Une partie de mon passé que je partage avec vous :

Quand j’étais enfant les monstres portaient
Par Sergio de Rosemont
Quand j’étais enfant, les monstres portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou.
Même si ces monstres portaient un voile sur la tête, elles n’étaient pas musulmanes.
Elles étaient bien chrétiennes !
De mes 9 ans jusqu’à mes 12 ans, je fus placé au Mont-D’Youville dans les années 60.
Quatre années d’enfer à cause de l’alcoolisme de mon paternel.
Merci Père pour ces 4 ans d’enfer.
Merci beaucoup !
Et qui dirigeait ce Mont-D’Youville ?
Des sœurs de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec et elles portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou.
Et des coups de bâtons et de ceinture au nom d’un pseudoDieu d’amour faisaient partie de la réalité à ce Mont-D’Youville.
Oui, nous étions des enfants.
Des coups de bâton et de ceinture sur des enfants !
Et parfois même, la cruauté mentale utilisée contre certains enfants.
Au Mont-D’Youville, l’édifice était divisé.
Lorsqu’on entrait l’aile à gauche était celle des gars et celle à droite celle des filles.
Et même les classes pour la formation scolaire et l’infirmerie étaient divisées à gauche était celle des gars et celle à droite celle des filles.
Et l’aile centrale c’était la chapelle, le parloir et le dentiste.
Et chaque aile était divisée en salle (unité) ayant rapport avec l’âge.
Et quand tu étais un "p’tit gars", tu demeurais et restais dans l’aile des gars.
Même les terrains de jeux étaient divisés côté garçons, côté filles.
Donc, quand tu étais un "p’tit gars", tu ne voyais jamais les filles, même si l’une des "p’tites filles" de l’autre côté était ta sœur.
Même si l’une des "p’tites filles" de l’autre côté était ta sœur !
Je me rappelle qu’il y avait, dans la même salle # 3 où j’étais, un gars qui s’était amouraché d’une des filles de l’aile des filles, et ils réussissaient à se voir des petits 5 à 10 minutes en cachette.
Mais ce "p’tit gars" avait le problème du "Pipi au lit", comme on disait à l’époque.
Et quand les sœurs ont appris l’aventure de ce "p’tit gars" avec cette "p’tite fille", elles en ont profité un matin où il avait pissé au lit pour faire venir la "p’tite fille" en question pour lui montrer le lit mouillé de pisse et en lui disant :
{ Voici celui à qui tu t’amouraches, un gars qui pisse au lit ! }
Essayez de vous imaginer comment ce "p’tit gars" pouvait se sentir.
Un autre cas de cruauté mentale contre des enfants.
Il y avait toujours dans la même salle # 3 où j’étais, 2 jumeaux, et vu que l’une des religieuses se plaignait d’avoir supposément des difficultés disciplinaires avec eux, alors la punition fut que l’un des jumeaux fut envoyé dans un autre centre dans une autre ville.
Oui vous avez bien lu, ces 2 jumeaux orphelins furent séparés de ce qu’ils leur restaient de famille.
Et en ce qui me concerne, je me rappelle trop bien de cette "Mère Brillant".
Effectivement "Mère Brillant", à mes yeux, la pire.
Elle avait des ongles qu’elle portait longs, taillés en pointe tranchante.
Quand elle éprouvait une colère contre l’un des enfants, elle aimait bien utiliser ses ongles, ou devrais-je dire ses griffes pour saisir les enfants par la gorge.
Elle adorait aussi les tirer par les cheveux.
Mais sa spécialité, sa préférence c’était de frapper les enfants avec une ceinture, en prenant bien soin de s’assurer de frapper l’enfant avec la boucle en métal de la ceinture.
Je me rappelle, une année lors de mon retour chez-moi pour le temps des vacances du temps des fêtes où ma mère avait remarqué que j’avais des marques d’ongles dans le cou ainsi que de la difficulté à articulé mon poignet.
C’était le résultat de "Mère Brillant".
Oui, Père j’ai passé 4 ans dans ce Mont-D’Youville à cause de ton alcoolisme, j’espère que tu la trouvais délicieuse ta "Labatt 50".
Père, merci beaucoup pour cet enfer de 4 ans !
Pour mes 9 ans !
Pour mes 10 ans !
Pour mes 11 ans !
Et pour mes 12 ans !
Oui, quand j’étais enfant, les monstres portaient un voile sur leur tête et un crucifix dans le cou !
P-S :Je n’ai pas écrit ce texte pour attirer la pitié. Je l’ai écrit que pour dénoncer et faire connaître un fait du passé de mon passé.
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