jeudi 8 novembre 2018

C'était l'AGA du PAJU.


Voir les photos suite à l'article.

Des nouvelles de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)" :


C'était l'AGA du PAJU. 

Par Sergio de Rosemont

Effectivement ce dimanche 4 novembre 2018 c'était l'Assemblée Générale Annuelle de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)".

L'Assemblée Générale Annuelle se tenait à l'Association Des Travailleurs Grecs De Montréal située au 5359  avenue du Parc.

Le PAJU fut établi au mois de novembre 2000, alors nous marquions 18 années d’existence au moment de notre assemblée générale, donc 18 années de solidarité avec le peuple palestinien!

Autour de 30 membres ont participé.

L'AGA a commencée par l'excellent brunch préparé par notre chef maison Bill Sloan.

C'était l'occasion d'échanger avec nos amiEs militantEs sympathisantEs de la cause Palestinienne.

Nous avons reçu la visite de Rana Atié du CISO ( Centre International de Solidarité Ouvrière ) qui est venue nous parler de l'événement des 29-30 novembre et 1er décembre 2018.

Nous avons aussi reçu la visite de Sonia Ben Yahmed et Mowtva Amine El Waer venuent nous parler du Comité de Soutien pour la cause de Georges Ibrahim Abdallah, révolutionnaire Libanais, emprisonné depuis 34 ans en France, le PAJU a accordé son appui.

Nous avons fait un historique du PAJU.

Nous avons procédé aux élections au CA du PAJU, votre hôte Sergio de Rosemont a été reporté au CA pour un 3ème mandat.

Et nous en avons profité pour regarder le plan d'action pour l'année 2018-2019.

Notons que PAJU tient une vigile hebdomadaire depuis le mois de février 2001 en distribuant des dépliants aux passants, donc ça fait 17 années que le PAJU œuvre à informer le public de la situation en Palestine occupée. Depuis mai 2017 jusqu’au présent, nous avons distribué 75 000 dépliants au public québécois en ciblant surtout des festivals et ventes-de-trottoir en été!

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Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) est une organisation de défense des droits de la personne. Nous reconnaissons explicitement le droit du peuple palestinien à une existence nationale ainsi que le droit de ce peuple à vivre en sécurité. Nous sommes contre toutes violations de droits humains. Le PAJU a été fondé à Montréal par Bruce Katz, un juif canadien et par Rezeq Faraj un canadien d’origine palestinienne. Bruce et Rezeq sont des amis depuis plus de 25 ans.

Notre groupe est composé de juifs, de Palestiniens et de Canadiennes et Canadiens. Nous travaillons ensemble pour la promotion de la paix au Moyen-Orient ainsi qu’à l’éducation du public concernant la question palestinienne.

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POUR PLUS D'INFORMATION :

SITE DU PAJU MONTRÉAL 

SUR FACEBOOK : Les AmiEs du PAJU

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VOICI LES PHOTOS :

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook :
 

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L'Assemblée Générale Annuelle se tenait à l'Association Des Travailleurs Grecs De Montréal située au 5359 avenue du Parc.


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L'AGA a commencée par l'excellent brunch préparé par notre chef maison Bill Sloan.


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La militante Sabine Friesinger était des nôtres.


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Bruce Katz, co-président de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)" devant le Mur de l'histoire du PAJU.


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Chadi Marouf, co-président de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)" vient nous rejoindre.


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Nous pouvions nous procurer un t-shirt de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)" sur place.


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Le militant François Brosseau arborant fieèrement le t-shirt de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)".


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Une photo souvenir de Rana Atié du CISO ( Centre International de Solidarité Ouvrière ) avec Bruce Katz, co-président de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)".


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Le militant Émilio Alvarez avait répondu PRÉSENT à l'appel.


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Une photo souvenir Jafar Khadir avec votre hôte Sergio de Rosemont.


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Votre hôte Sergio de Rosemont devant le Mur de l'histoire du PAJU.


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Fred Jones était lui aussi des nôtres.


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Voilà nous nous préparons à commencer l'Assemblée Générale Annuelle de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)".


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Bruce Katz et François Brosseau ouvrant l'Assemblée Générale Annuelle de "Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)".


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Voici le feuillet de l'événement du CISO ( Centre International de Solidarité Ouvrière ) des 29-30 novembre et 1er décembre 2018.


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Le feuillet de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) qui est distribué présentement.

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Le feuillet de Palestiniens et Juifs Unis (PAJU) qui est distribué présentement.

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Québec solidaire : Comprendre la percée électorale de 2018


Oui le 1er octobre 2018 aura été une date à retenir



Québec solidaire : Comprendre la percée électorale de 2018 

Mardi 30 octobre 2018 / DE : Roger Rashi

En quelques mots le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois a résumé l’élection du 1er octobre : « l’ère du bipartisme est terminée au Québec ». En effet, l’échiquier politique a radicalement changé. Les deux partis qui ont dominé la politique québécoise au cours des cinquante dernières années sont en lambeaux. Le Parti libéral du Québec (PLQ), parti fédéraliste convaincu, profondément impopulaire après un mandat marqué par de sévères mesures d’austérité et plombé par de nombreux scandales de corruption, a sombré à 25% et 31 sièges. Quant à l’opposition officielle, le Parti québécois (PQ), jadis mollement social-démocrate, mais depuis fortement discrédité par la mise au rencart de sa raison d’être, l’indépendance du Québec, le tout aggravé par son adhésion à des politiques d’austérité lorsqu’il fut au pouvoir, il encaisse un revers historique chutant à 17% et 10 sièges.

