jeudi 25 juillet 2013

Élections de novembre: le virus du vote stratégique contaminera-t-il la scène politique montréalaise ?

Paul Cliche nous met en garde contre
le virus du vote stratégique



Élections de novembre: le virus du
vote stratégique contaminera-t-il
la scène politique montréalaise ?

par Paul Cliche, militant progressiste

On se souvient de l’importance prise par la question du vote stratégique qui a sévi lors de la campagne électorale québécoise l’été dernier. Cette tactique électoraliste a alors été utilisée par les propagandistes du Parti québécois pour inciter les électeurs de la mouvance progressiste-indépendantiste à appuyer leur formation -plutôt que Québec solidaire ou Option nationale- afin de bloquer la voie au Parti libéral. Un sondage effectué par l’agence CROP quelques jours avant le scrutin du 4 septembre 2012 a démontré la portée étonnante de ce phénomène: presque le quart des électeurs (24%) qui s’apprêtaient à voter pour le PQ le feraient pour s’assurer qu’un autre parti ne prendrait pas le pouvoir et non pas parce qu’ils appuyaient nécessairement le programme de ce dernier.

Or, à l’aube de la campagne électorale municipale, divers indices permettent de croire que le virus du vote stratégique menace de contaminer aussi la scène politique montréalaise. Bien entendu, le contexte et les protagonistes ne sont pas les mêmes. Mais le but visé est semblable. Comme les organisateurs de la coalition Côté-Harel veulent à tout prix empêcher le populiste et démagogue politicien qu’est Denis Coderre d’être élu, ils sollicitent l’appui des électeurs à tendance progressiste, écologiste et souverainiste. Ils espèrent ainsi les dissuader de voter pour le parti Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, avec lequel plusieurs d’entre eux ont des affinités à cause de leurs convictions, en prétendant qu’ils perdraient leur vote parce que ce dernier n’aurait prétendument pas de chance d’être élu.

Sous prétexte de «voter utile», ces souverainistes, ces écologistes et ces progressistes seront donc invités à élire comme maire de Montréal Marcel Côté, un fédéraliste inconditionnel, un promoteur invétéré du néolibéralisme et un administrateur de la compagnie aurifère Osisko qui a saccagé la ville de Malartic en Abitibi et a chassé plusieurs dizaines de citoyens de leur maison pour y creuser une mine à ciel ouvert.

Pour rendre une opération mystificatrice semblable acceptable pour une tranche significative de l’électorat, une condition primordiale est de trouver une brochette de personnalités –dont certains sont de bonne foi- pour servir de cautions afin d’appâter et leurrer les électeurs des secteurs ciblés. Ainsi, cette fois-ci, l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau s’est portée garante pour les progressistes; l’architecte Phyllis Lambert pour les écologistes, ainsi que l’ex-ministre péquiste Louise Harel et l’ex-député bloquiste Réal Ménard pour les souverainistes.

Le 3 novembre prochain les électeurs montréalais se feront-ils prendre à ce jeu électoraliste éculé induit par le mode de scrutin majoritaire ou voteront-ils selon leurs convictions ? La démocratie représentative aura-t-elle raison des manœuvres qui la déshonorent ?

Montréal, 24 juillet 2013

mercredi 24 juillet 2013

Les Laviolette, Dubuc et consorts: des cocus masos ou des aveuglés volontaires?

Voici un excellent texte que Paul Cliche à
publié dans le numéro de juillet-août du Couac



Les Laviolette, Dubuc et consorts:
des cocus masos ou des aveuglés volontaires? 


En 2004, le club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ libre), parrainé par Bernard Landry, était accueilli avec tambour et trompettes au sein des instance du Parti québécois qui pensait alors avoir trouvé une façon de se régénérer. Mais loin d’essaimer dans d’autres secteurs, cette formule a fait long feu devant le refus de l’establishment du parti d’être perméable à l’influence d’alliés venant de l’extérieur de son sérail. En 2010, SPQ libre était même chassé sans ménagement par Pauline Marois parce que ses porte-parole, Marc Laviolette et Pierre Dubuc, avaient fait des déclarations jugées contraires aux orientations du parti.

Même si SPQ libre a alors perdu son statut de club politique, l’appellation a continué d’exister pour servir de paravent à Laviolette et Dubuc. Désormais isolés dans leur barque ces derniers ont maintenu leur allégeance au PQ se prétendant encore capables de changer des choses au sein de la formation. Pourtant les nombreux avatars survenus les années précédentes auraient normalement dû les amener à constater que transformer le PQ en parti social-démocrate était une mission impossible. C’est ainsi que la candidature de Dubuc n’avait obtenu que 1,22% des appuis lors de la course à la chefferie de 2005 et que sa tentative de devenir candidat dans la circonscription de Groulx aux élections de 2007 avait échoué. Quant à Laviolette, il avait été défait dans Soulanges lors du même scrutin.

Depuis, les deux compères, en véritables masochistes, essuient rebuffade sur rebuffade lors des sessions du conseil national du parti. La plus mémorable a été le rejet de leur proposition de nationaliser l’industrie éolienne il y a quelques années. Il en a été de même lors du dernier conseil lorsque leur amendement à la proposition de l’exécutif du parti de donner carte blanche à un un éventuel projet d’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe a été rejeté. S’appuyant sur les prises de position de Jacques Parizeau dénonçant l’article 11 de l’ALENA sur la protection des investissements qui avait permis à des entreprises privées de violer la souveraineté du Canada à maintes reprises, le tandem a proposé que le PQ se prononce contre l’inclusion d’une clause semblable dans l’AECG (Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne). Mais les ministres Jean-François Lisée et Nicolas Marceau se sont empressés d’intervenir pour faire battre l’amendement arguant que son adoption ferait dérailler les fragiles négociations, toujours tenues secrètes, en vue de la conclusion d’une entente de principe qu’on dit imminente depuis des mois. La présidente d’assemblée a même carrément déclaré Dubuc hors d’ordre lorsqu’il a tenté de répliquer aux arguments ministériels.

Le syndrome des cocufiés masos

Il est bien difficile de comprendre que des militants aguerris comme Laviolette et Dubuc soient devenus la caution de gauche inconditionnelle d’un parti qui n’a cessé de se «néo-libéraliser» depuis le règne de Lucien Bouchard. Pourtant le premier avait été président de la CSN après avoir milité dans le Parti communiste ouvrier à la fin des années 70. Le deuxième a milité dans l’Union bolchévique, un groupuscule marxiste indépendantiste, au début des années 80 puis il a fondé l’aut’journal qu’il dirige toujours. À la fin des années 90, il a été membre du comité de coordination du Rassemblement pour l’alternative progressiste (RAP). Puis, se disant impatient à réaliser l’indépendance, il a refusé de faire le saut à l’UFP en voie de formation et il a mis le SPQ libre sur pied pour mettre le cap sur le PQ.

Il est tout de même bizarre de constater que Laviolette et Dubuc ont conservé la rhétorique marxiste léniniste des années 70. C’est ainsi qu’encore tout dernièrement ils se sont posés en donneurs de leçons envers Québec solidaire qu’ils ont accusé de «dérive sectaire» tout simplement parce qu’il se refuse à reconnaitre au PQ une position hégémonique dans le mouvement souverainiste.

