil N’allez jamais à Montréal paru en décembre 2021.

LAGACÉ, Francis

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SITE DE FRANCIS LAGACÉ
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dimanche 9 août 2026

Quand j’étais enfant les monstres portaient

 

Une partie de mon passé que je partage avec vous :

Quand j’étais enfant les monstres portaient

 

Par Sergio de Rosemont

Quand j’étais enfant, les monstres portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou.

Même si ces monstres portaient un voile sur la tête, elles n’étaient pas musulmanes.

Elles étaient bien chrétiennes !

De mes 9 ans jusqu’à mes 12 ans, je fus placé au Mont-D’Youville dans les années 60.

Quatre années d’enfer à cause de l’alcoolisme de mon paternel.

Merci Père pour ces 4 ans d’enfer.

Merci beaucoup !

Et qui dirigeait ce Mont-D’Youville ?

Des sœurs de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec et elles portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou.

Et des coups de bâtons et de ceinture au nom d’un pseudoDieu d’amour faisaient partie de la réalité à ce Mont-D’Youville.

Oui, nous étions des enfants.

Des coups de bâton et de ceinture sur des enfants !

Et parfois même, la cruauté mentale utilisée contre certains enfants.

Au Mont-D’Youville, l’édifice était divisé.

Lorsqu’on entrait l’aile à gauche était celle des gars et celle à droite celle des filles.

Et même les classes pour la formation scolaire et l’infirmerie étaient divisées à gauche était celle des gars et celle à droite celle des filles.

Et l’aile centrale c’était la chapelle, le parloir et le dentiste.

Et chaque aile était divisée en salle (unité) ayant rapport avec l’âge.

Et quand tu étais un "p’tit gars", tu demeurais et restais dans l’aile des gars.

Même les terrains de jeux étaient divisés côté garçons, côté filles.

Donc, quand tu étais un "p’tit gars", tu ne voyais jamais les filles, même si l’une des "p’tites filles" de l’autre côté était ta sœur.

Même si l’une des "p’tites filles" de l’autre côté était ta sœur !

Je me rappelle qu’il y avait, dans la même salle # 3 où j’étais, un gars qui s’était amouraché d’une des filles de l’aile des filles, et ils réussissaient à se voir des petits 5 à 10 minutes en cachette.

Mais ce "p’tit gars" avait le problème du "Pipi au lit", comme on disait à l’époque.

Et quand les sœurs ont appris l’aventure de ce "p’tit gars" avec cette "p’tite fille", elles en ont profité un matin où il avait pissé au lit pour faire venir la "p’tite fille" en question pour lui montrer le lit mouillé de pisse et en lui disant :

{ Voici celui à qui tu t’amouraches, un gars qui pisse au lit ! }

Essayez de vous imaginer comment ce "p’tit gars" pouvait se sentir.

Un autre cas de cruauté mentale contre des enfants.

Il y avait toujours dans la même salle # 3 où j’étais, 2 jumeaux, et vu que l’une des religieuses se plaignait d’avoir supposément des difficultés disciplinaires avec eux, alors la punition fut que l’un des jumeaux fut envoyé dans un autre centre dans une autre ville.

Oui vous avez bien lu, ces 2 jumeaux orphelins furent séparés de ce qu’ils leur restaient de famille.

Et en ce qui me concerne, je me rappelle trop bien de cette "Mère Brillant".

Effectivement "Mère Brillant", à mes yeux, la pire.

Elle avait des ongles qu’elle portait longs, taillés en pointe tranchante.

Quand elle éprouvait une colère contre l’un des enfants, elle aimait bien utiliser ses ongles, ou devrais-je dire ses griffes pour saisir les enfants par la gorge.

Elle adorait aussi les tirer par les cheveux.

Mais sa spécialité, sa préférence c’était de frapper les enfants avec une ceinture, en prenant bien soin de s’assurer de frapper l’enfant avec la boucle en métal de la ceinture.

Je me rappelle, une année lors de mon retour chez-moi pour le temps des vacances du temps des fêtes où ma mère avait remarqué que j’avais des marques d’ongles dans le cou ainsi que de la difficulté à articulé mon poignet.

C’était le résultat de "Mère Brillant".

Oui, Père j’ai passé 4 ans dans ce Mont-D’Youville à cause de ton alcoolisme, j’espère que tu la trouvais délicieuse ta "Labatt 50".

Père, merci beaucoup pour cet enfer de 4 ans !

Pour mes 9 ans !

Pour mes 10 ans !

Pour mes 11 ans !

Et pour mes 12 ans !

Oui, quand j’étais enfant, les monstres portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou !

P-S :Je n’ai pas écrit ce texte pour attirer la pitié. Je l’ai écrit que pour dénoncer et faire connaître un fait du passé de mon passé.

mercredi 5 août 2026

Toi, tu débarres...

 

Laissons la parole à Francis

Toi, tu débarres...


5 août 2026

Toi, tu débarres toutes les portes
Avec ton sourire

Moi, je fais la popote

Toi, tu arranges la plomberie
En sifflant

Moi, j’écris une carte de vœux

Toi, tu fais danser les statues
Avec de petits mots

Moi, je ramasse les feuilles à leur pied

Le soleil baisse

Les statues dansent avec nous dans le jardin

En attendant notre prochain voyage

NDLA : Ce poème fait partie du recueil Les anges s’envolent, paroles de Francis Lagacé, musique d’Érick Doucet, paru en 2008 aux Écrits francs, s. a.