La formation gagnante, la Coalition Avenir Québec (CAQ), fondée en 2012 par un ancien ministre du PQ, le millionnaire François Legault, et quelques dissidents libéraux, elle a recueilli 37% des suffrages exprimés et une majorité de 74 sièges sur les 125 que compte l’Assemblée nationale du Québec. Faisant campagne sur les thèmes du « changement maintenant » et « un gouvernement propre », ce parti néolibéral et nationaliste (mais opposé à l’indépendance), arborant un discours anti-immigrants rappelant le populisme de droite de Trump, a réussi à attirer les voix des mécontents particulièrement à l’extérieur de Montréal.

Malgré sa majorité au Parlement, le soutien populaire de la CAQ est plutôt mince. Compte tenu du faible taux de participation électorale (à 66,4%, il s’agit du deuxième taux le plus bas en 90 ans), le soutien réel de la CAQ se situe à un petit 25% parmi les électeurs éligibles.

Percée historique de la gauche

Cependant, la véritable surprise de cette élection charnière fut la performance du parti de gauche radicale et indépendantiste, Québec solidaire (QS), qui a doublé sa part du vote populaire et triplé le nombre de ses élus. Négligé par la plupart des observateurs alors qu’il n’était qu’à 8% dans les sondages en début de campagne, QS est le seul parti à avoir enregistré des gains constants dans les sondages. Il a finalement obtenu ses meilleurs résultats électoraux depuis sa fondation en 2006 avec 16% des suffrages exprimés et 10 sièges, dont 4 à l’extérieur de la région de Montréal.


Pour la première fois de son histoire, Québec solidaire sort ainsi de Montréal pour remporter deux sièges à Québec (la deuxième ville en importance de la province), un siège à Sherbrooke, ville universitaire située à environ 150 km à l’est de Montréal, et Rouyn-Noranda, une région minière et forestières du Nord-Ouest québécois. À Montréal, la métropole de la province, QS a doublé le nombre de ses députés, passant à 6, tout en recueillant près de 25% du vote populaire. En dehors des deux grandes villes, QS a plus que doublé son vote populaire mais reste loin derrière les trois autres partis.

Néanmoins, avec les deux autres partis d’opposition affaiblis par leurs déboires électoraux et de surcroît sans chefs (les dirigeants du PLQ et du PQ ont démissionné à la suite de l’élection), la formation de gauche a maintenant une excellente occasion de devenir la réelle opposition à l’Assemblée nationale et d’accroître son influence dans toute la province.

Encore plus encourageant pour l’avenir du parti est son excellent résultat parmi les jeunes électeurs de 18 à 35 ans, où, selon la plupart des sondages, il se classe au premier rang avec un solide appui tournant autour de 35% à 38%. Avec 20 000 membres sur une population de 8 millions de personnes, Québec solidaire jouit maintenant de la base d’appui la plus dynamique et la plus jeune de toutes les formations politiques au Québec.

Gagner les mécontents

Le principal défi de QS dans cette campagne était d’attirer les mécontents vers la gauche. Avec un Parti libéral fortement impopulaire à la suite des coupes sombres effectuées dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la sécurité sociale, un PQ en chute libre, la CAQ faisait de son mieux pour cacher son programme néolibéral et mener une campagne centriste dans l’espoir d’attirer à elle tous les mécontents. Dés janvier 2018, alors que la CAQ prenait le devant pour la première fois dans les sondages, le danger de voir un parti xénophobe de droite surfer au pouvoir sur une vague de mécontentement populaire était devenu bien réel.

Québec solidaire a donc opté pour une stratégie visant à créer une démarcation nette entre sa position centrée sur les intérêts du peuple et les trois partis néolibéraux dépeints comme étant dirigés par la même élite politique au service d’une minorité de privilégiés. À plusieurs reprises, ses deux porte-parole, la très populaire organisatrice communautaire de 55 ans et militante LGBTQ, Manon Massé, ainsi que l’ancien dirigeant étudiant âgé de 28 ans, Gabriel Nadeau-Dubois, ont souligné les similarités entre les trois principaux partis et insisté sur la nature différente de QS, un parti issu des mouvements sociaux qui propose un « changement de cap radical ». Pour bien illustrer cette différence, la formation de gauche a choisi comme slogan principal le mot « Populaire » afin de signifier qu’elle était « du peuple » et « pour le peuple ».

Malgré la pression constante exercée par le Parti québécois et ses alliés afin que QS forme une alliance électorale pour « bloquer la droite » et favoriser un soi-disant « front commun des souverainistes et des progressistes », la formation de gauche a rejeté cette pilule empoisonnée lors de son congrès de mai 2017 par une solide majorité de 70% des délégués. Citant l’adoption par le PQ de mesures d’austérité néolibérales pendant ses mandats gouvernementaux ainsi que le penchant de ce parti à flirter avec des politiques xénophobes pour gagner les électeurs conservateurs attirés par la CAQ, QS a plutôt choisi de fusionner avec un petit parti de gauche, Option nationale, issu d’une scission au sein du PQ en 2011. Cette politique d’alliance fondée sur des principes s’est avérée bénéfique, car les deux députés de Québec solidaire élus à Québec étaient les animateurs de ce groupe dissident.

