vendredi 5 février 2016

Israël détruit les maisons palestiniennes financées par l’Union Européenne...


Je partage cet article par solidarité pour le peuple palestinien

Reportage de Cyrille Louis, correspondant du Figaro, et commentaires de Me Gilles Devers sur son blog.



Israël détruit les maisons palestiniennes financées par l’Union Européenne... 

3 février 2016

"Cisjordanie : Israël détruit une dizaine d’habitations financées par l’UE

Par Cyrille Louis

Le hameau palestinien de Jinba, posé au bout d’une piste accidentée qui s’étire à l’extrême-sud de la Cisjordanie, semble avoir été balayé par un tremblement de terre. Ses habitants, hagards, s’affairent autour de leurs maisons éventrées et tentent de sauver ce qui peut l’être encore. Mardi matin, l’armée israélienne a détruit quinze préfabriqués dans lesquels résidaient une soixantaine de personnes, dont trente-huit mineurs, ainsi que plusieurs latrines et des panneaux solaires. Sept autres habitations ont été démontées dans le village voisin de Khirbet Halaweh, laissant une vingtaine de personnes sans abri. « Il s’agit clairement d’une des plus vastes opérations de démolitions menées ces dernières années », constate, navré, un diplomate européen.

Des tentatives de médiation infructueuses

Pour les habitants de Jinba, l’arrivée matinale des buldozeurs ne fut pas totalement une surprise. Voici en effet plus de vingt-cinq ans que l’armée israélienne cherche à aménager dans les collines situées au sud d’Hébron une « zone de tir » vierge de toute présence humaine. En novembre 1999, quelque 700 résidents palestiniens furent évacués par la force d’une douzaine de villages situés dans cette zone aride et vaste de 3.000 hectares. Mais la cour suprême autorisa la population semi-nomade à regagner temporairement les lieux. Plusieurs tentatives de médiation se sont depuis succédé sans résultats tangibles, jusqu’à ce que le gouvernement israélien décide, lundi 1er février, de sonner la fin de la partie. « Quelques heures après, des soldats se sont présentés à Jinba pour marquer une quarantaine de structures condamnées à la démolition au motif qu’elles ont été édifiées sans permis de construire », se désole Yehuda Shaul, de l’ONG israélienne « Rompre le silence ».

Lundi, sitôt les militaires repartis, les adultes du hameau ont commencé à reconstituer des abris de fortune tandis que leurs enfants emmenaient paître les moutons comme si de rien n’était. « Que voulez-vous qu’on fasse d’autre ? », interroge Khaled Hussein Jabarin, tandis que d’autres villageois inspectent les multiples grottes qui mitent la colline à la recherche d’un abri pour les prochaines nuits. « Cette terre nous appartient et nous n’avons nulle part où aller », rebondit Mahmoud Ahmed Issa, 30 ans, dont la maison n’est plus qu’un amas de pierres et de parpaings. « Mon grand-père et mon père sont nés ici, alors nous allons faire le dos rond en attendant de pouvoir reconstruire nos maisons… »

Des milliers d’habitations menacées

L’administration civile israélienne, qui contrôle 60% de la Cisjordanie (zone C) en vertu des accords d’Oslo, ne voit pas les choses de la même façon. Aiguillonnée par l’aile ultranationaliste de la coalition gouvernementale, elle se targue de faire appliquer le droit en imposant la démolition d’un nombre croissant de structures édifiées sans autorisation. Un vaste programme, dans la mesure où l’immense majorité des demandes de permis de construire formulées par des Palestiniens établis en zone C se soldent par une réponse négative. « Des milliers d’habitations palestiniennes en Cisjordanie risquent d’être démolies en raison d’obstacles qui peuvent être légalement fondés, mais qui sont discriminatoires en pratique », s’est alarmé lundi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, dans les colonnes du New York Times.

La situation de ces communautés palestiniennes établies en zone C donne lieu, depuis plusieurs mois, à un bras de fer feutré entre Israël et l’Europe. Invoquant le droit humanitaire, l’UE finance l’installation de structures provisoires destinées à des populations menacées de déplacement forcé. Mais l’État hébreu, qui entend défendre ses revendications sur le territoire palestinien, n’hésite désormais plus à s’attaquer à ces constructions. Selon un premier décompte, une dizaine des préfabriqués démolis lundi matin dans le sud d’Hébron avaient d’ailleurs été financés par le service humanitaire de la Commission. Chacun d’entre eux avait coûté entre 2.000 et 3.000 euros aux contribuables européens."

Commentaires de Me Gilles Devers, avocat à Lyon et spécialiste de droit international :

1/ L’occupant fait un bras d’honneur aux contribuables européens

Dix maisons détruites, c’est 30.000 € financés par les contribuables européens explique l’article. Raisonnablement, il faut alourdir la note pour tenir compte des frais de transport et d’administration générale, car il faut des heures et des heures pour réaliser ce type de programme. Je précise que c’est juste un début alors qu’environ 1000 habitants sont concernés par ce « programme » de l’occupant. Donc, payez vos impôts dans la joie et la bonne humeur, la puissance occupante en Palestine vous gratifie d’un bras d’honneur.

2/ Une violation flagrante du droit

La « seule démocratie du Proche-Orient » s’est spécialisée dans la destruction de maisons lorsque l’un des membres de la famille a été qualifié de « terroriste » par ces tribunaux qui n’ont de tribunal que le nom, et en fonction de lois qui n’ont de loi que le nom.

Là, c’est une autre variante. Du fait des merveilleux accords d’Oslo, on est en zone C, donc 60 % de la Cisjordanie, placée sous le contrôle de l’occupant qui refuse les permis de construire aux Palestiniens, présents sur cette terre depuis des millénaires. La situation est tellement grotesque que l’Union européenne finance des constructions de maisons. Une personne vivant sur son sol a le droit de construire une maison pour y vivre et protéger sa famille, non ?