LAGACÉ, Francis

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mardi 4 août 2026

Quand l’âme est blessée

 

Un poème, une réflexion

Quand l’âme est blessée

 

Par Sergio de Rosemont

Quand l’âme est blessée, souvent elle peut cracher la colère, comme un dragon crachant le feu.

Quand une âme est plus sensible, la colère sort plus facilement.

Quand une âme saigne, son sang est souvent teinté de révolte, de colère.

Les images, des souvenirs des trahisons qu’on lui avait servies comme hors-d’œuvre, remontent dans son esprit.

Cette âme se souvient du moindre coup de couteau reçu dans le dos.

Une âme blessée sait trop bien qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.

Une âme blessée sait trop bien qu’il ne faut jamais se fier aux Illusions.

Parfois, souvent, la mais qui tiens, la dague a un visage d’ange.

Depuis sa tendre enfance, cette âme a compris que les monstres ont souvent une apparence trompeuse d’ange, de chérubin.

Et cette âme se rappelle que, dans sa jeunesse, souvent que ces monstres portaient les habits, les habillements de ce pseudoDieu.

Et quand les souvenirs de ces monstres remontent à l’esprit, c’est toujours avec un arrière-goût de trahison et de mépris dans le fond de la gorge.

NON ! Ne vous demandez pas pourquoi une âme blessée crache la colère !

lundi 3 août 2026

Souvent les poètes pleurent de l’intérieur

 

Un petit poème

Souvent les poètes pleurent de l’intérieur 


Par Sergio de Rosemont

Souvent, les poètes pleurent de l’intérieur.

Lorsqu’on leur fait une blessure dans le cœur ou dans l’âme, les larmes coulent par l’intérieur des entrailles.

Et ce sont comme des larmes d’acide.

Et à la longue, ces larmes d’acide qui brûlent sur leur chemin en viennent à calciner et détruire des parcelles dans l’âme du poète.

Et parfois, souvent, certains souvenirs qui étaient heureux en deviennent malheureux, douloureux.

Ça lui use son âme.

Oui, hélas les poètes pleurent de l’intérieur !

dimanche 2 août 2026

Se valoriser en méprisant les autres

 

Ma réflexion que je partage avec vous

Se valoriser en méprisant les autres 

 

Par Sergio de Rosemont

Se valoriser en méprisant les autres.

Qui sait, peut-être que, dans celui que tu méprises qu’il y ait une partie de lui qui te reflète tel un miroir une partie de toi-même que tu préfères ignorer que tu détestes.

Tu te crois au-dessus des autres après avoir consommer tes substances et en méprisant celui qui te parait ne pas répondre à tes petites normes personnelles.

Mais n’oublie pas que ce que tu détestes chez autrui que ce soit fort probablement se valoriser en méprisant les autres, ce n’est que le reflet de parcelles de toi-même enfouies dans ton très profond intérieur.

Que ton conscient refuse de reconnaître.

Fait attention, à force de mépriser les autres, que c’est fort probablement toi-même que tu détruis petit peu à petit peu.

Prend garde, quand tu vas entrer face première dans le mur, tu vas te rendre compte que ça va faire mal.

Oui, ça va faire très mal !

lundi 27 juillet 2026

Poésie fiction

 

Une courte création de ma part

Poésie fiction


Par Sergio de Rosemont

Quand notre compagne, qui est très amère, se nomme Solitude, il faut faire attention à sa sœur, qui se nomme quant à elle Folitude.

Pensée, probablement signé par un amoureux qui n’a pas su séduire son Ange.

Il se sentait tellement vivant quand il serrait son Ange dans ses bras.

samedi 25 juillet 2026

Bientôt ça va être des pluies nucléaires

 

Voici ma pensée que je partage avec vous

Bientôt ça va être des pluies nucléaires


Par Sergio de Rosemont

Bientôt ça va être des pluies nucléaires.

C’était une journée pluvieuse, et parlant du temps qui fait avec l’un de mes voisins, je lui ai répondis :

{ Buff, ce n’est que de l’eau, il ne faut pas s’en faire, les pluies acides, c’est fini c'était dans les années 80s.}

Alors il me répondit :

{ Bientôt ça va être des pluies nucléaires.}

Au premier abord, cela peut paraître exagéré que de parler de pluies nucléaires.

Mais qui sait, si un jour, si ces pluies nucléaires ne deviendront pas une réalité.

Avec ce non-respect envers l’environnement de la part de notre civilisation supposée civilisée.

Surtout avec notre négligence envers notre Mère Nature.

Et avec ce regain de popularité du nucléaire.

Rappelons-nous de Chernobyl.

La catastrophe a eu lieu le 26 avril 1986.

Et pourtant, en 2026, il y a encore des traces de cette catastrophe, et plus personne ne peut penser s’y installer pour y vivre dans cette zone.

Effectivement cela peut sembler faire un peu science-fiction que de parler de pluie nucléaire.

Mais pourtant, si nous avions parlé de pluies acides dans les années 50s ou 60s, on nous aurait dit de lire moins de science-fiction.

Et pourtant, dans les années 80s, nous avions des problèmes de pluies acides et les gouvernements avaient dû interdire l’usage de plusieurs produits.

Si nous désirons que ces pluies nucléaires ne demeurent que dans la science-fiction, probablement que comme humanité que nous devrions être plus respectueux de l’environnement, notre Terre-Mère.

Et surtout prendre le temps d’y réfléchir avant de jouer avec les joujoux nucléaires !