Une plateforme populaire

La plate-forme électorale de Québec Solidaire a cherché à illustrer cet approche de « nous contre eux » en combinant habilement les demandes immédiates issues des mouvements sociaux, telles qu’un salaire minimum de 15 $ l’heure, la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat, une assurance dentaire universelle, avec un appel à la transition écologique vers une économie verte comportant une interdiction immédiate de toute exploration ou exploitation des combustibles fossiles, des investissements massifs dans les transports collectifs ainsi que l’interdiction de vendre des voitures à essence à partir de 2030.

Le plan de transition, publié à mi-parcours dans la campagne sous forme de brochure de 86 pages intitulée « Maintenant ou jamais », préconisait également la création de 300 000 emplois verts d’ici 2030 ainsi que des programmes publics de requalification de la main d’oeuvre touchée par la sortie des combustibles fossiles [1]. Accusé d’être « irréaliste » et « radicalement socialiste » par les médias et ses adversaires, QS a refusé de se laisser intimider et à répliquer en proposant que ce plan économique et écologique de 12,9 milliards $ soit financé entre autre par des augmentations d’impôts massives sur les entreprises et les hauts revenus ainsi qu’une écofiscalité progressive. Malgré les nombreuses critiques, ce plan de transition a rencontré un franc succès auprès des environnementalistes, des syndicalistes, des jeunes électeurs et des progressistes. Il s’est avéré être la clé pour dynamiser la base du parti dans les mouvements populaires et inciter les jeunes à voter.

En ce qui concerne les immigrants, un sujet brûlant qui a fait basculer la CAQ et le PQ dans l’islamophobie et la xénophobie, QS s’oppose à toute tentative de cibler les nouveaux venus et les minorités. Deux de ses députés sont des immigrants de première génération : Ruba Ghazal, d’origine palestinienne, élue dans Mercier, et Andrès Fontecilla, né au Chili, victorieux dans Laurier-Dorion. Ces deux circonscriptions sont situées dans les quartiers du centre-est de Montréal où QS est dominant.

QS est le seul parti à avoir soutenu l’appel à une enquête publique sur le racisme systémique et à proposer l’embauche de 25% de gens issus de minorités visibles [2] dans la fonction publique pour atteindre rapidement la proportion de 13% qu’ils constituent dans la population. Ce parti comptait également le plus grand nombre de candidats de minorités visibles dans ses rangs, 14 sur 125.

Sur l’indépendance du Québec, le parti a adopté une posture inclusive et démocratique réclamant une assemblée constituante élue au suffrage universel pour rédiger la constitution d’une nation souveraine qui reconnaîtrait pleinement les droits des minorités. Il propose également d’entamer des négociations de nation à nation avec les peuples autochtones, en pleine reconnaissance leurs droits à l’autodétermination et au contrôle de leurs territoires. [3]

Une tactique électorale inspirée par France Insoumise et Podemos ?

Les tactiques électorales de Québec solidaire ressemblent beaucoup à celles adoptées par Podemos en Espagne et France Insoumise. Ces deux formations de gauche radicale ont chacune mené avec succès des campagnes électorales nationales utilisant une stratégie politique, souvent attribuée à la théoricienne belge Chantal Mouffe, surnommée le « populisme de gauche » [4].

Un rapide examen des tactiques utilisées par QS révèle des similitudes évidentes avec celles des deux formations européennes, notamment :

• un discours anti-élite et le refus de tout compromis avec les partis sociaux-libéraux ;

• une vision inclusive et diversifiée de qui constitue « le peuple » ;

• un programme issu des mouvements populaires et proposant un changement social radical ;

• des outils de campagne créatifs, combinant une forte présence dans les médias grand public, une utilisation énergique des médias sociaux, ainsi qu’une grande mobilisation militante sur le terrain des campagnes locales.


Il y a cependant au moins une différence notable. Alors que Podemos et France Insoumise ont eu tendance à éviter l’étiquette de parti de « gauche », Québec solidaire a toujours souligné son identité de gauche et ses racines dans les mouvement populaires. Dans le paysage québécois, dominé depuis si longtemps par le clivage politique entre « fédéralistes et indépendantistes », réaffirmer sans cesse la nécessité d’une alternative de gauche est une nécessité absolue. C’est une condition préalable pour combiner la question nationale québécoise à des préoccupations de classe, sociales, féministes et environnementales afin de réaliser un projet véritablement émancipateur et anticapitaliste.

Les défis à venir

Le parlement et la rue : le nouveau gouvernement de droite va probablement lancer des offensives néolibérales et des attaques xénophobes visant à diviser les forces populaires.

Québec solidaire, avec sa nouvelle force sur la scène politique, sera soumis à une pression énorme pour modérer son discours et se limiter à l’arène parlementaire. Cependant, seule une mobilisation massive des mouvements sociaux dans la rue pourra changer le rapport de force et bloquer l’offensive de droite. La présence de dix députés Solidaires à l’Assemblée nationale aidera à donner une voix à l’opposition populaire, mais la vraie bataille se déroulera hors du parlement.


