mardi 5 février 2019

La cogestion; vraiment à l’avantage des membres du Comité Logement Rosemont?


Voici un article donc nous avons le pris le temps d'écrire question de s'assurer de bien expliquer le problème.

Oui parlons de cette cogestion :

 
Parut dans la page 07 du Beau-Fixe de novembre 2018

La cogestion; vraiment à l’avantage des 

membres du Comité Logement Rosemont?

Voici notre réflexion en tant qu’anciens présidents du C.A. du Comité Logement Rosemont sur un entrefilet paru dans le Baux-Fixe de novembre 2018, en avant-dernière page, comme si on voulait que personne ne le remarque, annonçant que le Comité Logement Rosemont a changé de mode de gestion et fonctionne maintenant en mode cogestion, on peut se demander pourquoi effectuer ce changement. En effet, auparavant, le Comité fonctionnait très bien en ayant un coordonnateur ou une coordonnatrice. Bien sûr, vous me direz que le départ du dernier coordonnateur et la chicane qui a prévalut avant son départ (et l’a en grande partie motivé) ainsi que la difficulté de recruter un nouveau coordonnateur plaide plutôt en faveur de la cogestion.

Cependant, l’échec d’un coordonnateur à gérer des ressources humaines récalcitrantes et le fait que la cogestion requiert un haut niveau de maturité chez les employés ainsi que des qualités de leadership au-dessus de la moyenne, plaide plutôt, au contraire, dans le sens d’insister afin de recruter un nouveau coordonnateur ayant l’expérience nécessaire afin d’assurer une meilleure coordination des ressources humaines. En effet, les employés actuels n’ont sans doute pas l’expérience nécessaire afin de bien fonctionner en mode cogestion. Si, à nouveau, un conflit majeur devait advenir, qui serait chargé de le régler et de trancher la question? La présidente du C.A. ainsi que le C.A. lui-même n’a sans doute pas, ni la capacité, ni l’indépendance nécessaire afin de régler les conflits sans oublier que contrairement à un coordonnateur, qui serait sur place à tous les jours, les membres du C.A. ne seraient pas sur place afin de gérer le conflit car on ne peut évidemment pas demander cela à des bénévoles quel que soit leur niveau d’implication. Ils ne peuvent être là en permanence.

Autre question, les règlements généraux de l’organisme, permettent-ils de passer ainsi en mode cogestion sans en référer à l’ensemble des membres en assemblée générale? Deux interprétations ici s’opposent : l’une voulant que c’est possible et l’autre que non. Si on s’en réfère à ce qu’en dit les règlements généraux (disponible sur demande pour tous les membres du Comité), nul part on y voit quelques références que ce soit au fait que le Comité Logement Rosemont puisse être géré en mode cogestion. De plus, on y retrouve nommément le titre de coordonnateur en toute lettre, ce qui laisse à penser que c’est le mode de fonctionnement normal du Comité. Ainsi, les employés actuels et le C.A. n’ont pas pensé à envisager cette dernière interprétation comme étant possible, ni encore moins, celle étant la plus probable. Ainsi, lorsque Caroline en a été avisée, elle a refusée, lorsqu’on lui en a fait la remarque, de renseigner les membres à propos de ce changement probablement non-conforme aux règlements généraux avant la date de la prochaine assemblée annuelle qui se tiendra en juin 2019. Il a fallu que moi et Francis, tous deux ex-présidents du C.A., posions la question durant une assemblée logement pour qu’on daigne en informer les membres dans le Baux Fixe sans d’ailleurs nous en envoyer copie. Cela a d’ailleurs valut à Francis d’être expulsé pour une période d’un an.

Dire que tout cela aurait pu être évité si l’équipe de travail avait voulu faire preuve de bonne volonté et s’entendre avec le dernier coordonnateur ou, à tout le moins, accepter la proposition d’une démarche de conciliation chapeauté par le C.L.S.C. de Rosemont comme le C.A. de l’époque l’avait proposé et ne pas faire preuve d’une attitude revancharde envers ses propres membres qui ne demandent qu’un peu plus de démocratie. Quel gâchis!

Dans le texte, on nous affirme que la cogestion n’aura pas d’impact sur le financement de l’organisme, mais le manque de démocratie qu’implique le fait de ne pas en informer les membres avant ou, à tout le moins, durant le processus et de mettre les membres, aussi, devant un fait accompli sans même leur laisser d’option afin de refuser le changement, s’ils ne leurs plaît pas, peut déplaire à nos bailleurs de fonds puisque un système de pointage alloue des points concernant le fonctionnement démocratique de l’organisme. On peut se demander pourquoi attendre la dénonciation de deux anciens présidents du C.A. afin d’agir. On aurait eu de nombreuses occasions, en effet, d’en informer les membres depuis août ou même juillet dernier. Sans que ce soit trop coûteux pour l’organisme, ils auraient pus envoyer une lettre aux membres ou sinon les contacter par courriel ou par téléphone. On peut se demander à la lumière de tout cela : « Serait-il possible que de façon délibéré on ait écoeuré l’ancien coordonnateur dans le but de prendre le contrôle du Comité Logement Rosemont et d’imposer la cogestion? ».