Quand tu fais le bien

 

Ma pensée que je partage avec vous

Quand tu fais le bien

 

Par Sergio de Rosemont

Quand tu fais le bien, le fais-tu vraiment pour aider une cause ?

Ou pour entretenir ton image ?

Quand tu fais le bien, est-ce vraiment pour aider autrui ?

Ou juste pour te justifier, lorsque t’as le goût de vomir tes préjugés ?

Ou pour rehausser ta crédibilité ?

Ou pour flatter ton orgueil ?

Dans le genre :

{ Ha une chance que je suis là, vous feriez quoi si je n’étais pas là ? }

Dans la très grande majorité des cas, lorsque des personnes décident de s’impliquer dans le communautaire, leur démarche est sincère.

C’est réellement avec ce désir d’aider les autres, de faire progresser notre société que ces personnes s’y impliquent.

Par contre, hélas, il y a certains cas, certaines personnes que lorsqu’elles décident de s’impliquer dans le communautaire, qu’on peut douter de leur sincérité.

Et même parfois, dans certains cas à les observer aller, on pourrait croire que c’est comme si pour ces personnes que le communautaire en deviendrait une question de pouvoir.

Comme si l’organisme et son CA ne devraient fonctionner que selon leurs caprices personnels.

Évidemment, ces personnes, ces individus acceptent que les autres puissent avoir leur propre opinion, pourvu que ce soit la même que la leur.

Heureusement, cela me semble n’être qu’une infirme minorité.

Ces personnes, ces individus ont beau être minoritaires, mais elles peuvent nuire à l’image et à la perception que les gens peuvent avoir du communautaire.

 Quand tu fais le bien, s.t.p. fais-le vraiment dans le but d’aider, de faire avancer une cause et non pas juste pour pouvoir te justifier par après !

lundi 13 juillet 2026

Tout le bien que tu as fait ne t’autorise pas au mépris

 

Ma réflexion basée sur un épisode vécu, mais où je ne nomme aucun nom

Tout le bien que tu as fait ne t’autorise pas au mépris 


Par Sergio de Rosemont

Tout le bien que tu as fait ne t’autorise pas au mépris.

Sûrement que vous avez remarqué qu’il y a certaines personnes qui, sous le prétexte qu’elles ont énormément aidé ou travaillé pour tel ou tel organisme, semblent vouloir s’accorder comme un privilège au mépris.

Ce que ces personnes, souvent narcissiques, contrôlantes, ne réalisent pas, c’est qu’en vomissant leur mépris, qu’elles ternissent, entache, salissent tout le positif qu’elles avaient pu créer au pare avant autour d’elle.

Désolé, mais même si par ton travail, tu as participé à sauver un organisme.

Et même si tu as fait une grande partie du travail.

Ce travail que tu as accompli ne t’autorise pas à mépriser ceux qui ne pensent pas exactement comme toi.

Et il ne t’autorise pas non plus à vomir ton racisme et ta discrimination religieuse.

Tu aimes bien te justifier en nous mentionnant tout ce que tu as fait, comme si cela t’autorisait à nous intoxiquer avec ton mépris et tes préjugés.

Qui sait peut-être qu’à force de chercher à détruire les autres, qu’en fin de compte que c’est toi-même que tu réussis à détruire.

Et tout ça sans même t’en rendre compte !

samedi 11 juillet 2026

Déjà le cell

 

Au moment où j’écrivais ce texte, l’action se déroulait à une table à côté de moi. Donc, voilà pourquoi, dans mon texte est au présent.

Déjà le cell


Par Sergio de Rosemont

Un enfant autour des 9 –10 ans qui me semble être déjà addict au cellulaire.

Je suis assis dans un café, dans le Vieux-Rosemont et à une table proche de moi où un homme dans la soixantaine s’y installe avec un enfant de 9 –10 ans.

Pendant que monsieur prend son déjeuner, l’enfant lui est absorbé par son cellulaire.

Pendant tout le temps où ils étaient installés à cette table, aucune conversation entre eux.

Et l’enfant n’avait rien à manger ou à boire.

Est-ce l’enfant qui ne voulait rienPossible.

Aucune conversation entre eux, une ambiance assez spéciale, bizarre.

Aucune conversation entre eux.

Et dans ma tête, je me disais :

[ Oui ! Voilà un bel exemple d’une sortie chaleureuse entre un grand-parent et son petit fils. ]

Et oui, une magnifique sortie entre grand-papa et son p’tit fils sans aucune discussion.

Et oui l’utilité du cellulaire, pouvoir avoir la paix du petit pendant qu’on prend son déjeuner.

Comment dire le cellulaire, cette invention qui rapproche les ceux qui sont éloignés, mais qui aussi éloigne ceux qui sont proches.

jeudi 9 juillet 2026

Cette trahison

 

Voici un texte que j’ai écrit suite à une période vécue

Cette trahison 

 

Par Sergio de Rosemont

Comment dois-je nommer ce texte ?

Entre
"Ce bal de la trahison"

Ou
"Cette valse de la trahison"

Ou bien
"Ce festival de la trahison"

Comment dois-je le nommer ?

S’il y a bien une chose qui me donne le goût de vomir, c’est bien la trahison d’un ami.

D’une personne qu’on croyait être notre ami.

Une personne qu’on avait même soutenue alors qu’elle passait par une période difficile.

Et la même personne qui vous fait une traîtrise lors d’un événement public.