Les porte-parole du parti sont bien conscients des défis à venir et dés le soir de l’élection, ils se sont engagés à ce que Québec solidaire demeure un mouvement politique populaire combattant aux côtés de tous ceux et celles qui aspirent à un changement fondamental. Concrétiser cette notion de mouvement-parti implique de changer rapidement les préoccupations des sections locales et régionales, accaparées par les considérations électorales depuis un an, au profit du front social où les alliances, les fronts unis et l’unité des mouvements populaires deviendront une tâche primordiale.

Une transition transformatrice : le plan de transition économique et écologique de QS a été un franc succès, mais il a été publié pendant la campagne en tant que document électoral et se doit d’être approfondi pour le rendre conforme au programme du parti qui propose d’aller « au-delà du capitalisme » et de viser « à terme la socialisation des activités économiques » par la « planification nationale et démocratique ». Parallèlement, le plan de transition doit être vulgarisé et mieux diffusé. Il serait bon d’inviter les militants des mouvements sociaux à le discuter et le bonifier afin d’en faire un authentique projet social de transformation systémique ainsi qu’un plan d’action pour les batailles à venir sur le front de l’environnement.

Immigration : Le nouveau gouvernement de la CAQ a déjà annoncé son intention de réduire l’immigration de 20% et de refuser le statut d’immigrant reçu à ceux qui échoueraient un « test de valeurs ». Sous prétexte de promouvoir la laïcité, il intensifie également la xénophobie en proposant d’interdire le port de signes religieux ostentatoires tels que le hijab, le turban et la kippa aux représentants de l’État en position d’autorité (tels que les juges, police et gardiens de prison) et aux enseignants des écoles publiques.

Québec solidaire s’oppose énergiquement aux politiques xénophobes et défend une vision ouverte de la laïcité qui donne la priorité à la neutralité des institutions de l’État et non pas à la restriction des droits individuels. La formation de gauche s’oppose à l’interdiction des signes religieux parmi les enseignants des écoles publiques, mais l’a soutenue prudemment dans le cas des juges, de la police et des gardiens de prison, conformément aux propositions formulées par une commission publique indépendante, la Commission Bouchard-Taylor, tenue en 2007 [5]. L’un des commissaires, Charles Taylor, professeur à l’Université McGill, a depuis changé d’avis sur cette question et certains membres du mouvement antiraciste demandent au parti de revenir sur sa décision. C’est une question extrêmement délicate qui doit être sérieusement abordée et faire l’objet de vastes consultations impliquant tous les courants du mouvement antiraciste, afin d’adopter une position d’unité face aux tactiques de division de la CAQ.

Solidarité internationale : Le Québec est une petite île de huit millions d’habitants située dans un vaste continent nord-américain composé de puissants états capitalistes. Nul n’est plus puissant que l’état impérial situé immédiatement au sud, présentement aux prises avec la présidence agressive et d’extrême-droite de Donald Trump. Comme le montre l’exemple douloureux du gouvernement Syriza en Grèce, les tentatives de rupture de l’ordre néolibéral établi sont susceptibles d’être écrasées sans merci par des moyens économiques ou autres, quand nécessaire.

Québec solidaire a fièrement proclamé ses racines altermondialistes et cherché à nouer des relations avec les mouvements sociaux et organisations de gauche tant en Amérique du Nord qu’à travers le monde. Mais cela ne suffit pas et une approche plus proactive doit être adoptée à l’égard des mouvements populaires et de la gauche émergeante aux États-Unis et en particulier au Canada. Il y a beaucoup à partager sur des problèmes communs tels que l’immigration et l’environnement et beaucoup à apprendre les uns des autres afin de forger des organisations de gauche ancrées dans les classes populaires et ouvrières. L’articulation d’une perspective stratégique internationale est l’un des enjeux majeurs auxquels fait face aujourd’hui la gauche québécoise.

Publié par la Rosa Luxemburg Stiftung, bureau de New York, octobre 2018.

Éditeur : Andreas Günther

Adresse : 275 Madison Avenue, Suite 2114, New York, NY 10016

Courriel : info.nyc@rosalux.org ; téléphone  : +1 (917) 409-1040


Avec le soutien du ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne.

La Fondation Rosa Luxemburg est un organisme progressiste, sans but lucratif, qui agit à l’échelle internationale pour favoriser l’éducation à la citoyenneté. En coopération avec beaucoup d’autres organismes de par le monde, la Fondation soutient la participation démocratique et sociale, le renforcement des capacités des groupes défavorisés, les options de rechange en matière de développement économique et social et la résolution pacifique des conflits. Le bureau de New York a deux grands mandats : travailler sur les dossiers touchant les Nations Unies et soutenir un dialogue avec les progressistes présents dans les universités, les syndicats, les mouvements sociaux et le champ politique en Amérique du Nord.

[1] « Maintenant ou jamais. Plan de transition économique. 300 000 emplois verts pour le Québec ». Publié par Québec solidaire, le 14 septembre 2018.

[2] « Minorités visibles », telles que définies par le gouvernement canadien : www23.statcan.gc.ca/imdb/p3Var_f.pl?Function=DEC&Id=45152

[3] Pour voir la plateforme électorale 2018 de Québec solidaire : https://cdn.quebecsolidaire.net/ QS-Plateforme-Électorale.pdf

[4] Voir « Pour un populisme de gauche », de Chantal Mouffe, publié par Verso en juillet 2018. Parmi les autres références clés sur le populisme de gauche, on peut citer : « L’Ére du peuple », publié en 2016 par le dirigeant de France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et « Podemos. Au nom du peuple », co-écrit par l’un des fondateurs de Podemos, Íñigo Errejón et Chantal Mouffe, publié en 2016 par Lawrence et Wishart.