D’autres cas d’aveuglement volontaire: les Larose, Ouellet, Breton

Mais leur cas n’est pas unique. Il nous rappelle celui d’un autre président de la CSN, Gérald Larose, qui n’a jamais raté une occasion d’agir en valet de pied du PQ se fendant de mises en garde alarmistes pour combattre la mise sur pied d’un parti de gauche indépendantiste viable. En parfaite mauvaise foi, il prétendait naguère qu’une telle formation serait un obstacle à l’accession du Québec à la souveraineté. La conduite aberrante de ce dernier lors du sommet socio-économique de 1996 est aussi restée gravée dans les mémoires. Il avait alors pris l’initiative –au ravissement du premier ministre Bouchard- de proposer de réduire le délai pour atteindre le déficit zéro; et ce sans mandat des instances de la CSN ni de concertation avec ses alliés progressistes éberlués !

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet -une victime potentielle du prochain remaniement ministériel même si elle a capitulé pour sauver sa peau dans le dossier des redevances minières- fournit un autre exemple du sort réservé aux réformistes au sein du PQ. Ex-présidente de la coalition Eau Secours, cette ingénieure à Hydro-Québec s’était jointe au club SPQ libre avant d’être élue députée de Vachon où son prédécesseur, le psychologue Camil Bouchard, auteur du célèbre rapport «Un Québec fou de ses enfants», avait démissionné parce qu’il était désabusé de son expérience péquiste.

Dernier exemple, l’environnementaliste Daniel Breton, ci-devant ministre de l’Environnement, que la première ministre Marois a prestement relégué à l’arrière-ban après le dévoilement d’anicroches sans conséquence dans sa vie personnelle.

Quand serons nous enfin débarrassés de cette engeance prétendument réformiste qui nuit au développement d’une gauche progressiste et indépendantiste ? Heureusement qu’elle a de moins en moins de poids dans l’arène politique et qu’elle semble une espèce en voie d’extinction !

Paul Cliche,
Montréal,
10 juin 2013

mardi 23 juillet 2013

UNE TRAGÉDIE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

En tant que membre du réseau écosocialiste
je me permet de mettre l'article au complet
à titre d'information



Lac-Mégantic
UNE TRAGÉDIE SOCIALE ET ÉCOLOGIQUE

vendredi 12 juillet 2013, par Le Réseau écosocialiste

Le Québec vit la plus brutale catastrophe écologique de son histoire. Le 6 juillet 2013, à la tombée de la nuit, un convoi de 72 wagons-citernes contenant du pétrole brut a déraillé dans le centre-ville de Lac-Mégantic, petite municipalité de 6000 habitants de la région de l’Estrie. Une série d’explosions et un incendie ont complètement détruit une trentaine de bâtiments, dont la bibliothèque municipale, les archives de la ville, des bâtiments patrimoniaux, des commerces et des résidences. Bilan de l’accident jusqu’à maintenant : cinquante personnes décédées, dont plus de la moitié n’ont même pas été retrouvées.

Sur le plan environnemental, l’accident a détruit une conduite d’eau centrale, obligeant les citoyens à ne plus consommer l’eau du robinet. De plus, un important déversement de 10 000 litres d’hydrocarbures dans le lac Mégantic et la rivière Chaudière, qui traverse la Beauce avant de se déverser dans le fleuve Saint-Laurent, risque d’affecter plusieurs municipalités riveraines avoisinantes, comme les villes de Saint-Georges et Lévis, entre autres. Devant ce désastre sans précédent, il faut doubler de solidarité avec les habitant.e.s de Lac-Mégantic et ne pas rester indifférent.e.s.

Il est donc nécessaire d’identifier les causes de ce phénomène, et non simplement s’attarder aux effets, afin de pouvoir remédier à la source de cette catastrophe. Il faut d’abord reconnaître qu’il ne s’agit pas d’un incident isolé, résultant d’un simple problème de frein ou de train sans conducteur. La catastrophe de Lac-Mégantic est plutôt le symptôme d’une cause systémique : la logique de rentabilité inscrite dans le brusque virage pétrolier pan-canadien. Les risques de déversement et d’explosions se généraliseront sans doute au Québec, malgré le discours rassurant de l’industrie et de nos gouvernements.

Il ne s’agit pas ici ni d’alarmisme, ni de récupération politique. Refuser de politiser de telles tragédies, c’est refuser de prendre les moyens pour que de tels événements ne se reproduisent plus. Dans un témoignage ahurissant d’un père qui vient de perdre son fils, le citoyen Raymond Lafontaine met le doigt sur le laxisme des dirigeants qui négligent la population et roulent à l’argent. « Faut arrêter ces bombes-là, il faut que ça change », répète-t-il à plusieurs reprises.

Les causes de la catastrophe

L’enquête sur l’événement portera sans doute sur les causes matérielles et immédiates de l’accident. Cependant, elle ne tiendra peut-être pas compte des causes efficientes et médiates, c’est-à-dire de la dynamique économique et politique qui contribue à l’augmentation systématique de tels risques. Par exemple, l’écart de prix entre le baril de pétrole albertain et celui de l’étranger arrivant dans l’Est canadien, incite des raffineries comme la Irving Oil au Nouveau-Brunswick, à se tourner vers des solutions d’approvisionnement moins coûteuses. Cela encourage la progression vertigineuse du transport de pétrole par train sur le Canadien National, qui est passée de 5000 wagons-citernes en 2010 à environ 30 000 wagons en 2012 [1].

La raffinerie Irving est située au bout d’un système ferroviaire partiellement contrôlé par l’entreprise américaine Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), propriétaire de la ligne sur laquelle le train a déraillé. La MMA est une filiale de Rail World en Illinois, une firme multinationale spécialisée dans la gestion « de chemins de fer, de consultation et sociétés d’investissement spécialisé dans les privatisations et les restructurations. Son but est de promouvoir la privatisation de l’industrie ferroviaire en réunissant les organismes gouvernementaux qui souhaitent vendre leurs participations au capital d’investissement et leur expertise ». La privatisation des profits et la socialisation des risques ne sont pas des phénomènes anodins, si on regarde les pertes énormes subies par des communautés comme celle de Lac-Mégantic, les municipalités n’ayant aucun droit de regard quant au contenu des substances transportées par les trains sur leur territoire [2].

La négligence n’est pas le fruit du hasard, mais d’une décision délibérée visant à maximiser les profits. La logique capitaliste, étroitement liée à la propriété privée des moyens de production, l’apologie de l’économie de marché et la pression constante des gains de productivité, est directement en cause ici. D’ailleurs, le dirigeant de MMA, Ed Burkhardt, a affirmé au magazine Eastern Railroad News qu’après la fin d’un conflit de travail qui sévissait alors au Canadien Pacifique, MMA comptait passer à un horaire de six jours par semaine, dans les deux sens, de Montréal à Brownville Junction (Maine). De plus, l’entreprise a décidé d’économiser 4,5 millions $ et de miser sur « l’efficacité » en remplaçant ses équipes de travail par des appareils de contrôle à distance [3]. Le grand patron de MMA, farouche partisan des trains à un employé, a fait pression sur la Federal Railroad Administration et Transports Canada, avant d’obtenir le feu vert par la première en 2009, et la seconde en 2012 [4].

