jeudi 5 mars 2015

Pétition : Annulation des coupures imposées aux directions régionales de santé publique




Pétition : Annulation des coupures imposées aux directions régionales de santé publique 

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE les coûts de notre système de santé sont en croissance;

CONSIDÉRANT QUE le mandat des directions de santé publique se distingue de celui des autres directions des agences de santé et de services sociaux de par la prestation de services à la population;

CONSIDÉRANT QUE chaque dollar investi en prévention permet d’économiser en moyenne 5,60$ en soins de santé évitables, en sauvant des coûts liés au traitement des maladies;

CONSIDÉRANT QUE seulement 2% du budget en santé est actuellement consacré à la santé publique, alors que les experts recommandent d’y investir un minimum de 5% du budget;

CONSIDÉRANT QUE le premier ministre s’est engagé à mettre la prévention à l’avant plan lors de son discours inaugural;

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement doit agir de manière responsable en adoptant une perspective temporelle qui dépasse le cadre d’un mandat de quatre ans;

Nous, soussignés, citoyens et citoyennes du Québec, demandons à ce que le gouvernement du Québec reconnaisse le rôle et l’importance des actions de santé publique pour la santé des Québécois et des Québécoises et agisse en conséquence. Nous demandons au gouvernement d’annuler les coupures de 30% annoncées, à l’automne 2014, dans les budgets des directions régionales de santé publique.

Date limite pour signer : 20 mai 2015


mercredi 4 mars 2015

Le but du Comité Logement Rosemont c'est


Voir mes 2 photos à la suite de mon texte.


Le but du Comité Logement Rosemont c'est 

Par Sergio de Rosemont

Oui le but du Comité Logement Rosemont c'est défendre les droits des locataires.

Oui le but du Comité Logement Rosemont c'est participer avec des regroupements comme le FRAPRU et le RCLALQ à mettre de la pression sur les différents niveaux gouvernementaux pour avoir plus de créations de logements sociaux et une meilleure sauvegarde de ceux qui sont déjà existants.

Mais le but du Comité Logement Rosemont c'est aussi informer les locataires de Rosemont sur leurs droits.

Présentement nous sommes dans la période où les propriétaires font parvenir leurs avis d'augmentation des loyers.

Question d'informer le plus possible de locataires rosemontois, ce jeudi 26 février en après-midi des militants du Comité Logement Rosemont ont fait une distribution de tracs venant du RCLALQ les informant de leur droit de refuser un augmentation de loyer tout en conservant leur logement.

Pour les personnes intéressées à ce procurer ce trac ou ayant des questions s.v.p. contacter le Comité Logement Rosemont.



POUR PLUS D'INFORMATION :

Comité Logement Rosemont
5350, Lafond, local R-145
Montréal (Québec)
H1X 2X2

 


VOICI MES 2 PHOTOS DE CETTE DISTRIBUTION:


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Éric le conseiller juridique au Comité Logement Rosemont présentant le tracvenant du RCLALQ informant les locataires de leur droit de refuser un augmentation de loyer tout en conservant leur logement.


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Éric le conseiller juridique au Comité Logement Rosemont discutant avec une rosemontoise.

Salaire des député.e.s – « Il est temps de faire le ménage ! » Manon Massé




Salaire des député.e.s – « Il est temps de faire le ménage ! » Manon Massé 

3 mars 2015

Québec solidaire accueille favorablement l’intention du gouvernement de donner suite aux recommandations du rapport L’Heureux-Dubé en mettant fin aux indemnités de transition des député.e.s démissionnaires.

« Dans la foulée du départ d’Yves Bolduc, mettre fin aux indemnités de transition des députés est la moindre des choses. La prime empochée par M. Bolduc équivaut au double de la subvention accordée au programme Chapeau, les filles! et coupée par le ministère de l’Éducation en février. Un ou une ministre démissionnaire n’aura aucune difficulté à se relever. On ne peut pas en dire autant des programmes touchés par l’austérité libérale », souligne Manon Massé, députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

Pour Mme Massé, le gouvernement doit appliquer les mesures d’équité et de transparence proposées par le rapport L’Heureux-Dubé, déposé fin 2013. « Si le gouvernement Couillard prend son voeu de transparence au sérieux, il doit s’engager à abolir l’allocation annuelle de dépenses non imposables de 16 027 $ et l’intégrer au salaire brut des député.e.s. Dans la même lignée, une réforme du régime de retraite des député.e.s se fait attendre depuis trop longtemps. De telles largesses accordées aux député.e.s alors que Québec va chercher des économies dans les fonds de retraite des travailleurs et des travailleuses, ça n’a aucun bon sens! Sans parler de la hausse prévue de 40% du salaire du Premier ministre, qui dépasserait le 250 000$! », souligne-t-elle.

« Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis le dépôt du rapport L’Heureux-Dubé. Le gouvernement doit agir dans le respect de la population et réaménager la rémunération globale des député.e.s en tenant compte des impacts de l’austérité sur le gagne-pain des gens ordinaires. Comment mes collègues et moi allons expliquer des augmentations stratosphériques à une mère monoparentale ou à un syndiqué de la fonction publique? », conclut Mme Massé.

mardi 3 mars 2015

Les Palestiniens déposeront leur 1ère plainte à la CPI le 1er avril, selon l'OLP

Je met la copie complète de l'article par solidarité avec les palestiniens :



Les Palestiniens déposeront leur 1ère plainte à la CPI le 1er avril, selon l'OLP

lundi 2 mars 2015

Les Palestiniens déposeront le 1er avril leur première plainte contre les Israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué lundi à l'AFP un membre de la direction de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
"L'une des prochaines étapes importantes est le dépôt d'une plainte contre Israël à la CPI le 1er avril concernant la dernière guerre à Gaza et contre la colonisation" israélienne de la Cisjordanie occupée, a dit Mohammed Shtayyeh. Le 1er avril correspond à la date à partir de laquelle les Palestiniens peuvent poursuivre des dirigeants israéliens devant la CPI.
Après l'échec d'un projet de résolution prévoyant la fin de l'occupation israélienne des Territoires palestiniens sous trois ans, les Palestiniens ont mis à exécution en janvier une menace brandie de longue date, et adhéré à la CPI avec le but proclamé de poursuivre les dirigeants israéliens pour "crimes de guerre", notamment dans la bande de Gaza, ravagée cet été par une nouvelle offensive israélienne qui a tué près de 2.200 Palestiniens.
La guerre avait tué 73 personnes côté israélien, quasiment tous des soldats.
Mi-janvier, le procureur de la CPI a annoncé avoir ouvert un examen préliminaire pour savoir s'il existait une "base raisonnable" pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l'été dans les Territoires.
Les Palestiniens assurent avoir déjà rassemblé des preuves et comptent également sur les résultats, attendus fin mars, de l'enquête de l'ONU sur la guerre dans la bande de Gaza.
Cette annonce intervient de l'OLP avant une réunion mercredi et jeudi des 130 membres du Conseil central de l'organisation à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, et sur fond d'inquiétudes quant à l'avenir de cette autorité, qui tient lieu d'Etat dans l'attente d'une solution au conflit israélo-palestinien.
Les Palestiniens, privés des taxes qu'Israël collecte pour leur compte depuis qu'ils ont déposé il y a trois mois leur demande d'adhésion à la CPI, brandissent désormais l'arme de la dissolution de l'Autorité.
Une telle dissolution placerait Israël, en tant que puissance occupante, en charge de la destinée de plus de quatre millions et demi de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza.



Des caméras de surveillance parlantes au Cannet : le cauchemar "Big brother" est bien réel


Juste pour savoir c'est pour dans combien de temps pour avoir cette connerie ici au Québec ?



Des caméras de surveillance parlantes au Cannet : le cauchemar "Big brother" est bien réel 

Publié le 04-02-2015 à 19h49
Par François Jost
Analyste des médias


LE PLUS. C'est une première en France, Le Cannet a installé des caméras de surveillance parlantes dans l'un de ses parcs. L'objectif ? Réprimander les contrevenants en temps réel. Alors que d'aucuns s'insurgent contre cette mesure, d'autres estiment que c'est une bonne manière d'inculquer aux gens un certain "savoir-vivre". Pour notre chroniqueur François Jost, on n'a jamais été aussi proche d'Orwell.

On a beaucoup glosé sur les relations entre la télé-réalité et la société : dans quel contexte social a-t-elle surgi ? Que dit-elle de notre réalité ? Une récente décision du maire du Canet alimente encore un peu notre réflexion : non content de disposer des caméras de surveillance dans sa municipalité, il a installé depuis quelques jours un nouveau dispositif : des caméras parlantes.

