lundi 7 octobre 2013

Voici un second excellent texte d'un ami que je partage avec vous

Je partage ce texte car il porte à réfléchir sur notre société à laquelle nous participons tous :

Voici un second excellent texte d'un ami que je partage avec vous

Comme je le disais dans un texte précédent, j’ai des amis qui sont en faveur du projet de « Charte des valeurs québécoises ». Des gens bien, intelligents, généreux. Nous partageons des valeurs importantes : la laïcité de l’État, l’égalité entre les hommes et les femmes. Pourtant, je trouve que ce projet de charte fait fausse route.

Il y a bien des difficultés à aplanir pour que nous parvenions à un compromis. Dans cette missive, je voudrais souligner un enjeu en particulier : le lien entre, d’une part, les problèmes sociaux identifiables et identifiés et, d’autre part, les solutions apportées par cette charte. Ce que j’espère expliquer à mes amis c’est pourquoi, à mon avis, il y a une profonde inadéquation entre les problèmes sociaux réels et les ce qu’on avance comme des solutions dans la « Charte ».

D’entrée de jeux, il faut souligner l’aspect radical de cette charte. Elle interdit le port de signes religieux « ostentatoires » (écartons pour l’instant le débat sur la signification de ce mot) pour tous les employés dont la paye provient des contribuables du Québec (Voyez la note de bas de page « no 1 »: http://www.nosvaleurs.gouv.qc.ca/fr/propositions/2 et cliquez sur « Orientation complète »). C’est colossal. Cela va de la haute fonctionnaire qui représente la province de Québec à l’étranger au concierge qui nettoie des bureaux la nuit. Du PDG d’Hydro-Québec à l’opératrice de machinerie lourde qui travaille sur les lignes à haute tension dans la forêt boréale. Des représentantes du système judiciaire et pénal jusqu’aux éducateurs des bambins, aux enseignantes du primaire et secondaire et aux professeurs des cégeps et des universités.

Pour qu’autant d’employés (20% du marché de l’emploi, ai-je lu dans les médias), aux tâches et aux responsabilités si radicalement différentes se fassent imposer une même directive, il doit y avoir péril en la demeure. L’État doit être sur le seuil de devenir dysfonctionnel. Les services publics doivent être au bord de la paralysie.

Est-ce le cas? Des fonctionnaires refusent-ils de se parler parce qu’ils fréquentent des lieux de culte différents? Des professeurs et des étudiants en viennent-ils aux coups parce qu’ils prient des dieux différents? Des patients sont-ils morts ou ont-ils subis des préjudices dans les hôpitaux parce qu’on leur a dit « Je ne soigne pas des gens de cette religion-là »? Les cols bleus cessent-il de réparer une route parce que leurs coéquipiers prient dans une autre langue? Faut-il, en somme, envoyer un message énergique et résolu aux employés de l’État et des services publics pour qu’ils cessent de se comporter selon les dictats de leur religion?

Ce n’est pas le cas. Voyons ce que nous disaient Gérard Bouchard et Charles Taylor en 2008 : « Après une année de recherches et de consultations, nous en sommes venus à la conclusion que les fondements de la vie collective au Québec ne se trouvent pas dans une situation critique. Nos travaux ne nous ont pas permis de constater une hausse importante ou soudaine des ajustements ou des accommodements consentis dans les institutions publiques. Nous n’avons pas constaté non plus que le fonctionnement normal de nos institutions aurait été perturbé par ce type de demandes. En témoigne le fait très éloquent que le nombre de cas d’accommodements qui empruntent la voie des tribunaux demeure toujours très faible. » (Fonder l’avenir. Le temps de la conciliation. Rapport, 2008, p. 18)

Par ailleurs, le Devoir nous annonçait récemment que les minorités visibles constituent moins de 2% de la fonction publique et que les hommes ou les femmes qui portent des signes religieux visibles constituent eux-mêmes un fraction de ce 2% (http://www.ledevoir.com/politique/quebec/387270/la-charte-vise-moins-de-2-des-fonctionnaires).

