mercredi 10 février 2016

Ni "Watchkeeper", ni "Patroller" : Pas de drones pour aller bombarder les peuples !


À mes yeux un drone militaire est et restera un arme de lâche



L’art et la manière de tuer confortablement

Ni "Watchkeeper", ni "Patroller" : Pas de drones pour aller bombarder les peuples ! 

8 février 2016

Certains se "félicitent de la décision prise par l’armée de leur pays", c’est à dire l’armée française, de ne pas avoir sélectionné pour les guerres qu’elle mène dans différents pays le drone "Watchkeeper" de conception israélienne, au profit de drones de la Sagem. Une "victoire" dont nous ne ferons pas nos choux gras.

Tout d’abord parce que cette décision est ponctuelle et que la France n’a pas décidé de mettre un terme à sa collaboration militaire avec Israël pour autant, et surtout parce que nous ne pouvons pas nous réjouir du bombardement de populations civiles et des guerres incessantes qu’ils utilisent tels ou tels drones.

Qu’un contrat de 300 millions d’euros passe sous le nez du britannique Thales et de l’Israélien Elbit Systems ne nous attriste certes pas. Les considérations électorales de Hollande qui apporte ainsi de l’emploi à l’usine de Montluçon et aux PME situées dans le Val-d’Oise, à Poitiers, Fougères, et Dijon, ne sont sans doute pas étrangères à ce choix.

Mais l’achat et donc l’utilisation de 14 drones Patroller, plus "français" (consortium où la France détiendrait 80 % des parts) n’est pas moins meurtrière.

Ces drones "Patroller" seront équipés de roquettes guidées laser et de missiles antichar...

C’est d’ailleurs la Sagem qui fabrique les drones Sperwer 

utilisés par la France en Afghanistan et qui espère vendre son "matériel performant" à des régimes comme ceux de Sissi....

CAPJPO-EuroPalestine


mardi 9 février 2016

Aide sociale : le ministre doit jouer franc jeu


Voici un bon texte de Serge Petitclerc que je partage avec vous



POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ

Aide sociale : le ministre doit jouer franc jeu 

mardi 2 février 2016, par Serge Petitclerc

Depuis le dépôt du projet de loi 70, lequel introduit le Programme objectif emploi, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, soutient qu’un nouveau demandeur d’aide sociale qui refuserait un emploi jugé « convenable » verra sa prestation amputée de moitié. Une menace d’une telle ampleur ne peut avoir d’autre objectif que de nous rendre plus conciliants à l’égard d’une coupe plus « modérée ».

Le ministre Hamad laisse entendre d’autre part que les nouveaux demandeurs devront accepter « tout emploi convenable » qui leur est proposé, même si cet emploi se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Encore une fois, le ministre Hamad en met plus que le client en demande ! S’il revient sur cette obligation pour la limiter par exemple à 50 km, est-ce que nous pousserons un grand soupir collectif et remercierons le ministre d’avoir agi avec plus de modération ? Loin de là !

Pour le Collectif pour un Québec sans pauvreté, quel que soit au final le montant de la pénalité financière ou la distance à parcourir, cela ne changera rien à l’affaire : les obligations attachées au Programme objectif emploi sont en soi inacceptables. Il est tout simplement impensable de couper les prestations des personnes assistées sociales, celles-ci étant déjà contraintes de survivre avec des revenus même pas suffisants pour couvrir leurs besoins de base.

Mais M. Hamad semble y tenir terriblement, à ces obligations.

Il y tient surtout pour montrer que le gouvernement agit en toute équité, obligeant même les personnes assistées sociales à faire leur part dans la lutte contre le déficit. Mais cela, il n’ose pas le dire. Ça pourrait mal passer aux yeux de ceux et celles qui ont mieux à faire que de casser du sucre sur le dos des plus pauvres. Comme il n’ose pas dire que la pénalité prévue est de 50 $ ou 60 $ par mois, et non de 300 $. Comme il n’ose pas non plus avouer qu’il serait complètement contre-productif de forcer quelqu’un à se déraciner de son milieu pour aller occuper un emploi précaire et mal payé à des centaines de kilomètres.

Depuis le dépôt du projet de loi 70, M. Hamad semble chercher à se dégager une marge de manœuvre. Pour quelle raison ? Pour pouvoir reculer sur les propositions les plus délirantes de son projet de loi, tout en montrant, du même coup, son « écoute » et sa capacité à s’adapter aux demandes de la société civile... Mais le Collectif ne sera pas dupe.

