mardi 28 février 2012

Opposants à la grève étudiante: marketing d'étiquette

Voici un texte de Francis Lagacé qui nous apporte

un éclairage sur cette grève étudiante

27 février 2012

Opposants à la grève étudiante: marketing d'étiquette

Le journalisme prévoit une couverture équilibrée. C'est-à-dire que, dans les reportages, on fait valoir les tenants des diverses options, même celles qui n'ont pas la faveur populaire.

Quand ce principe est bien respecté, c'est un avantage démocratique important, car les opinions qui sont les plus diffusées peuvent l'être parce que ceux qui la promeuvent ont plus de moyens financers ou plus de relais chez les élus.

Cet équilibre favorise donc le débat, la confrontation des idées et l'évolution de la pensée dans la société.

C'est tout de même un art délicat que de rapporter les points de vue divergents en faisant valoir les arguments de part et d'autre en évitant de glisser dans la partialité, de porter l'éclairage sur tel aspect moins solide de l'un, mais pas de l'autre, de s'attarder aux traits de personnalités des porteparoles, à leur apparence, à des caractéristiques du discours qui ne sont pas liées à l'argumentation, etc.

Cet équilibre ne signifie pas non plus qu'on doive laisser entendre que toutes les opinions ont le même poids et que leur provenance est neutre. Quand une tendance est promue par un lobby financier et une autre par un mouvement collectif, les intérêts de classe peuvent être montrés dans l'analyse.

Cela nous amène à scruter d'un peu plus près le groupe d'étudiants qui se sont désignés sous l'appellation «d'étudiants socialement responsables». Ce groupe d'individus a des porteparoles dont on ne sait comment ils ont été élus. Cela mérite d'être souligné. En face, le mouvement étudiant organisé relève d'associations étudiantes dont les structures sont connues et démocratiques. Cela aussi mérite d'être souligné.

L'appellation «étudiants socialement responsables» a de quoi laisser songeur, car elle semble la récupération d'un concept que chacun trouve louable à des fins qui ne vont pas tout à fait dans le sens qu'on attendrait. En effet, être socialement responsable, c'est prévoir le rôle de la société, s'engager pour que les structures sociales fonctionnent pour le bien de l'ensemble. Il est un peu paradoxal de s'appeler «socialement responsable» quand on veut renvoyer chaque individu à lui-même.

On trouve un phénomène semblable dans l'emploi du terme «développement durable» par le gouvernement québécois pour décrire le plan Nord, sans qu'il y ait de véritables pratiques de développement durable. En effet, protéger une partie du territoire, c'est très bien, mais ce n'est pas du développement durable. Le développement durable consisterait, par exemple, à remettre en l'état les territoires exploités, à limiter l'impact environnemental de l'exploitation en faisant appel à des procédés moins polluants, etc.

Il en est de même lorsque des entreprises affichent des logos qui parlent d'écologie sur leurs produits, sans que ces logos ne soient la preuve d'approbation par des organisations écologiques ou réglementaires.

On assiste donc dans tous ces cas à un marketing d'étiquette qui consiste à s'accoler une appellation bien vue sans avoir nécessairement une pratique appropriée.

Finalement, le fait qu'un groupe se livre à du marketing d'étiquette justifie-t-il que ses porteparoles autoproclamés soient traités comme s'ils représentaient un mouvement populaire? Analyser et rapporter leurs idées est une chose nécessaire; montrer l'origine et la nature de leurs appuis en est une autre que les médias incluent dans l'équilibre journalistique.

LAGACÉ Francis


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lundi 27 février 2012

De l’action plutôt que des contraventions!

De l’action plutôt que des contraventions!

Le 22 février 2012

Québec solidaire constate une fois de plus que les voix qui s’élèvent pour exiger du gouvernement du Québec une action conséquente en rapport avec l’itinérance sont peu entendues. « Depuis trop longtemps, maintenant, des organismes communautaires, des médecins, la Commission des droits de la personne et même la Ville de Montréal, demandent au gouvernement Charest une politique globale en itinérance et un financement conséquent. Nous en sommes bien loin! », affirme Manon Massé, candidate dans Sainte-Marie-Saint-Jacques pour Québec solidaire.

« Le nombre de sans-abri, hommes et femmes, augmente sans cesse et les ressources sont débordées. Plutôt que de harceler des personnes itinérantes endormies sur des bancs de métro, un gouvernement responsable doit injecter les fonds nécessaires pour des actions permettant aux personnes sans-abri de vivre dignement et éventuellement de sortir de l’itinérance : construction de logements sociaux avec soutien communautaire, ouverture de centres de jour, mise en place de programmes de réinsertion, meilleur accès aux services publics. C’est une question de volonté politique, pas plus pas moins! », s’exclame Françoise David, présidente et porte-parole du parti.