On mentionne aussi qu’une subvention est disponible afin d’aider le C.A. ainsi que l’équipe de travail à intégrer ce nouveau mode de gestion. Mais, ils ne font pas mention qu’ils vont effectivement, en faire usage, ni de quelle subvention il s’agit, ni à quel organisme ils vont s’adresser pour ce soutien. De plus, ce soutien sera-t-il suffisant afin d’assurer un bon fonctionnement du Comité?

Le risque que ce nouveau mode de gestion fait encourir aux membres du Comité est celui d’obtenir non pas plus de services mais bien moins. Déjà, on a constaté, que le Comité Logement Rosemont a refusé de soutenir le projet conjoint avec la CDC sous l’égide du DRE III naissant concernant la gentrification. Pourtant, ça avait été prévu d’être continué selon le rapport annuel distribué aux membres en assemblé annuelle. De plus, la cogestion entraîne le fait que la responsabilité devient diffuse parmi les employés ou même les membres du C.A. À qui s’adresse-t-on? À un employé? Lequel? Au C.A.? Comment on le rejoint?

Donc, à la lumière de tous ces faits et interrogations, peut-on réalistement dire que la cogestion est à l’avantage des membres du Comité Logement Rosemont?


Signé :
Serge Leclerc et Francis Lapierre
Ex-présidents du conseil d’administration
du Comité Logement Rosemont

Israël assassine aussi en Cisjordanie


J’en suis pas surpris



Israël assassine aussi en Cisjordanie 

3 février 2019

L’armée israélienne a multiplié ses raids, démolitions de maisons, arrachage d’oliviers, et assassinats de Palestiniens, dont une mineure, ces derniers jours en Cisjordanie, indique le Bureau de l’ONU pour la coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Palestine occupée.

Trois Palestiniens, dont une jeune fille, ont ainsi été tués par l’armée israélienne en moins de 15 jours, souligne un rapport de cet organisme.

Il fait également état de la démolition de 19 maisons palestiniennes supplémentaires au cours de la même période, dont 6 à Jérusalem Est.

Par ailleurs, relève l’OCHA (qui se contente de relever...), l’armée d’occupation a déraciné 1250 oliviers palestiniens près de Beit Ommar, dans la région d’Hébron, durant la même courte période.

Des familles palestiniennes, qui ont porté plainte devant les tribunaux militaires israéliens (les seuls auxquels ils aient accès), ont vu leurs demandes rejetées...

BOYCOTT ISRAEL !


Manifestation aux USA pour le boycott d’Israël. Une pancarte indique "Le boycott a vaincu à Montgomery (Alabama, USA) et en Afrique du Sud. Il vaincra contre l’occupation de la Palestine"

CAPJPO-EuroPalestine


lundi 4 février 2019

Les « amis » de Freeland ne sont guère les amis des juifs canadiens


Je vous invite à prendre le temps de lire



Les « amis » de Freeland ne sont guère les amis des juifs canadiens 

PAJU 1 février 2019

De 1917 à 1921, suite de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine qui survient peu après la révolution russe, des pogroms contre les juifs ont continué à avoir lieu en Ukraine. On estime que de 35 000 à 50 000 juifs ont été tués au cours de cette période.

« Le total des pertes civiles au cours de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation allemande en Ukraine est estimé à sept millions, dont plus d’un million de juifs abattus par les Einsatzgruppen (SS) et leurs nombreux sympathisants ukrainiens locaux dans l’ouest de l’Ukraine. L’Ukraine comptait 840 000 juifs en 1959, soit une diminution d’environ 70% par rapport à 1941… La majorité des juifs restés en Ukraine l’ont quitté en 1989 et se sont installés dans d’autres pays (principalement en Israël) dans les années 1990…» (en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_Jews_in_Ukraine ).