Le principe de réduction de coûts sur le capital variable (les salaires) et l’accroissement de la productivité par l’introduction de nouvelles technologies montre ainsi qu’une des causes efficientes de ce type d’incident est le principe de l’accumulation de la valeur, qui fait fi de considérations morales, sociales et environnementales minimales. Qui plus est, nous ne pouvons pas compter sur le gouvernement canadien pour assurer une régulation en termes de sécurité publique. « Des experts de Transport-Canada ont affirmé il y a neuf ans que 80% des wagons-citernes destinés au transport de pétrole au pays ne pouvaient pas opérer de façon sécuritaire. Au lieu de régler le problème, le gouvernement a permis aux compagnies pétrolières d’augmenter considérablement le transport des hydrocarbures à travers nos communautés ». [5]

Les dérives autoritaires de l’État canadien

Le fait que le Canada soit devenu un « État pétrolier » n’est pas à négliger. Un régime extractiviste, tourné vers l’exploitation et l’exportation massive des hydrocarbures, bafoue les règles élémentaires de la démocratie, la santé publique, la protection de l’environnement et les droits humains. Le gargantuesque projet des sables bitumineux, représentant l’une des pires catastrophes écologiques mondiales à l’heure actuelle, repose sur le soutien actif du gouvernement canadien. Mais cela ne relève pas uniquement de l’idéologie archaïque du Parti conservateur de Stephen Harper ; celui-ci ne fait qu’exprimer, dans sa pleine force, la logique néolibérale associée à la mondialisation et la dérégulation des marchés.

L’État n’est pas seulement pris dans un système économique qui lui impose de favoriser le flux des capitaux au détriment des normes sociales et environnementales ; il rend possible cette exploitation généralisée par le biais d’institutions, de politiques publiques et de dérèglementations. L’État néolibéral obéit aux principes de la concurrence marchande, en se faisant à la fois facilitateur (soutien des investissements privés), distributeur (création des occasions d’affaires), et compétitif (réorganisation concurrentielle des services publics). Les nombreux « projets de lois mammouths » confirment que l’État néolibéral canadien représente une « condensation matérielle de rapports de forces », prêt à sacrifier la démocratie libérale pour assurer l’hégémonie d’une classe de possédants sur les communautés dépossédées de tout pouvoir économique et politique réel.

Le piège des oléoducs

Pour mener à bien ses projets pétroliers néocolonialistes, le Canada est prêt à menacer l’Union européenne (désirant étiqueter les sables bitumineux comme étant beaucoup plus polluants que le pétrole conventionnel), et Barack Obama (plutôt frileux face au projet de pipeline Keystone XL de TransCanada, étant engagé dans la lutte aux changements climatiques). Les principaux arguments adressés aux adversaires des sables bitumineux sont que les oléoducs n’augmentent pas les taux d’émission de gaz à effet de serre, qu’ils sont sécuritaires, créent des emplois, et qu’il est inutile de s’y opposer fondamentalement, car ils se rendront à leur point de destination de toute façon, que ce soit par train ou par camion. Comme un déraillement de train montre le danger de ce moyen de transport, il n’est pas surprenant que le Globe and Mail récupère la catastrophe en affirmant : « Quebec tragedy reminds us pipelines are safest way to transport oil ». [6]

La controverse de l’inversion de la ligne 9B de la compagnie Enbridge doit être comprise à l’aune de cette conjoncture. Les oléoducs ne représentent pas une alternative au transport de pétrole par train. Premièrement, ils présentent d’importants risques pour l’eau potable et les terres agricoles ; l’oléoduc 9B traverse la rivière des Outaouais, en amont de Montréal, une fuite pouvant compromettre l’approvisionnement en eau de 2 millions de personnes. Deuxièmement, le bilan d’Enbridge sur la fiabilité de ses installions est désastreux ; l’Institut Polaris montre que la compagnie est responsable de 804 déversements en Amérique du Nord, entre 1999 et 2010. Une moyenne de 73 accidents par année ne devrait-elle pas réconforter les communautés ? Troisièmement, bien que des compagnies multimilliardaires comme Ultramar prétendent que le transport de pétrole par trains est 40 fois plus risqué que le transport par pipelines, il n’en demeure pas moins que ces derniers déversent trois fois plus d’hydrocarbures que les premiers [7].

Malgré la rhétorique rassurante de l’industrie, qui souligne le caractère mineur et réversible de ses déversements, « la présidente du comité exécutif, Josée Duplessis, note que même si Enbridge exploite son oléoduc entre Montréal et Sarnia depuis 37 ans, elle n’a jamais partagé ses plans d’urgence avec les autorités municipales ». C’est pourquoi la ville de Montréal, a émis de sérieuses réserves à l’inversion du pipeline dans une lettre déposée à la consultation publique de l’Office national de l’énergie. [8] Pendant ce temps, Enbridge continue de donner des pots-de-vin aux municipalités de la couronne Nord de Montréal, que ce soit sous forme de dons de 10 000$ (Mirabel), l’achat de VTT (Saint-André d’Argenteuil), le financement d’événements comme des épluchettes de blé d’Inde (Montréal-Est) ou la Fête de la Pêche Enbridge (Boisé Belle-Rivière).

Le virage pétrolier du Québec

Malheureusement, les trois principaux partis dominants de la scène nationale sont solidement accrochés à la logique néolibérale et pétrolière. Même le Parti québécois, fervent défenseur de la « souveraineté-association », fait reposer l’indépendance énergétique sur l’exploitation des hydrocarbures en sol québécois, en « partenariat » avec le pétrole albertain.

« Le gouvernement Marois s’est donné des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la consommation de combustibles fossiles. Des objectifs qui sont cohérents avec la volonté d’exploiter le pétrole québécois et d’importer celui tiré des sables bitumineux albertains, a expliqué jeudi au Devoir la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. » [9] Outre le caractère contradictoire de ce discours, « l’intérêt économique » pour les deux raffineries québécoises semble primer sur la réduction des gaz à effet de serre, et les potentiels revenus pour l’État québécois semblent plus alléchants que la protection des communautés de la Gaspésie, le parc naturel d’Anticosti et l’environnement maritime du golfe Saint-Laurent. Comme dit M. Lafontaine, nos dirigeants « roulent à l’argent ».

Cependant, cette obsession pour les revenus de l’État n’est pas un phénomène conjoncturel, résultant de mauvaises décisions de politicien.nes. Il s’agit plutôt d’une crise fiscale structurelle, occasionnée par l’obsession du déficit zéro qui amène d’importantes coupures dans les dépenses publiques (austérité). Comme ces mesures ne permettent pas de relancer la croissance, mais font plutôt reposer celle-ci sur la consommation des ménages (dont les revenus stagnent), le recours au crédit et à l’endettement devient le principal moyen de pallier à la crise. Or, comme l’endettement comporte des limites objectives (capacité de payer) et subjectives (tolérance au surendettement), la « reprise financiarisée » au Québec et au Canada est condamnée à rester prisonnière d’une trappe austérité/stagnation [10]. Malgré la saine gestion des dépenses (austérité), les revenus de l’État continuent de chuter (stagnation), ce qui nécessite à nouveau des compressions et des mesures de restructuration, ad nauseam.