Ailleurs dans le monde, les programmes de workfare, dont s’inspire le projet de loi 70, ne fonctionnent pas. Ces programmes reposent non seulement sur des préjugés, mais, en plus, ils les alimentent. Les menaces découragent plus qu’elles motivent. Et la très grande pauvreté mène trop souvent à l’itinérance et à la désaffiliation.

À la veille du début des consultations publiques sur le troisième plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté, le Collectif pour un Québec sans pauvreté demande au ministre Hamad de jouer franc jeu. Le Collectif n’acceptera pas l’appauvrissement des personnes assistées sociales. Il refusera même d’en débattre, tant la chose lui apparaît immorale. Que le ministre Hamad et ses collègues se le tiennent pour dit.


Les Palestiniens mobilisés pour un journaliste gréviste de la faim en danger de mort


Je partage par solidarité :



Les Palestiniens mobilisés pour un journaliste gréviste de la faim en danger de mort 

dimanche 7 février 2016

Des rassemblements ont eu lieu dimanche à travers les Territoires occupés, tandis que les responsables palestiniens tiraient la sonnette d'alarme pour Mohammed al-Qiq, journaliste en grève de la faim depuis 75 jours et en danger de mort toujours retenu par Israël.

 Le journaliste palestinien a décidé de poursuivre sa grève de la faim bien que la justice israélienne ait suspendu sa détention administrative, sans inculpation ni procès, avait affirmé son avocat vendredi.

Samedi soir, les défenseurs du reporter de 33 ans de la chaîne saoudienne al-Majd publiaient un communiqué affirmant qu'il "luttait contre la mort" sur le lit de l'hôpital d'Afoula, dans le nord d'Israël, où il est toujours menotté. "Mohammed est dans un état d'extrême faiblesse, chaque centimètre de son corps le fait souffrir et les médecins disent qu'il peut mourir à tout instant".

 Aussitôt, des rassemblements de soutien se sont formés, à Gaza et dimanche à Hébron et Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie occupée, ainsi qu'à Jénine et à Naplouse dans le nord, ainsi qu'à Ramallah, où vivait le journaliste palestinien avant son incarcération.

Là, parmi des dizaines de Palestiniens réunis à l'appel du syndicat des journalistes et des organisations de défense des détenus palestiniens dans les prisons d'Israël, des militants ont annoncé une grève de la faim en solidarité avec M. Qiq. Parmi eux, Khader Adnane, qui avait lui-même obtenu la levée de sa détention administrative au prix de deux mois d'une grève de la faim qui l'avaient amené au bord de la mort.

 L'ONU, l'UE et la Croix-Rouge se sont à plusieurs reprises alarmées notamment après que les médecins ont fait état de possibles "dommages irréversibles" pour le journaliste.

Jeudi, la Cour suprême israélienne a suspendu sa détention administrative, ce régime extrajudiciaire controversé qui permet la détention sans inculpation ni procès pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, mais il n'a toujours pas le droit de quitter l'hôpital sans autorisation.

 La sécurité israélienne l'accuse d'appartenir au Hamas. M. Qiq, condamné en 2008 à 16 mois de prison pour appartenance à un groupe affilié au Hamas, affirme ne se livrer qu'au journalisme.

 Pour ses défenseurs, M. Qiq risque d'être remis en prison une fois rétabli car sa détention administrative court encore jusqu'au 1er mai. Le reporter, lui, a prévenu qu'il ne recommencerait à s'alimenter qu'une fois "libre".

Face à ce bras de fer qui semble dans l'immédiat sans issue, Omar Nazal, du syndicat des journalistes, a dit à l'AFP que les Palestiniens redoutaient la possibilité que les autorités israéliennes "fassent traîner l'affaire Qiq, quitte à ce qu'il meure, pour voir quelle serait la réaction de la rue palestinienne face à la mort d'un détenu en grève de la faim" après deux grèves qui ont attiré l'attention, celles de Khader Adnane puis plus tard celle de Mohammed Allan.

Dans un communiqué, le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat a "fait porter à Israël l'entière responsabilité du sort de Mohammed al-Qiq" dans des lettres adressées à l'ONU, à Washington et Moscou, ainsi qu'à la diplomatie européenne.