Du côté de ma famille, mes grands-parents paternels étaient des juifs ukrainiens. Mon grand-père paternel était originaire d’Odessa et ma grand-mère paternelle était originaire de Kiev. Je suis bien informé sur le nationalisme ukrainien de droite; mes grands-parents s’en sont échappés en émigrant au Canada au début du 20e siècle. Le soutien inconditionnel et aveugle au nationalisme ukrainien tel que le préconise le ministre des Affaires étrangères du Canada est donc un sujet de discorde. Il émet beaucoup de critiques à l’égard de la Russie de Poutine mais pas un seul mot par rapport à ces éléments néo-nazis au sein de l’élite politique ukrainienne et leurs forces militaires de la part de la ministre Freeland.

Bruce Katz

PAJU

Le 17 décembre, la synagogue Beth Tzedec de Toronto, ainsi que le temple Holy Blossom (où j’ai assisté à une école religieuse) ont animé une conférence de la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland.

Elle était fêtée à titre d’amie d’Israël et de la communauté juive. Mais nous devons nous préoccuper de ses autres amis. Freeland soutient sans réserve l’Ukraine et son gouvernement. Cependant, il y a moins de neuf mois, 40 militants israéliens des droits de la personne  ont adressé une pétition à la Haute Cour de justice israélienne pour demander que l’on mette fin aux ventes d’armes israéliennes à l’Ukraine, comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz en juillet (www.haaretz.com/israel-news/rights-groups-demand-israel-stop-arming-neo-nazis-in-the-ukraine-1.6248727).

La communauté israélienne des droits de la personne a affirmé que ces armes étaient destinées à des forces qui adhèrent ouvertement à une idéologie néonazie. Une partie des forces armées ukrainiennes, la milice de droite Azov, formée en 2014, utilise ces armes. Les groupes de défense des droits de l’homme soutiennent que les membres de ces milices sont soupçonnés de crimes de guerre, de torture et de violences sexuelles.

La milice Azov compte plus de 3000 membres qui utilisent le salut nazi et portent des croix gammées et des insignes SS, selon Haaretz. Certains admettent ouvertement qu’ils ont des sympathies néonazies et nient l’Holocauste. Cette milice est issue du groupe patriote ukrainien ouvertement néo-nazi, aujourd’hui disparu. Son fondateur, Andriy Biletsky, ancien dirigeant de ce groupe est depuis membre du parlement ukrainien.

Comme le rapporte Haaretz, Biletsky a déclaré: « La mission historique de notre pays en ce moment critique est de diriger la dernière marche de la race blanche vers sa survie. Il s’agit d’une marche contre les sous-humains dirigés par la race sémite ».

Un autre membre du parlement ukrainien a répondu au « problème juif» de l’Ukraine en déclarant publiquement que  « dans le gouvernement, il y a du sang non ukrainien, il faut en tenir compte ».

Le 2 mai 2018, des groupes de droite, dont Azov, ont défilé à travers Odessa. Leurs dirigeants ont déclaré qu’Odessa appartenait aux Ukrainiens, non à des juifs, et ont promis de débarrasser la ville de juifs. Cela s’est produit alors que l’administration ukrainienne tentait de nier le rôle de l’Ukraine dans l’Holocauste. Le rôle de la Pologne dans l’Holocauste a été minimisé ou nié avec le soutien du gouvernement israélien. En Ukraine, la multiplication d’incidents antisémites tels que des attaques contre des juifs et des sites commémoratifs juifs, ainsi que des attaques contre des journalistes, des Roms et des membres de la communauté LGBTQ, peuvent être attribuées à la montée d’Azov.

En tant que juive, ma question est la suivante: La ministre Freeland va-t-elle réprimander sévèrement l’Ukraine ou la Pologne, tel qu’elle l’a fait pour le président russe Vladimir Poutine (www.theglobeandmail.com/news/politics/freeland-condemns-russian-aggression-in-crimea-prompting-moscow-backlash/article34322114/)  après la  « grave  répression des droits de la personne »  par les forces russes qui ont occupé et annexé la Crimée?

Certains experts politiques canadiens appellent Chrystia Freeland l’« honorable ministre de l’Ukraine», ce qui convient parfaitement.

Judy Haiven est membre fondateur de Voix juives indépendantes Canada. Elle est professeure de gestion à la retraite à l’Université Saint Mary’s, à Halifax, Nouvelle Écosse.

Adapté de : rabble.ca/blogs/bloggers/independent-jewish-voices-canada/2018/12/friends-freelands-hardly-friends-canadian

Voir aussi : «Chrystia Freeland’s granddad was indeed a Nazi collaborator– so much for Russian disinformation» ottawacitizen.com/news/national/defence-watch/chrystia-freelands-granddad-was-indeed-a-nazi-collaborator-so-much-for-russian-disinformation

Et: «Chrystia Freeland and the Russian disinformation bogeyman» www.thestar.com/opinion/commentary/2017/03/15/chrystia-freeland-and-the-russian-disinformation-bogeyman-walkom.html

DISTRIBUÉ PAR PAJU (PALESTINIENS ET JUIFS UNIS)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

 

Le chantage…


"Nous ne sommes pas des terroristes. Vos dollars, vous pouvez vous les garder"



Les Palestiniens ont clairement répondu: "Nous ne sommes pas des terroristes. Vos dollars, vous pouvez vous les garder"

Le chantage… 

2 février 2019

C'est chose faite.

