Voici
un article donc nous avons le pris le temps d'écrire question de
s'assurer de bien expliquer le problème.
Oui parlons de cette cogestion :
Parut
dans la page 07 du Beau-Fixe de novembre 2018
La
cogestion; vraiment à l’avantage des
membres du Comité Logement
Rosemont?
Voici notre réflexion en tant qu’anciens présidents du C.A. du
Comité Logement Rosemont sur un entrefilet paru dans le Baux-Fixe de
novembre 2018, en avant-dernière page, comme si on voulait que
personne ne le remarque, annonçant que le Comité Logement Rosemont
a changé de mode de gestion et fonctionne maintenant en mode
cogestion, on peut se demander pourquoi effectuer ce changement. En
effet, auparavant, le Comité fonctionnait très bien en ayant un
coordonnateur ou une coordonnatrice. Bien sûr, vous me direz que le
départ du dernier coordonnateur et la chicane qui a prévalut avant
son départ (et l’a en grande partie motivé) ainsi que la
difficulté de recruter un nouveau coordonnateur plaide plutôt en
faveur de la cogestion.
Cependant, l’échec d’un coordonnateur à gérer des ressources
humaines récalcitrantes et le fait que la cogestion requiert un haut
niveau de maturité chez les employés ainsi que des qualités de
leadership au-dessus de la moyenne, plaide plutôt, au contraire,
dans le sens d’insister afin de recruter un nouveau coordonnateur
ayant l’expérience nécessaire afin d’assurer une meilleure
coordination des ressources humaines. En effet, les employés actuels
n’ont sans doute pas l’expérience nécessaire afin de bien
fonctionner en mode cogestion. Si, à nouveau, un conflit majeur
devait advenir, qui serait chargé de le régler et de trancher la
question? La présidente du C.A. ainsi que le C.A. lui-même n’a
sans doute pas, ni la capacité, ni l’indépendance nécessaire
afin de régler les conflits sans oublier que contrairement à un
coordonnateur, qui serait sur place à tous les jours, les membres du
C.A. ne seraient pas sur place afin de gérer le conflit car on ne
peut évidemment pas demander cela à des bénévoles quel que soit
leur niveau d’implication. Ils ne peuvent être là en permanence.
Autre question, les règlements généraux de l’organisme,
permettent-ils de passer ainsi en mode cogestion sans en référer à
l’ensemble des membres en assemblée générale? Deux
interprétations ici s’opposent : l’une voulant que c’est
possible et l’autre que non. Si on s’en réfère à ce qu’en
dit les règlements généraux (disponible sur demande pour tous les
membres du Comité), nul part on y voit quelques références que ce
soit au fait que le Comité Logement Rosemont puisse être géré en
mode cogestion. De plus, on y retrouve nommément le titre de
coordonnateur en toute lettre, ce qui laisse à penser que c’est le
mode de fonctionnement normal du Comité. Ainsi, les employés
actuels et le C.A. n’ont pas pensé à envisager cette dernière
interprétation comme étant possible, ni encore moins, celle étant
la plus probable. Ainsi, lorsque Caroline en a été avisée, elle a
refusée, lorsqu’on lui en a fait la remarque, de renseigner les
membres à propos de ce changement probablement non-conforme aux
règlements généraux avant la date de la prochaine assemblée
annuelle qui se tiendra en juin 2019. Il a fallu que moi et Francis,
tous deux ex-présidents du C.A., posions la question durant une
assemblée logement pour qu’on daigne en informer les membres dans
le Baux Fixe sans d’ailleurs nous en envoyer copie. Cela a
d’ailleurs valut à Francis d’être expulsé pour une période
d’un an.
Dire que tout cela aurait pu être évité si l’équipe de travail
avait voulu faire preuve de bonne volonté et s’entendre avec le
dernier coordonnateur ou, à tout le moins, accepter la proposition
d’une démarche de conciliation chapeauté par le C.L.S.C. de
Rosemont comme le C.A. de l’époque l’avait proposé et ne pas
faire preuve d’une attitude revancharde envers ses propres membres
qui ne demandent qu’un peu plus de démocratie. Quel gâchis!
Dans le texte, on nous affirme que la cogestion n’aura pas d’impact
sur le financement de l’organisme, mais le manque de démocratie
qu’implique le fait de ne pas en informer les membres avant ou, à
tout le moins, durant le processus et de mettre les membres, aussi,
devant un fait accompli sans même leur laisser d’option afin de
refuser le changement, s’ils ne leurs plaît pas, peut déplaire à
nos bailleurs de fonds puisque un système de pointage alloue des
points concernant le fonctionnement démocratique de l’organisme.
On peut se demander pourquoi attendre la dénonciation de deux
anciens présidents du C.A. afin d’agir. On aurait eu de nombreuses
occasions, en effet, d’en informer les membres depuis août ou même
juillet dernier. Sans que ce soit trop coûteux pour l’organisme,
ils auraient pus envoyer une lettre aux membres ou sinon les
contacter par courriel ou par téléphone. On peut se demander à la
lumière de tout cela : « Serait-il possible que de façon
délibéré on ait écoeuré l’ancien coordonnateur dans le but de
prendre le contrôle du Comité Logement Rosemont et d’imposer la
cogestion? ».
On mentionne aussi qu’une subvention est disponible afin d’aider
le C.A. ainsi que l’équipe de travail à intégrer ce nouveau mode
de gestion. Mais, ils ne font pas mention qu’ils vont
effectivement, en faire usage, ni de quelle subvention il s’agit,
ni à quel organisme ils vont s’adresser pour ce soutien. De plus,
ce soutien sera-t-il suffisant afin d’assurer un bon fonctionnement
du Comité?
Le risque que ce nouveau mode de gestion fait encourir aux membres du
Comité est celui d’obtenir non pas plus de services mais bien
moins. Déjà, on a constaté, que le Comité Logement Rosemont a
refusé de soutenir le projet conjoint avec la CDC sous l’égide du
DRE III naissant concernant la gentrification. Pourtant, ça avait
été prévu d’être continué selon le rapport annuel distribué
aux membres en assemblé annuelle. De plus, la cogestion entraîne le
fait que la responsabilité devient diffuse parmi les employés ou
même les membres du C.A. À qui s’adresse-t-on? À un employé?
Lequel? Au C.A.? Comment on le rejoint?
Donc, à la lumière de tous ces faits et interrogations, peut-on
réalistement dire que la cogestion est à l’avantage des membres
du Comité Logement Rosemont?
Signé :
Serge Leclerc et Francis Lapierre
Ex-présidents du conseil d’administration
du Comité Logement Rosemont
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