L’occupant réplique par d’invraisemblables procédures, toutes validées par l’invraisemblable Cour suprême d’Israël, qui n’est que la Cour suprême de la colonisation. Abusant de la force armée, la puissance occupante ne cesse de conquérir par la force de nouveaux territoires, avec pour but de changer la structure des populations. Se prétendre puissant alors que l’on ne fait que voler des terres fertiles… Comme les cow-boys…

3/ Tout ceci relève de la Cour pénale internationale

Tout ceci relève de la Cour pénale internationale, mais hélas, l’Autorité palestinienne a décidé de ne rien faire à part des discours, et elle refuse obstinément de déposer plainte devant la Cour. Elle entretient la culture de l’impunité, préférant gérer les subventions européennes que défendre la souveraineté palestinienne...

4/ L’Europe est en dessous de tout

Les responsables européens voient bien qu’il y a un problème sérieux… mais ils ne font rien de sérieux en réponse, alors que les facilités permanentes qu’ils accordent à la puissance occupante en Palestine engagent leur responsabilité sur le plan international. L’Europe a de temps à autres un petit remord, mais en réalité, elle accorde tout à la politique colonialiste de la puissance occupante. Spécialement par son scandaleux avis du 12 novembre 2015, qui donne un statut par « étiquetage spécial » aux produits de la colonisation, cherchant à assurer une sécurité juridique aux colonisateurs.

5/ Les règles budgétaires européennes

L’Union européenne fonctionne grâce un budget, qui répond à un certain nombre de principes :

Principe d’équilibre : les prévisions de recettes doivent être égales à celles des dépenses ;
Principe de spécialité des dépenses : elles sont destinées à un but spécifique et ne peuvent être utilisées à d’autres fins.
Principe de bonne gestion financière : Des objectifs vérifiables sont mis en œuvre selon des principes d’efficacité, d’économie et d’efficience.
Principe de transparence : L’établissement, l’exécution du budget et la reddition des comptes doivent respecter le principe de transparence.


L’Union européenne ne prélève elle-même aucun impôt. Ses recettes sont composées de ressources propres et d’une TVA communautaire, mais le gros morceau est le prélèvement sur revenu national brut (RNB) des Etats membres de l’Union européenne, qui représente environ 75 % des recettes.

Donc, c’est doublement ton pognon : par des dépenses budgétaires gaspillées, et par des prélèvements qui sortent bel et bien de ta poche. Toutes ces principes doivent être respectés, et le citoyen européen doit entrer en action car il ne peut accepter que l’argent public soit ainsi dilapidé et que les instances européennes ferment les yeux sur les violations commises par la puissance occupante en Palestine, au point qu’il s’agit de véritables provocations. Dans l’affaire Kadi et Al Barakaat, du 3 septembre 2008, la Cour de Justice de l’Union Européenne a posé le principe de la primauté du droit dans l’ensemble de l’espace européen.

6/ Suspendre l’accord UE/Israël

L’accord d’association conclu entre l’Union européenne et Israël est conditionné par le respect de l’article 2 : « Les relations entre les parties, ainsi que toutes les dispositions de l’accord lui-même, doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, qui inspire leurs politiques interne et internationale, et constitue un élément essentiel de cet accord ».

Cet accord doit donc être suspendu :

avec ces destructions de maisons, la puissance occupante en Palestine viole les droits fondamentaux, bafouant l’article 2 qui est la condition d’application de l’accord ;
ces destructions lèsent directement les droits des contribuables européens, qui bénéficient d’un droit établi à la meilleure utilisation des fonds publics, de telle sorte que l’inaction des instances européennes serait cas de responsabilité.


Or, ces instances se contentent de faire des ronds dans l’eau, tout en reconnaissant la réalité du problème. Il revient donc aux citoyens et aux groupes militants de prendre le relais, en Europe comme en Palestine, d’une part en faisant pression sur les parlementaires, et d’autre part en agissant directement devant les tribunaux pour rendre effectives les dispositions de l’article 2.

Dès maintenant, il faut exiger que l’Union européenne introduise une clause de réserve de propriété lorsqu’elle finance de tels équipements, pour qu’elle puisse agir elle-même en remboursement en cas de destruction.

De même, les sociétés livrant des engins qui procèdent à ces destructions criminelles doivent être attaquées en justice pour complicité, et Volvo est le premier sur la liste :


jeudi 4 février 2016

Un conte urbain oui mais basé sur une histoire vraie !



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C'était la demeure de Monsieur Debonnefoi édifice appartenant à Monsieur Desbeauxstores.

Un conte urbain oui mais basé sur une histoire vraie ! 

Par Sergio de Rosemont

Un conte urbain oui mais basé sur une histoire vraie !

Question de protéger l'anonymat de certaines personnes réelles m'ayant inspirer ce conte, j'ai changer leurs identités de plus même si dans le réelle parmi ces personnes qu'il y des femmes et des hommes question de rendre leurs identification réelle plus difficile je leurs ai tous donner des surnoms disons masculins.

Donc nous avons :

- Monsieur Desbeauxstores, le propriétaire.

- Monsieur Deuxparoles, le représentant du propriétaire et responsable de la location résidentielle.

- Monsieur Debonnefoi, locataire.

- Monsieur Sincère, un autre locataire.

- Messieurs Bing, Bang et Bong les employés du propriétaire.

Commençons notre conte urbain :

Il était une fois Monsieur Debonnefoi qui demeurait dans un logement insalubre où il avait des escaliers à monter.

Le logement était situé dans un édifice propriété de Monsieur Desbeauxstores.

Un édifice parmi tant d'autres Monsieur Desbeauxstores était presque le maître dans le quartier.

Monsieur Debonnefoi croyait dur comme le fer qu'il finirait ses jours dans ce logement.