[5] Le rapport Bouchard-Taylor : collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs66285

 

lundi 5 novembre 2018

Profilage racial: Alexandre Leduc interpelle la ministre de la Sécurité publique


S’il y a bien une chose qui me dégoûte c’est bien le racisme.



Profilage racial: Alexandre Leduc interpelle la ministre de la Sécurité publique 

01 novembre 2018

Réagissant au retour du profilage racial dans l’actualité, le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, interpelle la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, sur ses intentions pour faire cesser cette injustice. Le député fait notamment référence aux dénonciations faites à Repentigny cette semaine.

Selon Monsieur Leduc, la preuve n’est plus à faire : « Au Québec, les personnes qui ont la « mauvaise couleur de peau », qui habitent dans le « mauvais quartier » ou qui s’habillent d’une manière qui déplaît aux forces de l’ordre sont sujettes à des contrôles de police arbitraires et récurrents. Cet état de fait est inacceptable et mène parfois à une violence intolérable et injustifiable. »

« Ça fait des années qu’on sait que le profilage racial est bel et bien présent au Québec. Des rapports existent sur le sujet et les victimes se multiplient. Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va se saisir rapidement de ce dossier et s’asseoir avec les représentant.es des corps policiers pour que cessent ces actions abusives? Madame la ministre Guilbault, qu’allez-vous faire pour que les Québécois.es soient traités de manière juste devant nos forces policières? » a-t-il demandé.

« Ces événements nous rappellent la nécessité d’avoir une commission sur le racisme systémique en incluant les problèmes de profilage racial et de la discrimination dans la société. De plus, les corps policiers se doivent de fournir les formations appropriées pour éviter ce genre de situation, mais également embaucher dans leurs rangs des personnes issues des minorités », explique le responsable solidaire en matière de justice sociale et de sécurité publique, Alexandre Leduc.

 

Lumière médiatique


Parlons Média avec Francis Lagacé


Lumière médiatique 

3 novembre 2018



Intervieweur

—Monsieur le militant du droit au logement, vous venez de publier un livre sur les luttes liées à cette question, condamnez-vous les gestes violents des anarchistes qui contestent l'embourgeoisement des quartiers ?



 
 Interviewé

—Est-ce qu'on pourrait parler de mon livre plutôt que de parler des gestes que d'autres personnes posent ? Voulez-vous aussi que je condamne les gens qui passent tout droit aux feux rouges, qui battent leurs conjointes ou conjoints, qui prennent le volant en état d'ébriété, qui frappent les manifestants sans raison, la liste peut être longue.




Intervieweur

—Mais, vous avez déjà été candidat d'un parti politique dans votre quartier. Pourquoi vous n'avez pas été élu autrefois alors que quelqu'un d'autre l'est aujourd'hui ?




Interviewé

—Le temps a fait son œuvre. Les gens ont eu la chance de mûrir sur nos positions.
 

 Intervieweur

—Mais, non, vous avez eu plus de temps que le candidat actuel. Il s'est présenté une seule fois. Vous trois.




Interviewé

—C'est justement ce que je viens de dire, le temps depuis a permis la maturation des esprits. Mais est-ce qu'on pourrait parler de mon livre et des luttes pour le logement ?




Intervieweur

—Eh bien, c'est tout le temps que nous avions. Merci, Monsieur, de votre passage à notre émission.
 

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 Intervieweur

—Madame la chanteuse vétérane, vous venez de lancer un trentième disque, que pensez-vous du jeune excentrique qui s'est dévergondé sur la scène ?




Interviewée

—Je ne connais pas cette personne et je n'ai pas vu ce qui s'est passé. Je pourrais difficilement me prononcer. Vous savez, ce serait prétentieux de juger sans connaître, d'autant que nous avons tous été jeunes et que nous avons eu à notre époque nos détracteurs.




Intervieweur

—Vous approuvez donc ces gestes déplacés ?




Interviewée

—Je ne sais pas si ces gestes sont déplacés. Je ne les ai pas vus et je n'ai pas analysé le contexte.




Intervieweur

—Mais si on vous dit que ce sont des gestes déplacés ?




Interviewée

—Si vous le dites, c'est votre avis. Mais pourrait-on parler de mon disque ?




Intervieweur

—Eh bien, c'est tout le temps que nous avions. Merci, Madame, d'être passée à notre émission.
 

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Intervieweur

—Madame la chanteuse nouvelle, vous avez reçu beaucoup de prix, mais il y a quelqu'un d'autre qui fait parler de lui beaucoup plus et certains s'en plaignent, qu'en pensez-vous ?




Interviewée

—Mais le problème est peut-être dans le fait de poser ce genre de questions. Pourquoi chercher à opposer les différentes personnes qui chantent ? Posez-moi des questions sur ma musique, comme ça on s'intéressera à ce qui compte vraiment.




Intervieweur

—Mais que pensez-vous de ces personnes qui se plaignent des résultats des prix et des personnes dont on parle beaucoup ?