Depuis la bande de Gaza, le Hamas a appelé "la communauté internationale et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à intervenir immédiatement pour sauver la vie de Mohammed al-Qiq et mettre fin à la détention administrative".

Selon le Club des prisonniers palestinien, outre M. Qiq, 17 autres journalistes ou étudiants en journalisme sont détenus par Israël, dont l'un depuis plus de 20 ans.


Avec "Assawra", participez à la reconstruction des maisons démolies par l'armée d'occupation.
Souscription 2016

Du 1er février au 31 mars
assawra.blogspot.fr/2016/02/assawra-souscription-2016-du-1er.html

 

lundi 8 février 2016

Lettre ouverte au ministre François Blais : un projet de loi humainement inacceptable


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Lettre ouverte au ministre François Blais : un projet de loi humainement inacceptable 

dimanche 7 février 2016, par Collectif pour un Québec sans pauvreté

Québec, le 2 février 2016

Monsieur Blais,

Comme nouveau ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, nous vous interpellons. Nous sommes un groupe qui réfléchit depuis trois ans sur les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté au Québec. Les préjugés contre ces personnes, particulièrement contre les prestataires d’aide sociale, foisonnent dans notre société. Ils influencent même les décisions des gouvernements, comme c’est le cas actuellement avec le projet de loi 70. Mais qu’est-ce qu’un préjugé ? Quels sont ses effets sur les personnes ciblées ?

Un préjugé est une attitude négative ou défavorable envers certains individus, membres d’un groupe donné, basé sur des généralisations abusives. Il renforce l’estime de soi de celui qui l’émet et le fait se sentir supérieur aux personnes visées. Une personne ciblée par un préjugé en souffre : elle vit un sentiment d’injustice, se sent rejetée et honteuse de sa condition sociale. Elle perd l’estime d’elle-même et finit par s’auto-exclure d’une société qui se prive alors de la richesse qu’elle aurait pu apporter comme citoyenne à part entière.

Les préjugés s’attaquent ainsi aux droits fondamentaux des personnes visées, tel le droit à un niveau de vie suffisant, à des mesures d’assistance financière ou à des conditions de travail justes et raisonnables. Ces droits sont formulés, notamment, dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Ces documents interdisent la discrimination et affirment l’égalité de touTEs les citoyenNEs.

Le projet de loi 70, dans sa forme actuelle, fait fi de ces droits internationalement reconnus. S’il est adopté, il obligerait les nouvelles personnes à l’aide sociale, dites aptes à l’emploi, peu importe leur âge, à accepter tout emploi qui leur est offert. Par cette obligation, le gouvernement sous-entend que ces personnes sont paresseuses, dépendantes, profiteuses du système et ne veulent pas s’en sortir. C’est sur la base de ces préjugés que, sous la menace de couper une partie importante de leur prestation, elles devront accepter cet emploi même si les conditions de salaire ou de travail sont inadéquates.

Il est pourtant clairement écrit dans le Préambule de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, adoptée en 2002, que « les personnes en situation de pauvreté sont les premières à agir pour transformer leur situation […] ». La répression résultant du projet de loi 70 causerait à celles-ci un énorme stress, entraînerait de sérieux dégâts sur leur santé mentale et physique et les enfermerait dans un silence humiliant et culpabilisant.

À nos yeux, il va de soi que les mesures coercitives associées à ce projet de loi sont inacceptables. Celui-ci est discriminatoire, entretient des préjugés déjà profondément ancrés dans la population, et s’avère destructeur de vies humaines.

Micheline Bélisle, Johanne Gagnon, Patrick Tremblay, Catherine Bach, Maryline Côté, Mélanie Labrie, Marie-Lyne Bouchard, et Gilles Tremblay, membres du Carrefour des savoirs sur la lutte aux préjugés, Collectif pour un Québec sans pauvreté.


Israël a perdu son bras de fer contre le Brésil


Je tiens à féliciter le gouvernement brésilien :



Bâtiment inauguré à Brasilia, la capitale, ce mercredi.

Israël a perdu son bras de fer contre le Brésil 

6 février 2016

Le Brésil a envoyé promener Israël qui voulait lui coller un colon comme ambassadeur. La présidente brésilienne vient en revanche d accorder un prestigieux bâtiment à l’ambassade palestinienne.

