samedi 24 novembre 2018

C'était ma première participation à la Gauche Urbaine Montréalaise


Voir les photos suite à mon texte.

La Gauche Urbaine Montréalaise, un groupe à connaître.


C'était ma première participation à la Gauche Urbaine Montréalaise 

Par Sergio de Rosemont

Ce mardi 20 novembre 2018 à 18h, c'était la rencontre de Gauche Urbaine Montréalaise.

Et c'était ma première participation à la Gauche Urbaine Montréalaise.

La rencontre se tenait dans les locaux d'Alternatives situés au 3720 ave du Parc.

Le but de ce groupe de revendication est d'apporter des solution efficaces et réellement de gauche au niveau municipale.

J'ai beaucoup apprécié la motivation des militantEs de ce groupe et je tiens à féliciter Andrea Levy pour son travail à la présidence de cette soirée.

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VOICI MES PHOTOS DE LA SOIRÉE :

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La rencontre se tenait dans les locaux d'Alternatives situés au 3720 ave du Parc.

J'aime ce drapeau Palestinien peinturé sur le haut de l'édifice.


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Les militantEs commencent à prendre place.


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Je tiens à féliciter Andrea Levy pour son travail à la présidence de cette soirée.

Civilisation de la consommation


Parlons de notre civilisation avec Francis Lagacé


Civilisation de la consommation 

24 novembre 2018



Dans ce monde en proie à la déréliction, la consommation a pris le relais de telle sorte que certaines personnes ne se définissent plus autrement que par l'acte d'acheter. Combien en connaissez-vous qui vous racontent le bien fou que ça leur fait de dépenser, de s'offrir des gadgets inutiles, que ça leur donne l'impression d'exister. Nous en sommes là de l'effet délétère du capitalisme sur la psyché, la liberté étant devenue pour reprendre un grognon célèbre et monomaniaque (Falardeau) une marque de yogourt et l'art de la décision complexe, celui de choisir entre deux saveurs de dentifrice.



Comme si la fréquentation de nos camarades humaines et humains n'était pas satisfaisante. Comme si la chaleur de la vie ne suffisait plus à allumer nos sourires. Comme si nos mains n'arrivaient plus à se toucher. Quand j'explique au quidam que l'une des mes joies suprêmes est de me bercer dans ma cuisine en prenant une tasse de thé dans le silence, j'obtiens au mieux des sourires condescendants, au pire des yeux exorbités par l'horreur.



Tout cela pour dire que la valeur d'échange a sucé toute la moelle de la valeur d'usage et que les boussoles individuelles ne sont désormais aimantées que par les cours du marché. Je n'apprends rien à personne, mais je cumule les illustrations dont en voici trois.



1. Les livres qu'on met dans son panier



Du 14 au 19 novembre 2018, c'était la Foire du livre de Montréal. Ici-Radio-Canada (la peste soit de ce nom ridicule) avait installé un studio sur les lieux et en diffusait nombre de ses émissions quotidiennes. Dans l'émission du samedi après-midi, on pouvait entendre l'animateur demander aux personnes invitées « Quel genre de consommateur de livres êtes-vous ? » « Quel genre de livres consommez-vous ? »



Mes poils se sont hérissés sur toute la surface de ma peau. Mais, à mon grand désarroi, il ne s'est trouvé personne pour corriger le tir. On ne consomme pas des livres. On n'est pas un consommateur de livres, on est une lectrice, un lecteur. Mais, visiblement, là, les livres sont des objets qu'on place dans le panier d'achats. Vous comprenez pourquoi j'ai référé à cet événement comme la Foire du livre.



2. La liberté de consommer passe la dignité



Les travailleuses et travailleurs des postes sont en négociation depuis près d'un an. Des moyens de pression très raisonnables, comme une grève tournante localisée, sont employés depuis à peine un mois. Mais le gouvernement de monsieur Trudeau, ce pantin sucré de l'oligarchie cool et instagrammisable, soumet à la vapeur un projet de loi répressif pour mettre fin à la grève, seul moyen légal permettant aux employéEs d'exercer un rapport de force. À quoi sert le droit de grève si on ne peut pas l'exercer ?