Le virage vers l’exploitation massive des ressources naturelles (le Nord pour tous) et les hydrocarbures représente une réponse désespérée et écologiquement ruineuse à un problème économique structurel. La crise écologique est accentuée par les politiques d’austérité, et celles-ci contribuent à exploiter toujours davantage les communautés et les écosystèmes. L’État néolibéral québécois réplique machinalement le modèle colonial canadien, qui néglige le développement des industries, la substitution des importations et la diversification de l’économie, en préférant les barrages, pipelines, raffineries et les exportations massives de matières premières. « S’il existe des différences culturelles entre le Québec et le Canada anglais, la culture économique, elle, est la même. […] Il est illusoire de penser que les banquiers, les politiciens et les fonctionnaires, fascinés par le chant des sirènes de l’exploitation des ressources naturelles, des filières préfabriquées de sociétés étrangères et des projets technologiques grandioses, se mettront à l’écoute. [11] »

La métaphore de la rivière glacée

Par ailleurs, une évaluation étroite des risques masquerait-elle une réflexion plus générale sur les alternatives au modèle de développement actuel ? Dans son livre Making better environmental decisions (2000), Mary O’Brien prend l’exemple d’une femme qui désire traverser une rivière montagneuse à l’eau glacée. Elle se fait conseiller par une équipe de quatre évaluateurs de risques, composée d’un toxicologue, un cardiologue, un hydrologiste et un spécialiste du ministère de l’Environnement.

Le premier remarque que l’eau n’est pas toxique, mais seulement très froide. Le deuxième considère que les risques d’arrêt cardiaque sont faibles, car la femme est en bonne santé. Le troisième évalue qu’il est possible de nager parce que la rivière est peu profonde et dépourvue de tourbillons. Enfin, le quatrième suggère de traverser parce que les risques sont minimes comparativement au réchauffement climatique, la destruction de la couche d’ozone et la perte de biodiversité.

Étonnement, la femme refuse de traverser à la nage. « Pourquoi ? », s’exclament les spécialistes qui ont calculé sa chance de mourir à seulement 1 sur 4 millions. Comme la femme refuse encore, les spécialistes perdent patience et l’accusent d’immobilisme. Visiblement, celle-ci semble avoir une « crainte irrationnelle » des risques, et une mauvaise compréhension des avantages de ce projet. Mais la femme se retourne et pointe à l’horizon : il y a un pont.

L’évaluation des alternatives

Pendant que les experts évaluaient les risques d’une seule option, la femme évaluait les alternatives. Elle considère que ça ne vaut même pas la peine de prendre froid en traversant à la nage, compte tenu des options qui s’offrent à elle. Une délibération collective sur les stratégies énergétiques, les limites de la croissance économique, la justice sociale, la résilience communautaire et écologique, pourrait s’inscrire dans cette perspective. Une évaluation globale des alternatives au développement doit remplacer la logique étroite des risques, en partant de plusieurs principes :

1) Il n’est pas acceptable de menacer l’intégrité physique des communautés humaines et non humaines s’il existe des alternatives raisonnables.

2) Personne ne peut définir pour quelqu’un d’autre ce qui représente un dommage « acceptable ».

3) Nous devons envisager et réaliser les alternatives les moins dommageables pour la population actuelle, les générations futures et les écosystèmes.

4) Il est difficile de penser des alternatives au statu quo, car des individus, des entreprises et des gouvernements ont intérêt à le préserver.

5) Le prérequis essentiel au changement politique est de reconnaître le fait qu’il existe des alternatives.

6) De véritables changements dans les comportements et les habitudes dommageables des individus et des collectivités (dépendance au pétrole, étalement urbain, surconsommation, etc.) ne peuvent pas se réduire à l’éthique et la responsabilité individuelle ; ils doivent être accomplis par l’action politique.

La transition énergétique

La catastrophe de Lac-Mégantic soulève une alternative civilisationnelle : la transition énergétique. Celle-ci désigne le passage d’un système énergétique basé sur les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, nucléaire) vers un mode de développement faisant usage des énergies renouvelables : solaire, éolien, géothermie, biomasse, etc. Cette transition ne se limite pas au type de ressources utilisé, mais implique la modification de la structure énergétique. Elle requiert le passage d’un mode de production fondé sur la demande croissante d’énergie, et l’instauration d’un mode de production reposant sur la planification de la descente énergétique. Une réelle transition suppose donc d’importantes transformations comportementales, sociotechniques, économiques et politiques.

Pour effectuer un changement social d’une telle ampleur, celui-ci doit être envisagé globalement et concrètement, c’est-à-dire à l’intérieur des dynamiques de la société québécoise. La mise en pratique du projet de transition énergétique doit donc être précédée d’une analyse de la situation et des rapports de forces, qui prend sérieusement en compte les contraintes sociales, culturelles, institutionnelles, économiques et politiques qui entravent un tel développement. Mais l’analyse historique et géographique de cette conjoncture ne saurait être complète sans dégager les principales luttes relatives aux enjeux énergétiques. C’est pourquoi l’examen des mouvements sociaux, mobilisations citoyennes et coalitions luttant contre les hydrocarbures (gaz de schiste, sables bitumineux, oléoducs) permet de mettre en évidence les obstacles, mais également les possibilités réelles d’une alternative énergétique.

Si l’étude des blocages et des acteurs collectifs de la transition éclaire le terrain des conflits sociaux et des contradictions sur lesquelles un nouveau système énergétique pourra émerger, elle demeure muette quant à la nature des réformes institutionnelles nécessaires et du projet politique attaché à une telle transformation. De plus, la réalisation d’une alternative radicale et démocratique suppose un ensemble de stratégies permettant de lier un parti défendant l’intérêt de la majorité sociale aux syndicats, groupes écologistes et mouvements citoyens, afin que la transition énergétique devienne légitime, mobilisatrice et efficace.

L’énigme de l’accident de Lac-Mégantic ne doit pas être résolue par une enquête étroite, des accusations individuelles, quelques modifications règlementaires superficielles et de fausses promesses de sécurité. Cet épisode ne se réduit pas à un problème technique, mais représente le tremplin d’une mobilisation sociale, d’une action politique, visant à la fois la transition écologique et l’émancipation populaire du joug des grandes entreprises sans scrupules et de l’État canadien complaisant.

Le Réseau écosocialiste

Notes

[1] François Desjardins, « Croissance sans précédent du transport de pétrole par train », Le Devoir, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/act..., 8 juillet 2013.

[2] Bahador Zabihiyan, « Transport : les municipalités tenues dans le noir », Le Devoir, [En ligne], 9 juillet 2013 http://www.ledevoir.com/societe/act...

[3] Nick Sambides Jr., « MMA Railway using remote control », Bangor Daily News, [En ligne], http://bangordailynews.com/2010/05/..., 29 janvier 2011.

[4] François Desjardins, « Le grand patron de MMA, farouche partisan des trains à un employé », Le Devoir, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/act..., 9 juillet 2013

[5] Keith Stewart, « Is the oil industry using unsafe rail cars to transport crude ? », Greenpeace Canada, [En ligne], http://www.greenpeace.org/canada/en..., 21 mai 2013.

[6] Diana Furchtgott-Roth, « Quebec tragedy reminds us pipelines are safest way to transport oil », The Globe and Mail, [En ligne], http://www.theglobeandmail.com/comm..., 7 juillet 2013.

[7] Eliot Carom, « Pipelines Spill Three Times as Much Oil as Trains, IEA Says », Bloomberg, [En ligne],14 mai 2013, http://www.bloomberg.com/news/2013-...