Dur comme le fer ; dur comme le faire.

Mais un jour Monsieur Debonnefoi eu le bonheur d'être sélectionné pour habiter un magnifique logement social neuf.

Non seulement que ce logement serait neuf mais il serait moins cher et sécuritaire pour sa santé.

Oui un logement où il serait le premier à y demeurer et à y vivre.

Y vivre et non pas y survivre.

Alors comme le prescrit la règle, Monsieur Debonnefoi avise Monsieur Deuxparoles qu'il déménagera dans peu de temps et il en avisa aussi ses voisins avec lesquels il avait une excellente communication.

Alors Monsieur Sincère mentionna à Monsieur Debonnefoi qu'il était très intéressé à prendre son logement qui était plus grand mais à la condition que Monsieur Deuxparoles le fasse rénover avant.

Monsieur Debonnefoi lui mentionna son accord et lui conseilla d'appeler Monsieur Deuxparoles pour l'aviser de son désir et que lui-même ferait de même.

Monsieur Deuxparoles mentionna à Monsieur Sincère qu'il accepta le marché et qu'il pourrait s'y installer un coup les rénovations terminées.

Monsieur Deuxparoles promis même à Monsieur Sincère de le tenir au courant des travaux et de l'avertir lorsque le logement serait prêt.

Monsieur Deuxparoles avait ,même promit à Monsieur Debonnefoi que Monsieur Sincère serait le prochain locataire de son logement.

Après le départ de Monsieur Bonnefoi, Monsieur Deuxparoles ordonna aux Messieurs Bing, Bang et Bong de débuter les travaux de rénovation.

Lors des travaux à quelques reprises Messieurs Bing, Bang et Bong dirent à Monsieur Sincère qu'ils lui arrangeaient un beau logement juste pour lui.

1 mois, 2 mois, 3 mois, 4 mois passèrent sans que Monsieur Sincère reçoive la moindre nouvelle de son futur nouveau logement.

Alors Monsieur Sincère prit la décision de téléphoner à Monsieur Deuxparoles question de savoir se qu'il advenait de son futur nouveau logement et à quelle date il pourrait y aménager ?

Que ne fut pas sa déception, sa désillusion et son amertume ?

Monsieur Deuxparoles avait sans même lui en parler décidé de céder le logement qui avait été promi à Monsieur Sincère à l'un des employés de Monsieur Desbeauxstores et la décision avait été prise 2 mois au paravant.
 
Et oui ca faisait 2 longs interminables mois que la décision avait été prise ,.... et Monsieur Sincère n'en avait toujours pas été avisé et était toujours dans l'espérance d'habiter un meilleur logement.

Voilà Monsieur Sincère prit conscience que Monsieur Deuxparoles avait 2 paroles si e n'était pas 3 ou 4.
 
L'importance pour Monsieur Deuxparoles est question de conserver son job de tenter de satisfaire l'appétit financière boulimique de Monsieur Desbeauxstores.
 
Oui Monsieur Deuxparoles a minimum 2 paroles, Monsieur Sincère se sent trahi et en est triste.
 
Et Monsieur Debonnefoi reste avec la sensation que Monsieur Deuxparoles s'est foutu de sa gueule.
 
Morale de cette histoire il faut toujours se méfier d'un propriétaire ou de son représentant même s'il semble intègre, des fois fois les apparences peuvent être trompeuses !
 
Et moi dans cette histoire, dans ce conte urbain ?
 
En écrivant ce conte je me sens de bonne foi.
 
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Vente de Rona à des intérêts étrangers – Françoise David veut connaître la politique économique du gouvernement Couillard


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Vente de Rona à des intérêts étrangers – Françoise David veut connaître la politique économique du gouvernement Couillard 

3 février 2016

Alors que l’entreprise Rona passe aujourd’hui dans des mains étrangères, la députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, s’inquiète de la passivité du gouvernement face à la faiblesse de l’économie québécoise.

« Rona est un succès québécois qu’il est regrettable de voir acheté par une entreprise américaine. Il faut au minimum s’assurer que les emplois restent au Québec et que les fournisseurs québécois soient protégés », estime Mme David.
 
« Lorsque Raymond Bachand est intervenu il y a quelques années pour empêcher une transaction similaire, les Québécoises et Québécois ne pensaient pas que Rona ne serait protégé que pour une si courte durée. Le gouvernement de Philippe Couillard croit-il moins au nationalisme économique que ses prédécesseurs?  Si oui, il doit l’expliquer à la population », croit la porte-parole solidaire.
 
Québec solidaire croit que le gouvernement devrait grandement se préoccuper de cette transaction parce que cela risque de se reproduire si rien n’est fait. Il faut éviter que les décisions d’affaires de nos entreprises soient prises aux États-Unis.
 
« La faiblesse du dollar canadien et de l’économie québécoise expose nos entreprises à ce genre de prise de contrôle par des intérêts étrangers, en particulier américains. Se fier à la faiblesse du dollar pour relancer l’économie du Québec, comme l’espère le ministre Leitão, n’est pas une politique économique valable.  La ministre Anglade doit rapidement présenter une politique économique pour le Québec. On doit savoir où s’en va notre économie. Le Plan nord et la stratégie maritime ne mènent nulle part et dépendent trop du prix des ressources naturelles et de la conjoncture internationale », poursuit la députée.


mercredi 3 février 2016

Axtli se joint à l'équipe du Collectif-RISQ


Voir les photos à la fin de l'article.


Axtli se joint à l'équipe du Collectif-RISQ 

Par Sergio de Rosemont

Effectivement ce dimanche 31 janvier 2016 à 13h c'était la rencontre du Collectif-RISQ qui se tenait au Première Moisson situé au 3001 rue Masson dans le Vieux-Rosemont.

Étaient présent Axtli Viau, François Brosseau, Sébastien Rivard ainsi que Sergio de Rosemont.