Comme par hasard, cette loi tombe juste en même temps que le fameux « vendredi fou » (appelé Black Friday en France), cette absurde importation états-unienne qui fait suite à la Fête de la dinde (Thanksgiving), la fête suprême (c'est le cas de le dire), car tout est fermé, même les commerces, d'où le véritable délire commerçant du lendemain. En effet, l'États-unien moyen n'existe que par le geste d'acheter. Il ne fallait surtout pas que la Société canadienne des postes se prive des revenus importants que représentent les livraisons consécutives à l'extrême boursuflure des ventes et des achats en ligne qui se poursuivraient jusqu'au cyber-lundi, sorte de prolongation des Grandes Fêtes chrétiennes qui s'étalaient autrefois sur trois jours, car elles comportaient en plus de la journée même, la veille (vigile) et le lendemain. D'ailleurs le congé du lundi de Pâques est un résidu de cette coutume ancienne. Comme quoi capitalisme et monothéisme font bon ménage. Cela m'amène tout naturellement à ma troisième illustration.



3. Civiliser, évangéliser, commercer



Tout le monde aura entendu parler de ce malheureux missionnaire chrétien qui a été tué par les habitants d'une île de l'océan Indien. La tribu qui occupe cette île n'accepte pas les visiteurs. L'Inde, qui tient l'île comme étant de sa juridiction, interdit qu'on s'y rende.



De quelle manie faut-il être pris pour se croire supérieur aux autres qui n'ont pas eu « la chance » de partager vos croyances et hallucinations ? Sans doute de la même manie qui fait croire que l'échange commerçant est le degré ultime de la civilisation.



En écoutant un reportage télévisuel du réseau québécois TVA sur le sujet, on pouvait entendre le journaliste conclure que la tribu habitant l'île n'avait encore jamais pris contact avec la civilisation. En voilà un qui mériterait, à défaut d'une volée de flèches, une bonne volée de bois vert. Mais, de quel droit peut-on prétendre qu'une civilisation différente de la nôtre n'est pas une civilisation ? En quoi sommes-nous supérieurs à ces personnes dont, en tout point anatomique et du point de vue de l'évolution, le cerveau est très certainement identique au nôtre ?



S'ils sont heureux tranquilles loin de nos centres commerciaux, de nos cosmétiques et de nos tupperwares, qu'avons-nous donc à leur apporter ? Ni Jésus, ni Bouddha, ni la Grande Licorne arc-en-ciel n'ont jamais demandé à ce qu'on importune les peuples isolés. Et, si vous me démontrez que si, alors c'est Jésus, Bouddha et la Grande Licorne arc-en-ciel qui méritent une volée de bois vert. L'incroyable prétention des Occidentaux à posséder la vérité en opposant leur croyance farfelue (religions) et leurs perversions morbides (commerce) à celles de peuples qu'ils ne comprennent pas est effarante.



Notre civilisation, celle de la consommation, n'a pas à donner de leçon à qui que ce soit. Pour aller à la rencontre de l'autre, il faut, comme l'écrit Achille Mbembe, que le dépaysement mutuel soit possible. Cela ne s'impose pas par force, bien que l'Histoire s'y soit trop souvent livrée.

LAGACÉ, Francis

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vendredi 23 novembre 2018

Je te pardonne, mais,...je n'oublis pas.


Seule la personne précise à qui se poème-message est destiné comprendra qui lui est destinée : 


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 Je te pardonne, mais,...je n'oublis pas.

Par Sergio de Rosemont

Je n'oublie pas le mal que tu m'as causé dans l'âme.

Mais je te pardonne.

La blessure est toujours là dans mon âme et la cicatrice restera pour toujours.

Mais je te pardonne.

Tu m'as brisé une espoir.

Mais je te pardonne.

Tu m'as brisé cette chance de me sentir de nouveau vivant et non pas survivant.

Mais je te pardonne.

Oui toi que je considérais comme une amie, tu m'as blessé dans l'âme avec ce coup de dague morale.

Mais je te pardonne.

Je te pardonne, mais je n'oublie pas et je n'oublierais jamais.

Je me souviendrais non pas avec ma mémoire dans ma tête mais avec celle dans mon coeur.