À l’automne 2011, le Conseil national du bien-être social dévoilait une étude selon laquelle il en coûterait entre 13,000$ et 18,000$ par an pour offrir un toit et un suivi aux personnes itinérantes. Il en coûte actuellement entre 85,000$ et 120,000$ par an pour un séjour en hôpital psychiatrique ou en prison.

INFORMATION PRISE ICI


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dimanche 26 février 2012

ÉLIRE PLUSIEURS SOLIDAIRES EN 2012, C’EST POSSIBLE !

ÉLIRE PLUSIEURS SOLIDAIRES EN 2012, C’EST POSSIBLE !

mardi 7 février 2012, par Benoit Renaud

Nous assistons depuis quelques semaines à un débat complexe et intense parmi les membres de Québec solidaire sur les perspectives électorales et des enjeux stratégiques comme nos rapports avec d’autres partis politiques. En font foi, notamment, des échanges touffus sur facebook et plusieurs textes publiés sur Presse-toi-à-gauche, dont la série d’articles de Stéphane Lessard, mon ancien collègue et complice du comité de coordination nationale. Certains de ces débats pourraient prendre une tournure plus formelle lors du prochain congrès du parti, prévu pour la fin avril…si Jean Charest nous en donne le temps !

Je partage avec Stéphane et bien d’autres l’objectif de faire élire plusieurs Solidaires à l’Assemblée nationale lors du prochain scrutin. Il décrit bien le travail patient et à long terme qui attend le parti si on n’en fait élire que deux. S’il le faut, nous passerons par ce chemin-là. Mais j’espère comme lui que nos succès seront plus frappants et que la formation d’un gouvernement solidaire n’attendra pas à 2030.

J’ai cru utile de présenter ici une vision - que certains considérerons peut-être exagérément optimiste - des possibilités qui s’offrent à nous en cette année très probablement électorale. Ces possibilités sont d’autant plus ouvertes si on les fonde sur une analyse des tendances historiques qui ont menées au paysage politique actuel, toujours en mutation.

D’abord, rien ne permet d’exclure le scénario d’une augmentation significative de l’appui populaire pour notre parti. L’usure du pouvoir des libéraux, combinée avec la crise permanente au Parti québécois et à la désillusion prévisible face à la CAQ, pourrait mener bien des gens à chercher une alternative. Les mobilisations en cours, notamment contre la hausse des frais de scolarité, pourraient aussi changer le ton du débat social en notre faveur.

Déjà, environ une personne sur dix considère Québec solidaire comme la meilleure option, alors que c’était une personne sur 25 au scrutin de 2008. De plus, on se prépare une campagne sans précédent, avec plus de moyens, d’expérience et de préparation qu’en 2007 ou 2008. Qui sait où nous en serons rendus le jour du vote ?

Mais même si on limite notre analyse à ce qui serait possible avec le niveau d’appuis indiqué dans les plus récent sondages, plusieurs facteurs nous permettent d’espérer l’élection de plusieurs Solidaires lors du prochain scrutin.

La concentration du vote

Dans son premier article, Stéphane Lessard affirmait avec raison que « à moins que ses appuis soient concentrés dans quelques circonscriptions, QS ne peut espérer faire élire suffisamment de députés… ». Mais justement, les votes de Québec solidaire ont tendance à se concentrer dans certaines circonscriptions ! C’est ce qui a permis à Amir Khadir de se faire élire en 2008, malgré une moyenne nationale de 3,78% des voix. Les votes obtenus dans Mercier et Gouin (où Françoise David est arrivée bonne deuxième) correspondent à 13,5% du total des votes obtenus par QS à cette élection (16 544 sur 122 618) alors qu’il s’agit de 1,6% des comtés. C’est ce qu’on pourrait qualifier de « taux élevé de concentration du vote ».

Ce phénomène s’explique par les capacités organisationnelles du parti dans ces circonscriptions et la qualité des candidatures, mais aussi par l’effet d’entrainement qui s’active lorsque l’électorat perçoit qu’une circonscription devient gagnable pour un parti donné. Les bons résultats obtenus par Amir et Françoise à l’élection de mars 2007, combinés à des campagnes vigoureuses sur le terrain ont alimenté cette perception.