Ce 31 janvier était aussi le moment où Axtli rejoignait officiellement le Collectif-RISQ comme conseillé internet.

Axtli nous aidera à obtenir une meilleure visibilité sur internet et y progresser.

L'équipe du Collectif-RISQ souhaite la bienvenue à Axtli et tient à le remercier pour son soutien.

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VOICI LES PHOTOS DE LA RENCONTRE:

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La rencontre du se tenait au Première Moisson situé au 3001 rue Masson dans le Vieux-Rosemont.


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Étaient présent Axtli Viau, François Brosseau, Sébastien Rivard ainsi que Sergio de Rosemont.

Projet de loi sur l’immigration – Les droits des personnes immigrantes avant les besoins d’entreprises


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Projet de loi sur l’immigration – Les droits des personnes immigrantes avant les besoins d’entreprises 

2 février 2016

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, demande à la ministre Kathleen Weil de revoir son projet de loi 77 qui répond principalement aux besoins du marché du travail plutôt que de résoudre les grandes problématiques de l’immigration. Cette deuxième journée en commission parlementaire confirme les inquiétudes de Québec solidaire quant au sort odieux réservé aux travailleurs et travailleuses étrangers temporaires comme les aides-domestiques ou les travailleurs saisonniers.

« S’il était adopté tel quel, le projet de loi permettrait aux entreprises de continuer à commander des employé.es comme on commande une marchandise! La Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) nous a démontré à quel point le sort des travailleurs et travailleuses temporaires est entre les mains des employeurs qui peuvent les renvoyer dans leur pays d’origine en un claquement de doigts. En cas d’abus, un travailleur agricole n’aurait même pas le temps de déposer une plainte qu’il se retrouverait à l’aéroport avec son droit de travailler révoqué. Ces hommes et ces femmes quittent leurs familles pour gagner un peu d’argent et permettent à nos entreprises de combler des postes, le minimum est de respecter leurs droits garantis par la Charte des droits  et libertés et les lois du travail. Les travailleurs temporaires sont des êtres  humains pas des marchandises! »

Amir Khadir voit difficilement comment on pourrait s’assurer de protéger le droit à l’égalité des travailleurs avec un projet de loi aussi opaque. « Pratiquement tout ce qui est concret est renvoyé à des règlements ou à des décisions de la ministre, que ce soit l’intégration ou les critères « d’invitation » qui seront utilisés pour sélectionner les candidats. Même la politique d’immigration, sur laquelle il y a pourtant eu une longue consultation l’an dernier, n’est pas disponible! Plus de transparence et de précisions sont nécessaires », estime le député.

En commission parlementaire, la CDPJ a même indiqué qu’il lui était difficile d’analyser correctement le projet de loi tant les zones d’ombre étaient nombreuses. « En l’absence de la politique en immigration et de programmes clairs, nous sommes obligés de conclure qu’il s’agit de vieux pieux. La commission a jeté un pavé dans la mare que le gouvernement ne pourra ignorer », indique M. Khadir.

Francisation en milieu de travail

Québec solidaire réitère que la francisation est essentielle à l’intégration socioprofessionnelle des nouveaux arrivants, mais ne se fera pas comme par magie. « Depuis des années, le gouvernement se déleste de ses responsabilités en matière de francisation et les entreprises ne veulent pas davantage mettre l’épaule à la roue. Par exemple, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) veut tirer le maximum de l’immigration pour répondre à ses besoins de main-d’œuvre, mais souhaite laisser l’entièreté de la francisation aux frais de l’État. Si les représentants des gens d’affaires admettent que la francisation des nouveaux employé.es est nécessaire, ils devraient favoriser l’usage et l’apprentissage du français sur les lieux de travail, comme le propose Québec solidaire », conclut M. Khadir.


mardi 2 février 2016

“L’assurance qualité dans les cégeps : en-deçà des mécanismes, une logique rampante” par Frédérique Bernier

Je repartage cet article par solidarité



“L’assurance qualité dans les cégeps : en-deçà des mécanismes, une logique rampante” par Frédérique Bernier 

Journal La Riposte des Profs contre l'austérité·samedi 30 janvier 2016

L’assurance qualité dans les cégeps : en-deçà des mécanismes, une logique rampante

Où est le sujet du pouvoir ? Il est précisément partout où il travaille très activement à se faire oublier[1].

Ce que l’on nomme « assurance qualité » désigne un ensemble de mécanismes gestionnaires inspirés des pratiques d’homologation industrielles (pensons aux labels « Qualité totale » ou ISO 9001, normes elles-mêmes dérivées du toyotisme) et implantés dans le domaine de l’éducation — comme c’est aussi le cas en santé et dans les services sociaux avec la méthode Lean — par le biais d’organismes publics ou privés ayant pour charge d’évaluer les institutions. C’est ce genre de dispositif de « contrôle de la qualité » qu’est devenu pour les cégeps la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial (CEEC) [2]. Bien documentée par l’IRIS et par la FNEEQ notamment, l’implantation de ces mécanismes soulève de nombreuses inquiétudes touchant la mission même des universités et des cégeps, dont les orientations sont de plus en plus redéfinies sous la pression de ces processus essentiellement bureaucratiques[3]. Or, il se pourrait que la principale difficulté à laquelle se heurte une volonté de résistance aux mécanismes d’assurance qualité réside dans le fait que, loin d’apparaître d’emblée comme une grossière aberration dans le monde de l’éducation, ceux-ci jouissent plutôt d’une relative invisibilité liée non pas à une stratégie de camouflage, dont on pourrait commodément accuser les décideurs et les administrateurs, mais plutôt à la présence déjà généralisée et normalisée de la logique que ces mécanismes impliquent. Cette logique s’insinue en effet d’autant plus facilement qu’elle est, pour ainsi dire, toujours déjà à l’œuvre et qu’elle s’est imposée sous le couvert du gros bon sens et de l’évidence : il faut bien, n’est-ce pas, s’assurer de la qualité de ce qui se fait en éducation ! Ainsi, la remarque citée en exergue, celle de deux auteurs analysant l’usage des drones par l’armée américaine, si elle est issue d’un contexte qui n’a rien à voir avec l’objet de cet article, permet peut-être néanmoins d’attirer l’attention sur le caractère paradoxalement invisible de ce nouvel (ou pas si nouvel…) « ennemi intérieur » de l’éducation au sein d’une « guerre » qui ne dit pas son nom. Une guerre managériale, dont les attaques minent les fondements des institutions d’enseignement en réélaborant, l’air de rien, ce qu’on y entend par « qualité », par « évaluation » et éventuellement, par « éducation ».