Par contre tu comprendra que même si je te pardonne, qu'il me sera dorénavant impossible de te considérer à nouveau comme une amie.

Malgré mon pardon, je ne suis plus capable de te redonner mon amitié.

Désormais lorsqu'on se croisera, faisons comme si nous nous connaissions pas !

Je te pardonne en te disant adieu !

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Autres dérives médiatiques: croyances et préjugés


Voici un excellent article de Francis Lagacé que je vous invite à relire


Autres dérives médiatiques: croyances et préjugés 
 

4 février 2008

Sous l'influence des sondages de préférence dont nous sommes bombardés, nous avons tendance à confondre sentiment et opinion. Dire que telle boisson gazeuse est meilleure que telle autre, ce n'est pas une opinion. Penser que monsieur Untel ferait un meilleur premier ministre n'est pas nécessairement non plus une opinion.



Le sentiment relève d'une impression gardée à la suite d'une sensation ou d'une émotion. Par exemple, une personne qui débarque à Montréal en plein juillet sous une atmosphère humide pourra garder le sentiment que Montréal est une ville tropicale.



L'opinion est une orientation choisie à partir des arguments, ceux-ci étant des faits orientés sur une échelle argumentative. Par exemple, sur l'échelle "s'habiller chaudement", le fait "il fait -35 degrés Celsius" est orienté très positivement et me permet d'avoir l'opinion: "Je dois m'habiller chaudement aujourd'hui."



Cette confusion entre sentiments et opinions traverse tous les discours médiatisés, et contribue à répandre des croyances et des préjugés tenaces.



J'illustrerai ce genre de fausses conclusions que l'on peut tirer à partir de trois exemples récents: le discours de Mario Dumont sur la réforme scolaire, le halo autour du Superbowl et l'influence des prix sur l'évaluation des vins.



1. Il fallait entendre Mario Dumont vers la fin de la semaine dernière au micro de C'est bien meilleur le matin où il essayait de dire quelque chose de concret au sujet de la réforme au secondaire. Outre quantité d'énoncés vagues et nébuleux enrobés de commentaires négatifs, il n'a su que répéter ce que l'on entend partout, soit que la réforme sacrifie les connaissances. Or, la réforme, dans laquelle il faut noter qu'il n'y a pas que du mauvais, ne dit nulle part qu'il faut sacrifier les connaissances. Certes, elle insiste sur les processus et sur des procédés plus englobants, mais comme l'enseignant reste maître du choix de sa pédagogie, il lui est tout à fait possible de faire primer les connaissances.



Il y aurait long à dire sur ce débat particulier, mais ce qui importe pour mon propos ici, c'est que peu d'opinions sont émises à son sujet, car on n'utilise que rarement les faits qui peuvent servir d'arguments. On se base plutôt sur des impressions qui nourrissent les sentiments.



2. Le Superbowl est présenté comme l'événement sportif le plus important au monde. Il faudrait bien appuyer ces dires prétentieux et un peu délirants sur de véritables statistiques plutôt que sur de vaseuses généralisations. Les États-Uniens jouent sur une ambiguïté de la langue en reprenant le fait bien connu que le football est le sport le plus populaire au monde, un fait documenté par le nombre de joueurs dans le monde et le nombre de fans. Or, le football dont il est question ici est le vrai football, c'est-à-dire ce que l'on appelle le soccer.



Autre fait artificiellement gonflé, on nous fait croire que les Chinois regardent le Superbowl et qu'un milliard de personnes seront devant le petit écran. La réalité est beaucoup plus décevante: la diffusion du match est accessible en Chine (où à peu près personne ne sait ce qu'est le football états-unien) et si tout le monde qui a accès à la diffusion du match sur la planète le regardait effectivement, cela ferait un milliard de personnes.



Ça me rappelle les publicités pour American Express que je voyais à la télé étant petit. On y disait que cette carte était la plus acceptée au monde. Or, elle était acceptée uniquement aux États-Unis et dans certains commerces canadiens. Plus de vingt ans plus tard (dans les années 80), il était encore difficile pour un États-Unien de faire reconnaître sa carte en Espagne ou en France en dehors de Paris. Les États-Uniens confondaient les frontières de leur pays avec celles du monde. C'est un air connu, le monde s'arrête aux marches de l'Empire.