En ce premier octobre, la directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), Mme Diane Lavallée, déclarait que « Le port de signes religieux ne pose aucun problème dans le réseau [de santé] et nous craignons que leur interdiction n’entraîne des difficultés de recrutement et de rétention de personnel, en plus de créer des tensions malsaines là où il n’y en avait aucune […] Nous avons des infirmières, des médecins, qui n’ont aucune ombre à leur dossier en 10, 15 ou 20 ans de pratique. On ne voudrait pas leur imposer de sanction disciplinaire sous prétexte qu’ils portent des signes religieux. On ne voudrait jamais en arriver là » (http://www.ledevoir.com/societe/sante/388861/sante-non-a-l-interdiction-des-signes-religieux).

Où est la crise dans la fonction publique et les services publics et parapublics? Pourquoi cette interdiction tout azimut et sans rapport avec la réalité de la présences des signes religieux ou des problèmes d’accommodements? Pourquoi mobiliser toute la machine gouvernementale derrière ce projet? Pourquoi, enfin, le Ministre Bernard Drainville associe-t-il la « fragilité » de l’égalité entre hommes et les femmes au Québec avec la question des accommodements « religieux »? (À cet égard, allez à la dernière minute du « Mot du ministre » http://www.nosvaleurs.gouv.qc.ca/fr#ministre)

En somme, pourquoi un gouvernement invente une crise sociale et pointe du doigt des minorités visibles qui ne causent pas de problème?

Louis-Raphaël Pelletier

dimanche 6 octobre 2013

Financement illégal : Les chefs des partis peu crédibles quand ils plaident l’ignorance



Financement illégal : Les chefs des partis peu crédibles quand ils plaident l’ignorance

1 octobre 2013

Amir Khadir, député de Mercier, a tenu à rappeler que son parti, Québec solidaire, n’a jamais pratiqué de financement politique illégal contrairement au Parti québécois, au Parti libéral et à l’Action démocratique du Québec qui a fusionné avec la Coalition avenir Québec.

« Certains commentateurs et journalistes répètent que tous les partis sont éclaboussés par les scandales de financement illégal, que les partis sont tous dans le même bateau. Ces affirmations induisent le public en erreur. Québec solidaire n’a jamais mangé de ce pain-là et a même été le premier parti à révéler l’ampleur de ces stratagèmes », a déclaré M. Khadir.

Le Directeur général des élections a dévoilé en avril 2013 à quel point la pratique du financement sectoriel était généralisée chez les partis traditionnels.  Il a démontré qu’entre 2006 et 2011, la somme des contributions perçues auprès d’entreprises s’élève à 7,3 millions $ pour Parti libéral du Québec, à 2 millions $ pour le Parti québécois et à 800 000$ pour l’Action démocratique.

Le député solidaire dénonce l’utilisation de « cet argent sale » par les autres partis pour gagner leurs élections ou progresser de manière illégitime. Il demande des explications aux chefs des autres partis.

« Autant Pauline Marois, que Philippe Couillard et François Legault ont été des ministres importants dans des gouvernements à une époque où ces pratiques illégales étaient monnaie courante. J’ai beaucoup de difficulté à les croire quand ils plaident l’ignorance. Ce n’est pas crédible. Ils doivent des explications à la population québécoise. »

M. Khadir souhaite entendre les chefs de parti à la Commission Charbonneau avant le prochain rendez-vous électoral afin que la population puisse faire un choix éclairé.

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samedi 5 octobre 2013

Ce 1er octobre 2013 la "Priorité logement Rosemont" invitait à la projection d"Au pied du mur"

Mes 14 photos de cette soirée sont à la suite de l'article.


Ce 1er octobre 2013 la "Priorité logement Rosemont" invitait à la projection d"Au pied du mur"

Par Sergio de Rosemont

 Ce 1er octobre 2013, la "Priorité logement Rosemont", parrainée par le "Comité Logement Rosemont", invitait les rosemontois au visionnement du documentaire "Au pied du mur".

Par la suite, les gens de l'auditoire étaient invités à participer à une discussion avec François Saillant sur le rôle que les municipalités peuvent jouer dans le domaine du logement.

Saviez-vous que le Frapru avait fait une invitation à l'ensemble des partis politiques qui sont impliqués dans cette campagne électorale municipale à Montréal à un débat sur le logement ?

