mercredi 7 août 2013

Ce dimanche 4 août 2013, j'étais à Présence autochtone. ( 3 vidéos + 16 photos )

Les 16 photos se situent suite à l'article


Ce dimanche 4 août 2013, j'étais à Présence autochtone.

Par Sergio de Rosemont

En ce dimanche 4 août vu que c'était la dernière journée de Présence autochtone et que je n'avais pas eu la chance l'année passée de m'y rendre, il me fallait que j'aille y faire mon tour.

J'aime m'y rendre au moins une fois par année quand j'ai la chance de le faire.

Après tout lorsqu'on parle de l'histoire des peuples autochtones, on trouve à parler aussi à travers de l'histoire du peuple québécois, car ils y ont eux une grande importance.

Le tout ce tenant à cette Place des festivals.

Et cette années en parlant avec mon ami micmac Réjean, j'ai pu savoir qu'il y a une coïncidence du destin intéressante.

En ayant pris la décision il y a 3 ans de déplacer Présence autochtone de la Place Émilie Gamelin à cette Place des festivals, ils ont trouvé à situé l'événement à exactement l'endroit où en 1701 se signait le Pacte de la Grande Paix entre les français et les iroquois.

Ce qui était aussi intéressant c'est ce tailleur de pointes de flèche qui prenait le temps d'expliquer la technique et l'historique et de répondre avec patience aux questions des visiteurs.

Voici le vidéo sur YouTube de ce tailleur de pointes de flèche:

Un tailleur de pointes qui aime travailler avec les gens

Un tailleur de pointes qui aime travailler avec les gens
www.youtube.com/watch?v=DmupeXLVtOs

De plus j'ai beaucoup apprécié l'idée de permettre aux visiteurs de participer à la cérémonie de l'eau tout en prenant le temps d'y expliquer le côté spirituel entourant ce rituel.

La femme qui célébrait cette cérémonie expliqua que selon la philosophie autochtone l'eau est sous la responsabilité des femmes et le feu celle des hommes.

Voici les deux vidéos de la Cérémonie de l'eau:

Cérémonie de l'eau 01

Cérémonie de l'eau 01
www.youtube.com/watch?v=JzSc-OVYkSE

Cérémonie de l'eau 02

Cérémonie de l'eau 02
www.youtube.com/watch?v=6PPUiv3VHG0

J'en aussi profité de l'occasion pour prendre des clichés de l'exposition de photos { LA MARCHE À LA TERRE } d'Annabelle Fouquet que je vous ai mis à la fin des photos que j'ai prises



Voici mon article du 08 août 2011



VOICI LES 16 PHOTOS QUE J'AI PRISES DE L'ÉVÉNEMENT:


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Voilà je viens tout juste d'arriver.


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Une réplique de campement autochtone.


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Les 3 sortes de pierre utilisées pour le taillage de pointes de flèche.


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Les différentes formes de pointes de flèche.


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La cérémonie de l'eau.


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La cérémonie de l'eau.


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La cérémonie de l'eau.


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La cérémonie de l'eau.


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Présence autochtone est un événement familial, ici un jeu pour les enfants.


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Votre hôte Sergio de Rosemont avec son ami micmac Réjean.


 
Voici les photos que j'ai prises de l'exposition de photos { LA MARCHE À LA TERRE } d'Annabelle Fouquet:
 

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LA MARCHE À LA TERRE.

Le panneau explicatif.


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LA MARCHE À LA TERRE.


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LA MARCHE À LA TERRE.


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LA MARCHE À LA TERRE.


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LA MARCHE À LA TERRE.


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LA MARCHE À LA TERRE.



Voici les liens d'articles que j'avais fait sur des manifestations ou activités aux quelles j'avais participé ou visité.

Je vous ai mis les derniers en partant du plus ancien article vers le plus rescent :

Certains anciens articles (à travers ces liens) ne sont maintenant disponibles qu'en version coupés, c'est pourquoi que vous pouvez voir à l'occasion :

«ARTICLE SÉPARÉ EN PLUSIEURS PARTIES»

Cela est dû au fait qu'à l'origine le blogue majeur ( principal ) se trouvait sur la plate-forme de blogues MONBLOGUE.COM où on avait décidé de la fermeture pour le 19 décembre 2011.