Un train bien en marche — les mutations de la CEEC

Ainsi la notion même d’assurance qualité apparaît-elle un peu subrepticement au fil de l’évolution des mandats de la CEEC (c’est en 2007 qu’elle s’est redéfinie comme « un organisme d'assurance qualité public et indépendant » ), évolution au fur et à mesure de laquelle on constate l'éclipse progressive de critères et de modalités d'évaluation établis en fonction d'une mission éducative ou d'un savoir disciplinaire, au profit de critères de plus en plus strictement managériaux. Il faut dire qu’en cela, la CEEC ne fait que poursuivre la logique à l’œuvre dès sa fondation, celle de la nouvelle gestion publique et du souci de « gestion optimale » qui prévaut dès la réforme Robillard de 1993 à partir de laquelle sera implantée la CEEC, en même temps — ce n’est pas un hasard — que l’approche par compétence. Existant depuis des décennies aux États-Unis et plus récemment en Europe autour du processus de Bologne [4], l’assurance qualité est introduite ici comme un processus de benchmarking des plus louables, puisqu’il viserait à « assurer aux jeunes et à l’ensemble de la population du Québec un enseignement collégial d’un calibre et d’une qualité qui leur permettent de se mesurer aux meilleurs standards de compétences [5] », comme le stipule la CEEC. « Mesure », « standards », « compétences » : dès lors que la qualité de l’éducation est ainsi conceptualisée par l’instance chargée de s’en assurer, il semble des plus rigoureux de s’inspirer des processus industriels pour se concentrer effectivement sur ce qu’il y a de strictement objectivable dans la chaîne de production de ces « compétences ». Tout est affaire de langage ici, et il est remarquable de voir à quel point le changement de paradigme en matière d’évaluation se fait par une série de glissements sémantiques qui transforment de façon improbable la qualité d’une éducation, objet complexe, subtil et difficile à mesurer quantitativement, en une série de processus dont on vérifie l’efficacité.

C’est ainsi que la CEEC, qui avait d’abord pour mandat d’évaluer la conformité de la mise en œuvre des programmes d’études établis par le ministère et de voir à la mise en place et à l’application des Politiques institutionnelles d'évaluation des apprentissages (PIEA) et des programmes (PIEP), en vient, à partir de 2002, à évaluer non plus seulement ces politiques et ces programmes, mais bien les institutions elles-mêmes, sur la base de leur Plan stratégique de développement, et ce, à partir d’un canevas défini par le ministère, canevas où « les besoins évolutifs de la clientèle », l’« augment[ation] substantiel[le du] taux de diplomation » et « l’arrimage aux demandes du marché » pèsent très lourds[6]. À partir de là, en conformité avec l’idée même d’un « Plan stratégique » conçu selon une logique de guerre commerciale comme « l’approche que prend une organisation pour survivre et réussir [7]», l’évaluation de l’institution d’enseignement public calque celle d’une entreprise dont la mission première serait de se positionner avantageusement au sein d’un marché. Ce changement de paradigme de la CEEC, où le branding prend le pas sur le jugement des professeurs quant à la pertinence des cours et des programmes, et où la « réussite » se vérifie à la circulation du flux de diplômés, peut être vu comme une première phase d'implantation des mécanismes d'assurance qualité.

L’assurance qualité de l’assurance qualité de l’assurance qualité (non, ce n’est pas une erreur…)

La deuxième phase de cette implantation s’ouvre au Sommet sur l’enseignement supérieur de février 2013 avec la création du Conseil national des universités et d’un chantier visant à développer de « nouveaux processus d'assurance qualité » à l'université. Dans cette foulée, et parce que les cégeps se trouvent depuis le début à l'avant-garde de ce modèle, on donne à la CEEC une nouvelle orientation. Dorénavant, la CEEC n’évaluera plus les plans stratégiques, ni les politiques institutionnelles, mais évaluera plutôt « l’efficacité du système d’assurance qualité de chaque établissement[8] ». Autrement dit, il s’agira pour la CEEC d’évaluer l’efficacité des mécanismes par lesquels les administrations évaluent l’efficacité… de leurs politiques institutionnelles et autres plans stratégiques. Dès lors, comme le signale bien un document préparé par la FNEEQ, il ne s'agit plus à proprement parler d'évaluation, mais bien de « métaévaluation[9] », et ce qui se trouve ainsi évalué, non seulement s'éloigne encore davantage d'une quelconque prise en compte de la qualité des enseignements dispensés, mais atteint un tel degré d’abstraction et de réflexivité qu’on est tenté, avec Gilles Gagné, de parler ou bien de plaisanterie ou bien de maladie mentale[10]. L’assurance qualité en est effectivement venue principalement à assurer la qualité… de l’assurance qualité elle-même. L’abstraction croissante de cette véritable bulle bureaucratique est telle qu’elle produit un jargon proprement illisible et inappropriable par les professeurs. Or, cette illisibilité est peut-être ironiquement le plus grand gage d’efficacité de ce système de contrôle puisqu’elle assure la mainmise des gestionnaires sur des processus dont ils sont seuls, peut-être, à détenir le code. Qui d’autre en effet pourra comprendre ce qu’on entend par « les mécanismes assurant la qualité de la planification liée à la réussite dans un contexte de gestion axée sur les résultats[11] » ?