 L'USAID, l'Agence des États-Unis pour le développement international chargée du développement économique et de l’assistance humanitaire dans le monde, arrête officiellement toutes ses aides aux Palestiniens à partir de ce 1er février 2019.

Cette décision vient en application de la nouvelle loi américaine de lutte contre le terrorisme, selon lequel tout gouvernement bénéficiant des aides de l'USAID est désormais soumis à la juridiction américaine.

 Fin janvier 2019, l'Autorité palestinienne avait donc demandé de mettre fin aux aides de l'Agence y compris celle consacrée aux forces palestiniennes de sécurité.

 Tous les bureaux de l'USAID présents en Cisjordanie et à Gaza depuis 1967 sont ainsi fermés à partir de ce vendredi 1er février, licenciant du même coup des centaines de salariés Palestiniens.

 Avec cette mesure, c'est une aide de 844 millions de dollars qui se trouve supprimée, conséquence du chantage américain consistant à dire aux Palestiniens: "Si vous voulez bénéficier de nos dollars, il faut accepter de vous soumettre à nos lois contre le terrorisme."

Les Palestiniens ont clairement répondu: "Nous ne sommes pas des terroristes. Vos dollars, vous pouvez vous les garder"



(Al Faraby,

 Vendredi, 1er février 2019)


dimanche 3 février 2019

70 ans après la résolution 194, qu’en est-il du Droit au retour des Palestiniens réfugiés ?


À LIRE :



Réfugiés sur les routes de Palestine, après avoir été chassés  de leurs foyers par les milices sionistes - Photo : Archives

70 ans après la résolution 194, qu’en est-il du Droit au retour des Palestiniens réfugiés ? 

23 janvier 2019

De tous les anniversaires qui jalonnent l’histoire moderne tragique de la Palestine, celui du 11 décembre est peut-être bien le plus important.
Ce jour-là, il y a 70 ans, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 194 à la majorité de 35 membres sur 58. Elle a depuis lors été réaffirmée plus de 135 fois, demeurant le socle de la cause palestinienne et le premier fondement juridique du Droit au retour.

La résolution 194 requérait de l’État israélien nouvellement créé qu’il permette aux « réfugiés qui souhaitent rentrer dans leur foyer et vivre en paix avec leurs voisins… de le faire le plus tôt possible » et qu’il les indemnise pour les pertes subies. Elle découle d’un consensus international selon lequel les personnes déplacées de force avaient le droit de rentrer chez elles en vertu du droit coutumier et du droit humanitaire.



La guerre réelle

Comme l’a dit en 1948 le comte Folke Bernadotte, médiateur de l’ONU et défenseur des réfugiés palestiniens,: « Ce serait une atteinte aux principes de justice élémentaire si ces victimes innocentes du conflit se voyaient refuser le droit de retourner dans leur foyer tandis que les immigrants juifs affluent en Palestine. »
Une commission de conciliation composée de trois États membres a été constituée pour superviser le rapatriement des réfugiés et, un an plus tard, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a été créé pour s’occuper de ces personnes jusqu’à leur rapatriement. Mais cela ne s’est jamais produit, et à partir de ce moment, la véritable guerre entre Israël et les Palestiniens a commencé, le premier se battant pour empêcher les Palestiniens de revenir, et les seconds résolument déterminés à rentrer.

La première mesure prise par Israël fut l’assassinat de Folke Bernadotte par des membres de l’organisation sioniste Lehi trois mois avant l’adoption de la Résolution 194. Hommage lui a été rendu de façon poignante pour ses efforts de rétablissement de la paix dans l’article 1 de la résolution. Israël a ensuite rejeté les exigences de l’ONU, même si les conditions de son admission ultérieure à l’ONU en 1949 exigeaient le respect des résolutions de l’ONU, dont la 194.
Les avocats israéliens se sont plutôt mis à la détricoter, faisant valoir que le libellé de la résolution laissait entendre que le retour des réfugiés n’était pas un droit immédiat. Ils ont prétendu que l’expression « souhaitant vivre en paix » donnait à Israël le choix de décider quels réfugiés répondaient à cette exigence.
En raison de cette ambiguïté, l’Assemblée générale a affirmé en 1974 « le droit inaliénable des Palestiniens de rentrer chez eux ». Les objections d’Israël n’ont jamais eu aucune validité juridique, mais lui ont servi à maintenir son opposition au droit au retour.