Question de vous facilité la tâche si vous désirez voir mes article antérieurs au 27 décembre 2011 sans problème je vous suggère d'utiliser le lien vers cet article référence :


Donc je m'en excuse personnellement pour ces légers désagréments.

Je vous remercie pour votre compréhension

O------------------------------O

Article du 24 avril 2013

Artilce du 26 avril 2013

Article du 29 avril 2013

Article du 02 mai 2013

Article du 08 mai 2013

Article du 20 mai 2013

Article du 24 mai 2013

Article du 01 juin 2013

Article du 9 juin 2013

Article du 14 juin 2013

Article du 18 juin 2013

Article du 22 juin 2013

Article du 26 juin 2013

Article du 14 juillet 2013

Article du 16 juillet 2013

Article du 17 juillet 2013

Article du 31 juillet 2013

mardi 6 août 2013

Projet d'oléoduc: Québec solidaire en désaccord

Rappelons que Québec solidaire est
le seul parti à l'Assemblée nationale
qui s'est opposer à ce projet.



Le président de Québec solidaire Andrés Fontecilla,

Projet d'oléoduc: Québec solidaire en désaccord

Publié le 05 août 2013 à 05h00
David Rémillard
Le Soleil


(Québec) Le Québec n'est qu'une «voie de passage» pour le pétrole «sale» de l'Alberta vers les marchés mondiaux dans le projet d'oléoduc de TransCanada Pipeline, estime Québec solidaire (QS), qui y est farouchement opposé.

En entrevue au Soleil, le président du parti, Andrés Fontecilla, a remis en question un à un les arguments de Russ Girling, pdg de TransCanada Pipeline, qui a présenté ses plans en détail cette semaine.

M. Girling a promis des milliers d'emplois au pays et des milliards de dollars en retombées économiques liées à la construction de 1400 kilomètres d'oléoduc au Québec et au Nouveau-Brunswick. Une infrastructure qui s'imbriquerait dans un réseau totalisant 4400 kilomètres pouvant transporter jusqu'à 1,1 million de barils de pétrole par jour provenant des sables bitumineux de l'Alberta.

 Bénéfices incertains

LA SUITE ICI

Branche cassée

Voir la photo en bas du texte.


Branche cassée

Par Sergio de Rosemont

Voici une photo que j'ai prise le 22 juillet 2013 sur la rue Beaubien 3 jours après le méga orage qui avait frappé le Québec.

Avez-vous remarqué que ces méga orage sont de plus en plus fréquents ?

Ce pourrait-il que ce déballancement climatique soit dû à l'inconscience et l'insouciance humaine ?

Je crois qu'il serait plus que temps qu'on se pose collectivementt des questions sur nos comportements environnementaux avant d'en arrivé à une auto-extermination !


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Je crains que nous devions nous poser collectivement bien des questions sur notre comportement face à Mère Nature !

lundi 5 août 2013

Bravo à Francis Lagacé


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Bravo à Francis Lagacé

Par Sergio de Rosemont

Je tiens à féliciter mon ami militant Francis Lagacé.

 Un homme de combat qui a toujours combattu pour une vraie justice sociale , mais aussi pour la reconnaissance des droits de la communauté GLBT.

Et je suis heureux de voir qu'on ait choisi sa photo pour l'associer à la Marche des fiertés, car en choisissant sa photo c'est reconnaître son travail de militantisme pour la cause GLBT

Pour plus d'information sur la Marche des fiertés:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marche_des_fiert%C3%A9s





dimanche 4 août 2013

Les maisons qui parlent.

Voir la photo en bas du texte.


Les maisons qui parlent.

Par Sergio de Rosemont

Nous avions déjà entendu parlé des maisons hantées dans les légendes, les romans et les films.

Mais maintenant nous voici rendus avec des maisons parlantes.

Vous avez bien lu, des maisons parlantes !

Magnifique n'est-ce pas ?

Une idée que l'on doit à ces amis de la rentabilité immobilière.

Pour l'instant ce phénomène ne semble que commencer, mais ne craignez rien, il y a des chances pour qu'on observe ce phénomène se répandre et pas juste aux maisons mais aussi aux secteur des condos.