C’est sans ironie aucune, pourtant, que la CEEC présente cette nouvelle approche d'évaluation en tant qu’elle « s'inscrit dans la reconnaissance de l'autonomie et de l'expertise d'évaluation développées par les collèges » en instaurant « un mode de gestion continue de la qualité [12] ». Or, nous n’avons de toute évidence progressé que vers une bureaucratisation encore accrue du processus, une surbureaucratisation dont les critères, pour paraître strictement formels — la « qualité » se trouvant dès lors conçue comme « adéquation aux objectifs » — n’en sont pas moins extrêmement prescriptifs, comme en témoigne d’ailleurs la seconde édition du cadre de référence de la CEEC qui présente un « Guide d’autoévaluation de l’efficacité du système d’assurance qualité » où on explique de façon encore plus détaillée les différentes composantes à vérifier et à inclure dans le rapport d’autoévaluation. Et si l’on évalue l’efficacité du système évaluant l’efficacité de… dans une spirale de plus en plus abstraite, tout ceci finit tout de même par avoir une incidence concrète sur tout ce qui touche l’administration du cégep, autant dans les bureaux des administrateurs et des API que dans nos réunions départementales, toutes ces instances étant mobilisées, à divers degrés et plus ou moins consciemment, dans une machine chronophage et coûteuse dont l’alibi, « la qualité », masque un contrôle de plus en plus technocratique des activités d’enseignement. Bien au fait de ces dérives, la FNEEQ a mis de l’avant un plan d’action mettant en cause la légitimité même de la CEEC et proposant une stratégie de non-participation (d’ailleurs plus ou moins fermement suivie par les syndicats locaux) aux instances et activités liées à la Commission et à ses demandes[13]. Mais cette « nouvelle » assurance qualité ne constituant que le dernier étage d’un édifice gestionnaire déjà bien établi, on peut penser qu’il n’est pas aisé même d’identifier toutes les activités qui sont mises au service de cette machine.

Une austère qualité ?

Si le contexte des coupures draconiennes a entre-temps poussé la Fédération des cégeps, donc les administrateurs eux-mêmes, à freiner leur ardeur en matière de reddition de comptes à la CEEC (peut-être la seule bonne nouvelle liée à l’austérité…) et à adopter au printemps dernier une résolution sensée[14], force est de penser que ce n’est que partie remise. Par ailleurs, les menaces à l’autonomie professionnelle et à la collégialité, et, de façon plus générale, la place de plus en plus réduite dévolue aux professeurs dans la définition de ce qui fait le sens et la qualité de leur propre travail sont, quant à elles, plus criantes que jamais dans le cadre des négociations en cours, avec des offres patronales qui tentent de donner encore plus de pouvoir aux administrations et des demandes syndicales au sein desquelles on semble privilégier davantage les questions de salaire et de retraite, quitte à renoncer à faire des avancées significatives sur le terrain du pouvoir que détiennent les professeurs dans l’orientation des institutions. Les suites du rapport Demers, touchant notamment la formation générale, croisent également les préoccupations liées à l’assurance qualité en rivalisant de clientélisme, d’arrimage de plus en plus étroit des formations aux besoins du marché, de rhétorique de l’« adaptation » et de réduction des empêchements à la diplomation. En période d’austérité, si la machine est forcée de coûter moins cher, la logique gestionnaire, elle n’en continue pas moins à assurer sa mainmise. L’hydre à cent têtes est bien vivante. Travaillant très activement à se faire oublier, son pouvoir est lié à sa capacité d’infiltration et de confiscation du langage, de tous nos langages. Rappeler sans relâche que nous travaillons au nom d’une autre logique et d’une autre qualité, au nom de l’inconfiscabilité de l’éducation, au nom de sa gratuité fondamentale, est plus que jamais nécessaire, sur tous les fronts.

Frédérique Bernier, Professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

[1] Entretien avec Thomas Chamayou et Grégoire Hippler, « À jouer la guéguerre des machines, nous seront toujours perdants », Article 11, lundi 13 janvier 2014 (www.article11.info/A-jouer-la-guegu..)

[2] CEEC, Évaluation de l’efficacité des systèmes d’Assurance qualité des collèges québécois. Orientations et cadres de référence. Deuxième édition, Gouvernement du Québec, juin 2015, p. 8. (http://www.ceec.gouv.qc.ca/publications/ORIENTATION-DOC/Efficacite_Systemes_Assurance_Qualite_2015_Accessible.pdf)

[3] Éric Martin et Maxime Ouellet, Les mécanismes d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur, rapport de recherche, Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), novembre 2012(www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2012/11/Assurance-qualite-web.pdf ). Voir aussi FNEEQ, Avis de la FNEEQ sur l’assurance qualité, document déposé au Conseil supérieur de l’éducation, décembre 2011 (www.fneeq.qc.ca/fr/accueil/publications/memoires/Final-Conseil-Sup-Education-2011-12-15.pdf). Voir également Isabelle Bruno et Emmanuel Didier, « L’évaluation, arme de destruction », Le Monde diplomatique, mai 2013, p. 3.

[4] Voir Éric Martin et Maxime Ouellet, Les mécanismes d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur, loc.cit., p. 13-15.

[5] Commission de l’évaluation de l’enseignement collégial, « La Commission d’évaluation de l’enseignement collégial : sa mission et ses orientations », document d’orientation, Gouvernement du Québec, juin 2009, p. 7.