Et que dire de cette autre personne avec laquelle vous collaboriez pendant une couple d’années pour faire avancer un projet et dont par après, vous apprenez qu’elle salissait votre image, votre réputation dans votre dos.

C’est quand vous aidez ou travaillez à faire avancer une ou des causes et que vous êtes récompensé par un coup de dague dans le dos, c’est dans ce temps-là que vous vous sentez seul face à la médiocrité morale de certains.

Oui, parfois, souvent, les humains me donnent le goût de vomir quand ils font acte de minabiliste, de lâcheté.

Oui, on me dit aimer les animaux, eux au moins ils ne vous poignardent pas dans le dos !

vendredi 3 juillet 2026

La solitude est un poison vif pour l’âme

 

Mon plus récent poème, ma réflexion que je partage avec vous

La solitude est un poison vif pour l’âme

 

Par Sergio de Rosemont

La solitude est un poison vif pour l’âme, surtout lorsqu’elle n’est pas désirée.

Elle broie l’âme et le cœur comme un hachoir à viande.

Et parfois, souvent l’âme en verse des larmes.

Mais des larmes coulant de l’intérieur, brûlant tout, comme une rivière d’acide sulfurique.

Une rivière d’acide, provocant dans l’âme et le cœur des douleurs par-dessus douleurs.

Des douleurs invitant l’individu à aller vers des substances illicites, en espérant pouvoir en oublier sa propre existence.

Et parfois, rêver qu’il n’existe plus.

Oui, rêver qu’il n’existe plus afin de ne plus y ressentir cette douleur.

Parfois, souvent, derrière ce sourire, se dissimule un enfer intense.

Et souvent, cette solitude, tournoi dans ses entrailles comme une sphère de larve en fusion.

Parfois, souvent, trop souvent, cette solitude involontaire en devient le plus cruel des bourreaux.

Parfois, souvent, trop souvent, cette solitude involontaire en devient notre démon intérieur.

Trop souvent, cette solitude involontaire en devient le pire démon intérieur qu’il puisse exister !

lundi 29 juin 2026

Comment ça va ?

 

Voici un texte de Francis que je vous invite à lire

Comment ça va ?

 

28 juin 2026

Mon cher Arthur,

Tu ne m’as jamais posé cette question. Tu avais saisi qu’il m’est impossible de comprendre ce qu’elle signifie vraiment. En corollaire, je n’arrive jamais à y répondre correctement.

Tu as compris que je me demande ce qu’on veut savoir : si je ressens de la douleur, si je suis content de mon sort, si mes projets vont bon train, si j’ai des tracas, si l’amour est dans l’air, si j’ai le moral... C’est tellement vaste...

De toute façon, est-ce qu’on accepterait une autre réponse que : « Ça va bien » ?

Toi, tu t’y es fait. Tu acceptais de répondre machinalement : « Ça va bien ». Le Comment ça va ? des Montréalais étant l’équivalent du How do you do ? de certains Anglo-Saxons, auquel on ne répond pas I’m doing fine ni I’m doing bad, mais bien par un autre How do you do ?

Même pendant cette horrible maladie qui t’a emporté, tu as continué à enchaîner les Ça va bien pour sacrifier à la coutume.

Je t’entends, cher Arthur, qui comprends toujours l’humaine humanité. Tu as bien raison de me le dire : ce n’est pas leur faute. Personne ne fait exprès de me troubler avec cette question. C’est d’une part l’habitude, tout le monde fait comme ça, puis c’est une volonté aimable de s’informer de mon humeur, de ma santé, etc.

Mais quand on vit un deuil, je trouve cette question cruelle parce que je fais la moyenne des moments de joie et des moments de tristesse. Naturellement, la tristesse l’emporte. Et ce n’est ni de la mauvaise volonté ni de l’apitoiement. C’est juste l’ordre des choses. Le contraire serait du déni.

Pourrais-je répondre « Ça va mal » ? Personne ne veut entendre cette réponse parce qu’on s’imagine que c’est terrible. Pourtant, c’est absolument normal. Si je répondais « Ça va bien », je mentirais effrontément et je me sentirais insincère, j’aurais l’impression de tricher. Tu sais bien que je n’ai pas cette insouciance. Il n’y a pas de raison que je me sente bien quand la galaxie dans laquelle je vis n’a plus d’étoiles, seulement des planètes éteintes et des trous noirs.

Le soleil qui m’illumine n’est pas dans l’espace. C’est toi dans mon cœur.

J’ai lu un paragraphe de l’un de ces philosophes de supermarché qui comparait la mort d’un être cher à un pavé dans la mare, à tout l’affolement que ça suscite, puis au calme qui revient. Ce prétentieux faux humble a la sensibilité d’une brute. D’abord, la mort de l’amour de sa vie n’est pas la perte d’un être cher, mais le deuil de sa propre vie.

Ça ne se compare pas à la perte d’un père, d’une mère, d’un frère, d’une sœur, d’un·e ami·e, y compris le·la meilleur·e ; je le sais, je les ai toutes vécues. Même mis ensemble, tous ces deuils n’arrivent pas à la cheville de l’incommensurable deuil du grand amour de sa vie.

Ensuite, comparer ce deuil terrible à un pavé dans la mare illustre un manque d’empathie digne d’un robot. Ce n’est pas un dérangement dans la mare, c’est l’étang au complet qui a été passé au bulldozer. Il est et restera méconnaissable.