Si, par je ne sais quelle distraction, vous oubliez de mettre votre chien en laisse, une voix vous rappelle aussitôt à l’ordre, comme le montre un reportage diffusé hier dans le Journal télévisé de 20 heures de France 2.

"Merci de bien vouloir tenir votre chien en laisse !" Non, vous n’êtes pas dans "Secret story", mais dans la réalité. Malgré vous, vous êtes devenu un acteur de télé-réalité, surveillé continûment par une police qui veille moins sur vous qu’elle ne vous surveille.

"Surveiller" plutôt que "veiller sur"

Certes, on trouvera toujours des gens pour défendre ce genre d’innovation technologique au nom de la sécurité. Si on adopte leur logique, on peut regretter que les caméras ne soient aussi disposées dans nos foyers pour déceler des comportements ou des conversation suspectes.

Orwell l’avait imaginé, pourquoi ne pas le faire ? La Roumanie avait, a-t-on dit après la chute du communisme, été jusque-là et sa police secrète, la Securitate, revendiquait bien de maintenir la sécurité…

Que les images permettent de retrouver des individus dangereux, je veux bien. Mais qu’elles soient mises au service d’une surveillance des faits et gestes des passants devrait nous inquiéter. En ajoutant à l’observation visuelle, la possibilité, pour la police, de gronder les passants, on les infantilise exactement de la même façon que les candidats de la télé-réalité.

Une dictature par la honte


OUI PRENEZ LE TEMPS D'ALLER LIRE LA SUITE.

Et prenez le temps de visionner le vidéo qui vient avec l'article.

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P.S: Lorsque j'avais mis le lien de cet article sur Facebook sur mon mur avec la question :

{Juste pour savoir c'est pour dans combien de temps pour avoir cette connerie ici au Québec ?}

VOICI LA RÉPONSE QUE J'AI REÇUE :

{ Séance ordinaire du comité exécutif de la ville de montréal du mercredi 4 février 2015 à 8 h 30 CE15 0160
L'étude de ce dossier s'est déroulée à huis clos.
Il est RÉSOLU : d'autoriser le lancement d'un appel d'offres public pour l'acquisition et l'installation de 185 caméras motorisées pour le Centre de la Gestion de la mobilité urbaine (CGMU). Adopté à l'unanimité. 20.001 1146848002 }




lundi 2 mars 2015

C'était la rencontre de février 2015 au Collectif-RISQ

Voir les 3 photos de la rencontre et les 2 scans du trac du Collectif-RISQ suite à ce texte.


C'était la rencontre de février 2015 au Collectif-RISQ 

Par Sergio de Rosemont

C'était la rencontre de février 2015 au Collectif-RISQ.

La rencontre s'est tenue au Première Moisson 3001, rue Masson dans le Vieux-Rosemont.

Étaient présents François Brosseau, Sébastien Rivard et Sergio de Rosemont.

Nous avons parlé de notre présence à venir à l'UQAM qui devait avoir lieu en mars 2015 mais qui a été reportée à un peu plus tard.

Nous avons aussi profité de l'occasion pour jeter un regard sur le premier trac du Collectif-RISQ donc les scans recto-verso sont à la suite des 3 photos de la rencontre.

Ce trac est un magnifique travail accompli par François Guillet membre du Collectif-RISQ.



POUR PLUS D’INFORMATION:
collectif.risq@gmail.com
 


VOICI LES 3 PHOTOS DE LA RENCONTRE DE FÉVRIER 2015 :


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La rencontre s'est tenue au Première Moisson 3001, rue Masson dans le Vieux-Rosemont.


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Sébastien Rivard et François Brosseau.


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François Brosseau et Sergio de Rosemont.
 


VOICI LES SCANS RECTO-VERSO DU PREMIER TRAC DU COLLECTIF-RISQ:



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Côté recto du trac du Collectif-RISQ.


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Côté verso du trac du Collectif-RISQ.

La guerre qu'on nous fait


Cette semaine, Francis Lagacé diffuse le manifeste des profs contre la hausse. Merci à elles et eux pour leur contribution à la vie démocratique du Québec.


La guerre qu'on nous fait 


2 mars 2015

Manifeste de profs contre tout ce qui vient avec l’austérité

Nous refusons l’appauvrissement humain, social, politique et intellectuel que l’offensive antisociale appelée austérité fait subir au monde, lui donnant ce visage patibulaire, cynique, servile, tout juste navré, médiocre, un brin sadique.