La question qui se pose est donc la suivante : Dans combien de circonscriptions avons-nous les capacités organisationnelles et la crédibilité nécessaires pour convaincre l’électorat que nous pouvons gagner et donc que leur vote pour QS n’est pas seulement un vote de principe ?

Il faut se souvenir que Mercier et Gouin n’avaient pas de vertus particulières pour la gauche il n’y a pas si longtemps. Aux élections de 1994 et 1998, les candidatures de gauche (NPD-Q puis PDS) dans Mercier avaient obtenu moins de 3% des voix. C’est la partielle de 2001 qui a fait de Mercier ce terrain favorable avec le 24% (4000 votes) obtenu par Paul Cliche. Ce qui avait été rendu possible par la combinaison d’une crise dans l’association locale du PQ et d’une convergence sans précédent des forces de gauche, dans le contexte de la mobilisation contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Dans Gouin, c’est encore plus évident. Même en 2003, la candidature de l’UFP avait généré moins de 5% des votes. C’est avec Françoise David en 2007 qu’on a fait une percée sans précédent avec 26%.

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samedi 25 février 2012

Un référendum dès le premier mandat pour Québec Solidaire


Pour ceux qui prétendent que Québec Solidaire n'est pas vraiment souverainiste... 



«On ne partage pas la démarche de Mme Marois, qui essaie de gruger les pouvoirs un à la fois en espérant qu’un jour la question de la souveraineté sera posée.


Un gouvernement solidaire mettrait en place une assemblée citoyenne élue au suffrage universel. Ce sont ces gens qui auraient la responsabilité de produire un projet de constitution pour le Québec et de consulter la population. Au terme de cette démarche, qui peut prendre plusieurs mois, il y aurait un référendum.


Un gouvernement solidaire ferait cela dès son premier mandat. Une population mobilisée, qui a l’occasion de rêver à un projet de société, c’est une population qui voudra se donner les moyens de réaliser un État souverain.»

Un référendum dès le premier mandat pour Québec Solidaire

ANNABELLE BLAIS
MÉTRO
Publié: 22 février 2012 22:57


S’il était élu à la tête du gouvernement, Québec solidaire (QS) tiendrait un référendum sur l’indépendance du Québec dès son premier mandat

Mais aux yeux du parti, ce projet est indissociable d’un projet social et environnemental. Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire, aura l’occasion d’approfondir sa pensée à l’occasion de la tournée d’assemblées publiques «Pour un pays de projets», qui s’arrête aujourd’hui à Montréal. Métro s’est entretenu avec elle.

Pensez-vous que les Québécois ont encore envie d’entendre parler d’indépendance?
Durant le mois de février, j’organise des assemblées citoyennes dans ma circonscription [Gouin], et une des questions régulièrement posées concerne l’indépendance. si, au Québec, il y a encore 4 personnes sur 10 qui se disent souverainistes alors que justement on n’en parle pas beaucoup, c’est quand même énorme. Ça veut qu’il y a de la place pour en parler.

Pourquoi l’indépendance est-elle toujours d’actualité?
On ne fait pas l’indépendance du Québec parce que ça va bien ou moins bien sur le plan économique. Il y a aussi la question de la protection de la langue et de la culture québécoises, et surtout, celle d’avoir la possibilité de prendre nos décisions. On est obligés d’accepter les décisions d’un gouvernement [fédéral], décisions qui ne font pas notre affaire.

Votre projet social et environnemental ne risque-t-il pas d’exclure des gens de la droite?
C’est normal qu’il y ait plusieurs partis souverainistes qui abordent la question souverainiste de manière différente. À QS, les gens que nous rejoignons sont souvent des personnes de gauche, écologistes, éprises d’égalité. Ces gens-là seront intéressés par la souveraineté si, justement, on est capables d’établir un lien entre souveraineté et projet social.

LA SUITE ICI

Oui prenez le temps d'aller lire la suite de l'interview

Je tiens à féliciter Mme.Annabelle Blais pour son travail journaliste, très bon travail


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vendredi 24 février 2012

Tant Khadir Amir, c'est quoi les conditions gagnantes ?

Tant Khadir Amir, c'est quoi les conditions gagnantes ?

15 avril 2011

Le député de Mercier ,Amir Khadir de Québec -Solidaire, expose ce que sont les illusoires conditions gagnantes de Lucien Bouchard et Bernard Landry pour réaliser l'indépendance du Québec. Extrait des archives des Actualités canadiennes-françaises. Conférences CERAN, Uqam, mars 2011.

POUR VOIR LA VIDÉO


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