Ils ont tous refusé, même Projet Montréal !

Pourtant, ils ont tous accepté l'invitation de la Chambre de commerce.

Je crois qu'on peut se questionner sérieusement sur l'importance que l'ensemble des partis politiques au municipal à Montréal accorde aux problèmes que les locataires éprouvent.

Pourtant, 60 % de la population de Montréal est constituée de locataires.

Donc nous devrions nous demander : au service de qui sont ces partis?

Au service des Montréalais ou de qui d'autre ?

Saviez-vous que Montréal a un Code du logement étoffé?

Le problème c'est qu'il n'est pas réellement appliqué.

En terminant, j'aimerais vous rappeler que la "Priorité logement Rosemont" organise une soirée de préparation le 15 octobre à 19H.

Oui une séance pour préparer nos questions et nos invitations à s’engager pour les candidats lors des débats !

Il est à noter que la "Priorité logement Rosemont" fait parti de la démarche "Décider Rosemont Ensemble".

Je vous laisse avec un message de Mireille Jalbert la co-animatrice de de la soirée :

Pour la 1re fois, des soirées seront organisées dans tous les districts du quartier Rosemont afin de faciliter la proximité entre les citoyenNEs et les candidatEs. De plus, une soirée avec les candidatEs à la mairie de l’arrondissement se tiendra en collaboration avec le regroupement des Tables de concertation de la Petite-Patrie (RTCTP). L’information détaillée vous parviendra dans la semaine du 7 octobre , mais d’ici-là, notez ces dates à vos agendas :

Mercredi 16 octobre, en soirée
Compagnons de Montréal, 6421, 1iere Avenue
CandidatEs au poste de conseiller,
conseillère de ville
District Étienne-Desmarteau

Vendredi 18 octobre, en soirée
Centre Alphonse-Desjardins, 6755, 36e Avenue
CandidatEs au poste de conseiller,
conseillère de ville
District Marie-Victorin

Lundi 21 octobre, en soirée
Centre Gabrielle-et-Marcel-Lapalme,
5350, rue Lafond
CandidatEs au poste de conseiller,
conseillère de ville
District Vieux-Rosemont

Mercredi 23 octobre, en soirée
Compagnons de Montréal, 6421, 1iere Avenue
CandidatEs au poste de maire
Arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie



VOICI MES 14 PHOTOS DE CETTE SOIRÉE :


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À NE SURTOUT PAS OUBLIER !


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La table de l'accueil.


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Et oui il y avait déjà une file d'attente pour assister à la soirée.


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Les auditeurs commencent à prendre place.


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Mireille Jalbert et Daniel Desputeau ouvrant la soirée.


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L'animation et les commentaires de l'auditoire étaient enrégistrés.

Probablement pour un documentaire à venir.


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Mireille Jalbert s'adressant à l'auditoire.


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Daniel Desputeau prenant des photos de cette soirée.


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Voici François Saillant animant la discussion sur le rôle des municipalités après la projection du documentaire "Au pied du mur". 


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Noël Lajeunesse prenant la parole.


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François Saillant répondant aux questions de l'auditoire.


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Daniel Desputeau posant sa question.


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Martin Fontaine posant sa question.


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C'est noté.



VOICI MES ARTICLES PRÉCÉDENTS D'ÉVÉNEMENTS OÙ LE COMITÉ LOGEMENT ROSEMONT ÉTAIT PRÉSENT:

Article 01 juin 2012

Article du 07 octobre 2012

Article du 03 novembre 2012

Article du 10 novembre 2012

Article du 16 décembre 2012

Article du 03 février 2013

Article du 29 avril 2013

Article du 14 juin 2013

Article du 16 septembre 2013

Article du 20 septembre 2013

Article du 28 septembre 2013

Article du 01 octobre 2013

Élections municipales : « Il faut débarrasser la ville des vieilles cliques politiques pour l’intégrité et la démocratie de Montréal »

"Montréal ville solidaire" un document qui explique les attentes des militants solidaires de Montréal face aux divers partis politiques se présentant aux élections municipales auquel j'ai collaboré



Élections municipales : « Il faut débarrasser la ville des vieilles cliques politiques pour l’intégrité et la démocratie de Montréal »

4 octobre 2013

À un mois des élections municipales, Québec solidaire invite la population montréalaise à donner un coup de balai pour se tourner vers des candidatures progressistes et écologistes afin de remettre les clés de Montréal à sa population. Pour contribuer au débat actuel, un document de réflexions et de propositions sur les grandes questions municipales a été préparé par l’association régionale de Québec solidaire Montréal.