L’inauguration qui a eu lieu en présence du représentant de l’AP Ibrahim Alzeben, des membres du gouvernement de Dilma Rousseff, et des représentants de différents pays arabes, s’est déroulée dans un contexte de crise diplomatique entre le Brésil et Israël à propos du poste d’ambassadeur d’Israël, qui reste vacant depuis décembre 2015.

En effet, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a désigné Dani Dayan, ancien dirigeant de colonies en Cisjordanie, à ce poste. Mais pour la présidente brésilienne Dilma Rousseff, il est hors de question d’accorder le poste diplomatique à cette personnalité.

Bâtie sur un terrain de plus de 1 500 mètres carrés légué par l’ancien président brésilien Lula, la nouvelle ambassade de Palestine apparait plutôt grande en comparaison avec celles des autres missions diplomatiques. Surmonté d’un dôme doré, le bâtiment ressemble en fait à la mosquée al-Aqsa, située sur le Mont du Temple à Jérusalem.

francais.rt.com/international/15233-bresil-ambassade-palestine-israel

CAPJPO-EuroPalestine


dimanche 7 février 2016

N'entrons plus chez Starbuck Coffee !


J'ai signé cette pétition et je vous invite à faire de même:



N'entrons plus chez Starbuck Coffee ! 

En Arabie Saoudite, Starbucks interdit l'entrée aux femmes.

La multinationale américaine Starbucks est prête à tout pour "conquérir de nouveaux marchés". En Arabie Saoudite, elle n'hésite pas à interdire l'entrée de l'une de ses succursales... aux femmes !

Nous citoyennes et citoyens indignés, appelons les consommatrices et les consommateurs de Starbucks Coffee à boycotter l'ensemble des cafés de l'enseigne tant qu'ils ne seront pas revenu sur leur décision ! La dignité des êtres humains et de la moitié féminine de l'Humanité n'est pas négociable !

LA PÉTITION

Jusqu’où les entreprises sont-elles prêtes à aller pour faire du fric ? Ou dans un langage plus feutré "conquérir de nouveaux marchés" ? Eh bien, certaines sont prêtes à tout… L’américain Starbucks par exemple. A Riyad, la multinationale spécialiste du café a tout simplement interdit l’entrée aux femmes dans l’une de ses succursales !

En cause (dixit la version officielle) : l’absence de mur séparant l’espace homme et l’espace femme. Car bien sûr, le café de Riyad est non-mixte, patriarcat local oblige. "Prière de ne pas entrer si vous êtes une femme.Envoyez votre chauffeur pour commander", a ainsi pu lire une cliente révoltée sur l’affiche collée à la porte d’entrée. *Votre chauffeur* car en Arabie Saoudite, les femmes n’ont pas non plus le droit de conduire. Pointé du doigt, Starbucks se défend dans le magazine Cosmopolitan US de toute discrimination. "Tous nos magasins proposent des commodités égales (service, menu, sièges) pour les hommes, les femmes et les familles",explique la chaîne. Sauf que dans le même temps, "les Starbucks d'Arabie Saoudite adhèrent aux coutumes locales". Et donc… à cet apartheid.

Nous citoyennes et citoyens indignés, appelons les consommatrices et les consommateurs de Starbucks Coffee à boycotter l'ensemble des cafés de l'enseigne tant qu'ils ne seront pas revenu sur leur décision ! La dignité des êtres humains et de la moitié féminine de l'Humanité n'est pas négociable !

CLIQUEZ ICI POUR SIGNER CETTE PÉTITION :
boycottstarbucks.wesign.it/fr

Négociations du secteur public: « De l’argent, il y en a, M. Hamad! », Françoise David


Je partage à titre d'information



Négociations du secteur public: « De l’argent, il y en a, M. Hamad! », Françoise David 

5 février 2016

La députée de Gouin et porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Françoise David, interpelle le nouveau président du Conseil du Trésor, Sam Hamad, sur les ententes avec les employé.e.s de l’État. « À la veille de la rentrée parlementaire, j’invite monsieur Hamad à négocier de bonne foi avec les travailleurs et travailleuses du secteur public toujours sans entente. Nous savons que vous avez des marges de manœuvre, le Québec engrange même les surplus ! ».