Interviewée

—Je viens de vous dire que c'est ce genre de questions qui crée inutilement des divisions entre les personnes qui font de la musique. Pourrait-on parler de mon travail et quand vous inviterez ces autres personnes, vous les ferez aussi parler de leur travail.




Intervieweur

—Eh bien, c'est tout le temps que nous avions. Merci, Madame, d'être passée à notre émission.
 

LAGACÉ, Francis


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vendredi 2 novembre 2018

Sentiments palestiniens


Parlons de la Palestine avec Francis Lagacé


Sentiments palestiniens 

2 novembre 2010

On n'a pas tellement envie d'être objectif quand on rentre de Palestine et que l'on constate la différence si flagrante entre l'accueil chaleureux et généreux des Palestiniens et la froideur arrogante de l'occupant même quand on rencontre banalement ce dernier sur son terrain.



On se dit que le dérangement causé par trois ou quatre vérifications à des check-points quand on y est en visiteur n'est rien en comparaison de l'usure que doit représenter ces contrôles répétés jour après jour, plusieurs fois par jour, sur le chemin de son propre travail. Et quelle frustration ne doit-on pas ressentir quand on se fait dire de rebrousser chemin sans aucune raison.



On se demande pourquoi une personne à la peau foncée et au nom indien ou arabe est par définition plus dangereuse qu'un blanc au nom occidental. Et on s'indigne de constater que celui-là est obligé de décliner les noms de ses parents et grands-parents pour se voir autoriser à visiter la Palestine.



On est frappé par le profilage qu'exercent de jeunes militaires à peine sortis de l'enfance, à peine capables de porter la mitraillette chargée à bloc qu'ils traînent en bandoulière, lorsque à la porte de Damas à l'entrée de Jérusalem, ils arrêtent les jeunes qui ont l'air arabe et se plaisent à leur demander leurs cartes et papiers qu'ils semblent feuilleter avec dégoût.



On ne comprend pas comment des colons s'autorisent à cueillir les olives d'un voisin palestinien pour se les approprier.



On est frappé de stupeur quand on voit se mur de 730 kilomètres qui sépare des familles, des amis, des champs, des travailleurs de leur emploi, des élèves de leur école.



On se félicite de son sang-froid quand on s'est réveillé dans un autocar avec le canon d'une mitraillette sous le nez et qu'on n'a pas bronché, quand on sait qu'un cri aurait pu énerver le doigt sur la gâchette du soldat entré dans le véhicule pour nous contrôler alors qu'on s'était endormi inopinément.



On frémit devant les posters énormes qu'arborent les murs de l'aéroport de Tel-Aviv, invitant les Israéliens et autres à coloniser la Palestine pour récupérer cette «terre perdue», pour assurer le «futur de la nation».



Mais on rentre au pays avec dans la tête des images d'un pays superbe, aux collines plantées d'oliviers, aux troupeaux de vaches et de moutons paisibles, aux villes paradoxales où se côtoient chantiers nouveaux et secteurs désolés par la démolition.



Mais on rentre au pays avec dans le cœur ces regards bons et pénétrants, ces mains chaleureuses, ces sourires francs, ces repas partagés, ces salutations cordiales, ces discussions passionnées avec un peuple généreux et fier, qui a bien raison d'affirmer: «Nous ne sommes pas meilleurs que les autres peuples, mais aucun peuple n'est meilleur que nous.»


LAGACÉ Francis

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Songements d'un promeneur sans fil


Voici un texte de Francis Lagacé que je vous invite à relire

Un texte où Francis m'avait surpris en mentionnant mon nom dans le texte.


Songements d'un promeneur sans fil 

13 février 2012



Je me rappelle l'époque où une entreprise de téléphonie nous vendait le téléphone cellulaire comme une forme de liberté. En effet, on n'était plus obligé de rester près du téléphone fixe pour attendre un appel, on pouvait se trouver à la pêche et recevoir les nouvelles qu'on attendait.



De mon côté, j'écrivais : «Autrefois, les esclaves se promenaient avec un boulet; aujourd'hui, ils se baladent avec un téléphone.» (C'est la pensée du premier juillet dans mon recueil 365 Chrysanthèmes +1)



Ce téléphone si utile est tout de même un fil invisible à la patte, surtout depuis qu'il fait semblant d'être intelligent et qu'il relaie le courrier électronique et toutes les commandes qu'on peut recevoir du bureau et des autres personnes ou organismes avec lesquels on fait affaire.



Les gens qui me fréquentent le savent : mon téléphone mobile est toujours silencieux, je vérifie au besoin s'il y a des messages importants et je le mets en mode vibration si j'attends un appel. Quant au téléphone domestique, je ne réponds à ses invites qu'à mon gré.



La plupart des gens ont appris à gérer leur téléphone de façon à ce qu'il ne soit pas trop envahissant. C'est tout de même amusant : quand les téléphones cellulaires sont apparus, les personnes qui en avaient se sentaient drôlement importantes, alors qu'en fait une personne «importante» (ou puissante dirons-nous) n'a pas à répondre elle-même pas plus qu'elle ne fait elle-même son ménage.



Mais il n'y a pas que le téléphone, l'ordinateur aussi est devenu une sorte de boulet ou plutôt une drogue dont on ne peut plus se passer. Il n'y a qu'à voir les désagréments que nous cause une panne. Au lieu de se sentir plus léger, on se trouve en état de manque et, il est bien vrai, notre vie devient diablement plus compliquée si on doit se trouver un jour ou deux sans ce précieux outil.



