Oui Rosemont a perdu un grand homme de cœur






Une pensée pour Marc-Antoine
Par Sergio de Rosemont
Le 10 mars 2026, un homme a été assassiné par son fils sur la rue Masson.
Le dimanche 15 mars suivant, alors que j’avais à faire une commission sur cette même rue, je passe devant une entrée d’appartement à l’angle de la 4e Avenue et je remarque un décor réalisé en hommage à cet homme assassiné.
Trouvant la disposition de cette installation très touchante, je prends quelques photos afin de les partager par la suite sur internet dans le but de favoriser une réflexion sur ce problème de société que souvent les proches aidants éprouvent, parfois même au risque de leur vie.
Souvent, trop souvent, ces proches aidants sont littéralement abandonnés par le système.
Ce système de notre société.
Pendant que je prenais mes photos, deux femmes se sont approchées de l’endroit et ont commencé à me parler, me mentionnant qu’il s’agissait de leur ami « Marc-Antoine ».
Chaque fois, durant la discussion, qu’elles mentionnaient le prénom « Marc-Antoine », cela me faisait bizarre, je ressentais un malaise que, sur le coup, je ne comprenais pas.
Par contre, le choc, c’est au moment où je travaillais les photos sur Photoshop, que je l’ai eu, que je l’ai subi.
En traitant les photos, j’ai remarqué que, sur celle que j’avais prise de la porte d’entrée, il semblait y avoir celle de l’homme victime de cet assassinat.
Je décide alors d’agrandir la partie de la photo en question où se trouvait le visage de l’homme.
Et c’est là que j’ai reçu cette vérité en pleine face.
Ce fut pour moi, sur le coup, comme recevoir une tonne de briques en pleine face.
L’homme victime de ce meurtre, c’était... mon ami Marc-Antoine!
Une vérité qui m’est encore douloureuse.
En effet, la veille de son décès, le lundi 9 mars, alors que je prenais un thé à la boulangerie Les Co’Pains d’abord, il était entré pour s’acheter un pain et nous nous étions parlé deux minutes.
Nous nous étions promis que lorsqu’il pourrait se dégager, nous prendrions le temps de boire un thé ensemble, car nous avions beaucoup à discuter, à échanger, puisque lui aussi s’exprimait dans l’art.
Marc-Antoine était un homme de cœur, prêt à aider les gens.
Marc-Antoine était l’une des personnes qui faisaient partie de l’âme de Rosemont.
Oui, j’ai écrit ce texte pour rendre hommage à Marc-Antoine.
Marc-Antoine, tu resteras pour moi un ami toujours vivant dans mon âme et dans celle de Rosemont!
P.-S. – En ce qui me concerne, s’il y a une culpabilité à dénoncer, ce n’est pas celle du fils de Marc-Antoine, qui éprouvait des problèmes personnels. Pour moi, cette culpabilité va à notre système, à notre société qui abandonne les proches aidants à leur sort.
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