vendredi 29 mai 2026

Ce klaxonage

 

Quand notre petit MOI a priorité sur les autres

Ce klaxonage

 

Par Sergio de Rosemont

Ce Klaxon, ce gadget qui a été inventé à l’origine sur les automobiles pour la sécurité routière.

Pour la sécurité routière, afin d’aviser les autres de notre présence, question d’éviter un accident, une collision avec un autre automobiliste.

Hélas, malheureusement, j’ai de plus en plus l’impression que ce klaxon en devient de plus en plus l’une des sources de pollution sonore des plus agressante.

Pourquoi ?

Par ce que, ce klaxon semble maintenant être perçu que comme un outil de l’Affirmation de notre petit "MOI", de notre "EGO PERSONNEL".

La lumière tourne au vert et la voiture devant nous semble prendre ¼ de seconde de trop avant d’avancer et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Un piéton traverse la rue trop lentement à notre goût, malgré le fait qu’il tente de traverser le plus vite possible avec sa canne ou avec son déambulateur, et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Un cycliste nous tape sur les nerfs, même s’il n’est pas collé contre notre voiture et ça hérite notre petite patience SI IMPORTANTE, alors là, grâce à ce si magnifique klaxon, notre "MOIIII" tellement offusqué peut s’exprimer et alors c’est le "BIIIIPPPPPPP !" qui se fait entendre.

Même si ce klaxon est agressant et augmente le niveau de stress des citoyens autour qui n’ont rien à voir avec l’événement irrite vos petits nerfs, allons y pour un "BIIIIPPPPPPP !".

La seule chose qui conte dans tout l’univers, ce n’est que son petit "MOIIIIIIIIII !" offusqué puisse se défouler.

Et surtout que tous dans le quartier, non, que tous dans l’univers prennent conscience que son petit "MOIIIIIIIIII !" est frustré, très frustré.

Comptez le nombre de fois où vous pouvez simplement sortir et marcher sur la rue sans entendre un seul klaxon.

samedi 16 mai 2026

Lettre à Arthur

 

Laissons la parole à Francis

Lettre à Arthur

 

15 mai 2026

Tu vois Arthur, depuis que tu m’as quitté, non je ne devrais pas dire ça, depuis que la vie t’a quitté, c’est elle qui t’a abandonné, toi tu voulais rester et tu es toujours là, justement. Depuis que tu es là sous une forme mémorielle, toujours dans mon cœur et mes pensées, tu continues à m’inspirer.

Je ne regarde plus les gens de la même façon. Autrefois, quand je voyais circuler tout ce monde dans la rue, au sortir du métro, dans les autobus, je me demandais où ils allaient en me disant que chacun·e vaque à ses occupations.

Aujourd’hui, je me dis que tous ces gens ne se contentent pas de s’occuper de leurs affaires, de se rendre à destination, non, en plus iels transportent avec elleux un bagage d’obligations, de souvenirs, d’expériences heureuses ou douloureuses (parfois les deux en même temps), et il m’est impossible de deviner pourquoi certains visages sont épanouis comme d’autres sont ravagés.

Et je me suis vu dans quelques-unes de ces figures que je trouvais bêtes autrefois alors qu’elles sont peut-être le masque involontaire de souffrances comme celles que j’ai dû surmonter en changeant notre rapport physique en rapport de pensée... All the lonely people where do they all belong.*

J’ai aussi appris à relativiser les conseils bien intentionnés des gens qui peut-être ne comprennent pas bien ce que je vis ou peut-être l’ont vécu en en voilant certains aspects.

On me dit de penser moins à toi. Comme si effacer ton apport essentiel à ma personne n’était pas m’amputer des ailes que tu m’as données.

On me dit de moins parler de toi pour ne pas avoir la tristesse toujours présente. Comme si cacher la tristesse la rendait moins forte, comme si parler de tes bonnes actions, de tes réparties spirituelles et de ton sourire charmeur n’était pas propice à enclencher mon sourire.

Tu sais, je vais souvent voir ta photo, mon adorable Arthur, celle où tu trônes au milieu des œillets rouges de la liberté, et cela calme mes élans de tristesse. Ton sourire s’imprime alors sur mes lèvres.