Il m'arrive parfois de prendre congé de courrier électronique. En général, une journée de fin de semaine. Pendant les vacances aussi, je me tiens loin des appareils électroniques. Mais samedi dernier, j'ai essayé de ne pas utiliser l'ordinateur du tout ni pour le web, ni pour les recherches, ni pour le courrier électronique, ni pour aucune autre activité, que ce soit la musique, les photos, la lecture, l'écriture, le rangement, etc. C'est qu'on en fait des choses avec ce bidule!



J'y suis parvenu sans trop de mal ne manquant pas de courses à faire ni de bons livres qui m'attendent, certains depuis des années, car je les accumule plus vite que je ne puis les parcourir.



Cependant, cela m'a aussi permis de réfléchir à cette frénésie de l'actualité qui nous amène à considérer comme inintéressant un sujet parce qu'il était à la une de la veille.



Disposer de la rapidité, avoir accès à quantité de sources d'information, pouvoir communiquer avec des gens de partout dans le monde, pourquoi tout cela nous empêche-t-il de prendre notre temps? Tout cela reste compatible avec la possibilité de traiter d'un sujet peu importe qu'il soit dans l'air ou pas. Après tout, les vrais grands sujets, l'amour, la paix, la justice, la vie, la santé, la mort, le souverain bien, l'éducation des enfants, ces sujets restent les mêmes. Ont-ils besoin d'attendre le retour de la mode ou de s'effacer quand la mode est passée?


Prendre son temps a permis par exemple à mon ami Sergio de Rosemont d'écrire un très beau texte pour répondre aux propos déréglés du sénateur Boisvenu. Sa réflexion s'est développée sans la pression de la publication immédiate. La superficialité des manchettes ne fait que nous éloigner de ces nécessaires songements comme aurait dit Montaigne, lui qui s'était retiré loin de la presse, c'est-à-dire la foule.



Tout comme les décideurs économiques qui ne pensent qu'en fonction des résultats trimestriels, les acteurs de la société sont sans cesse bousculés pour réagir au plus vite. Cela fait de la plus grande part de notre agitation un processus réactif plutôt qu'une activité constructive consciente et structurée.

Personne n'est plus en faveur du progrès des communications que moi. Et ces progrès peuvent beaucoup pour nous libérer. Je crois que, pour s'en rappeler les moyens, il est utile parfois de débrancher.


LAGACÉ Francis

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mercredi 31 octobre 2018

C'était la rencontre d'octobre du Collectif-RISQ


Des nouvelles du Collectif-RISQ


AGRANDIR

Sébastien Rivard avec Sergio de Rosemont.

C'était la rencontre d'octobre du Collectif-RISQ 

Par Sergio de Rosemont

Ce dimanche 21 octobre 2018 à 13h30 c'était la rencontre d'octobre du Collectif-RISQ qui se tenait au Première Moisson 3001, rue Masson dans le Vieux-Rosemont.

Étaient présents : Luc Bordeleau, François Brosseau, Serge Leclerc alias Sergio De Rosemont, Sébastien Rivard et sa petite fille Alexandrine.

Le Collectif-RISQ déplore la situation qui s'est produite avec la SODER avec laquelle notre collectif avait collaboré à quelques reprises.

Le Collectif RISQ mandate Luc Bordeleau pour négocier la possibilité d’avoir une table du Collectif RISQ lors de l’A.G.A d'un organisme connu.

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Qu'est-ce que le Collectif RISQ: Collectif pour une Réglementation de l'Industrie du Sondage au Québec ?

Un groupe de citoyens qui trouve que l'industrie des sondages n'est pas assez encadrée légalement.

Un groupe de citoyens qui considère que le public a le droit de connaître les groupes d'intérêts (compagnies, partis politiques, lobby) qui payent pour faire faire les sondages et qui demandent, lorsque cela avance leurs intérêts, la diffusion des résultats de ces sondages.

Un groupe de citoyens qui constate que les employés de ces compagnies travaillent dans des conditions difficiles.

Le Collectif RISQ a été créé afin d'amener les gouvernements fédéral et provincial à légiférer pour protéger les citoyens, les consommateurs et les employés face à une industrie devenue beaucoup trop influente sur notre société.

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P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à ma photo voici l'adresse de mon article en version Facebook :
www.facebook.com/serge.rosemont.7/media_set?set=a.31243422615

Misogynie et féminisme


Voici un excellent texte de mon ami Francis Lagacé que je vous invite à relire :


Misogynie et féminisme 

9 décembre 2014

La misogynie, c'est la haine des femmes ou la crainte qu'elles inspirent, mais c'est aussi quelque chose de plus sournois, c'est-à-dire la malheureuse culture qui les relègue toujours au second plan, qui les oublie, qui les considère comme quantité négligeable, qui les déconsidère donc.



Même si c'est rationnellement indéfendable, il reste que la moitié de l'humanité (les hommes) a tendance à traiter l'autre moitié (les femmes) comme si elle n'était qu'accessoire alors que c'est elle qui détient la clé de l'avenir. Jean Rostand expliquait déjà cela dans son livre Les chromosomes au début du vingtième siècle : on peut théoriquement répliquer un œuf humain pour obtenir un nouvel humain, il faudrait d'ailleurs mettre ça au féminin, car ça donnerait une humaine, l'ovule étant nécessairement de chromosome X. On ne peut pas théoriquement faire un nouvel humain juste avec un spermatozoïde, ni même avec des millions.