Tu vas sans doute créer une tornade au-dessus du jardin où j’ai répandu tes cendres. Tu sais ce que notre amie Cécile a répondu quand je lui ai expliqué ça ? Elle a dit : « Je crois que tu exagères. » J’ai répliqué : « Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors n’en parle pas. »

Les personnes que je connais qui ont connu un deuil comme le mien, m’ont dit qu’il y faut au moins trois ans. Et je les crois.

Les gens s’imaginent que parce qu’on a vécu longtemps ensemble, la passion s’émousse. Ce n’est pas vrai. La passion sexuelle peut être moins forte, mais la passion du cœur ne cesse de croître. Quand elle a crû pendant 37 ans, elle ne s’éteint pas en six mois, pas même en 36.

Bien sûr que je connaîtrai d’autres joies. Ça m’arrive déjà. Mais, je ne retrouverai pas le bonheur parce que je ne l’ai pas perdu. Il s’est juste arrêté là, et il est pour toujours dans ma mémoire. Ce souvenir que je chéris est beaucoup plus important que la recherche d’une reprise chimérique.

C’est exactement comme lorsque j’ai arrêté d’enseigner. La relation avec les étudiant·e·s était au sommet. Continuer n’aurait fait que m’emmener sur l’inéluctable pente descendante.

Comme je te le disais dans ma précédente lettre, j’ai retrouvé de l’entrain pour mes modestes projets, mais rien ne sera comme avant.

Encore une fois, tu as raison de me rappeler que les injonctions au bonheur et à se sentir bien partent d’une bonne intention, même si objectivement c’est brutal. Elles ne nous permettent pas de vivre la tristesse, de l’équilibrer par les bons souvenirs. Les bons souvenirs font, eux aussi, pleurer. C’est ça qui est sain, pleurer et faire face à un monde changé pour toujours. Pas faire semblant.

Je sais, mon adorable Arthur, tu comprends toujours sans juger. Tu te rappelles, tu as consacré toute une année à me consoler de la mort de mon père.

Les ami·e·s ont la sagesse de nous accompagner sans prétention. Iels savent qu’iels aident à éclairer le chemin juste par leur présence.

Et, toi, Arthur, tu te chargeras de me consoler de ta propre mort.

Merci mille milliards de fois, mon amour !

Ton Julien pour l’éternité.


LAGACÉ, Francis

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mardi 23 juin 2026

Orwell, Huxley, Lénine, Zamiatine et moi

 

Francis nous parle d’ Orwell, Huxley, Lénine et Zamiatine

Orwell, Huxley, Lénine, Zamiatine et moi

 

22 juin 2026

La chanson de Marie Laforêt, « Ivan, Boris et moi », m’a inspiré le titre de ce billet. Les plus vieux s’en rappelleront.

Grâce à mon ami Sergio, j’ai entendu parler d’Evguéni Zamiatine, l’auteur de Nous. Ce roman écrit en 1920 a servi d’inspiration à 1984 de George Orwell. Je l’ai lu avidement, puis ai décidé de « relire » 1984, pour me rendre compte qu’en fait je ne l’avais jamais lu. Je confondais avec Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.

Les ressemblances entre Nous et 1984 sont frappantes et le scénario en est presque identique. Dans un monde dystopique, les gens sont surveillés et ne peuvent pas échapper à une sorte de police de la pensée. L’autorité suprême est représentée par le Bienfaiteur chez Zamiatine ou Big Brother chez Orwell. Ce chef fait disparaître les personnes fautives et personne ne semble s’en offusquer. La pensée autonome est réduite au minimum. L’instinct sexuel est, comme dans le cadre de tout totalitarisme (qu’il soit religieux ou politique), strictement encadré et réglementé.

Dans les deux cas, le héros, qui porte un nom chez Orwell (Winston), un numéro chez Zamiatine (D-503), rencontre une femme, commet des gestes interdits avec cette personne et, en cherchant l’aide d’un tiers, se fait trahir.

Dans les deux œuvres, le héros écrit un journal. La grande originalité du narrateur de Nous est qu’il lègue ses écrits aux lecteurs du passé, car aucun futur différent du présent n’est envisageable.

Même le motif passager des trois personnages mythiques qui s’opposent au régime est repris dans 1984. S’ils sont anonymes chez Zamiatine, ils ont des noms chez Orwell, mais on s’empresse de préciser qu’ils n’ont jamais existé (légende chez l’un, hallucination chez l’autre).

Le lieu qui cristallise le monde rejeté par la nouvelle société est représenté par une vieille maison à l’orée des régions sauvages chez Zamiatine. Chez Orwell, il s’agit d’un appartement vieillot et oublié.

Dans la dystopie de Zamiatine, tous les murs sont en verre et chacun·e vit à la vue de tout le monde. Les stores sont baissés lorsque les relations sexuelles programmées sont permises. Dans la société décrite par Orwell, la surveillance est exercée par le télécran domestique, auquel on ne peut échapper qu’en s’installant de côté pour se trouver dans un angle mort. On comprend qu’une disparition prolongée de la vue sur écran provoquerait une enquête.

À la fin des deux romans, l’ordre est rétabli, car on ne peut échapper à ces sociétés fermées et implacables.

Dans Nous, le bonheur est présenté comme une absence totale de liberté. Aucun choix n’est plus nécessaire ; tout ce qui est bien et bon a déjà été choisi pour le citoyen·la citoyenne. On doit donc être heureux malgré soi. Ce roman nous offre une bonne réflexion sur la liberté et la surveillance.