Et voilà un autre gadget de plus pour s'assurer de vendre encore plus.

Un gadget de plus qui risque d'être utilisé pour aider à faire progresser l'embourgeoisement de nos quartiers populaires.

Un jouet de plus pour ces Voleurs de Quartiers.

Non mais dites-moi quelle sera la prochaine bebelle qu'on inventera juste pour s'assurer de vendre un peu plus ?

Du moins j'espère que cette idée ne se répandra pas à d'autres secteurs de consommation.

Avouez qu'entrer dans un supermarché et d'avoir un litre de lait, un pot de beurre d'arachides ou une douzaines d'oeufs ou encore un 2 litres de Coke qui nous demandent de les appeler que ca donnerait le cafard.

Vous croyez pas ?

Bon il faut que je vous laisse, il y a une boîte de céréales qui veut que je l'appelle .


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Photo prise le 23 juillet 2013

samedi 3 août 2013

« Fairwashing » : quand les marques font du blanchiment d’éthique

Filon très prisé par les grandes marques, le fairwashing, ou « blanchiment éthique », pour oser la traduction, consiste à afficher des engagements éthiques (respect du droit des travailleurs, des droits sociaux...) à des fins purement marketing. Le greenwashing, son volet « vert », en est le proche cousin.



Des travailleurs dans un atelier de confection textile de Dhaka, le 11 mai 2013 (ZEPPELIN/SIPA)

Plus blanc que blanc
« Fairwashing » : quand les marques font du blanchiment d’éthique

19/07/2013 à 12h58

Début des ennuis pour Samsung.Epinglée par une enquête accablante délivrée l’an dernier par l’ONG China Labour Watch, l’entreprise d’électronique se fait désormais traîner en justice par l’association SHERPA.

Motif : les « conditions de travail indignes qui prévalent dans les usines chinoises qui fabriquent pour son compte ». La justice française a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire le 8 juillet.

Ce que pointe la plainte déposée par l’association, c’est le décalage cosmique entre les codes de conduite [PDF] de Samsung – qui ne manque pas de se targuer de « respect[er] les lois et les standards éthiques » –, et la réalité de ses pratiques de production. Ce grand écart renvoie, pour les initiés, au « fairwashing ».

L’éthique, sur le papier

Filon très prisé par les grandes marques, le fairwashing, ou « blanchiment éthique », pour oser la traduction, consiste à afficher des engagements éthiques (respect du droit des travailleurs, des droits sociaux...) à des fins purement marketing. Le greenwashing, son volet « vert », en est le proche cousin.

LA SUITE ICI

Pour le maintien d’une SPLI généraliste au Québec

Soyons solidaire avec eux




Pour le maintien d’une SPLI généraliste au Québec

Monsieur le Ministre Jason Kenney, Ministre de l'Emploi et du Développement social,

Nous nous joignons au Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) afin de vous demander de maintenir au Québec le caractère généraliste et communautaire de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI). Le nouveau budget fédéral prévoit en effet une reconduction de ce programme essentiel pour les personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être pour 5 ans, mais réorienté sur le modèle Housing First. Ceci alors même que la SPLI permet depuis 12 ans une diversité d’actions pertinentes et efficaces, incluant en logement, pour prévenir et contrer l’itinérance dans les différentes régions du Québec.

L’itinérance est par définition complexe. Lutter contre ce phénomène demande donc une pluralité de réponses et pas un modèle unique. Le travail de rue, l’aide alimentaire, les programmes d’insertion sociale et professionnelle, la rénovation ou construction de refuges ou de centres de jour, le logement social avec soutien communautaire, sont autant de réponses nécessaires aux besoins divers des personnes. Le maintien d’une SPLI généraliste est donc impératif pour continuer à adresser tous ces besoins.

L’itinérance prend aussi différentes formes. Or, contrairement au Housing First qui ne cible que l’itinérance chronique souvent urbaine, le programme SPLI actuel permet d’agir auprès des personnes qui sont dans la rue, mais aussi celles en instabilité résidentielle et celles à risque d’itinérance, et ce dans les différentes régions. En effet, le caractère communautaire de la SPLI met le milieu communautaire au centre de l’analyse des besoins sur chaque territoire, ce qui est un gage de pertinence grâce à l’expertise des organismes agissant aux côtés des personnes itinérantes au quotidien. Le maintien d’une SPLI communautaire est donc également essentiel pour ne laisser personne sur le bord de la route.