« Ces dernières années, l’histoire de Montréal a été marquée par la trop grande proximité entre les milieux d’affaires et les vieilles cliques politiques dont sont issus certains candidat-es à la mairie. Les citoyen-nes ordinaires, qui ont vu leurs taxes détournées et la démocratie piétinée, veulent débarrasser la ville de ces vieilles cliques et ramener intégrité et démocratie à l’hôtel de ville de Montréal. On ne veut plus d’une ville que les élites considèrent comme une simple pourvoyeuse de services et où les citoyennes et citoyens sont considérés avant tout comme des bénéficiaires. On souhaite que cette page soit tournée et que les préoccupations des citoyen-nes soient respectées » lance Manon Massé, candidate solidaire dans Sainte-Marie Saint-Jacques.

« Actuellement, ce sont les promoteurs immobiliers qui ont le gros bout du bâton. La ville est dépendante des taxes foncières qui constituent une trop grande part de ses revenus. Cette dynamique fiscale encourage la conversion de logements locatifs en condos et l’étalement urbain en plus de créer un important clivage entre les locataires et les propriétaires. Les élu-es municipaux doivent interpeler le gouvernement du Québec pour revoir le pacte fiscal afin de distribuer de façon plus équitable les ressources fiscales et budgétaires » poursuit-elle.

Plaidoyer pour une démocratie intègre

« Comme remède à la corruption et à la collusion, il faut d’abord miser sur une démocratie plus vivante : Montréal doit s’inspirer des expériences de budgets participatifs et les implanter, autant dans les arrondissements que dans la Ville centrale. Nous proposons de mettre en place des conseils de quartier dans les arrondissements et de réarranger la carte électorale de la Ville pour assurer un équilibre du nombre d’élu-e-s ainsi que du nombre d’arrondissements » avance, de son côté, Andrés Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire.

Rappelons qu’à l’heure actuelle, les citoyennes et citoyens des anciennes banlieues sont deux fois plus représentés au conseil de ville avec une proportion d’un élu pour 12 000 habitant-e-s contre un pour 26 000 dans les arrondissements de l’ancienne ville. Québec solidaire propose la mise sur pied d’un scrutin proportionnel à l’échelle municipale.

« Pour que la ville ait les moyens de répondre adéquatement aux aspirations citoyennes, la gouvernance de Montréal doit changer et pour y arriver, il est impératif de se tourner vers une démocratie plus participative » conclut le président solidaire.

POUR TÉLÉCHARGER- MONTRÉAL VILLE SOLIDAIRE


www.quebecsolidaire.net/wp-content/uploads/2013/10/montreal-ville-solidaire.pdf

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vendredi 4 octobre 2013

Lettre à mes amis laïcs républicains



Lettre à mes amis laïcs républicains

Posté le 16 septembre 2013 par Alexandre Leduc

Lettre à mes amis laïcs républicains

Voilà, nous sommes replongés dans le débat de la laïcité. Ce débat est d’ailleurs bien mal parti. Clarifions quelque chose d’emblée, si nous voulons avoir un débat serein sur la question, en partant de l’hypothèse qu’une telle chose soit encore possible, il faut dès maintenant cesser les amalgames du genre : les pro-charte sont racistes et xénophobes alors que les anti-charte sont multiculturaliste et trudeauiste. La réalité est, évidemment, bien plus complexe.

Les trois écoles de pensée

Actuellement, le débat sur la laïcité met en opposition trois grands groupes : 1) les tenants de la laïcité ouverte ou inclusive (neutralité de l’État, liberté des individus), les tenants de la laïcité classique de type République française (neutralité absolue de l’État et des individus) et les catholiques conservateurs (héritage catholique de l’État et laïcité des individus sauf pour les catholiques). Il y a bien sûr les multiculturalistes, mais à part crier au loup et faire référence à la ségrégation raciale du temps de Martin Luther King, ils sont plutôt absents du débat.