Dans 1984, le développement sur la guerre en explicite l’utilité. Elle est perpétuelle mais impossible à gagner à cause du danger nucléaire. Cela maintient donc l’équilibre des forces en présence (exactement comme c’est le cas aujourd’hui). On comprend ainsi le sens profond du slogan « La guerre, c’est la paix ».

Dans 1984 apparaît le concept de double pensée qui correspond exactement aux discours contradictoires de notre Trump contemporain ou de son copain Macron, discours que ce dernier appelle pompeusement la « pensée complexe ». Comment contester une chose qui est à la fois tout et son contraire ?

Le futurisme de Nous trouvera son écho dans Métropolis le film de Fritz Lang (1927), inspiré du roman du même titre de Thea von Harbou (1926).

J’ai trouvé le style de Zamiatine beaucoup plus fluide, riche et poétique. Orwell est plus technique et banal. En donnant peu d’explications, le premier cultive le mystère d’un monde futuriste dont il faut accepter qu’on ne comprend pas tout. Ça me paraît plus efficace que les descriptions d’Orwell, qui se veulent plus réalistes.

D’ailleurs Zamiatine est connu pour son habileté stylistique. Dans ses lettres à Lénine, il imite le style même de son destinataire. Cela ajoute à l’effet de conviction.

« C’est la motivation esthétique qui est première chez Zamiatine, et non la motivation réaliste ou idéologique comme chez Bounine ou Gorki » nous apprend Michel Niqueux dans une étude sur un récit de Zamiatine intitulé Choses de province.

Voilà qui explique bien ma préférence pour le bon Evguéni.

LAGACÉ, Francis

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vendredi 12 juin 2026

Souvent

 

Voici ma pensée que je partage avec vous

Souvent

Par Sergio de Rosemont

Souvent ceux qui nous font le plus mal moralement, sont ceux qui pourtant nous aiment et que nous aimons.

Et souvent, très souvent, trop souvent quand ils le font, ils en ont même pas conscience.

Parfois, ils peuvent être de votre famille ou bien faire partie de vos amis.

Mieux vaut mieux leur pardonner, car ils n’avaient vraiment pas conscience de l’impact de leur parole ou de leur geste sur vous.

Ils ne réalisent pas que dans votre âme, dans votre cœur, que pour vous que cette douleur pouvait être ressentie comme une blessure infligée par une lame de rasoir.

Une douleur qui se diffuse dans votre être, dans vos entrailles comme un poison.

Une douleur qui, parfois, souvent, reste burinée sur votre âme et votre cœur.

Et parfois, plusieurs années plus tard, alors qu’on croyait ce mauvais souvenir oublié, il nous revient dans l’âme, le cœur à travers la mémoire.

Il nous revient avec la délicatesse d’une tonne de brique qu’on reçoit en pleine face !

mardi 9 juin 2026

Qu’est-ce que le bénévolat ?

 

Francis nous parle de bénévolat

Qu’est-ce que le bénévolat ?

 

6 juin 2026

Mon père n’aimait pas beaucoup les incitations au bénévolat quand celui-ci consistait à faire partie de ligues de bonne vertu, à parader dans les manifestations caritatives et à tenter de se mériter le ruban bleu des congrégations édifiantes.

Dans sa conception des choses, le bénévolat signifiait des actions discrètes non sollicitées, fréquentes mais non prévues, anonymes si possible. Se vanter d’être bénévole était le contraire du bénévolat. Sans aucune vergogne, j’affirme penser de même.

Quand je suis arrivé à Montréal, je me suis inscrit à des activités de bénévolat pour des événements populaires. C’est tout juste si on ne nous payait pas pour ce « bénévolat ». On nous gratifiait de sacs à dos, t-shirts, tasses, casquettes, cahiers, crayons et panoplie de gadgets, certes inventifs mais peu utiles. Une fois l’événement passé, on nous invitait à une fête tonitruante dans une salle de bal ou une discothèque. On y avait droit à une boisson gratuite et à des coupons de participation à des tirages dont les prix rivalisaient de glamour.

À la longue, ce genre de flamboyance m’a franchement dégoûté. J’ai préféré m’inscrire dans une équipe bénévole de téléphonistes lors de campagnes électorales. J’ai aussi gracieusement participé à la mobilisation syndicale sans solliciter de libération bien avant d’occuper un poste au comité exécutif.

Et voilà que, récemment, j’ai voulu faire partie des guides bénévoles pour un organisme culturel. Cette fois, le bénévolat nécessitait une formation longue (je n’ai rien contre), mais payante. Il fallait s’acquitter de frais pour chacune des sessions. J’ai tourné les talons.

À l’exemple de mon regretté paternel, je constate ma discordance avec la conception courante du bénévolat. Pour moi, ce n’est ni une course au ruban bleu, ni un engagement rémunéré ni une activité pour laquelle on doit faire des versements à termes.

LAGACÉ, Francis

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jeudi 4 juin 2026

Quand il ne nous reste que des images

 

Voici ma pensée que je partage avec vous.

Quand il ne nous reste que des images 

 

Par Sergio de Rosemont

Quand il ne nous reste que des images, de nos chers disparus.

Ou que des objets souvenirs de nos chers disparus.

Des êtres qui faisaient partie de notre vie, de notre existence, de notre réalité.

Ceux avec qui nous partagions joies et peines.

Ceux / celles avec qui nous avons partagé des histoires, des aventures.