Québec solidaire salue la formidable mobilisation des syndiqué.e.s du secteur public. « Toute concession arrachée au gouvernement actuel est précieuse. Dans un contexte où les infirmières, les enseignant.e.s, le personnel de soutien, les fonctionnaires se trouvent face à un gouvernement inflexible, ils l’ont quand même obligé à reculer sur certaines demandes manifestement exagérées et à mettre un peu d’argent dans la caisse », continue la députée. Cependant, Québec solidaire rappelle que malgré ce qui a été obtenu de haute lutte, le gouvernement a amplement les moyens d’être plus généreux. Les travailleuses et travailleurs à salaire peu élevé, surtout dans le secteur de la santé, arriveront difficilement à contrer la hausse du coût de la vie.

« Dans cette optique, nous comprenons que pour certain.e.s, cela ne soit pas assez : les services publics s’affaiblissent, on assiste à une concentration majeure des lieux de décision, loin de la population, le privé prend beaucoup trop de place, la déshumanisation dans la prestation de services se répand étant donné les exigences faites aux employés.es. Contre cette destruction libérale, nous continuerons d’être aux côtés des employé.e.s de l’État », continue Mme David.

Pour la députée, si le gouvernement avait été Solidaire, il en aurait été autrement. « Québec a bien d’autres options que d’aller chercher de l’argent dans la poche des employé.e.s du secteur public ou de couper dans les hôpitaux et les écoles. Des milliards sont à notre portée si on agit contre l’évasion fiscale, si on lutte contre le gaspillage dans les contrats publics, si on gère publiquement l’achat des médicaments, si on freine l’appétit vorace des médecins, déjà bien entretenus », termine Mme David.


samedi 6 février 2016

Leurs terres, leurs oranges, leurs oliviers... et maintenant leurs keffiehs ?


Je partage la copie de cet article par solidarité avec le peuple palestinien:



Leurs terres, leurs oranges, leurs oliviers... et maintenant leurs keffiehs ? 

5 février 2016

L’appropriation de ce que ne lui appartient pas : une spécialité d’Israël. C’est maintenant le symbole de la résistance palestinienne, le keffieh, qu’on essaie de détourner à Tel Aviv, la ville des" lumières", à en croire Madame Hidalgo qui a même essayé de nous vendre "le hommous, spécialité israélienne" à l’occasion de son grand flop de "Tel Aviv sur Seine".

Tanya Habjouqa, photographe, raconte qu’elle a eu un haut le coeur en voyant, dans une boutique d’une galerie commerciale chic de Tel Aviv, une boutique remplie de vêtements tous fabriqués à partir du tissu keffyeh que l’on trouve en Palestine et en Jordanie.


"Des robes sexy, des jupes "très mode", et rien à moins de 150 dollars", décrit-elle sur sa page facebook en précisant qu’à aucune endroit l’origine de ces tissus n’était indiquée.

"Le comble de l’appropriation culturelle", commente-t-elle, en ajoutant qu’elle croyait pourtant avoir tout vu en matière de vol et détournement des produits palestiniens.

Sur le site de la boutique "Dodo Bar Or", elle a vu que la conceptrice de mode israélienne avait en fait plusieurs magasins, en Israël, et des connections à l’international, et ses nouvelles "créations" sont basées sur le keffieh, avec souvent une touche "érotique", particulièrement déplacée concernant l’un des symboles de la résistance palestinienne :


Et quelle importance si cela est amené à choquer les 20 % de Palestiniens citoyens d’Israël, sans parler des millions d’autres Palestiniens sous occupation ?

Depuis sa création, l’Etat d’Israël s’est approprié quasiment tout ce qu’il n’arrivait pas à détruire dans le patrimoine historique, commercial et culturel de la Palestine : des oranges de Jaffa aux oliviers déracinés pour être replantés en Israël, en passant par la destruction des fabriques de savon de Naplouse, réputées dans le monde entier, et celle des sites historiques palestiniens remplacés par des routes réservées au colons ou les fameux "parcs écologiques" du KKL..

Jusqu’à la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem Est, le 3ème lieu saint de l’islam, qu’Israël tente progressivement de s’approprier.


Et on voudrait nous empêcher de boycotter un tel Etat ? Il n’est pas encore né celui qui y parviendra !