Marginalisation accrue

La Résolution 194 a été de plus en plus marginalisée au fil des ans. Elle n’a jamais été mise en œuvre, et avec le temps, sa position a été affaiblie du fait d’une communauté internationale rechignant à la faire appliquer.

Le discours sur le droit au retour a aussi été dilué. Le Résolution 242 de l’ONU, adoptée en 1967, évoquait de manière ambiguë un « juste règlement » pour les réfugiés. Les Accords d’Oslo de 1993 reléguaient la question des réfugiés aux négociations de statut final, qui n’ont jamais eu lieu. Le plan de paix Clinton de 2000 avançait diverses options pour résoudre la question des réfugiés, dont le rapatriement vers l’Etat de Palestine (inexistant), l’établissement dans les pays d’accueil ou l’émigration vers des pays tiers, tels que le Canada ou l’Australie. Seul un retour symbolique en Israël fut offert, et même là sous réserve de son approbation.

En 2002, l’initiative de paix arabe parlait d’une «solution juste» pour les réfugiés, «dans le respect de» la Résolution 194, sans plus de précisions ; et la feuille de route de 2004 –censée être toujours supervisée par les EU, l’UE, l’ONU et la Russie comprenait une clause concernant une solution «réaliste et convenue» au problème des réfugiés.

L’opposition obstinée d’Israël au droit au retour s’est accrue en parallèle. Au cours des 70 dernières années, il a réussi à ce que les tentatives de rapatriement d’aucun des 750000 réfugiés de 1948 et leurs descendants, ou des 350000 réfugiés supplémentaires de 1967 n’aboutissent. Mis à part une offre de reprendre 100000 réfugiés en 1948, rapidement rétractée, Israël n’a présenté aucune excuse pour la catastrophe humaine qu’il a créé, et n’en a encore moins accepté la responsabilité.

Les Etats arabes qui auraient dû être à l’avant-garde de ceux qui défendent les réfugiés palestiniens ont rendu leur discours sur le droit au retour vague et ambigu, en phase avec les préférences israéliennes. Et, comme pour enfoncer le dernier clou dans le cercueil du droit au retour, le président états-unien Donald Trump a mis fin au financement américain de l’UNRWA, et tente de réduire le nombre de réfugiés palestiniens en redéfinissant qui ils sont.



Soutien occidental

La guerre contre le retour des Palestiniens ne pouvait qu’être inégale, et jusqu’à présent est remportée par Israël, étant donné le soutien occidental massif dont il jouit. A la fondation d’Israël en 1948, de nombreux états occidentaux y ont vu une façon d’indemniser les juifs pour les horreurs que l’Allemagne leur avait infligées. Pays lointain, la Palestine – dans une région «arriérée», majoritairement sous contrôle occidental et sans les moyens de résister – a dû sembler un refuge idéal pour les juifs européens.

En y installant les réfugiés juifs d’après-guerre et en résolvant la «question juive» pluriséculaire, l’occident a ignoré le coût à supporter par la population autochtone de Palestine. Mais, inévitablement, vu la détermination des fondateurs d’Israël de créer un état pour les juifs sur une terre qui n’était pas juive, la démographie de la Palestine allait devoir être inversée, en convertissant la majorité arabe existante en une majorité juive. Ce qui inexorablement mena à la Nakba et au droit au retour.
En cette année anniversaire, il est grand temps d’appliquer la Résolution 194 et de mettre fin à la guerre de la seule manière possible : en affirmant le droit des Palestiniens de retourner sur la terre de leurs ancêtres, et en exhortant les Israéliens et les Palestiniens à partager la terre entre le fleuve et la mer dans le cadre d’un état laïque et démocratique, où les droits égaux de tous ses citoyens sont consacrés par la loi.

L’occident, qui a créé Israël pour résoudre sa question juive, ne sera pas favorable à cette solution. Toutefois, tous ceux qui ont eu à subir les conséquences de cet acte le seront.





Ghada Karmi,

médecin, universitaire et auteure palestinienne.


 

Vivement vers la "Fin du Monde"


Voici un texte que j'avais publié le 26 septembre 2014 que je repartage avec vous :


Vivement vers la "Fin du Monde" 

Par Sergio de Rosemont

« Vivement vers la "Fin du Monde" ».

On pourrait croire que tel est leur devise !

Nous nous dirigeons à vive allure vers un mur côté environnement.

Ce n'est qu'un petit détail pour eux.