Ces trois groupes ne s’entendent pas très bien ensemble. Ils ont parfois des points de contact. Par exemple, les laïcs inclusifs et les laïcs républicains sont pour le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale. Cependant, ils ont également des points de divergences, notamment sur la présence légitime ou non de la religion catholique dans le patrimoine québécois. Dans un passé relativement récent, les laïcs républicains ont, grâce à la Révolution tranquille, fait reculer les catholiques conservateurs en mettant des services fondamentaux comme la santé et l’éducation sous le contrôle de l’État.

Ce qui est fascinant ici, c’est le génie tactique de Drainville qui a été en mesure de fédérer les laïcs républicains et les catholiques conservateurs, pourtant ennemis de longue date, derrière son projet de charte des valeurs québécoises. Le trait d’union qui fédère ces deux tendances est leur malaise commun face à l’Islam. Quoique pour des raisons bien différentes, les deux tendances ont de la misère à composer avec cette nouvelle réalité qui est héritée de l’immigration arabo-musulmane des dernières décennies.

Cette semaine, j’ai acquis la profonde conviction que, dans toute cette histoire, ce sont bien les laïcs républicains qui se font manipuler par le PQ. Pensons-y un peu, si le PQ était le moindrement sérieux dans son désir de mettre en œuvre une véritable laïcité de l’État, il retirerait le crucifix de l’Assemblée nationale (qui a justement été mis en place par Duplessis pour consacrer le lien entre l’Église et l’État), il légiférerait contre les prières dans les conseils municipaux, il cesserait de financer les écoles confessionnelles, etc. Pourtant, rien n’est fait sur ces dossiers. Pourquoi?

C’est simple, à cause des sondages.

En effet, sondage après sondage, une portion très importante de Québécois affirme vouloir que le crucifix demeure à l’Assemblée nationale. Le PQ, le PLQ et la CAQ se prononcent donc en faveur de son maintien et ce, malgré la contradiction évidente avec le principe de séparation de l’Église et de l’État.

Un sondage Angus Reid nous apprenait cette semaine que lorsque l’on demande aux Québécois de se positionner sur la présence de chacun des signes religieux dans la fonction publique, d’énormes disparités resurgissent. En effet, alors que la kippa juive est rejeté par 55%, le kirpan sikh et le voile musulman sont refusés à 83 et 63%, la croix, elle, est acceptée à 63%. C’est contradictoire, mais c’est comme ça.

Ça, le ministre Drainville le sait, et c’est précisément pourquoi il décide de tolérer les «petits signes ostentatoires». Bien que son document montre des petites croix et des petites étoiles de David juives, il sait très bien qu’au final, ce sont surtout des petites croix chrétiennes que l’on retrouve en pendentifs et qu’une majorité de Québécois n’y voit aucun problème.

À mes amis laïcs républicains, j’ai bien peur que vous serviez actuellement de caution pour que le PQ mobilise le vote adéquiste/caquiste dans le seul et unique but d’aller chercher une majorité aux prochaines élections, qui, advenant des sondages positifs pour le parti au pouvoir, pourraient en effet arriver aussi tôt que le 9 décembre prochain. Êtes-vous prêts à jouer ce rôle? Est-ce que le jeu en vaut la chandelle?

Les dangers pour la suite du mouvement indépendantiste

Je pense que le prix à payer est trop lourd. Je suis entièrement d’accord avec Josée Legault et Maria Mourani qui craignent que cette tactique électoraliste du PQ mette en péril le projet indépendantiste à court terme. Il nous a fallu plusieurs années pour passer outre le vieux démon du «vote ethnique» de Parizeau et voilà qu’on se sent étrangement ramené à une époque révolue où la langue et la foi catholique étaient les deux piliers de l’identité canadienne-française. Un retour à ce nationalisme identitaire freine beaucoup la possibilité de convaincre un immigrant que l’avenir du Québec réside dans son indépendance. Cette possibilité s’éloigne d’autant plus si l’immigrant en question est de confession autre que catholique.