Cette offensive menée pour satisfaire les intérêts des élites économiques vise à soumettre, secteur par secteur, les personnes et les choses au règne contraignant de la marchandisation et du profit tout-puissant.

Depuis longtemps mise en œuvre, cette révolution conservatrice est avant tout une guerre menée contre les mécanismes collectifs de redistribution des richesses, de mise en commun des ressources pour faire face aux aléas de la vie. Même imparfaits, même incomplets, les services publics sont les arrangements minimaux de solidarité qui témoignent d’un souci collectif pour une vie juste. Et pour défendre cela nous sommes prêts à nous battre.

Dans notre domaine, celui de l’éducation, une telle révolution procède par l’instrumentalisation des savoirs, de l’enseignement et de la recherche, arrimés de plus en plus entièrement aux seules exigences toxiques, mortifères, de l’accumulation et de l’optimisation. L’introduction, en force et partout, de techniques et mesures managériales, adossées au grand calcul néolibéral, ratatine l’éducation comme système et comme geste. Loin de cet appauvrissement, l’éducation que nous défendons consiste à soutenir l’aventure des esprits en train d’apprendre et d’interroger les réalités, et à assumer avec eux toute l’intensité affective et intellectuelle qu’elle engage.

Cette offensive généralisée s’attaque aux ressources et aux pouvoirs qui constituent nos milieux. Comme acteurs et actrices du monde de l’éducation (et nos camarades de la santé et des services sociaux en savent aussi quelque chose), nous ne cessons de constater les multiples atteintes aux temps et espaces où s’exercent notre autonomie professionnelle et notre collégialité. L’exercice de notre responsabilité se rétrécit à mesure que croît une bureaucratie managériale et ses instances de contrôle infantilisantes sous couvert de reddition de comptes débiles.

Dans la société tout entière, c’est l’ensemble des formes de l’action collective que l’austérité prend pour cible. L’action syndicale, autonome ou directe, la grève, les pratiques politiques contre-hégémoniques, hors de la scène parlementaire, sont de plus en plus marginalisées, criminalisées, suspectées (de radicalité notamment), méprisées, réprimées au nom de la protection d’un ordre des choses naturalisé, scellé, poli et policier, placé hors d’atteinte derrière des vitrines qu’on ne pourrait que lécher.

Cette neutralisation de notre capacité d’action participe d’un dispositif de dépolitisation qui tente de nous faire prendre pour des nécessités des décisions politiques. Cette affaire-là n’est pas banale. Elle fait violence, symboliquement et effectivement, aux conditions mêmes du commun et de toute communauté : la politique, et son cœur, la conflictualité. La révolution dont l’austérité est le visage confine la politique à un terrain neutralisé, procéduralisé. Reste la forme aseptisée et infiniment appauvrie d’un système incarné par ses politiques professionnel-le-s.

Cette violence a ceci d’insidieux qu’elle impose les termes mêmes du débat par lequel nous essayons de la déplier pour nous en défendre. Elle soumet le sens des mots à sa seule autorité et nous tire par la langue sur son terrain marketing où seule prévaut la relation de l’approvisionnement commercial. Même quand on prétend le protéger, le citoyen n’est qu’un « client ». S’efface dès lors la portée politique de ses exigences. Si le mot chien n’a jamais mordu personne, la langue du pouvoir, au contraire, performe directement une guerre contre cette autre richesse mise à mal : les idées et les langages servant à dire la complexité du monde.

L’austérité est donc un appauvrissement intérieur, où dominent la crainte des sanctions et la faim des récompenses, le stress et l’insécurité sociale, la peur de l’avenir et la peur de l’autre, peur bleue – peur rouge – peur blanche. État d’esprit assiégé, redoutable producteur d’impuissance et de docilité. Les êtres par lui créés seront faits sur mesure pour un système libéral-paternaliste. Un système où les formes mêmes de notre présence au monde sont captives, où l’audace, la création et l’invention voient détournées leurs forces éruptives au profit de la rengaine plate de l’innovation.

Ne reste alors qu’à devenir un bon entrepreneur de soi, à mesurer la valeur de sa vie à l’aune de ses biens, de ses placements et de ses investissements, à voir en l’autre au mieux un partenaire, au pire un compétiteur dans l’infernale roue de fortune néolibérale.