Concrètement, selon une enquête menée par le RSIQ, ce sont les services et l’accompagnement à plus de 50 000 personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être qui seraient menacés par une réorientation de la SPLI vers le Housing First. Si le « logement d’abord » constitue une approche, il ne peut et ne doit pas être la réponse unique pour prévenir et contrer l’itinérance.

Avec le RSIQ, nous vous demandons donc d’agir pour maintenir le caractère généraliste et communautaire de la SPLI.

Dans l’espoir d’une intervention en ce sens de votre part dans les plus brefs délais, veuillez accepter, Monsieur, nos salutations respectueuses.

Réseau SOLIDARITÉ Itinérance (RSIQ)

POUR SIGNER LA PÉTITION

vendredi 2 août 2013

Prenons soins de notre santé, maintenant voici les aliments sans CONServateurs ! ( Humour )


PHOTO EN PLEINE GRANDEUR

Prenons soins de notre santé, maintenant
voici les aliments sans CONServateurs !

(Humour )

Et oui il faut faire attention à notre alimentation.

Après les aliments sans glucènes, sans gras saturé,...

 Maintenant question de faire encore plus attention à notre santé nous avons les aliments sans CONServateurs !

Oui faisons attention à notre système digestif

La constituante islandaise: un exemple pour le projet de Québec solidaire.

Alexandre Leduc nous parle de l'exemple islandais



La constituante islandaise: un exemple pour le projet de Québec solidaire.

Posté le 29 juillet 2013 par Alexandre Leduc

La constituante islandaise: un exemple pour le projet de Québec solidaire.

J’ai terminé récemment la lecture d’une plaquette fascinante : La Révolution des casseroles, chronique d’une nouvelle constitution pour l’Islande de Jérôme Skalski.

Le journaliste au Monde diplomatique relate en détail les différentes étapes entre la révolution des casseroles de 2010 et l’adoption par référendum de la nouvelle constitution de l’Islande en 2012.

À mesure que le débat autour de la démarche constituante prend de l’ampleur au sein du mouvement souverainiste (en témoigne l’adoption d’une résolution à ce sujet aux États généraux ), il faut que QS peaufine son discours et sa position qui est, pour l’instant, claire sur les principes, mais plutôt vague sur la mécanique. Ce flou s’explique en partie par le fait que nous n’avons presque aucun exemple historique contemporain d’une nation qui a fait son indépendance au même moment ou il a adopté sa nouvelle constitution. Nous devons donc construire un modèle particulier pour l’expérience québécoise. Celui de l’Islande peut nous aider.

Pour bien comprendre les différences d’échelles entre la société islandaise et la société québécoise, l’Islande est une nation peuplée de 319 000 habitants dont les 2/3 habitent dans la grande région métropolitaine de Reykjavik. La chambre des députés contient 63 sièges. Quant au Québec, nous sommes 8 millions dont la moitié habitent dans la grande région de Montréal. Il y a 125 sièges à l’Assemble nationale.

C’est suite à la crise économique de 2008 que la population islandaise se mobilise contre les élites qui tentent de se servir des deniers publics pour renflouer les grandes banques responsables du désastre financier. Le peuple sort dans la rue et exige un référendum sur le plan de sauvetage banquier. Elle l’obtient et rejette le plan avec une forte proportion. Le gouvernement en place est forcé de démissionner en janvier 2009. C’est la Révolution des casseroles.

De nouvelles élections générales sont tenues en avril 2009 et les partis de gauche et de centre prennent le pouvoir sous l’impulsion de la Révolution des casseroles. Ils ont alors le mandat de renouveler la constitution qui date de 1944.

Le projet de loi pour instituer l’Assemblée constituante est déposé en chambre le 4 novembre 2009. De nombreuses tractations politiques font en sorte que son adoption définitive n’aura lieu que plusieurs mois plus tard, c’est-à-dire le 16 juin 2010. L’assemblée peut siéger du 15 février 2011 au 15 avril de la même année. En d’autres mots, elle a deux mois pour exécuter ses travaux.