Que nous soyons en train de débalancer l'ensemble des zones climatiques de la planète et que nous en sommes juste sur le bord de franchir la ligne du "Non retour" à cause de leurs industries et à cette "Société de surconsommation" créées par eux.

Aucune importance pour eux.

Non pas une "Société de Consommation" mais bien une "Société de surconsommation" rendant chaque citoyen complice de leurs crimes environnementaux.

Pour eux ce n'est qu'une contrariété superficielle.

Que nous nous dirigions vers une époque où les réfugiés climatiques ne se compteront plus en "Milliers" mais bien en "Millions".

Pour eux tant que la "Rentabilité" est au rendez-vous !

Ils provoquent des conflits entre les peuples qui sont de plus en plus violents et barbares.

À leurs yeux : Où est le problème ? Ca relève plus de la bonne nouvelle; c'est payant leurs industries d'armement apportent des profits à profusion.

Pour ces "Empereur$ du 1 %" que l'humanité se dirigent vers l'auto-extermination n'a vraiment aucune importance pour eux.

À leurs yeux la seule raison d'exister de l'humanité n'est que de leur être rentable et rien d'autre !

Ces "Empereur$ du 1 %" agissent comme s'ils étaient des boulimiques financiers, pourtant même s'ils cesseraient de faire des profits demain matin, leurs fortunes pourraient leur permettre de vivre comme des pachats pendant des générations.

Oui ils nous dirigent à vive allure vers le "Fléau des fléaux", pas grave tant que la "Rentabilité" est au rendez-vous !

Effectivement on pourrait croire que la "Fin du monde" est payante à leurs yeux !

samedi 2 février 2019

C'était l'AGA du MDN


Voir les photos suite à l'article.

Oui le Mouvement Démocratie Nouvelle MDN est en santé :


C'était l'AGA du MDN 

Par Sergio de Rosemont

Ce dimanche 27 janvier 2019 à 13h, c'était l'assemblée générale annuelle du Mouvement Démocratie Nouvelle MDN.

L'AGA se tenait au Centre St-Pierre sur la rue Panet.

Et c'était l'AGA des 20 ans du MDN.

Nous avons pu regarder les progrès en 2018 et le travail à faire en 2019 pour le "MDN"

N'oublions pas que François Legault a promit l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel, donc il faut garder la pression sur son gouvernement.

L'événement fut un succès, la salle 200 du Centre St-Pierre était pleine de militantEs.

Je tiens à féliciter Jean-Pierre Charbonneau pour sa nomination au titre de président du Mouvement Démocratie Nouvelle MDN ainsi que le retour de Luc Bordeleau au sein du CA à titre de trésorier.

Voici la composition du nouveau CA :

• Chaïma Ben Miloud
• Marie-Claude Bertrand
• Luc Bordeleau
• Jean-Pierre Charbonneau
• Françoise David
• Pierre-Olivier Legault Tremblay
• Alain Marois
• Henry Milner
• Audrey Paquet
• Charles Sainte-Marie
• Shahad Salman

Jean-Pierre Charbonneau est élu président. Enfin un exécutif  a été formé au sein du nouveau CA:

• Président : Jean-Pierre Charbonneau
• Vice-présidente : Françoise David
• Vice-président : Alain Marois
• Trésorier : Luc Bordeleau
• Secrétaire : Audrey Paquet

«»-----------------------«»

POUR PLUS D'INFORMATION:

Le Mouvement Démocratie Nouvelle MDN est un mouvement prônant un mode de scrutin proportionnel mixte et compensatoire qui est rattaché à aucun parti politique.

SITE DE CHAQUE VOIX COMPTE www.chaquevoixcompte.com/

SITE MOUVEMENT DÉMOCRATIE NOUVELLE www.democratie-nouvelle.qc.ca

MOUVEMENT DÉMOCRATIE NOUVELLE SUR FACEBOOK www.facebook.com/DemocratieNouvelle

MOUVEMENT DÉMOCRATIE NOUVELLE SUR TWITTER twitter.com/#!/MDNinfo


«»-----------------------«»

VOICI LES PHOTOS :

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook : www.facebook.com/serge.rosemont.7/media_set?set=a.356170908
 

AGRANDIR

Voilà nous sommes arrivé à l'AGA du MDN dans la salle 200 du Centre St-Pierre.


AGRANDIR

Oui il faut que chaque vote compte !


AGRANDIR

Jean-Sébastien Dufresne de la permanence du MDN avec le mot de bienvenue.


AGRANDIR

Voilà nous commençons.


AGRANDIR

Alain Marois le président sortant au micro.


AGRANDIR

Thierry Gervais au micro.
 

AGRANDIR

Paul Cliche l'un des fondateurs du Mouvement Démocratie Nouvelle MDN au micro.