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : mondoweiss.net/2016/02/israeli-designer-eroticizes-the-palestinian-keffiyeh/?utm_source=Mondoweiss+List&utm_campaign=e5579a5958-RSS

CAPJPO-EuroPalestine



Réforme du Fonds vert – Québec solidaire demande d’exclure les multinationales


Je partage à titre d'information



Réforme du Fonds vert – Québec solidaire demande d’exclure les multinationales 

5 février 2016

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques pour Québec solidaire, Manon Massé, demande au ministre de l’Environnement, David Heurtel, d’exclure les entreprises multinationales des subventions pour réduire les gaz à effet de serre.
 
« Après les révélations choquantes sur le financement de multinationales pétrolières à grands coups de millions, la population a perdu confiance envers l’utilisation du Fonds vert. Tant qu’à entamer une réforme du Fonds vert, le ministre Heurtel doit retirer aux multinationales la possibilité d’obtenir des subventions pour réduire leur émission de GES. Il est indécent de financer des entreprises milliardaires pour qu’elles prennent leurs responsabilités. Shell, Bombardier et Suncor ont les moyens de réparer leurs dégâts! », estime Mme Massé.
 
Manon Massé déplore la mise sur pied d’un conseil d’administration inspiré des pratiques du secteur privé pour gérer le Fonds vert. « Ce type de gouvernance tiré du privé place le gouvernement en position minoritaire, alors que la mission et les budgets du Fonds vert est publique. Le ministre doit nous assurer que Québec restera majoritaire et qu’il ne nommera pas de représentants liés de près ou de loin à des industries polluantes qui se retrouveraient en conflit d’intérêts. Il est essentiel que ce conseil d’administration travaille pour le bien public et non pour des intérêts privés », poursuit la députée solidaire.
  
Québec solidaire reconnait l’effort du gouvernement à mettre en application les recommandations de la vérificatrice générale du Québec (VGQ), mais rappelle que la pente sera longue à remonter. La VGQ avait notamment souligné le manque de transparence et de rigueur dans la gestion du Fonds vert.
 
« Le Fonds vert ne doit pas être utilisé pour financer des projets à l’emporte-pièce, il doit soutenir un projet de société qui permettra au Québec de se diriger vers une transition écologique durable et intégrée, comme le transport collectif. Cette réforme ne doit pas permettre au gouvernement de renoncer à son engagement d’utiliser le deux tiers du Fonds vert pour du transport collectif », rappelle Mme Massé.


vendredi 5 février 2016

Pétition : Sauvegarde des résidences spécialisées en autisme et en troubles graves du comportement


Ils ont besoin de notre soutien:



Pétition : 
Sauvegarde des résidences spécialisées en autisme et en troubles graves du comportement 

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement a fait de grandes coupures dans les rétributions qui assuraient jadis une offre de service plus spécialisée aux résidences intermédiaires hébergeant des personnes autistes ayant des troubles graves du comportement (TGC);

 

CONSIDÉRANT QUE les personnes autistes ayant des TGC sont lourdement handicapées et nécessitent des intervenants spécialisés pour prendre soin d’eux quotidiennement;

 

CONSIDÉRANT QUE les montants que le gouvernement allouait étaient déjà irréalistes et insuffisants, ces coupures mettront les personnes autistes carrément en danger, puisque les résidences ne pourront plus assurer leur sécurité physique, ni respecter leur intégrité;

  
CONSIDÉRANT QU’il n’y a pas d’autres possibilités d’hébergement pour ces personnes vulnérables;

 

CONSIDÉRANT QUE ces coupures gouvernementales dans les rétributions des résidences intermédiaires causeront la fermeture de celles-ci et ouvriront de nouveau l’institutionnalisation des personnes autistes, à un coût exorbitant pour l’État québécois;

 

CONSIDÉRANT QUE la fermeture de ces résidences causera un débalancement aigu dans toutes les sphères de vie des personnes autistes, augmentant ainsi les troubles de comportements, amenant une détérioration importante de leur qualité de vie et une régression imminente dans leur fonctionnement quotidien et leur intégration dans la société.

 

Nous, soussignés, demandons au gouvernement :

Qu’il recule dans sa décision de couper dans les rétributions afin d’éviter la fermeture des résidences spécialisées en autisme et troubles graves du comportement;
Qu’il révise les protocoles d’hébergement pour personnes autistes ayant des TGC, en tenant compte de leurs réels besoins, en assurant leur sécurité, leur bien-être et leur intégrité, ainsi que les besoins des personnes qui en sont responsables.


Date limite pour signer : 3 mars 2016