[6] Voir à ce sujet l’article étoffé de Louis Raphaël Pelletier, dont je reprends ici l’analyse : « Les plans stratégiques de développement et le néolibéralisme de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial », BIS, Bulletin d’information syndicale du syndicat des professeurs du cégep Marie-Victorin, Cahier spécial « Assurance qualité », vol. 22, no, 14, février 2014, p. 8.

[7] CEEC « L’évaluation des plans stratégiques des cégeps. Cadre d’analyse », Février 2005, in CEEC, Les plans stratégiques des cégeps. Un premier bilan d’évaluation, Gouvernement du Québec, 2006, p. 29.

[8] CEEC, 2015, loc.cit., p. 8.

[9] FNEEQ, « La CEEC se lance dans la métaévaluation», Document d’orientation présenté à la réunion du regroupement cégep des 23 et 24 mai 2013, document final envoyé aux syndicats du regroupement cégep le 19 août 2013 (http://www.fneeq.qc.ca/fr/cegep/dossiers/2013-08-19_assurance_qualitx_CEEC_et_mxtaxvaluation_.pdf)

[10] Je me réfère ici à une conférence « sur l’évaluation et le contrôle technocratiques des professeurs » prononcée par Gilles Gagné dans le cadre des Conférences sur l’implantation des mécanismes d’assurance qualité dans les cégeps, organisées par le syndicat des professeurs du cégep Édouard-Montpetit le 13 mars 2014. (https://www.youtube.com/watch?v=To7...).

[11] CEEC, 2015, loc. cit., p. 25.

[12] CEEC, 2015, p. 5 et 11.

[13] Voir Plan d’action pour contrer le processus d’assurance qualité de la CEEC, plan d’action adopté à la réunion du regroupement cégep des 8 et 9 mai 2014 (https://seeclg.files.wordpress.com/...https://seeclg.files.wordpress.com/2013/09/2014-05-0809-plan-daction-contrer-lassurance-qualitc3a9-adoptc3a9.pdf ).

[14] « Les cégeps sont forcés de réduire considérablement le temps consacré à la reddition de comptes afin que leurs ressources puissent se concentrer sur leur mission auprès des étudiants et des étudiantes », Fédération des cégeps, Résolution. Reddition de comptes. AG-203-05 (2015-04-30), p. 2.


21-27 fév. : Semaine d’actions pour un meilleure partage de la richesse


Je repartage par solidarité



POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ


21-27 fév. : Semaine d’actions pour un meilleure partage de la richesse 

mardi 19 janvier 2016, par Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics

La Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics ( Coalition Main Rouge), dont la FFQ est membre, vous invite à participer à une semaine d’actions dérangeantes dans toutes les régions du Québec, la semaine du 21 février.

Cette semaine d’action vise à revendiquer que le gouvernement Couillard adopte dès son prochain budget des mesures permettant de freiner le transfert de richesse vers les plus riches et de réinvestir massivement dans les programmes sociaux et les services publics :

Réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques

Augmenter les impôts des grandes entreprises au lieu de les diminuer encore

Revoir la fiscalité des particuliers : augmenter le nombre de paliers d’imposition pour assurer une réelle progressivité de l’impôt et une plus grande contribution des plus riches et imposer davantage les dividendes et les gains en capital, au même titre que les revenus de travail

Lutter plus activement contre l’évasion fiscale

Pour plus d’informations sur les actions prévues dans votre région, rejoignez un groupe répondant membre de la Coalition Main Rouge ou votre organisation nationale membre de la Coalition.

Informez la Coalition de vos actions : info@nonauxhausses.org

Rejoindre l’événement Facebook

Message de la Coalition Main Rouge

Depuis son élection en 2014, le gouvernement de Philippe Couillard multiplie les coupures dans tous les domaines. Éducation, santé, programmes sociaux, personnes âgées, personnes malades, familles, personnes en difficultés, femmes, travailleurs et travailleuses… la majorité de la population écope et nos droits à la santé, à l’éducation et à la dignité sont bafoués.

Ces attaques à nos droits s’accompagnent de multiples hausses de tarifs et de frais en tous genre, qu’on nous demande d’assumer individuellement, qui font gonfler la facture et qui limitent l’accès aux services dont nous avons besoin.

Pendant ce temps, des banquiers, PDG de grandes entreprises, politiciens et médecins, amis du gouvernement Couillard, profitent du démantèlement de nos outils collectifs pour s’enrichir pendant que tous les autres s’appauvrissent. Maille par maille et sans scrupules, le Parti libéral est en train de détruire notre filet social.

Alors que l’équilibre budgétaire est à peine atteint, le gouvernement s’apprête à nous priver de revenus importants en baissant encore les impôts des entreprises et de certains particuliers. Pourtant, l’impôt est la façon la plus juste et la moins chère de financer les services dont nous avons tous besoin. Baisser les impôts, ça veut dire pour chacun.e de nous de payer beaucoup plus cher.

D’autres choix sont possibles

Pour mettre un terme à ce cercle vicieux d’appauvrissement de la population au profit de quelques-uns, il nous faut faire d’autres choix de société. C’est pourquoi il faut poursuivre et intensifier la mobilisation débutée à l’automne 2015 pour forcer le gouvernement à aller chercher l’argent nécessaire au financement adéquat des services publics et des programmes sociaux là où il se trouve.



lundi 1 février 2016

À l'assemblée logement nous avons parlé des problèmes que doivent affronter les réfugiéEs


Voir les vidéos et les photos suite à l'article


À l'assemblée logement nous avons parlé des problèmes que doivent affronter les réfugiéEs 

Par Sergio de Rosemont

À l'assemblée logement nous avons parlé des problèmes que doivent affronter les réfugiéEs.

Ce 28 janvier 2016 à Midi, comme à chaque dernier jeudi de chaque mois c'était l'assemblée logement du "Comité Logement Rosemont".

Évidemment l'assemblée logement se tenait au centre Gabrielle et Marcel Lapalme situé au 5350 rue Lafond dans le Vieux-Rosemont.