3. Dans l'édition des samedi 19 et dimanche 20 janvier 2008 du Devoir (en page D4), Fabien Deglise rapportait les résultats d'une étude montrant que les personnes qui goûtent un vin au prix élevé sont préconditionnées à le trouver meilleur que si on leur dit que le prix est bas. Ce phénomène n'a rien d'extraordinaire. On trouve toujours plus belle une chemise de grande marque qu'une autre même si cette dernière peut avoir plus de qualité esthétique. On se laisse donc influencer par ses croyances et ses préjugés.



De là à croire que les spécialistes en matière de vin sont tous des charlatans et des fumistes, il y a un pas qu'il faut refuser de franchir.



Quand on déguste des vins, il faut noter les sensations qu'il procure et y attribuer une note. Cela a pour résultat que les vins très chers du Nouveau-Monde (États-Unis, Afrique du Sud, Amérique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande), lesquels cherchent à obtenir de bonnes notes justement en haussant indument les prix, n'obtiennent pas de si bonnes notes quand on les compare à des vins bien faits mais beaucoup moins chers venant de la Vieille Europe. De même, certains vins européens bénéficiant de leur réputation sont peu estimés quand on les analyse à l'aveugle. J'ai été à même de la constater maintes fois. Le snobisme et le marketing par le prix existeront toujours, mais le sens de la mesure aussi; il suffit de s'appliquer.



Conclusion: évitons de généraliser nos sensations, méfions-nous de nos croyances et de nos préjugés, appuyons-nous sur des arguments, donc des faits vérifiables, et nous aurons un meilleur esprit critique.

LAGACÉ Francis

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lundi 19 novembre 2018

Cacher cette douleur


Mon poème, ma pensée que je partage avec vous.


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Cacher cette douleur 

Par Sergio de Rosemont

Cacher cette douleur qu'ils ne veulent pas voir.

Car elle leur fait peur.

Elle les dérange dans leur petit confort personnel et individuel, dans leur routine.

Mettez un sourire dans votre visage.

Il n'y a pas de meilleur masque que le sourire.

Et lorsqu'on vous demande :

 { Ca va ? }

Répondez toujours en arborant ce magnifique sourire :

 { Oui ca va ! }

Même si votre âme semble se déchirez en deux.

Même si vous avez la sensation que votre propre destin est contre vous.

Et cela même si vous deviez finir votre chemin seul dans ce vaste désert de la solitude et de l'oubli.

Cacher cette douleur qu'ils ne veulent pas voir.

Oui hélas, chez plusieurs, la douleur de l'autre les fait fuir.

Les fait fuir lorsqu'ils sont pas assez hypocrites pour faire semblant de ne rien voir, tout en se disant dans leur intérieur :

{ Gardez donc votre douleur pour vous ! }

Et parfois, oui parfois lorsque ces images douloureuses du passé reviennent, alors on ferme les yeux comme en espérant qu'elles s'effacent d'elles-mêmes.

Lorsque vous faite parti des victimes du destin, des blessés dans l'âme par ce destin.

Cacher cette douleur qu'ils ne veulent pas voir.

Lorsque vous n'avez que la sensation de survivre qu lieu de celle de vivre.

Cacher cette douleur qu'ils ne veulent pas voir.

Et oui hélas, nous vivons ou survivons dans une société où l'individualisme semble en être presqu'une religion.

Et dans une telle société, la douleur de l'un fait fuir l'autre.

Oui dans une telle société, plusieurs fuit devant la douleur de l'autre, seule une minorité se pencheront sur la douleur de l'autre.

Oui, j'ai écris ce texte en parti en pensant à mon passé, mais aussi en pensant aux autres qui ont déjà eu, ont ou auront eux aussi cette douleur dans l'âme.

Effectivement,quoi qu'on s'en dise,..... il n'y a pas de meilleur masque que le sourire !