Il y a un autre problème. En effet, il ne faut pas la tête à Papineau pour deviner que la presque entièreté des institutions de la communauté anglophone se prévaudra du droit de retrait permis par le projet actuel de Drainville. Que fera un immigrant nouvellement arrivé qui désire travailler dans le secteur public tout en conservant le droit d’afficher sa foi? Il se tournera immanquablement vers un emploi dans une institution anglophone, accélérant ainsi le phénomène des transferts linguistiques si bien identifié par Curzi comme étant à la source de la lente anglicisation de Montréal. En d’autres mots, la charte du PQ risque fort de pousser les allophones dans les bras des anglophones. Voilà l’intégration made in PQ…

Si les péquistes espèrent faire du repli identitaire la voie royale vers l’indépendance du Québec, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. On ne construit pas un nouveau pays sur la peur. On le construit sur l’entraide, l’espoir et la solidarité. Maria Mourani et Josée Legault ont raison. Le PQ pourrait peut-être gagner sa majorité sur la question de la charte, mais il risque de mettre en péril pour plusieurs années l’accession du Québec à l’indépendance. Et ça, je ne leur pardonnerai jamais.

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Comme vous savez j'aime la précision. ( Humour )

Il se devait d'avoir un petit correctif


 Comme vous savez j'aime la précision.

Et il y avait une publicité pour la nouvelle version d'un dictionnaire où il y avait une erreur.

Alors je tenais à faire un petit correctif.

Voici la photo de ma correction :


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jeudi 3 octobre 2013

Merci à David Girard pour cet excellent texte.

David un homme de réflexion 


Merci à David Girard pour cet excellent texte.

À vouloir faire de la politique de division à des fins électoralistes, le PQ a durement compromis le projet d'indépendance du Québec. Ça fait mal au coeur.

On commençait à peine à se remettre des impacts négatifs du commentaire déplorable de Jacques Parizeau qui au soir du référendum de 1995, avait déclaré que le référendum avait été « perdu par l'argent et le vote ethnique ». On se souvient comment cela avait heurté les communautés culturelles.

Un lien de confiance, ça se construit et ça prend du temps. Mais ça ne prend pas grand chose pour le détruire à nouveau. Combien de temps faudra-t-il encore pour reconstruire cette confiance ébranlée pour une seconde fois, par le manque de jugement de Bernard Drainville, Pauline Marois et Daniel Paillé ?

Le manque de jugement du Parti Québécois est considérable. Saboter un des projets les plus importants de l'histoire du Québec, tout ça pour gagner des points dans les sondages. J'ai mal au coeur. Le PQ n'est plus le parti de tous les Québécois. C'est le parti des Canadiens-français catholiques. C'est le parti de la fermeture d'esprit et du repli sur soi-même.

Et le Bloc dans tout ça ? Un pantin. Son soutien inconditionnel au parti Québécois nous a montré toute l'imposture de ce parti sensé défendre la souveraineté et les intérêts du Québec, mais qui dans les faits, et c'est écrit noir sur blanc dans les statues du parti, le Bloc ne doit soutenir que le PQ..."

Je me conforte aussi en me disant qu'il y a Québec solidaire qui a un projet de société vraiment inclusif, équitable et responsable. Chez Québec solidaire, il y a de la place pour tous les Québécois. Il y a de la place pour l'égalité de femmes et des hommes, de toutes origines, de toutes confessions. Ce n'est pas en divisant la population, comme font le PQ et le Bloc qu'on arrivera à faire avancer le Québec. Il faut travailler tous ensembles et c'est ce qu'on fait à Québec Solidaire. C'est la seule alternative crédible et solide pour faire l'indépendance du Québec.

Amir Khadir presse le gouvernement d’agir avec cohérence en disant non à Enbridge



Amir Khadir presse le gouvernement d’agir avec cohérence en disant non à Enbridge

2 octobre 2013

Au lendemain du dévoilement des conclusions implacables du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Québec solidaire invite le gouvernement du Parti québécois à remplir ses engagements électoraux et à augmenter la cible de réduction des gaz à effets de serre (GES) du Québec à 25 %.