On me dit de me changer les idées. Comme si arrêter de penser à la mort me la ferait mieux accepter. Au contraire, il faut que je me fasse à l’idée. Cela ne peut se réaliser qu’en en parlant sans détour.

Comme le dit Sébastien, mon ami prof de lettres, j’affronte objectivement la réalité subjective de ton décès objectif. Comment pourrais-je faire autrement sans faux-semblant, ce qui serait tout sauf la voie du soulagement.

Le deuil n’est pas une maladie. C’est un handicap. On n’en guérit pas, on s’y habitue. On ne peut pas le dissimuler, juste parfois compenser.

On me dit que je rencontrerai quelqu’un d’autre. Comme si j’en avais envie. Comme si un échange épidermique suffisait à balayer ces décennies où tu m’as construit pièce par pièce.

Tu étais le centre de ma vie. On me dit que c’était une erreur. Mais non, Rien de rien, je ne regrette rien.** Tu es encore au centre de ma vie, car c’est toi qui l’as créée telle qu’elle est maintenant.

On me dit que je dois refaire ma vie. Mais, non, je n’ai qu’à la continuer en faisant des choses que j’aime. Ce n’est pas en devenant un autre que je supporterai ton absence physique. C’est au contraire en cultivant ce qui de toi est en moi que je poursuivrai mon épanouissement. Puisque j’assume ta présence en moi, je ne suis plus obsédé par ton absence.

Quand j’ai expliqué que tu étais ma raison de vivre, on m’a dit qu’il fallait que j’en trouve d’autres. Et moi, comme un docile mouton, j’ai acquiescé. Puis, je me suis rendu compte que je me trompais. Il me suffisait de comprendre que tu es toujours ma raison de vivre. Pourquoi est-ce que j’oublierais tout le bien que tu m’as fait ? Je n’ai pas besoin d’autres raisons, Arthur, tu es encore le moteur extraordinaire qui m’incite à agir, à m’accomplir.

À la recherche de ces autres raisons que je ne trouvais pas, je devenais amorphe et léthargique. Maintenant, je découvre de l’entrain envers mes projets, modestes et au rythme lent qui était le nôtre, car désormais, rien ne sera plus pressant, tout sera en train.

Je ne refais pas ma vie, je la poursuis. Tu es toujours là, en moi, mon Arthur.

Je t’aime !

Ton Julien.

* Eleanor Rigby, The Beatles (Lennon-McCartney)
**Non, je ne regrette rien, Édith Piaf (Charles Dumont, Michel Vaucaire)

LAGACÉ, Francis

«»-----------------------«»

SITE DE FRANCIS LAGACÉ
www.francislagace.org

dimanche 10 mai 2026

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal


 

Dans ce cas, dans ce texte, suis-je mieux d’utiliser le mot drogue ou le mot poison ?

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal 

 

Par Sergio de Rosemont

Désolé, mais elle est maintenant présente à Montréal.

Je parle effectivement de la "drogue du zombie" désignée sous l’appellation de la xylazine.

Celle qui annule votre personnalité.

Vous pouvez même en oublier votre nom.

L’une des particularités et fort probablement la plus marquante, c’est que les personnes accrocs à cette drogue, ont l’habitude de se tenir plissées en deux, car elle affecte la colonne vertébrale, faisant en sorte qu’elles en perdent la capacité à se tenir droit debout.

Pourquoi j’en parle ?

Par ce qu’il y a 2 mois, alors que j’étais dans un wagon de la rame de métro roulant sur la ligne verte.

Et que la rame s’était immobilisée à la station Beaudry, afin de permettre aux utilisateurs de descendre ou de monter, j’ai remarqué une personne qui me semblait être sous l’influence de cette drogue.

Et ce lundi 4 mai 2026, alors que je descendais à la station de métro Berri-UQAM, sur le quai de la ligne verte, j’ai remarqué, assis sur un banc, un individu qui me semblait comme en overdose de cette drogue.

Malgré le fait qu’il était assis, il était plié en deux et son visage arrivait à 3 pouces du sol.

Et il tenait dans ses mains comme un objet me faisant penser à une pipe en verre et un briquet.

Et en même temps qu’il tenait dans ses mains ces objets, il me semblait ne plus être là.