AGRANDIR

Françoise David au micro.


AGRANDIR

Votre hôte portant attention à ce qui se disait au micro.

Merci à MIchel Pilon pour la photos.


AGRANDIR

Le militant photographe solidaire Michel Pilon.


AGRANDIR

Jean-Pierre Charbonneau au micro.


AGRANDIR

Luc Bordeleau nous expliquant les chiffres du MDN.


AGRANDIR

Les membres de l'auditoire pouvaient s'exprimer et poser leurs questions.


AGRANDIR

Sébastien Rivard au micro.


AGRANDIR

Je tiens à féliciter Jean-Pierre Charbonneau pour sa nomination au titre de président du Mouvement Démocratie Nouvelle MDN.

BDS : Victoire pour Angela Davis ! Le lobby israélien renvoyé dans les cordes !


Bravo Angela



BDS : Victoire pour Angela Davis ! Le lobby israélien renvoyé dans les cordes ! 

26 janvier 2019

L’institut des droits civils de Birmingham, la plus grande ville de l’Alabama aux USA, qui cédé aux pressions du lovbby israélien et annulé une remise de prix à la grande militante Angela Davis, en raison de son soutien au boycott d’Israel, vient de revenir sur sa décision !

Après un incroyable bras de fer, la militante qui est née à Birmingham, recevra bel et bien ce prix Fred L. Shuttlesworth pour la défense des droits humains, a décidé le comité ad hoc.

Plus de 350 universitaires avaient signé une lettre condamnant l’annulation de la remise de ce prix. Des historiens de l’American Historical Society étaient montés au créneau pour Angela, de même que le maire de la ville. Et trois membres de l’Institut des droits civils de Birmingham, dont son président et son vice-président, avaient donné leur démission après l’annonce de son annulation.

Il faut dire qu’Angela Davis est connue et reconnue pour ses nombreux combats, non seulement contre les discriminations raciales, mais aussi contre les emprisonnements massifs comme pour le féminisme.

Alors quand le "Holocaust Education Center " a demandé au Conseil d’administration de cet institut de revenir sur sa décision et de ne pas lui attribuer de prix en raison de sont soutien à la campagne BDS (Boycott, Divestment and Sanctions), et que l’Institut a cédé, le tollé ne s’est pas fait attendre !

Angela Davis est une native de Birmingham en Alabama, et a même grandi dans un quartier appelé "Dynamite Hill", tellement il était bombardé régulièrement par le Ku Klux Klan.

"Je n’ai jamais caché mon soutien à BDS et mes efforts pour élargir ce mouvement similaire à celui de l’Afrique du Sud de l’apartheid", avait déclaré Angela Davis, lorsqu’on lui avait signifié l’annulation de la remise de prix.

"Et je ne suis pas mécontente que cette polémique remette sur le devant de la scène la question de la justice pour les Palestiniens", avait-t-elle ajouté, en soulignant qu’elle se félicite des nombreux succès remportés par BDS, notamment sur les campus universitaires américains, auprès des étudiants noirs notamment.

"N’oublions pas que ce sont des militants palestiniens qui furent les premiers à s’engager, en 2014, en faveur de la révolte Ferguson, et à montrer leur solidarité qui a contribué au développement de "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent)", explique-t-elle dans une interview à Democracy Now.

(Traduction par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : www.democracynow.org/2019/1/25/breaking_birmingham_civil_rights_institute_reaffirms?utm_source=Democracy+Now%21&utm_campaign=f385f86766-Daily_Digest_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_fa2346a853-f385f86766-192190629

CAPJPO-EuroPalestine

vendredi 1 février 2019

Pour un contrôle démocratique de l’industrie du sondage au Québec


Voici le texte du Collectif-RISQ paru dans Le Devoir du 1er février 2019



Le Collectif RISQ propose que soit créé un organisme de contrôle public, qui aurait pour mandat d’encadrer obligatoirement toutes les entreprises de sondage au Québec.

COLLECTIF RISQ

LETTRE OUVERTE

Pour un contrôle démocratique de l’industrie du sondage au Québec 

1 février 2019

Le Collectif pour la règlementation de l’industrie du sondage au Québec (RISQ) est un groupe de citoyens et citoyennes qui croient que l’industrie du sondage au Québec n’est pas suffisamment encadrée d’un point de vue légal. Il a été créé afin d’amener les gouvernements fédéral et du Québec à légiférer pour protéger les citoyens, les consommateurs et les employé-e-s face à une industrie devenue beaucoup trop influente sur notre société. Nous en avons eu un exemple frappant lors de la dernière campagne électorale au Québec dans laquelle, les sondages, leur attente, leur interprétation et influence devenaient des sujets en soi éclipsant souvent les enjeux réels et prises de position des partis et candidat-e-s. Cela est d’autant plus ironique, que comme souvent dans le passé, les résultats réels de l’élection du 1er octobre 2018 ont été très imparfaitement prédits par ces « pécialistes » de l’opinion.