Ceux / celles avec qui nous avons partagé des combats.

Des victoires et parfois des défaites.

Mais ces êtres chers disparus, ça peut aussi être de nos animaux familiers qui faisaient eux aussi de notre famille.

Maintenant, ce qui nous reste d’eux ; une plante souvenir, héritage de notre défunte épouse.

Des objets souvenirs d’eux sur les meubles.

Des photos souvenirs de nos chers disparus accrochés sur un mur du salon.

Mais ces êtres chers, maintenant dans un autre monde, peuvent garder une attache avec nous dans notre âme.

Donc, ces êtres chers disparus existent toujours, mais dans un autre monde !

vendredi 29 mai 2026

Ce klaxonage

 

Quand notre petit MOI a priorité sur les autres

Ce klaxonage

 

Par Sergio de Rosemont

Ce Klaxon, ce gadget qui a été inventé à l’origine sur les automobiles pour la sécurité routière.

Pour la sécurité routière, afin d’aviser les autres de notre présence, question d’éviter un accident, une collision avec un autre automobiliste.

Hélas, malheureusement, j’ai de plus en plus l’impression que ce klaxon en devient de plus en plus l’une des sources de pollution sonore des plus agressante.

Pourquoi ?

Par ce que, ce klaxon semble maintenant être perçu que comme un outil de l’Affirmation de notre petit "MOI", de notre "EGO PERSONNEL".

La lumière tourne au vert et la voiture devant nous semble prendre ¼ de seconde de trop avant d’avancer et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Un piéton traverse la rue trop lentement à notre goût, malgré le fait qu’il tente de traverser le plus vite possible avec sa canne ou avec son déambulateur, et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Un cycliste nous tape sur les nerfs, même s’il n’est pas collé contre notre voiture et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Même si ce klaxon est agressant et augmente le niveau de stress des citoyens autour qui n’ont rien à voir avec l’événement irrite vos petits nerfs, allons y pour un "BIIIIPPPPPPP !".

La seule chose qui conte dans tout l’univers, ce n’est que son petit "MOIIIIIIIIII !" offusqué puisse se défouler.

Et surtout que tous dans le quartier, non, que tous dans l’univers prennent conscience que son petit "MOIIIIIIIIII !" est frustré, très frustré.

Comptez le nombre de fois où vous pouvez simplement sortir et marcher sur la rue sans entendre un seul klaxon.

samedi 16 mai 2026

Lettre à Arthur

 

Laissons la parole à Francis

Lettre à Arthur

 

15 mai 2026

Tu vois Arthur, depuis que tu m’as quitté, non je ne devrais pas dire ça, depuis que la vie t’a quitté, c’est elle qui t’a abandonné, toi tu voulais rester et tu es toujours là, justement. Depuis que tu es là sous une forme mémorielle, toujours dans mon cœur et mes pensées, tu continues à m’inspirer.

Je ne regarde plus les gens de la même façon. Autrefois, quand je voyais circuler tout ce monde dans la rue, au sortir du métro, dans les autobus, je me demandais où ils allaient en me disant que chacun·e vaque à ses occupations.

Aujourd’hui, je me dis que tous ces gens ne se contentent pas de s’occuper de leurs affaires, de se rendre à destination, non, en plus iels transportent avec elleux un bagage d’obligations, de souvenirs, d’expériences heureuses ou douloureuses (parfois les deux en même temps), et il m’est impossible de deviner pourquoi certains visages sont épanouis comme d’autres sont ravagés.

Et je me suis vu dans quelques-unes de ces figures que je trouvais bêtes autrefois alors qu’elles sont peut-être le masque involontaire de souffrances comme celles que j’ai dû surmonter en changeant notre rapport physique en rapport de pensée... All the lonely people where do they all belong.*

J’ai aussi appris à relativiser les conseils bien intentionnés des gens qui peut-être ne comprennent pas bien ce que je vis ou peut-être l’ont vécu en en voilant certains aspects.

On me dit de penser moins à toi. Comme si effacer ton apport essentiel à ma personne n’était pas m’amputer des ailes que tu m’as données.

On me dit de moins parler de toi pour ne pas avoir la tristesse toujours présente. Comme si cacher la tristesse la rendait moins forte, comme si parler de tes bonnes actions, de tes réparties spirituelles et de ton sourire charmeur n’était pas propice à enclencher mon sourire.

Tu sais, je vais souvent voir ta photo, mon adorable Arthur, celle où tu trônes au milieu des œillets rouges de la liberté, et cela calme mes élans de tristesse. Ton sourire s’imprime alors sur mes lèvres.

On me dit de me changer les idées. Comme si arrêter de penser à la mort me la ferait mieux accepter. Au contraire, il faut que je me fasse à l’idée. Cela ne peut se réaliser qu’en en parlant sans détour.

Comme le dit Sébastien, mon ami prof de lettres, j’affronte objectivement la réalité subjective de ton décès objectif. Comment pourrais-je faire autrement sans faux-semblant, ce qui serait tout sauf la voie du soulagement.

Le deuil n’est pas une maladie. C’est un handicap. On n’en guérit pas, on s’y habitue. On ne peut pas le dissimuler, juste parfois compenser.

On me dit que je rencontrerai quelqu’un d’autre. Comme si j’en avais envie. Comme si un échange épidermique suffisait à balayer ces décennies où tu m’as construit pièce par pièce.