Mais la culture dans laquelle nous vivons, si elle consent avec morgue à reconnaître un peu de ce qu'elle doit aux femmes, continue à leur imposer une vie faite de renoncement et d'autosurveillance. S'est-on demandé pourquoi la récente vague de «coming out» de femmes agressées qui n'avait jamais parlé paraît si importante alors qu'elle n'est en fait que l'écho lointain de la réalité ? Les hommes qui sont en position d'autorité se sont-ils mis à la place des femmes qui se demandent toujours ce qui peut leur arriver quand elles doivent sortir le soir, quand elles passent dans un lieu mal éclairé, quand elles sont aimables avec un étranger ? Pourquoi devraient-elles avoir à se surveiller ? Pourquoi serait-ce leur responsabilité de se surveiller et pas celle des hommes d'être respectueux ?



On se rappellera peut-être la chanson La rue, qu'interprétait Pauline Julien à la fin des années 70 : «Si tu sors dehors, toutt peut t'arriver, si tu sors dehors, t'es comme en danger, tu peux t'faire faire n'importe quoi, pi ça peut être n'importe qui» (paroles d'Odette et Madeleine Gagnon, musique de Jacques Marchand). Cette chanson exprime parfaitement l'injonction horrible faite aux femmes par la culture misogyne : «Tu es à la disposition des hommes, de tout homme.»



C'est pourquoi on ne peut se contenter de classer la série des tweets #agressionnondénoncée comme une mode de réseaux sociaux. Il faut l'intégrer dans un mouvement continu de prise de parole, de conscience et d'éveil, dont les femmes sont les phares.



Cela nous amène à la triste constatation faite par nombre de participantEs aux activités commémorant le vingt-cinquième anniversaire de la tuerie misogyne du 6 décembre 1989 : comment se fait-il que la plaque commémorative à Polytechnique soit si peu connue, ne fasse l'objet d'aucun fléchage signalétique, ne soit pas référée comme lieu de recueillement ? Est-ce par manque d'intérêt ? 

Est-ce par crainte du vandalisme misogyne ?



Qui osera prétendre après cela que le féminisme n'est plus nécessaire ?

LAGACÉ Francis

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mardi 30 octobre 2018

Déclaration du PAJU (Palestiniens et Juifs unis) sur l'attaque contre la synagogue Tree of Life


Pour diffusion immédiate



Déclaration du PAJU (Palestiniens et Juifs unis) sur l'attaque contre la synagogue Tree of Life 

Montréal le 29 octobre 2018

Palestiniens et Juifs unis condamne l'attaque odieuse et criminelle de Robert Bowers, militant d'extrême droite , qui a entraîné la mort de onze membres de la communauté juive de Pittsburgh et blessé six autres, tous en prière à la synagogue Tree of Life  samedi matin, le 27 octobre 2018. Ce crime de haine crapuleux est le fruit amer de la montée du nouveau fascisme du mouvement 'Alt-Right'. Nous exprimons notre profonde sympathie aux familles et aux amis des victimes de ce crime insensé.

À l'heure actuelle, nous assistons à l'émergence de mouvements d'extrême droite, xénophobes, anti-immigrés et anti-minorités visibles qui se développent dans le sillage de la planification économique néo-libérale menant à la perte d'emplois, à l'appauvrissement et à la dégradation du tissu social qui l'accompagne. Cela s’apparente à ce qui s’est développé dans les années vingt et trente du siècle précédent, à la suite de la Grande Dépression.

Le massacre des juifs en prière à la synagogue - comme le massacre des musulmans en prière à la mosquée de Québec, ainsi que les trop nombreux assassinats de groupes religieux et ethniques ailleurs dans le monde - obligent tous les gens progressistes à se solidariser face à cette montée de l’ultranationalisme où qu’il se manifeste. Il nous incombe également à tous de voir clairement les causes de la montée du nouveau fascisme afin de le vaincre. Nous devons nous opposer à toute tentative de cibler des groupes religieux ou ethniques particuliers à des fins politiques et d’en faire des boucs émissaires. Nous devons défendre le principe de l’égalité devant la loi de toute personne quelle que soit son origine, son sexe, ou sa religion. Cela veut dire accepter la «différence». 

PAJU pointe également du doigt Benjamin Netanyahou qui, depuis le début, défend ouvertement Donald Trump et dont le gouvernement d'extrême droite entretient des liens étroits avec certains antisémites américains, notamment Robert Jeffers (1) et John Hagee (2), qui ont tous deux prononcé un discours à Jérusalem lors de la cérémonie marquant le déménagement de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Le gouvernement d'extrême droite féroce de Netanyahou ne reflète pas les valeurs juives ni les traditions intellectuelles juives. Il incombe également à l’ensemble des Juifs d’établir une distinction entre le judaïsme la religion, et l’israélisme, la secte.

(1)   Pastor Who Thinks Jews Are Going To Hell Speaks At Jerusalem Embassy Opening www.huffingtonpost.ca

(2)   McCain Backer Hagee Said Hitler Was Fulfilling God’s Will www.huffingtonpost.ca
(la vidéo n'est plus disponible en raison du droit d'auteur d'une tierce personne)