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Les exportations de diamants d’Israël s’effondrent sous l’effet des crimes de guerre et du BDS


Parlons de l’industrie du diamant en Israël



Un acheteur vérifie la qualité d’un diamant de 8,6 carats pendant le La Semaine internationale du diamant (IDW) dans la ville israélienne de Ramat Gan, à l’est de Tel Aviv le 14 février 2017

Les exportations de diamants d’Israël s’effondrent sous l’effet des crimes de guerre et du BDS 

16 novembre 2018

"Les exportations brutes de diamants d’Israël se sont effondrées d’un stupéfiant 45% depuis le massacre de l’été 2014 à Gaza, et la valeur nette des exportations de diamants d’Israël est tombée de 60 %, soit de 11,25 milliards de dollars à 4,4 milliards de dollars sur la période", rapporte Sean Clinton dans Middle East Monitor.

"C’est à peu près la même valeur que le des exportations totales d’armes d’Israël. La bourse de diamant israélienne a initialement imputé le déclin à une demande mondiale faiblissante, et plus récemment à la mondialisation, mais le déclin soudain montre que ce n’est manifestement pas le cas.

Les rapports annuels de De Beers sur l’état du marché mondial du diamant montrent que la demande a légèrement augmenté au cours des cinq dernières années. Aucun autre pays exportateur de diamants n’a subi une chute aussi marquée.

L’industrie belge du diamant, qui constitue une plaque tournante importante pour le commerce de diamants bruts et polis à destination et en provenance d’Israël, a également été touchée par le déclin marqué des exportations israéliennes. Entre-temps, l’Inde a gagné des parts de marché et en 2016, pour la première fois de son histoire, a exporté plus de diamants aux États-Unis qu’Israël, qui a toujours fourni jusqu’à 50% du marché américain en valeur.

Il ne fait aucun doute que l’un des secteurs les plus importants et les plus vulnérables de l’économie israélienne ressent l’impact de l’image de marque baignée de sang par Israël. La campagne mondiale de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a mis en évidence les liens entre l’industrie des bijoux et les violations des droits de l’homme par Israël, qui sont largement financés par les revenus de l’industrie du diamant. Ces deux effets semblent avoir un impact particulièrement sévère sur l’industrie du diamant israélienne, les exportations ayant diminué encore de 6 % au premier semestre 2018.


La situation est devenue tellement grave qu’Israël propose désormais de payer les tarifs aériens et de fournir un hébergement gratuit à l’hôtel pour attirer les acheteurs à Tel Aviv.

Bien que l’industrie de la bijouterie et les ONG aient gardé le silence sur le rôle principal d’Israël dans la chaîne d’approvisionnement en diamants, des militants des droits de l’homme ont fait campagne pour la dénoncer.

En 2012, les militants ont révélé pour la première fois le lien entre le groupe de diamants Steinmetz (SDG) et la brigade Givati de l’armée israélienne, responsable du massacre de la famille Samouni en 2009 à Gaza, un crime de guerre documenté par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, ainsi que par d’autres, tel que le groupe israélien de défense des droits de l’homme B’Tselem.

Cela a déclenché une série d’actions qui continuent de se répercuter sur les échelons supérieurs de l’industrie du diamant. Lorsque le groupe De Beers, appartenant à une société anglo-américaine, a exposé un diamant Steinmetz Forevermark dans la tour de Londres en l’honneur du jubilé de diamant de la reine d’Angleterre, le groupe de défense des droits de l’homme Innovative Minds a organisé des manifestations régulières devant la tour.


Un membre de la famille Samouni à Gaza a enregistré une vidéo demandant que le diamant du sang soit retiré. Le diamant a été retiré quelques mois plus tard sans la moindre publicité. Il n’a pas été vu ni entendu en public depuis.

Sotheby’s Diamonds est un partenariat à parts égales entre Sotheby’s, la célèbre maison de vente aux enchères, et Diacore, désormais rebaptisé de Steinmetz Diamond Group.

Depuis 2012, Innovative Minds a organisé un certain nombre de manifestations devant les locaux de Sotheby’s à Bond Street, à Londres, soulignant le lien qui existe avec les crimes de guerre israéliens.