Également compromise avec la violence faite aux territoires et à leurs composantes naturelles, l’austérité est la face coupante d’un abandon de la richesse commune de notre géographie à des projets de transport et d’extraction (de pétrole notamment) écocidaires, autant de désastres toujours déjà là et que rien ne pourra réparer. Pour le néolibéral austère comme pour l’homme blanc dont parlait le chef Seattle il y a plus d’un siècle et demi, la terre est un ennemi à piller ; lorsqu’il l’a conquise et exploitée, il va plus loin ; il l’enlève à ses enfants et cela ne le tracasse pas ; son appétit la dévore et ne laisse derrière lui qu’un désert.

En fait, c’est l’ensemble du territoire humain et social, et tout ce qui fait la valeur de la vie, sa véritable richesse, c’est tout cela qui est ainsi traité comme un corps malade à assainir, un budget à compresser. Et puis des ruines, d’où l’on tire les diamants noirs des millionnaires s’adonnant à l’évasion et l’évitement fiscaux.

La charge dont austérité est le nom euphémisé, c’est la capture de nos existences par le travail, toujours plus de travail, qui consume le cœur de nos vies et le temps de nos meilleures années. Elle vole les jours que nous ne passerons pas à vivre, à bien vivre ensemble, à prendre soin les uns des autres, à aimer, à discuter, à mettre bout à bout nos solitudes, à inventer des manières nouvelles de faire, de dire, de fabriquer, de penser.

La guerre qu’on nous fait se réfracte dans tous les espaces de nos vies. Elle plie nos rythmes et notre quotidien, ses gestes et ses heures, à ses obligations. Elle nous frappe toutes et tous, nous sépare des territoires communs que nous essayons d’habiter pour les ouvrir aux dispositifs de l’extraction pour le profit privatisé.

Nous refusons les névroses du tout-marchandise et son angoisse sociale.
Nous refusons le peu où on nous réduit.
Nous refusons notre réification triple de contribuable-consommateur-majorité silencieuse.
Nous refusons la grande honte de vouloir la vie bonne pour toutes et tous.
Nous nous organisons.
C’est ici que croît la rose, c’est ici que nous dansons !


LAGACÉ, Francis


 


dimanche 1 mars 2015

C'était l'assemblée logement de février 2015


Voir mes 12 photos à la suite de mon texte.


C'était l'assemblée logement de février 2015 

Par Sergio de Rosemont

C'était l'assemblée logement de février 2015 au Comité Logement Rosemont.

Ca se tenait au centre Gabrielle et Marcel Lapalme situé au 5350 rue Lafond dans le Vieux-Rosemont.

Effectivement on y a parlé de l'avenir incertain d'Accès-logis.

Nous y avons aussi parlé de ces combats qu'il faut continuer à tenir face à ces gouvernements néolibéraux qui ne cherchent qu'à étouffer et assujettir les citoyens à leurs Ami$ de la Finance.

Et nous avons aussi parlé du camp du FRAPRU qui se tiendra au printemps.

On annonce un printemps 2015 très chaud.
 
Oui suivez-nous lors de ce chaud printemps !



POUR PLUS D'INFORMATIONS :

Comité Logement Rosemont
5350, Lafond, local R-145
Montréal (Québec)
H1X 2X2

Téléphone : 514-597-2581 info
@comitelogement.org  
http://www.comitelogement.org/
 


VOICI MES 12 PHOTOS DE L'ASSEMBLÉE LOGEMENT:


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L'assemblée logement se tenait au centre Gabrielle et Marcel Lapalme situé au 5350 rue Lafond dans le Vieux-Rosemont.


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La sympathique Mireille à l'accueil.


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Les militants commencent à arriver.


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La coordonnatrice du Comité Logement Rosemont souhaitant la bienvenue et annonçant la soupe.


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Nathalie la responsable de l'équipe de la soupe.


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Oui comme toujours la soupe était excellente.


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Le militant Martin Fontaine était des nôtres.


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La coordonnatrice du Comité Logement Rosemont parlant de la 9 ème du Mois de la nutrition.


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Johanne du Centre des femmes de Rosemont venue nous parler de la Journée des femmes ainsi que de la Marche mondiale des femmes.


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Francis militant et membre du CA du Comité Logement Rosemont.


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Sébastien nous parlant du camp du FRAPRU qui se tiendra au printemps.


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Votre hôte Sergio de Rosemont parlant du camp du FRAPRU qui se tiendra au printemps.