Il y a 25 sièges à être pourvu par un scrutin général ou tout le monde peut déposer sa candidature à l’exception des députés. Au total, 525 personnes font de la sorte et les électeurs islandais doivent voter par ordre préférentiel pour 25 candidats. Particularité intéressante, un nombre de 6 sièges supplémentaires est prévu en cas de trop grande disparité entre le nombre d’hommes et de femmes élus parmi les 25 personnes. Comme le résultat est de 15 hommes et 10 femmes, on juge le déséquilibre pas suffisamment important pour débloquer les sièges supplémentaires.

Blocages

L’auteur identifie deux défis importants auxquels la constituante doit faire face. Le premier est le taux de participation très décevant de 37 %. Alors que l’élection générale de l’année précédente avait mené 85% des Islandais aux urnes, un record dans l’histoire politique de cette nation, le résultat de la constituante s’explique en partie par un boycott en sourdine de la droite et un silence médiatique.

Ce triste résultat est peut-être tributaire du deuxième problème : l’opposition de la Cour suprême. En effet, la plus haute instance judiciaire du pays, dont les juges ont été nommés par les partis traditionnels de droite, décide peu de temps après le scrutin de déclarer illégale l’élection des membres de la constituante pour cause d’allégations de quelques irrégularités dans la tenue du scrutin. Cela prend la coalition au pouvoir par surprise et le gouvernement est contraint de procéder à la nomination par un vote au parlement des 25 personnes qui avaient remporté le scrutin.

La « Fourmilière »

Une autre particularité fascinante de la démarche de la constituante islandaise est ce qui a précédé les travaux des commissaires. En effet, des centaines d’organismes de la société civile avaient fondé une coalition, la « Fourmilière », avec le mandat d’organiser des grands débats citoyens alentour du renouveau politique et de la démarche de la constituante. Leur puissance d’organisation et le succès de leur premier événement (plus de 1500 participants) forcent le gouvernement à les inclure dans la préparation de la démarche officielle.

Dans les mois précédents les débats officiels des 25 élus de la constituante, la Fourmilère organise, de concert avec le gouvernement, un immense forum citoyen sur la révision de la constitution. Cette démarche permet de nourrir les travaux des élus de la constituante. Les procès-verbaux des délibérations de ceux-ci sont d’ailleurs tous publics et une séance synthèse est diffusée sur le web une fois par semaine. Le 2.0 est donc largement mis au service du débat citoyen.

Démocratiser le pouvoir législatif

Cette forte présence citoyenne jumelée au fait que la constituante est le fruit d’une coalition gouvernementale d’un parti de gauche et d’un parti de centre a fait en sorte que la nouvelle constitution contient des dispositions étonnantes :

1) Suite à la signature de 10% de la population, un projet de loi est introduit dans l’agenda législatif de la chambre. Cela est, selon l’auteur, inédit en Occident, voir dans le monde. Partout ailleurs, ce sont uniquement les députés qui peuvent introduire des projets de loi. En Islande, le peuple détient également ce pouvoir.

2) Suite à la signature de 10% de la population, tout projet de loi doit obligatoirement être l’objet d’un référendum. Cette procédure se rapproche des référendums d’initiative populaire qui font consensus dans la gauche québécoise et dont le principe a récemment été adopté par le PQ sous l’initiative de Bernard Drainville.

Résultat

Au final, l’assemblée constituante délibère durant 3 mois et remet un projet de constitution au parlement le 29 juillet 2011 contenant 114 articles répartis en 9 chapitres. Ce n’est que le 20 octobre 2012, donc plus d’un an plus tard, que la proposition constitutionnelle est mise aux voix par référendum. Seulement 49% des Islandais se prononcent lors de ce référendum et 66% d’entre eux approuvent les propositions de la constituante.

Précision importante, les électeurs votent d’abord pour ou contre l’ensemble de la constitution. Ensuite, ils votent sur 5 questions plus précises du type : «Dans la nouvelle constitution, voulez-vous que les ressources naturelles qui ne sont pas une propriété privée soient déclarées propriété nationale ?» ou encore «Voudriez vous voir mentionner dans la nouvelle constitution qu’une certaine proportion de l’électorat peut exiger que des questions soient soumises au référendum ?»