[8] Martin Croteau, « Enbridge : Montréal émet de sérieuses réserves sur l’inversion du pipeline », La Presse, [En ligne], http://www.lapresse.ca/actualites/m..., 5 juillet 2013.

[9] Alexandre Shields, « Politique énergétique - Québec veut le pétrole sans les GES », Le Devoir, [En ligne], http://www.ledevoir.com/environneme..., 5 juillet 2013.

[10] Éric Pineault, Cette fois, est-ce différent ? La reprise financiarisée au Canada et au Québec, Rapport de recherche, Institut de recherche et d’informations socio-économiques, juin 2013.

[11] Jane Jacobs, La question du séparatisme. Le combat du Québec pour la souveraineté, VLB Éditeurs, 2012, pp.66-68

INFORMATION PRISE ICI

lundi 22 juillet 2013

Incendies en Minganie: des pompiers de la SOPFEU révoltés

Une autre conséquence de la privatisation. 

Les pompiers de la SOPFEU sont mobilisés pour
protéger en priorité les compagnies forestières
plutôt que les villages du Québec et leurs citoyens.



Incendies en Minganie: des pompiers de la SOPFEU révoltés

Publié le 21 juillet 2013 à 05h00
Gilbert Lavoie
Le Soleil


(Havre-Saint-Pierre) Vous voulez savoir pourquoi on a laissé brûler la Minganie? Les pompiers de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) le savent eux, et ils sont révoltés.

 Lisez ce message reçu samedi matin par courrier électronique: «Bonjour M. Lavoie, nous sommes 21 pompiers en direction de la Côte-Nord, pas pour Havre-Saint-Pierre, mais Manic 5, et oui il y a du bois à protéger pour les compagnies forestières. Nous sommes aussi enragés que la population de la Minganie. Nous voulons être entendus et dirigés par le gouvernement, pas par la SOPFEU, qui est à la solde de l'industrie forestière.

Vous savez où ils étaient ces pompiers, pendant que les feux de forêt isolaient Natashquan et encerclaient la baie Johan-Beetz? On les a envoyés dans la région du lac Mistassini pour protéger la machinerie des forestières et une forêt coupée à blanc ou réduite à des arbres sans grande valeur, selon les pompiers qui sont allés sur les lieux. «On a dépensé 8 millions $ en 11 jours dans ce secteur. C'est scandaleux», a révélé l'un d'entre eux. «Pendant ce temps-là, on entendait parler des feux en Minganie, mais on ne pouvait pas y aller.»

Les pompiers de la SOPFEU font valoir qu'ils ne relèvent plus du gouvernement depuis une quinzaine d'années. Lors de la privatisation, les forestières assumaient la moitié des coûts de l'organisme, mais Québec prend la totalité des coûts depuis la dernière crise forestière. Malgré tout, c'est l'industrie, selon eux, qui établit les priorités d'intervention lorsqu'il y a des incendies. Avec le résultat qu'on a vu en Minganie. Selon eux, le gouvernement doit reprendre le contrôle de l'organisme.

LA SUITE ICI

Oui prenez le temps d'aller lire la suite ca en vaut le coup

Merci à M.Lavoie pour cet article .

dimanche 21 juillet 2013

Ce faiseur de bulles

Voir les 6 photos après le texte.


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Ce faiseur de bulles 

Voici les photos que j'ai prise d'un amuseur publique que j'ai aimé.

Des bulles, oui il faisait des bulles comme s'il aurait voulu faire un poème en image à cette Place d'Armes.

Cette Place d'Armes maintenant sans âme.

J'avoue que j'ai bien aimé ce qu'il faisait, le voir émerveiller les enfants.

Dommage je n'avais pas un sous sur moi à mettre dans son chapeau.

Publié ici ces photos est ma façon de lui dire bravo.

Si ce faiseur de rêve se reconnaît il peut toujours communiquer avec moi je me ferais un plaisir de vous transmettre son nom.

Si vous passez par cette Place d'Armes à Montréal, et qu'il s'y produit et que vous avez des sous qui sont trop pesants dans vos poches, pensez à lui il le mérite il fait un bon travail.

VOICI MES 6 PHOTOS:


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Effectivement les enfants étaient émerveillés et courraient vers lui.


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Il faut avoir du talent pour faire un bon spectacle avec pas grand chose.


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Oui un peu de poésie cette Place d'Armes en a bien de besoin.


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Le plaisir de s'évader par l'émerveillement.


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Comme un chef d'orchestre.


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Des bulles montant vers le ciels comme des rêves.

Exterminés par le cumulatif de nos individualismes.

IMPORTANT PETITE CORRECTION AVANT DE LIRE L'ARTICLE CONCERNANT :


VIGILE DE REVENDICATION DE DROIT + DE SOLIDARITÉ AVEC DENIS POITRAS:


Veilliez noté qu'il y aurait eu un malentendu et que la Vigile se tiendrait :


En face du Complexe Desjardins 150 rue St-Catherine ouest

C'est toujours lundi le 22 a 14h

Merci pour votre attention.


VOICI L'ARTICLE D'AUJOURD'HUI :


Exterminés par le cumulatif de nos individualismes.

Par Sergio de Rosemont

Oui sûrement que dans peu de temps, d'années qu'on découvrira d'autres planètes habitables très semblables à notre Terre dans d'autres systèmes solaires.

Oui je sais c'est invitant de belles planètes toutes neuves et où la vie soit possible.

Sauf que la mauvaise nouvelle est qu'avant que nous disposions de connaissances technologiques nous permettant d'atteindre ces planètes en un délai raisonnable, nous en avons encore pour quelques siècles si c'est pas une couple de millénaires.

Le problème c'est qu'il y a de grandes chances que nous disparaissions bien avant d'avoir acquis ces technologies nous permettant d'atteindre d'autres planètes où la vie est possible.

Pourquoi ?

Par ce que nous sommes en train de détruire la seule planète où la vie est possible que nous avons à notre disponibilité !

Nous sommes en trains de nous auto-exterminer par le cumulatif de nos individualismes.

Au lieu de chercher à améliorer nos villes afin de les rendre plus agréables à y vivre de façon collective et plus en harmonie avec l'environnement, les citoyens préfèrent ne penser qu'à leur petit individualiste avec la si importante priorité à avoir à supporter leurs semblables le moins possible.

Ce qui provoque l'étalement urbain sacrifiant des sols arables utiles pour l'alimentation.

Oui avoir son bungalow personnalisé mais pourtant si semblable aux autres.

Effectivement avoir son propre terrain assez grand pour que son bungalow ne soit pas trop collé sur celui du voisin.

Que cela cause la perte de terres arables et de zones humides ( marais ) nécessaires à l'équilibre écologique, et que leur choix participe donc au dérèglement de la température planétaire est secondaire.

Ce qui compte c'est le confort de son MOI !

Au lieu de chercher à améliorer nos moyens de transport en commun pour les rendre réellement efficaces, performants, confortables et le penser pour qu'il soit réellement accessible à tous, NON, on préfère encore prioriser encore l'automobile, ce mode de transport le plus polluant qu'il soit.

Ces gouvernements qui au lieu de mettre la priorité sur la transformation de nos réseaux de transport pour mettre les modes de transport collectifs comme étant prioritaires, question d'amener les citoyens à prioriser les transports en commun au lieux de l'automobile individuelle.