Il avait les yeux fermés et ne bougeait plus.

Il était immobile comme une statue.

Était-il en coma ?

Donc, sur le coup, même si je ne le connaissais pas, je me suis dépêché à me rendre au niveau des tourniquets, espérant y trouver au moins un agent de la sécurité, afin de l’aviser qu’il y avait une personne qui me semblait être en overdose.

Que ne fut pas mon étonnement, arrivé au niveau des tourniquets du métro Berri-UQAM où, habituellement, on peut en apercevoir autour de 8 à 10 de ces agents, là il n’y en avait aucun à l’horizon.

Il m’a fallu que j’aille voir le changeur pour lui demander de contacter la sécurité.

Et cela m’a pris entre 15 et 20 minutes avant que je puisse voir et parler à l’un des représentants de la sécurité.

Oui d’accord sur le coup, il en a un qui est descendu sur le coup pour voir.

Mais si ce type était réellement en overdose, les minutes comptent entre un sauvetage et un décès.

J’ai fait exprès pour que la photo soit assez embrouillée pour pas qu’on puisse reconnaître cette personne.

Sur le coup, j’avais pris cette photo pour démontrer aux agents spéciaux du métro que ce n’était pas un fake.

Pourquoi je partage cette photo ici ?

Ce n’est pas pour faire du sensationnaliste.

C’est que j’ai cru remarquer que cette "drogue du zombie" est maintenant rendue ici dans la région de Montréal, et pourtant cette réalité passe sous le radar.

On n’en parle pas dans nos chers médias officiels.

Donc, personne pour en diffuser l’information.

Et le problème avec cette "drogue du zombie", c’est qu’elle ne pardonne pas, dès la première utilisation, les risques d’en devenir accro en sont extrêmement élevés.

Alors, je publie ce texte, question de donner une visibilité à ce problème afin de vous en conscientiser.

Dans ce cas, dans ce texte, suis-je mieux d’utiliser le mot drogue ou le mot poison ?

P.S: Pour plus d’information sur la "drogue du zombie", voici quelques liens :

La xylazine, surnommée « la drogue du zombie »

Le seul article paru dans un média officiel que j’ai pu trouver :
La «drogue zombie» circule déjà à Montréal

La "drogue du zombie" fait des ravages aux Etats-Unis- RTBF Info

samedi 2 mai 2026

Parfois, comme on aimerait posséder une machine à voyager dans le temps



 

Un texte inspiré par des gens que j’ai connus chez qui un grand changement moral.

Parfois, comme on aimerait posséder une machine à voyager dans le temps 

 

Par Sergio de Rosemont

Parfois, comme on aimerait posséder une machine à voyager dans le temps.

Question de pouvoir aller corriger certaines bavures de notre jeunesse.

Corriger un passé qui fait honte.

Des bavures parfois, trop souvent motivées par notre arrogance.

Réparer le mal, créé à cause d’un préjugé dû à une ignorance, une méconnaissance d’une réalité.

Oui, il peut arriver parfois, fréquemment, que nous ne soyons pas fiers de notre passé.

Parfois à cause du mal qu’on aurait causé dans notre jeunesse.

Parfois à cause de certains préjugés qu’on pouvait démontrer.

Mais parfois, souvent, trop souvent, ce qui fait qu’on puisse avoir honte de notre passé, de notre jeunesse, c’est qu’on s’est laissé influencé, manipulé.

Et que, trop souvent le mal, le mépris, les préjugés dont nous faisions preuve étaient motivés par cette mauvaise influence., cette manipulation.

Mais aussi, il est important de ne pas oublier que le milieu, l’univers où l’on a grandi, tout comme la violence familiale, peuvent porter un individu à se laisser influencer, manipuler plus facilement.

Parfois, il y a des individus que, dans leur jeunesse étaient violente et méprisante et que, maintenant leur vie en est l’inverse.

Parfois ces individus ont compris que ce qu’ils faisaient était mal.

Et ils ont décidé de cesser de se laisser influencer et manipuler.

Mais malheureusement, pour ces individus, leur passé en devient comme un boulet enchaîné à leur âme et à leur cœur, et probablement pour le restant de leur vie.

Oui, parfois, ces individus aimeraient bien avoir une machine à voyager dans le temps pour…