Ainsi, la Constituante permet donc de valider certains points plus litigieux avec le peuple islandais. Le seul endroit où la population a voté contre la suggestion de la constituante est à l’idée d’abolir les références à une Église d’État dans la constitution.

Ce qu’il faut retenir de l’expérience islandaise

Ce que je retiens de la démarche de la constituante islandaise est qu’elle est le fruit d’un mouvement populaire très fort qui a su imposer un agenda à la classe politique et au gouvernement. Il faut ensuite réaliser l’importance des groupes populaires et des technologies du web 2.0 dans les délibérations citoyennes précédant la tenue formelle de l’assemblée constituante.

L’intrusion de la Cour suprême islandaise est à prendre au sérieux. Il ne serait pas étonnant qu’un coup fumant du même acabit soit mis en branle par la Cour suprême du Canada. Rappelons-nous qu’elle ne s’est pas gênée pour déterminer que 50%+1 n’était pas suffisant pour déclarer l’indépendance.

Finalement, ma principale critique du livre de Jacques Skalski est le peu d’attention dévolue à la joute politique. Il décrit rapidement les différents partis de gauche, de centre et de droite et les jeux de coalition entre eux. Cependant, il n’y a aucune explication par rapport aux liens entre le parti de gauche (similaire à QS) membre de la coalition au pouvoir avec le parti de centre (plus proche du PQ). Alors que l’on n’a jamais autant parlé de « convergence nationale » et d’États généraux du mouvement souverainiste, il aurait été intéressant de comprendre un peu mieux la dynamique entre les deux partis au pouvoir tout au long de la démarche de la constituante.

Finalement, l’auteur n’a pas vraiment préparé de conclusion où il aurait pu présenter une analyse synthèse. Pour vous faire votre propre idée de son travail et pour découvrir plus de détails à propos de ce sujet fascinant, je vous invite à trainer son bouquin durant vos vacances!

Référence complète : Jérôme Skalski, La Révolution des casseroles, chronique d’une nouvelle constitution pour l’Islande, Éditions la Contre allée, France, 2012, 102 p.

INFORMATION PRISE ICI

jeudi 1 août 2013

FORMATION DE LA MAIN D’ŒUVRE, HARPER COMPLÈTE SON TABLEAU AU SERVICE DES ENTREPRISES

André Frappier remet les pendules à l'heure





FORMATION DE LA MAIN D’ŒUVRE, HARPER COMPLÈTE SON TABLEAU AU SERVICE DES ENTREPRISES


mardi 30 juillet 2013, par André Frappier

Avec les modifications qu’il apporte à la formation de la main-d’œuvre, le gouvernement Harper vient compléter un volet des attaques anti-ouvrières amorcées dans la réforme de l’assurance emploi, particulièrement en ce qui concerne la mobilité de la main d’œuvre.

Le ministre des finances affirme vouloir jumeler les Canadiens aux emplois disponibles. « Au Canada, la formation professionnelle n’est pas suffisamment liée aux compétences dont les employeurs ont besoin ou aux emplois disponibles. [...] Pour renverser cette tendance, il est essentiel d’assurer la concordance entre les besoins des employeurs et la formation que reçoivent les Canadiens ». ( communiqué de presse du ministre des finances)

Le but avoué, selon la secrétaire parlementaire Kellie Leitch est de retirer les décisions concernant la formation de la main-d’œuvre des mains des gouvernements pour les remettre à l’entreprise privée. La formation de la main d’œuvre devient donc un domaine privatisé, 300 des 500 millions prévus pour ce fonds seront dorénavant conditionnels à la contribution des provinces mais surtout des entreprises. Le projet de loi rend donc impératif l’adhésion des provinces à ce modèle de privatisation de la formation pour avoir droit aux subventions fédérales. Le gouvernement Harper fera en sorte que le privé (et plus seulement le gouvernement) dicte ses choix en matière de formation professionnelle.