Tu étais le centre de ma vie. On me dit que c’était une erreur. Mais non, Rien de rien, je ne regrette rien.** Tu es encore au centre de ma vie, car c’est toi qui l’as créée telle qu’elle est maintenant.

On me dit que je dois refaire ma vie. Mais, non, je n’ai qu’à la continuer en faisant des choses que j’aime. Ce n’est pas en devenant un autre que je supporterai ton absence physique. C’est au contraire en cultivant ce qui de toi est en moi que je poursuivrai mon épanouissement. Puisque j’assume ta présence en moi, je ne suis plus obsédé par ton absence.

Quand j’ai expliqué que tu étais ma raison de vivre, on m’a dit qu’il fallait que j’en trouve d’autres. Et moi, comme un docile mouton, j’ai acquiescé. Puis, je me suis rendu compte que je me trompais. Il me suffisait de comprendre que tu es toujours ma raison de vivre. Pourquoi est-ce que j’oublierais tout le bien que tu m’as fait ? Je n’ai pas besoin d’autres raisons, Arthur, tu es encore le moteur extraordinaire qui m’incite à agir, à m’accomplir.

À la recherche de ces autres raisons que je ne trouvais pas, je devenais amorphe et léthargique. Maintenant, je découvre de l’entrain envers mes projets, modestes et au rythme lent qui était le nôtre, car désormais, rien ne sera plus pressant, tout sera en train.

Je ne refais pas ma vie, je la poursuis. Tu es toujours là, en moi, mon Arthur.

Je t’aime !

Ton Julien.

* Eleanor Rigby, The Beatles (Lennon-McCartney)
**Non, je ne regrette rien, Édith Piaf (Charles Dumont, Michel Vaucaire)

LAGACÉ, Francis

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dimanche 10 mai 2026

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal


 

Dans ce cas, dans ce texte, suis-je mieux d’utiliser le mot drogue ou le mot poison ?

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal 

 

Par Sergio de Rosemont

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal.

Je parle effectivement de la "drogue du zombie" désignée sous l’appellation de la xylazine.

Celle qui annule votre personnalité.

Vous pouvez même en oublier votre nom.

L’une des particularités et fort probablement la plus marquante, c’est que les personnes accrocs à cette drogue, ont l’habitude de se tenir plissées en deux, car elle affecte la colonne vertébrale, faisant en sorte qu’elles en perdent la capacité à se tenir droit debout.

Pourquoi j’en parle ?

Par ce qu’il y a 2 mois, alors que j’étais dans un wagon de la rame de métro roulant sur la ligne verte.

Et que la rame s’était immobilisée à la station Beaudry, afin de permettre aux utilisateurs de descendre ou de monter, j’ai remarqué une personne qui me semblait être sous l’influence de cette drogue.

Et ce lundi 4 mai 2026, alors que je descendais à la station de métro Berri-UQAM, sur le quai de la ligne verte, j’ai remarqué, assis sur un banc, un individu qui me semblait comme en overdose de cette drogue.

Malgré le fait qu’il était assis, il était plié en deux et son visage arrivait à 3 pouces du sol.

Et il tenait dans ses mains comme un objet me faisant penser à une pipe en verre et un briquet.

Et en même temps qu’il tenait dans ses mains ces objets, il me semblait ne plus être là.

Il avait les yeux fermés et ne bougeait plus.

Il était immobile comme une statue.

Était-il en coma ?

Donc, sur le coup, même si je ne le connaissais pas, je me suis dépêché à me rendre au niveau des tourniquets, espérant y trouver au moins un agent de la sécurité, afin de l’aviser qu’il y avait une personne qui me semblait être en overdose.

Que ne fut pas mon étonnement, arrivé au niveau des tourniquets du métro Berri-UQAM où, habituellement, on peut en apercevoir autour de 8 à 10 de ces agents, là il n’y en avait aucun à l’horizon.

Il m’a fallu que j’aille voir le changeur pour lui demander de contacter la sécurité.

Et cela m’a pris entre 15 et 20 minutes avant que je puisse voir et parler à l’un des représentants de la sécurité.

Oui d’accord sur le coup, il en a un qui est descendu sur le coup pour voir.

Mais si ce type était réellement en overdose, les minutes comptent entre un sauvetage et un décès.

J’ai fait exprès pour que la photo soit assez embrouillée pour pas qu’on puisse reconnaître cette personne.

Sur le coup, j’avais pris cette photo pour démontrer aux agents spéciaux du métro que ce n’était pas un fake.

Pourquoi je partage cette photo ici ?

Ce n’est pas pour faire du sensationnaliste.

C’est que j’ai cru remarquer que cette "drogue du zombie" est maintenant rendue ici dans la région de Montréal, et pourtant cette réalité passe sous le radar.

On n’en parle pas dans nos chers médias officiels.

Donc, personne pour en diffuser l’information.

Et le problème avec cette "drogue du zombie", c’est qu’elle ne pardonne pas, dès la première utilisation, les risques d’en devenir accro en sont extrêmement élevés.

Alors, je publie ce texte, question de donner une visibilité à ce problème afin de vous en conscientiser.

Dans ce cas, dans ce texte, suis-je mieux d’utiliser le mot drogue ou le mot poison ?

P.S: Pour plus d’information sur la "drogue du zombie", voici quelques liens :

La xylazine, surnommée « la drogue du zombie »

Le seul article paru dans un média officiel que j’ai pu trouver :
La «drogue zombie» circule déjà à Montréal

La "drogue du zombie" fait des ravages aux Etats-Unis- RTBF Info