Ce mois ci nous parlions de la réalité que doivent vivre les nouveaux arrivants.

L'invité de ce mois ci était Laadj Zina de l'organisme "La Maisonnée" qui est venue nous parler des défis que doivent relever les nouveaux arrivants et les réfugiéEs pour prendre leur place dans notre société.

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POUR PLUS D'INFORMATIONS :


Comité Logement Rosemont 
5350, Lafond, local R-145
Montréal (Québec)
H1X 2X2


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La Maisonnée
6865, avenue Christophe-Colomb
Montréal (Québec) H2S 2H3
T 514 271.3533
 
F 514 271.1910



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VOICI LES VIDÉOS DE LAADJ ZINA:

Laadj Zina au Comité Logement Rosemont

Laadj Zina au Comité Logement Rosemont  
Ce jeudi 28 janvier 2016 comme à chaque dernier jeudi du mois c'était l'assemblée logement du Comité Logement Rosemont.

Ce mois ci l'invitée était Laadj Zina de l'organisme La Maisonnée qui est venue nous parler de la réalité que doivent vivre les nouveaux arrivants
 
Laadj Zina au Comité Logement Rosemont ( la suite )

Laadj Zina au Comité Logement Rosemont ( la suite )
https://www.youtube.com/watch?v=T8yrWq9J3cs&feature=youtu.be

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VOICI LES PHOTOS DE L'ASSEMBLÉE LOGEMENT:

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebbok aime bien à l'occcasion changer l'adresse URL des photos, en cas où que d'un tel changement à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook : www.facebook.com/sergio.derosemont/media_set?set=a.1337519296273856
 
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Une accueil chaleureuse.


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Les membres commencent à arriver.


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Les membres commencent à arriver.


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Voici le moment de la soupe.


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Oui comme toujours la soupe était excellente.


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Sébastien, le coordonnateur du "Comité Logement Rosemont" au micro annonçant les nouvelles du mois et certaines activités à venir.



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Caroline de l'équipe du "Comité Logement Rosemont" au micro annonçant des événements à venir.



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Sébastien, le coordonnateur du "Comité Logement Rosemont" prenant des photos souvenir.


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Laadj Zina de l'organisme La Maisonnée venue nous parler des difficultés que doivent relever les nouveaux arrivants et les réfugiéEs pour prendre leur place dans notre société.



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Laadj Zina de l'organisme La Maisonnée venue nous parler des difficultés que doivent relever les nouveaux arrivants et les réfugiéEs pour prendre leur place dans notre société.


Posthumanisme, capitalisme et suicide


Parlons de posthumanisme avec Francis Lagacé


Posthumanisme, capitalisme et suicide 

1er février 2016

Il est un courant qui aime bien se prétendre évolutif et libérateur selon lequel nous devrions muter de notre condition humaine et migrer vers une condition cybernétique, où les composantes électroniques prendront de plus en plus de place jusqu’à peut-être constituer la partie la plus importante de notre corps. Les partisans extrêmes de cette tendance imaginent que nous pourrions déposer le contenu de notre cerveau dans un ordinateur, de sorte que nous devenions quasi-éternels et libérés de notre corps biologique.

J’ai entendu un jour à la radio publique une jeune et talentueuse écrivaine, dont j’ai goûté les romans dystopiques, parler de son intérêt pour le posthumanisme et du dégoût que lui inspiraient ses fonctions biologiques, notamment le fait de devoir ingérer de la nourriture tous les jours. Je ne fus pas surpris, même si cela m’a profondément attristé, d’apprendre quelque temps plus tard qu’elle avait mis fin à ses jours. Refuser sa condition biologique, c’est refuser la vie, et c’est fort navrant, car l’humaine condition, l’humaine aventure est faite de l’expérience de sentir douleurs et plaisirs, joies et peines et de progresser grâce aux leçons que la raison et le cœur tirent de ces émotions et sentiments. On se rappellera que les personnes qui mettent fin à leur jour ne veulent pas cesser de vivre, elles veulent seulement cesser de souffrir.

En cette semaine de prévention du suicide, on est en droit de craindre la tentation pseudo-libératrice du posthumanisme qui refuse tout simplement la richesse de l’expérience humaine et conduit à la désolation la plus totale. L’idéal cybernétique est tout à fait conforme à l’idéal capitaliste qui tous deux réalisent le paradoxe suivant : Tout en donnant l’illusion d’une libération des contraintes alliée à une originalité absolue, ils transforment le sujet en banal agent d’échange d’informations pour la cybernétique ou de capital pour le capitalisme, ce qui revient au même puisque désormais l’argent n’est plus qu’une donnée enregistrée dans les bases des différentes institutions financières. L’individu cybernétique ou posthumain ou capitaliste n’est qu’un module d’échange et de transport de données. En ce sens, il est parfaitement interchangeable et n’a plus aucune originalité, malgré ce qu’il en croit.

C’est donc une culture de mort que nous promettent le posthumanisme et le capitalisme dans cette course à l’éternité, car il s’agit d’une éternité toute minérale. Le malheureux exemple de l’écrivaine à laquelle j’ai fait référence plus tôt ne l’illustre que trop. C’est aussi le message que transmettait la fable The Gamesters of Triskelion, cet épisode de la série originale de Star Trek, dans laquelle des cerveaux avaient évolué intellectuellement à un point tel qu’ils n’avaient plus aucune connexion biologique et avaient donc, pour dissiper leur ennui, décidé de parier sur le résultat de batailles entre des individus d’espèces biologiques différentes sans tenir compte de leur droit à la libre détermination.

La liberté de se déterminer soi-même ne consiste pas à se fondre dans une chaîne indistincte de relais de données, mais bien à contribuer à créer un corps social de plus en plus conscient, orienté vers le beau au sens platonicien du terme.

LAGACÉ, Francis

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