Non ces dirigeants préfèrent encore prioriser l'usage de l'automobile.

Et que dire de ces citoyens qui non seulement privilégient l'automobile au transport collectif , mais qui en plus trop souvent vont préférer la grosse voiture ou un VUS au lieux d'un hybride ou d'une sous-compacte ?

Ha oui c'est vrai le LOOK !

Surtout lorsqu'on sait trop bien que le transport avec des véhicules fonctionnant avec des énergies fossiles est la principale cause du débalancement climatique planétaire.

Au moment où je commençais à écrire ce texte, j'étais en train de regarder à la T.V. le documentaire H2-oil, un documentaire sur les effets pervers des sables bitumineux et de leur exploitation.

Comme il y était mentionné, cette exploitation dans son état actuel de développement émet en gaz à effet de serre l'équivalent de ceux de 15 000 000 voitures.

Cette exploitation est présentement la principale cause de ce dérèglement climatique, pensons à cette inondation de Calgary

Le Dr David Suzuki pose une excellente question :
LES INONDATIONS EN ALBERTA SONT-ELLES UN SIGNE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ?
http://www.pressegauche.org/spip.php?article14595

Et tout ca pourquoi ?

Pour le profit bien sûr !

Mais pourquoi est ce si payant pour cette industrie ?

À cause de ce culte moderne de l'INDIVIDUALISME encourageant et privilégiant cette voiture, ce transport individuel aux modes collectifs.

Et ces citoyens, ces gouvernements et ces entreprises automobiles et pétrolières ont créé un cercle vicieux, un engrenage vénéneux que si nous ne stoppons pas nous dirigera direct vers notre suicide collectif, vers notre auto-extermination !

Les citoyens veulent leur propre voiture individuelle pour le confort de leur si précieux individualisme plutôt que d'user des transports collectifs.

Alors les entreprises y voient l'occasion idéale d'y faire fortune et non seulement fabriquent-ils ces véhicules mais en plus y produisent le carburant pour ces voitures pour répondre à la demande du confort de l'individualisme de ces citoyens consommateurs.

Alors les gouvernements y voyant l'occasion de récolter des taxes à profusion facilitent la tâche à ses entreprises.

Alors ces citoyens voyant qu'il était de plus en plus facile de se procurer une automobile, en désirèrent de plus en plus.

Alors ces entreprises augmentèrent la cadence de production.

Et alors voilà ce cercle vicieux mi en mouvement !

Un cercle vicieux agissant comme une spirale ne cherchant qu'à prendre de plus en plus d'ampleur.

Une spirale où les entreprises et gouvernements ont développé une appétit aveugle pour les profits ou les taxes.

Une appétit où la sécurité et la préservation n'ont plus de place et nous menant ainsi à des catastrophes comme l'Exxon Valdez
 
24 mars 1989 : Déversement d'hydrocarbures en Alaska par l'Exxon Valdez
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=547

Ou comme dans le golfe du Mexique, vous vous rappelez ?
 
22 avril 2010 : Déversement de pétrole dans le golfe du Mexique
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=1087

Et maintenant Mégantic
 
Lac-Mégantic : Catastrophe ferroviaire, tragédie et criminalité des entreprises
http://www.mondialisation.ca/lac-megantic-catastrophe-ferroviaire-tragedie-et-criminalite-des-entreprises/5342815

Dites-moi combien de catastrophes de la sorte avons nous encore de besoin pour comprendre ?
 

Si nous ne cessons pas ce cercle vicieux il ne nous restera approximativement 100 ans avant l'accomplissement de notre auto-extermination....

Peut-être 200 en étant très généreux !

Et pendant ce temps nous voyons nos gouvernements fleurter avec ces entreprises pétrolières et être leurs valets dans cette idée de pipelines juste au nom du Profit et cela même si ca doit mettre notre survie en jeu.

Oui malheureusement pour ces partis de droite au pouvoir à Québec et à Ottawa le Profit a maintenant priorité sur notre survie collective, sur notre propre existence !

Oui effectivement je l'avoue, je fais parti de ceux qui s'intéressent à l'exploration spatiale, à l'astronomie et les exoplanètes qui pourraient ressembler à la terre.

Mais par contre je comprend et j'aimerais que nous comprenions tous comme collectivité que notre PRIORITÉ devrait être de mettre tous nos efforts à sauver notre planète pendant que nous avons encore une petite possibilité de réussir.

Seul chacun de notre bord nous pouvons pas, par contre tous ensemble nous le pouvons !

samedi 20 juillet 2013

Contre la Loi anti-gai de Russie : Portons le drapeau arc-en-ciel aux Olympiques de Sochi 2014

Je soutiens cette cause car eux aussi ont le droit
à leur place dans notre société autant que
n'importe quel autre citoyen.



Adressée à : Monsieur Jacques Rogge
 
Cette pétition sera remise à:
 

Président du Comité international olympique
Monsieur Jacques Rogge


Contre la Loi anti-gai de Russie : Portons le drapeau arc-en-ciel aux Olympiques de Sochi 2014

Par solidarité nous devons dénoncer la loi anti-gai que vient de promulguer le président russe Vladimir Poutine. Cette loi criminalise les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres (LGBT) de Russie, pour les cent prochaines années ainsi que toutes les personnes LGBT voyageant dans ce pays.

Il est donc important que les athlètes et les touristes qui seront présents lors des Jeux olympiques de Sochi, en février 2014, portent avec FIERTÉ l'effigie du drapeau arc-en-ciel par SOLIDARITÉ avec les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres (LGBT) de Russie, mais aussi envers les athlètes LGBT du monde entier, car cette loi, contrevient non seulement à la Déclaration universelles des droits de l’homme, mais aussi à l’article 6 de la Charte olympique.

Il est inadmissible qu’un pays qui reçoit un événement de cette envergure puisse avoir une telle législation à l’endroit des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres. Si cette nation veut être considérée comme l’égale des grandes nations de ce monde elle doit assurer le respect des droits humains.

Outre les sévères sanctions pour les russes des communautés LGBT, les visiteurs de tous les pays, pourront dorénavant être passibles d’une peine de prison de 14 jours s’ils sont pris à porter des effigies du drapeau arc-en-ciel, à se tenir par la main ou parler de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre en plus de se voir expulsé par la suite.

Le Comité international olympique (CIO) se doit d’intervenir à la faveur des visiteurs et athlètes LGBT. Si le CIO a déjà banni l’Afrique du Sud des Olympiques pendant plus de 28 ans à cause de son régime d’Apartheid, il serait indécent que le Comité demeure inactif avec une loi qui criminalisera les personnes LGBT pour les prochains cent ans.


Nous espérons donc ne pas devoir demander le boycott des Jeux, car nous espérons pouvoir célébrer les réussites de l’ensemble des athlètes incluant celles des athlètes LGBT.