Israël: Haneen Zoabi, la députée arabe qui combat le système de l'intérieur

 
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Je met l'article au complet par solidarité.

Voici un bel exemple de courage :



 Israël: Haneen Zoabi, la députée arabe qui combat le système de l'intérieur 



vendredi 27 février 2015

Depuis son entrée au parlement en 2009, Haneen Zoabi n'a cessé de provoquer institutions et public israéliens: pour ses détracteurs, cette Arabe de 48 est l'ennemie de l'intérieur, pour ses admirateurs, la pasionaria de la cause palestinienne en Israël. Personnalité la plus controversée de la scène politique israélienne, cette élégante quadragénaire est une habituée des prétoires. Quatre fois la justice l'a convoquée pour répondre à des accusations d'hostilité à l'encontre d'Israël.
Cette fois encore, alors que se profilent les législatives du 17 mars, la droite a tenté de la disqualifier. Une fois de plus, un tribunal l'a remise en course, et elle conserve sa septième place sur la liste arabe commune sur laquelle se sont réunis tous les partis arabes d'Israël, des communistes aux islamistes en passant par les nationalistes arabes de son parti, le Rassemblement national démocratique (RND).
Née il y a 45 ans à Nazareth, la plus grande ville arabe d'Israël, elle entend bien continuer à porter le combat des Palestiniens au coeur du système israélien. "Haneen à Jénine", en Cisjordanie occupée, crient ses adversaires.
Haneen Zoabi est l'une des descendantes des Palestiniens qui, à la différence de centaines de milliers d'autres, sont restés sur leurs terres à la création d'Israël en 1948. Ils sont aujourd'hui environ 1,3 million, 20% de la population israélienne. Alors, elle n'en démord pas: "Ici, c'est ma terre. Je ne suis pas un colon, moi. Je resterai dans ma maison".
"Notre présence au Parlement est une façon de rendre visibles les Arabes palestiniens à l'intérieur d'Israël. Ce pays fait comme si nous n'existions pas. Ils traitent les Palestiniens en ennemis, mais nous (les Arabes israéliens), ils font comme si nous avions été rayés de la carte".
Formée à la philosophie à l'université de Haïfa, cette diplômée en journalisme est la personnalité arabe la plus connue d'Israël, sûrement parce qu'elle ne mâche pas ses mots et, un à un, fait voler en éclats les tabous. Elle dit et redit refuser le caractère juif de l'Etat. Quand elle évoque le programme nucléaire iranien, ce n'est pas pour le condamner comme l'ensemble des dirigeants israéliens - ce qui lui valu une pétition réclamant son renvoi de la Knesset qui a recueilli 40.000 signatures en moins de 24 heures.
Pire, la première fois qu'elle a prêté serment en 2009, elle est sortie du Parlement avant que ne soit joué l'hymne israélien pour "ne pas être hypocrite" en écoutant "cet hymne qui ne me représente pas". Depuis, raconte-t-elle, c'est le froid total. "A la Knesset, 80% de mes collègues ne me saluent même pas. J'assiste aux séances, je participe aux débats et je m'en vais. Je ne traîne pas à la cafétéria".
Mais c'est en 2010 que l'animosité a grimpé en flèche dans la rue israélienne: arrêtée à bord d'une flottille turque qui tentait de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, elle n'a échappé à la prison que grâce à son immunité parlementaire. Ses collègues à la Knesset ont vainement réclamé qu'elle perde son siège, et même sa nationalité israélienne.
A la sortie du tribunal, elle déclarait: "Pas étonnant qu'un Etat qui prive un million de ses citoyens arabes de leurs droits fondamentaux veuille les retirer à l'un de leurs représentants".
Un temps, elle a été protégée de ses collègues par la sécurité de la Knesset à l'instigation du chef du Parlement de l'époque, Reuven Rivlin, aujourd'hui président d'Israël. Cinq ans plus tard, elle est toujours là, de toutes les manifestations, prenant à partie sans faiblir les soldats israéliens en hébreu et haranguant les foules en arabe. "Nous ne sommes pas une opposition comme celles qui existent dans les pays qui garantissent les droits de tous leurs citoyens, comme en Europe par exemple", explique-t-elle. Si elle participe à la vie politique israélienne c'est "pour représenter mon peuple devant l'Etat, et pas l'Etat auprès de mon peuple".