En janvier 2013, le PDG et le conseil d’administration de Sotheby’s ont reçu une lettre recommandée les informant des atteintes à leur réputation et des risques que leur partenariat avec le groupe Steinmetz posait à leur marque. Quelques mois plus tard, à Genève, sous le feu de la publicité mondiale, Sotheby’s a vendu aux enchères le Steinmetz Pink, un spécimen de diamant. Il a été acheté par un syndicat d’investisseurs dirigé par Isaac Wolf pour un record mondial de 83 millions de dollars. La publicité faite avant la vente aux enchères et les résultats obtenus ne donnaient aucune indication que le diamant était terni par association avec les crimes de guerre israéliens commis à Gaza et était donc un diamant de sang. Quatre mois après la vente aux enchères, il a été révélé que les investisseurs avaient fait défaut et que Sotheby’s avait été obligé de prendre le diamant en inventaire, ce qui leur coûtait des millions de dollars.

Lorsque la nouvelle est devenue publique, il a également été révélé que Beny Steinmetz avait vendu son intérêt dans SDG à son frère Daniel et que la société avait été renommée Diacore. Certains observateurs estiment qu’il s’agissait d’un exercice conçu pour éloigner les grandes marques de diamants, notamment Tiffany, De Beers, Sotheby’s et Forevermark de la marque ternie Steinmetz, indissociable du massacre de Samouni. Et les Panama Papers ont révélé qu’en 2015, Beny Steinmetz était toujours impliqué et avait demandé à Mossack Fonseca d’antidater le transfert de sa procuration à son frère jusqu’en 2013.

De nouvelles indications selon lesquelles les bijoutiers évitaient les diamants liés aux violations des droits de l’homme commises par Israël ont été révélées plus tôt cette année, par le biais d’une soumission du formulaire 10-K de Tiffany & Co à la US Securities and Exchange Commission, selon laquelle la marque emblématique du diamant avait mis fin à la vente accord avec une mine appartenant à Steinmetz en Sierra Leone. Tiffany a prêté 50 millions de dollars à Steinmetz pour développer la mine et a été l’un de leurs principaux acheteurs.

Le désinvestissement de Tiffany est intervenu à la suite de pressions de la part de militants des droits de l’homme qui ont exposé le fait que Tiffany avait acheté des diamants à un mineur qui avait donné et soutenu des criminels de guerre israéliens présumés.

Bien que Tiffany & Co se soit retirée d’une mine de Steinmetz, elle continue de dissimuler l’identité des entreprises auprès desquelles elle achète 25 à 35% de ses diamants polis. Les clients de Tiffany ne peuvent donc pas savoir d’où proviennent leurs bijoux, comme l’a fait allusion leur nouveau PDG, Alessandro Bogliono, dans le Sustainability Report 2017 de Tiffany.

« Nos clients attachent une grande importance au développement durable. Ils veulent savoir d’où proviennent leurs bijoux, comment ils sont fabriqués et en quoi leur processus de fabrication a un impact sur la planète, ses habitants et ses communautés. Tiffany & Co. est attachée à ce type de transparence et, grâce à cette création de valeur partagée, nous avons une occasion unique de nouer des relations significatives et durables avec nos clients. Nous nous engageons à partager davantage avec eux - et toutes nos parties prenantes - sur ce que Tiffany fait exactement pour assurer la durabilité de notre entreprise et de la planète alors que nous définissons très largement cet objectif : enrichir les personnes et les lieux que nous atteignons par le biais de notre environnement. affaires ; minimiser notre impact environnemental ; l’amélioration des pratiques à l’échelle de l’industrie ; et canaliser le pouvoir de la marque Tiffany en tant que force de changement positif dans le monde."

Étant donné le rôle principal d’Israël dans l’industrie et l’absence de déclaration de Tiffany déclarant, comme ils l’ont fait avec le Zimbabwe et l’Angola, qu’ils n’achètent pas de diamants à l’apartheid, il est probable que Tiffany achète des diamants à des sociétés israéliennes.

Les sociétés de diamants en Israël emploient des personnes qui ont servi et sont membres de l’armée israélienne, ont ouvertement financé et soutenu des attaques contre les habitants sans défense de Gaza, ont été largement impliquées dans de graves fraudes et discriminatoires à l’égard des non-Juifs qui composent 20% des personnes de la population.

De plus, Tiffany n’a pas versé de réparations à la famille Samouni ni aux victimes de la brigade Givati soutenue par Steinmetz. L’atténuation des dommages causés est un élément clé du « sourcing responsable », tel que décrit dans les principes directeurs de l’OCDE en matière de vérifications nécessaires, auxquels Tiffany and Co, membre du Pacte mondial des Nations Unies, a souscrit.