Communiqué : http://www.conseil-lgbt.ca/2013/07/sochi-2014-le-conseil-quebecois-lgbt-presse-le-ministre-des-affaires-etrangeres-john-baird-dagir/

POUR SIGNER LA PÉTITION

Montréal, l’incorrigible : Mise sous tutelle deux fois, la Ville a été l’objet de cinq enquêtes publiques depuis 100 ans

Paul Cliche nous rappel des faits pertinents
de l'histoire de Montréal



Montréal, l’incorrigible :
Mise sous tutelle deux fois, la Ville a été  l’objet de cinq enquêtes publiques depuis 100 ans

par Paul Cliche, militant progressiste

En ce début de campagne électorale à Montréal, voici l’histoire des cinq commissions d’enquêtes publiques et des deux mises en tutelle qui ont marqué au fer rouge l’histoire de Montréal depuis un siècle. Elle met en lumière des faits extrêmement révélateurs où les scandales se succèdent sans arrêt. L’axiome veut que «le passé soit garant de l’avenir». Espérons que ce ne soit pas le cas pour la métropole du Québec suite aux résultats électoraux du 3 novembre prochain.

- L’enquête Cannon: La première commission d’enquête, déclenchée en 1909 sous la pression d’un groupe de citoyens qui ont dénoncé 12 conseillers, a été présidée par le juge Lawrence John Cannon. Son rapport a décrit l’administration municipale comme étant «saturée de corruption provenant surtout de la plaie du patronage».

- Médéric Martin, un maire populiste et corrompu: Malgré qu’il ait été un des conseillers municipaux accusés de malversation de fonds à cette occasion, Médéric Martin, un populiste ayant un sens aiguisé de la répartie, a par la suite été maire pendant 12 ans avant d’être défait en 1926 par un autre populiste, Camillien Houde. Pendant son règne il s’est trouvé mêlé à des scandales après avoir accordés des contrats à des entrepreneurs. A noter que Martin, un fabricant de cigares, avait débuté sa carrière politique comme député libéral fédéral. Il l’a terminé comme conseiller législatif libéral non élu à Québec

- La tutelle de 1918: C’est d’ailleurs pendant le deuxième mandat du maire Martin que Montréal a été mise sous tutelle à cause de sa situation financière désastreuse par le gouvernement de Lomer Gouin. Pour rétablir la situation, on a tenu un référendum qui a approuvé, en 1921, la création d’un comité exécutif chargé de mettre de l’ordre dans l’administration. Incidemment, lors de ce référendum qui a également porté sur le choix d’un mode de scrutin, les électeurs montréalais ont appuyé à 38% la représentation proportionnelle.

- L’enquête Coderre: C’est aussi à la fin d’un des mandat du maire Martin qu’une deuxième commission d’enquête, présidée par le juge Louis Coderre, a été déclenchée en 1924 encore sous la pression populaire. Son rapport n’a pu que constater que rien n’avait changé depuis l’enquête Cannon: les pots-de- vin étaient toujours pratique courante et la police toujours aussi corrompue. Ce rapport n’a pas eu de suites. Sous l’œil complaisant du gouvernement libéral d’Alexandre Taschereau, il été vite tabletté par le comité exécutif de la Ville qui avait pourtant été créé quelques années plus tôt pour mettre de l’ordre dans l’administration.

- La tutelle de 1940: En 1940, pendant le deuxième mandat du maire Adhémar Raynault, un ex-député de l’Union nationale, le gouvernement libéral d’Adélard Godbout a imposé une deuxième tutelle à Montréal qui a duré jusqu’en l944. La détérioration de la situation financière de la métropole au cours des années 1930 avait alors incité les milieux d'affaires à exercer des pressions pour obtenir des changements au niveau de l'administration. En réponse à ces pressions, le gouvernement a imposé à Montréal une réforme d'envergure en mettant en place le «régime des 99». Le Conseil de Ville comptera dorénavant 99 membres divisés en droit catégories de 33 membres chacune. Il s'agit de la classe A, formée des conseillers élus par les propriétaires; de la classe B, formée des conseillers élus par l'ensemble des électeurs, propriétaires et locataires, puis de la classe C, formée par des représentants des associations ou corps publics tels que la Chambre de commerce, etc. Ce régime en partie corporatiste a duré jusqu’en 1960 alors qu’il a été aboli par le gouvernement Lesage.

- L’enquête Caron: En 1950, après plusieurs année de campagne du Comité de moralité publique dont un des avocats était le futur maire Jean Drapeau, une commission, présidée par le juge François Caron, a été créée pour enquêter sur les liens qu’entretenaient la police, le crime organisé et le monde municipal pour maintenir les bordels et les maisons de jeux en activité. Dénonçant le règne de la pègre, son rapport a été déposé en 1954 à trois semaines des élections où Drapeau a été élu maire, Camillien Houde ne se représentant pas. Suite à cette enquête des accusations ont été portées et 20 personnes ont été déclarées coupables.

- L’enquête Malouf: Mise sur pied en 1977 par le gouvernement Lévesque afin de faire la lumière sur les dépassements de coûts astronomiques engendrés par l’organisation des Jeux olympiques de 1976, cette commission d’enquête a été présidée par le juge Robert Malouf. Des fraudes, des vols, des actes de vandalisme et des détournements de matériaux ont été mis en preuve devant la commission qui a duré plus de trois ans. Il a même été démontré que le président du comité exécutif, Gérard Niding, s’était fait construire une maison aux frais des contribuables. Le maire Jean Drapeau a été blâmé pour sa mégalomanie. Selon le rapport, il a fait preuve «d’une incroyable incurie». Cette perte de contrôle est devenu le symbole de la mauvaise gestion de la Ville. Pourtant le maire Drapeau avait déclaré en 1975 qu’il «est aussi impossible pour les Jeux olympiques de Montréal de produire un déficit que pour un homme de devenir enceinte». Quant au Parti libéral du Québec, il a profité de ce chantier chaotique pour remplir sa caisse électorale grâce à des firmes d’ingénierie.

- L’enquête Charbonneau: Cette commission d’enquête portant sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction a été créée en 2012 par le gouvernement Charest pour calmer les pressions venant de toutes parts. Elle est présidée par le juge France Charbonneau. Le premier volet de son investigation a été consacré à la Ville de Montréal. Comme on le sait, les révélations qui y ont été faites -sur lesquelles on ne s’étendra pas ici- ont provoqué la démission du maire Gérald Tremblay. Elles ont aussi contribué à l’arrestation du maire par interim

vendredi 19 juillet 2013

VIGILE DE SOLIDARITÉ POUR DENIS POITRAS !

INFORMATION PRISE SUR FACEBOOK



VIGILE DE SOLIDARITÉ POUR
DENIS POITRAS !

Par Jennifer Bobette

 lundi 22 juillet 2013 14:00

bureau des services fiscaux 305, boulevard René-Lévesque Ouest

Comme on le sait tous ! Denis Poitras s'est faite radier de son titre d'avocat... Allons montrer notre indignation au bureau fiscal de Montreal! Soyons solidaire avec l'avocat qui s'est démener pour nous! Ne laissons pas ca passer!! Montrons lui qu'on ne baisseras pas les bras et crions NOTRE FUCKING INJUSTICE !!!

 Son message:

Je me demande comment annoncer aux quelques 1700 personnes que je représentais hier, que je ne peux plus les représenter, ni donner de conseils juridiques depuis hier matin, car la Cour a déclaré que j'étais «failli», au sens de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, et que de ce fait, je suis radié administrativement du Tableau de l'Ordre des avocats et avocates du Barreau du Québec.

Bien que j'étais d'accord avec la Cour, il n'en demeure pas moins que je ne peux abandonner toutes ces personnes qui m'ont fait confiance pour les représenter.