Malgré le poids de cette industrie dans les débats démocratiques, non seulement durant les campagnes électorales, puisque l’on sonde aussi en tout temps sur des projets précis, les personnalités qui feraient un meilleur chef de parti ou premier ministre, les priorités des citoyens et citoyennes, etc., celle-ci opère dans des conditions d’opacité inquiétantes. Actuellement, la multiplication des méthodologies utilisées par les entreprises de sondage, ainsi que le caractère non probabiliste de plusieurs sondages, souvent réalisés par internet, provoque beaucoup de confusion et de désinformation. D’ailleurs ces méthodologies sont souvent exposées de façon très sommaire, lorsqu’elles le sont, ce qui empêche de se prononcer de façon sure quant à la fiabilité des résultats obtenus.

N’oublions pas également les questions que l’on peut se poser sur la neutralité de ces entreprises, dépendantes de commanditaires qui les paient pour procéder et qui peuvent avoir des liens étroits avec des groupes financiers ou médiatiques. On n’a qu’à penser aux cas de Léger avec Québecor ou de CROP avec La Presse.

Or l’organisme d’autoréglementation de l’industrie au Canada, l’Alliance de la recherche et de l’intelligence marketing (ARIM), qui assurait un minimum d’encadrement aux entreprises qui en étaient membres sur une base volontaire, a cessé ses activités il y a quelques mois. Ce qui signifie également que le public n’a plus aucun lieu pour porter plainte, le cas échéant.

Dans ce contexte, le Collectif RISQ propose que soit créé un organisme de contrôle public, qui aurait pour mandat d’encadrer obligatoirement toutes les entreprises de sondage au Québec. Il aurait le pouvoir d’évaluer tous les projets de sondage soumis quant à leur méthodologie et caractère éthique des questionnaires, ainsi que de s’assurer du respect d’obligations de transparence sur les commanditaires, les échantillons et l’utilisation des résultats.

Nous croyons de plus qu’afin de préserver un espace de débat démocratique, la réalisation et la diffusion de sondages devraient être restreintes durant les campagnes électorales. C’est une pratique courante en Europe où la publication de sondages peut être interdite 24 heures (France), 5 jours (Espagne) ou même 15 jours en Italie. On parle alors de période de « silence électoral » permettant aux électeurs de réfléchir à tête reposée à leur choix.

Nous souhaitons lancer le débat sur ces questions en invitant tous les individus et groupes intéressés à y participer.

Luc Bordeleau, François Brosseau, Serge Leclerc et Sébastien Rivard,   
pour le Collectif RISQ.


«»-----------------------«»

Le Collectif-RISQ était à l'AGA du MDN


Voir les photos suite à l'article.

Des nouvelles du Collectif-RISQ :


Le Collectif-RISQ était à l'AGA du MDN 

Par Sergio de Rosemont

Ce dimanche 27 janvier 2019 à 13h au Centre St-Pierre, c'était l'assemblée générale du Mouvement Démocratie Nouvelle MDN et le Collectif-RISQ y tenait une table.

Plusieurs militantEs du MDN ont pu faire connaissance avec le Collectif-RISQ.

«»-----------------------«»

Qu'est-ce que le Collectif RISQ: Collectif pour une Réglementation de l'Industrie du Sondage au Québec ?

Un groupe de citoyens qui trouve que l'industrie des sondages n'est pas assez encadrée légalement.

Un groupe de citoyens qui considère que le public a le droit de connaître les groupes d'intérêts (compagnies, partis politiques, lobby) qui payent pour faire faire les sondages et qui demandent, lorsque cela avance leurs intérêts, la diffusion des résultats de ces sondages.

Un groupe de citoyens qui constate que les employés de ces compagnies travaillent dans des conditions difficiles.

Le Collectif RISQ a été créé afin d'amener les gouvernements fédéral et provincial à légiférer pour protéger les citoyens, les consommateurs et les employés face à une industrie devenue beaucoup trop influente sur notre société.

«»-----------------------«»


«»-----------------------«»

VOICI LES PHOTOS :

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook :  
www.facebook.com/serge.rosemont.7/media_set?set=a.35619205177652
 

AGRANDIR

Sébastien Rivard et François Brosseau de l'équipe du Collectif-RISQ.


AGRANDIR

Sergio de Rosemont et François Brosseau de l'équipe du Collectif-RISQ.