La réforme de l’assurance-emploi imposée par le même ministre Flaherty place dorénavant des familles et des régions entières devant le choix de devenir prestataires de l’aide sociale, ou de changer de région afin de pouvoir survivre. À la précarité salariale, les conservateurs ont ajouté la mobilité d’une main-d’œuvre bon marché, vers des secteurs dont ils veulent promouvoir l’expansion : comme ceux présents en Alberta. La privatisation de la formation de la main d’œuvre vient compléter le tableau, les travailleurs et travailleuses mis au rancart à cause des politiques de délocalisations ou encore des politiques budgétaires de déficit zéro des gouvernements tant fédéral que provincial, seront maintenant prisonniers d’un nouveau volet de la privatisation. Les nouvelles règles feront en sorte de privilégier la formation spécialisée s’adressant principalement à des employéEs déjà au travail afin de répondre aux besoins des grandes entreprises de pointe actuellement en expansion comme celle du pétrole, au détriment des programmes de formation qui visent à offrir des compétences de travail générales à des chômeurs et chômeuses chroniques sous-qualifiéEs qui ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi.

De surcroit cela ajoutera une pression supplémentaire afin de contraindre les sans-emplois à se déplacer là où sont les besoins, indépendamment des effets néfastes sur les familles ainsi que sur le développement économique régional.

Éliminer la résistance

Dans la même foulée de ces lois antiouvrières, le gouvernement conservateur présentait en décembre 2012 le projet de loi C-377 obligeant les syndicats à rendre compte publiquement de leurs états financiers mais également du pourcentage de temps et d’argent consacrés aux activités politiques et de lobbying. En plus des lois spéciales qui se sont abattues contre les principaux syndicats représentant les employées d’Air Canada et de Postes Canada en 2011, niant ainsi totalement leur droit à la libre négociation, ce gouvernement s’en prend maintenant à l’essence même du syndicalisme. Ce projet de loi est une négation du droit des membres de décider démocratiquement des moyens à utiliser, dont les campagnes politiques, pour mener à bien une campagne de pression qui servira ultimement à établir un rapport de force en négociation. Le paradoxe est que ce même rapport de force syndical en négociation est complètement paralysé par les lois spéciales et les injonctions. Harper veut maintenant empêcher les syndicats de les combattre dans l’arène politique.

De façon plus insidieuse ce projet de loi remet également en question la formule Rand. « On pense qu’au-delà de la prétention fiscale se cache quelque chose de beaucoup plus troublant, qui est carrément une charge en règle contre les organisations syndicales », expliquait Jacques Létourneau, président de la CSN « L’idée serait de faire germer dans la tête de la population le doute que les cotisations pourraient être utilisées à mauvais escient et ultimement, on l’a vu dans certains États américains (1) ce qui vient après, c’est tout le débat sur la pertinence de payer sa cotisation syndicale ».

Reprendre l’offensive

On ne peut s’empêcher de faire un lien entre les politiques économiques au service de l’oligarchie et des grandes entreprises et les offensives antisyndicales. Le résultat est un enrichissement accru et accéléré de la classe dirigeante et un appauvrissement de la population. À titre indicatif, selon les économistes Carola Frydman et Raven Saks, le revenu moyen des trois principaux dirigeants d’une centaine des plus grandes firmes des États-Unis était de quarante fois le revenu moyen pendant soixante ans jusqu’en 1980.De 1980 à 2000 il est passé à plus de trois-cents fois. (2)

Cette accélération de l’accumulation de la richesse et l’ampleur des mesures antisociales et antisyndicales nous placent devant le défi d’organiser une riposte unifiée des mouvements sociaux et syndicaux maintenant. L’enjeu ne peut être posé simplement en termes de retrait compensatoire pour le Québec ou de rapatriement. Il s’agit d’une offensive orchestrée antiouvrière à laquelle il faut répondre par une mobilisation orchestrée et unifiée.

(1) Le Michigan a voté une loi en décembre dernier applée « Right to work » qui dispense les employéEs de l’obligation de payer une cotisation syndicale. Le Michigan est le 24e État américain à adopter une telle loi.

(2) Hervé Kempf, Pour sauver la planète sortez du capitalisme, p.27

INFORMATION PRISE ICI