Les scientifiques du GIEC concluent que la hausse de la température moyenne pourrait atteindre 4,8°C d’ici la fin du siècle et que les évènements climatiques extrêmes se multiplieront en raison de la production toujours croissante de GES à l’échelle planétaire.

Dire non à Enbridge

Pour Amir Khadir, le premier geste à poser pour le gouvernement est de dire non au projet de pipeline d’Enbridge qui vise à acheminer du pétrole des sables bitumineux vers les raffineries de l’Est de Montréal. « Les élus de la métropole disent non à ce projet qui menacera la santé de la population en plus d’augmenter l’émission de GES. La décision qui s’impose est de dire non à ce projet insensé », a lancé Amir Khadir, député de Mercier.

Le député solidaire estime que le gouvernement du Parti québécois doit se ressaisir dans le dossier des changements climatiques. Il juge très minces les gestes posés dans la dernière année pour améliorer le bilan du Québec. « La cible libérale de réduction de GES demeure inchangée. Le ministre de l’Environnement tient un discours ronflant sur les principes environnementaux de son gouvernement, mais il applique un plan d’action bien insuffisant. Il n’est même pas capable de donner l’heure juste aux Québécois et Québécoises quant à ses intentions sur le projet de pipeline Enbridge. Pendant ce temps, le fédéral procède sans être inquiété », a-t-il déploré.

Une motion adoptée pour revoir la cible

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion présentée par Françoise David, députée de Gouin, pour demander la tenue d’une commission parlementaire afin de revoir la cible d’émission de gaz à effets de serre du Québec.

« J’en appelle à la cohérence du gouvernement Marois qui s’apprête à défaire d’une main ce qu’il fait de l’autre. Le développement des transports en commun ou l’électrification des transports n’avanceront pas notre bilan global si le PQ choisit de transformer le Québec en plaque tournante du pétrole le plus sale au monde. Est-ce digne pour un gouvernement souverainiste d’être plus complaisant envers l’industrie du sable bitumineux que les États-Unis ou encore la Colombie Britannique? » demande le député de Mercier.

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mercredi 2 octobre 2013

Cet Évangile du Mépri$.



Cet Évangile du Mépri$.

Par Sergio de Rosemont

Ils méprisent l'environnement.

Ils méprisent les plus faibles de notre société.

Comme des Servant$ de la Me$$e du Capital, ils permettent à ces Roi$ Pestiféré$ de la Finance de sacrifier tel que des Prêtres du Capital nos services publics et nos richesses collectives sur l'Autel de la Rentabilité.

Non, ils ne changent pas l'eau en vin....

Ils préfèrent la changer en gaz et pétrole de schiste, c'est plus rentable !

Les côtes à la bourse leurs servent d'osties.

Ils se prétendent, ils se présentent comme des sociaux-démocrates pourtant ils ont trouvé le moyen d'être plus néolibéraux que les néolibéraux.

Et maintenant ces péquistes prêchent de plus en plus les Épîtres du Populiste Narcissique des nationaleux.

Et maintenant ils en sont rendu à s'accaparer des chapitres du Grand Livre des Conservateurs pour s'en faire leur Bible du Mépris afin de pouvoir vénérer leurs maîtres spirituels ces Roi$ Pestiféré$ du Capital !

Au nom du Capital, du Profit et de la Sainte-Rentabilité

Amen !

Pianos de rue, Église St-James ( humour )

Vous avez entendu parlé des pianos de rue ? 


AGRANDIR

Photo prise le 28 septembre 2013


AGRANDIR

Photo prise le 28 septembre 2013

Pianos de rue, Église St-James

J'aime bien les pianos de rue je trouve que ca a un certains charme.

Sauf que celui là est particulier certain le croiraient peut-être politique.

Il est situé juste en face de l'Église St-James.

Église St-James ca vous rappel quelque chose ?

Je verrais bien un musicien qui pourrait être disons un ancien politicien qui aurait tant aimé être premier ministre y jouer une pièce d'Eric Clapton une pièce comme "Cocaine".

Et oui un bon blue.