Je vais donc leur faire parvenir un courriel d'ici quelques jours pour les rassurer et les informer des options qui s'offrent à elles. Quant aux personnes qui forment des groupes de personnes arrêtées lors des manifestations (P-6, 500.1 CSR etc.), la même procédure devrait continuer de s'appliquer en ce qui concerne le regroupement des dossiers à la Cour par événements, comme cela se fait actuellement, ainsi que la formation des groupes de financement, pour lesquels elles devaient agir de manière autonome, de toute façon...

Vous remarquerez que le site internet https://514-289-9995.com/ n'est d'ailleurs plus accessible depuis ce matin, et il en sera ainsi jusqu'à nouvel ordre.

Je tiens également à vous aviser qu'il n'est pas souhaitable que toutes et tous me contactent personnellement, puisqu'avec 1 702 dossiers actifs, je ne serai simplement pas en mesure de répondre à chacunE. Mais soyez assurés que tout est mis en œuvre pour assurer le suivi adéquat de tous les dossiers et que les courriels seront acheminés sous peu.

Je suis réellement désolé d'être à la source des inconvénients que cela pourrait causer, mais je demeure convaincu que tout ira bien, malgré tout. Cela dit, je veux aussi vous dire que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour récupérer mon droit de pratique aussitôt que possible, mais d'ici là, les dossiers doivent être transférés à une avocate ou un avocat.

Merci encore de m'avoir fait confiance!

INFORMATION PRISE ICI

La différence c'est ca, c'est aussi ca !


La différence c'est ca, c'est aussi ca !

Par Sergio de Rosemont

La différence c'est ce jeune garçon de 8 ans dans cet orphélinat qui se demande pourquoi il se retrouve là alors que pourtant qu'il n'est pas orphelin.

Dans cet orphélinat qu'il ressent comme une prison où il ne peut voir ses parents que deux heures le dimanche après-midi dans un parloir après avoir dû subir cette messe obligatoire.

Dans cet enfer où l'intimité n'existe presque plus et où il doit dormir dans un doctoir avec 40 autres pensionnaires.

Alors que les autres de son âge de son quartier demeurent chez leurs parents et ont leur propre chambre.

On lui disait que c'était pour améliorer ses notes scolaires.

Pourtant quelques années plus tard, il prit conscience que c'était plus tôt à cause de l'alcoolisme de son père.

Alors il se demanda pourquoi était il si important qu'il soit coupable de l'alcoolisme de son père à la place du paternel ?

Oui ce paternel qui éprouvait une fierté à vider sa bouteille de Gin ou sa caisse de 24 Labatt 50 !

Effectivement pendant 4 ans il a supporté cet orphélinat comme une tombe où il avait l'impression d'y manquer d'air , où il survivait au lieu de vivre et où il était fréquemment le défouloir des autres pensionnaires.

 Dans cet orphélinat, cet enfer sous l'emblème de la Croix, ce 4 ans qui lui parût un éternité, où l'angoisse lui broyait les entrailles à chaque fois qu'ils voyait l'une de ces religieuses se diriger vers lui avec la ceinture ou le bâton en main.

Combien de fois s'est-il senti trahi par ses parents, lui qui n'avait pas demandé à être dans cette vie, dans cette réalité.

Pourtant les autres de son âge, de son quartier n'ont pas à vivre une vie qui soit une torture dans l'âme et dans la chaire.

 La différence c'est ca, c'est aussi ca !

Ceux qui ont joué le rôle de tortionnaire auprès de cet enfant de 8 ans avaient-ils conscience que les blessures morales dans l'âme prennent des fois des siècles à guérir ?

Savaient-ils qu'ils faisaient de cet enfant de 8 ans un Fils de la Douleur ?

Oui un Fils de la Douleur rendu petit peu à petit peu habitué à supporter la douleur morale et physique.

Étaient-ils conscients que cette douleur ferait de ce Fils de la Douleur un être de combat ?

Savaient-ils qu'en lui transplantant dans l'âme cette colère, cette révolte qu'il pouvait se développer dans ses entrailles comme un loup prêt au combat et capable de spontanibilité et cela même s'il déteste la chicane ?

Comme cet enfant de 8 ans a pu haïr sa jeunesse !

Savaient-ils que les douleurs peuvent revenir bien des années plus tard alors qu'on les avait oubliées ?

La différence c'est ca, c'est aussi ca !

Lorsqu'après cette période d'orphélinat cet adolescent de 12 ans alors qu'il réintégra le système scolaire régulier, qu'il se demandait pourquoi qu'il devait fréquemment subir l'assault des autres élèves.

Et oui il se demandait pourquoi il devait servir d'amusement aux autres.

 Pourquoi autant d'attaques juste à cause de sa démarche causée à cause de son handicape ?

 Pourquoi qu'il devait se battre à presque tous les jours lui qui détestait pourtant la chicane ?

Comme ce jeune adolescent a pu haïr cette rue d'Aiguillon qu'il devait emprunter après chaque fin de classe à cause de ces attaques !

Comme cet adolescent a pu haïr sa jeunesse !

Et dire que le personnel de cet école ne semblait pas vouloir réagir, et en ce qui concerne les parents des autres adolescents,...... jamais que leurs rejetons feraient de telles choses !

 La différence c'est ca, c'est aussi ca !

 Il ne faudra surtout pas être surpris si un coup adulte s'il s'insurge parfois avec colère contre l'injustice, comme si un loup avait prit domicile en son âme.

 Il ne faudra pas non plus se surprendre du fait que l'hypocrisie le répugne.

N'oublions pas que sa mémoire n'est pas située uniquement dans sa tête, mais aussi dans ses entrailles.

Cette mémoire qui à l'occasion lui déchire l'intérieur comme une lame de couteau chauffée à rouge.

 Et non il ne faut pas non plus se surprendre si à l'occasion sa plume hurle d'indignation.

Oui cette plume est aussi la voix de son âme.

La différence c'est ca, c'est aussi ca !

Si vous pensez que dans cet écrit, dans cette lettre que je fabule et que j'ignore de quoi je parle, alors je vous direz, je vous répondrez que ce jeune enfant de 8 ans dans les années 60s et cet adolescent de 12 ans dans les années 70s n'était nul autre que moi-même !

Non, mon objectif en écrivant ce texte n'était nullement d'attirer la pitié et la compassion ou qu'on s'accoutroit sur mon sort.

Le but, mon seul but était plutôt de tenté d'amener une réflexion chez le lecteur.

Oui vous amener vous qui lisez présentement ce texte à réfléchir !

Des sentiments, des émotions comme l'abandon, la trahison, l'hypocrisie le mépris et l'arrogance sont déjà difficiles à gérer à digérer pour un adulte.

Maintenant essayez d'imaginer deux minutes les ravages que de tels sentiments de telles émotions peuvent causer sur un enfant de 8 ans ou un adolescent de 12 ans, surtout lorsqu'imposés par un ou des adultes.

Avant d'imposer de tels sentiments de telles émotions à un enfant, réfléchissez aux conséquences non seulement à court terme mais aussi à long terme.

Si par ce texte je n'aurais réussi à faire réfléchir ne serait-ce qu'une personne qu'un parent alors ma plume ne l'aura pas allongé sur cette feuille pour rien !