Bien que les revenus de l’industrie du diamant soient une source de financement importante pour un régime d’apartheid qui a tué plus de 210 Palestiniens, y compris des femmes, des enfants, des médecins et des journalistes, et blessé et mutilé des milliers d’autres avec des munitions réelles à Gaza assiégée au cours des six derniers mois, des bijoutiers prétendent frauduleusement que les diamants traités en Israël proviennent de sources responsables et sont exempts de conflit.

Cette dissimulation et cette fraude sont perpétrées par les sociétés publiques et les gouvernements qui collaborent pour protéger les régimes voyous d’Israël, du Zimbabwe et de l’Angola, dont ils dépendent pour conserver leurs coffres pleins, soutenir les dividendes des actionnaires et fournir de gros pots de retraite aux cadres supérieurs.

Le Système de certification du Processus de Kimberley (PK), dont le plan directeur a été élaboré par le Conseil mondial du diamant, est le principal moyen de faciliter le commerce en cours des diamants du sang.

Bien que le mandat du PK soit délibérément limité à l’interdiction des diamants bruts qui financent la violence des rebelles, les bijoutiers l’utilisent pour affirmer que d’autres diamants du sang sont sans conflit, même lorsqu’ils financent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

L’industrie du diamant a créé une matrice de schémas, de garanties, de normes et de codes de pratiques factices pour tromper les consommateurs et faciliter le commerce des diamants du sang qui financent les régimes criminels. [Les diamants bruts qui financent la violence des rebelles sont interdits. Les autres diamants qui financent les violations des droits humains sont certifiés par le PK et pleinement légaux. Le Conseil de la bijouterie responsable (RJC) a élaboré des codes de pratiques fondés sur une certification PK discréditée et un système de garanties bidon pour déjouer les consommateurs et renforcer la confiance dans l’industrie des bijoux en diamants. Les diamants du sang étiquetés ‘sans conflit’ ont 20% de la part de marché. Les ONG se concentrent sur les diamants qui financent les violations des droits de l’homme en Afrique et ignorent les diamants du sang qui financent de graves violations des droits de l’homme perpétrées par les forces israéliennes contre des Palestiniens]

Cacher pour dissimuler le commerce des diamants du sang, l’ajout le plus récent de l’industrie à la matrice de la tromperie, consiste à utiliser la technologie de chaine de blocs pour enregistrer numériquement toutes les transactions qu’un diamant effectue de la mine au marché. Bien que la technologie puisse potentiellement donner aux consommateurs les informations nécessaires pour prendre une décision informée sur la provenance éthique d’un diamant, les informations détaillées ne seront disponibles que pour les « utilisateurs autorisés », car les « contrôles de confidentialité » les empêcheront d’accéder aux « données sensibles ». ”.

Le retrait successif d’organisations de défense des droits de l’homme du PK, notamment Global Witness, Impact Transform, International Alert, Fatal Transactions et Ian Smillie - l’un des principaux architectes du système de Kimberly - a supprimé la feuille de vigne et laissé ses représentants exposés avec leurs diamants sanglants en pleine vue.

(Traduction par Jack D. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Source : [www.middleeastmonitor.com/20181107-israels-diamond-exports-crash-as-bds-and-war-crimes-impact/]

CAPJPO-EuroPalestine

 

dimanche 18 novembre 2018

L’urgence d’agir contre les changements climatiques et les débats qu’on ne doit pas esquiver


Parlons des changements climatiques avec Bernard Rioux



L’urgence d’agir contre les changements climatiques et les débats qu’on ne doit pas esquiver 



Jeudi 8 novembre 2018 / DE : Bernard Rioux

Ces dernières semaines, une série d’appels à l’action contre la crise climatique ont été lancés. Que ce soit la « Déclaration citoyenne d’urgence climatique » [1], « La déclaration du Pacte sur les changements climatiques », lancée de centaines d’artistes et de scientifiques du Québec, ou les manifestations sur ce thème, tout cela exprime une prise de conscience sur l’urgence d’agir contre les changements climatiques. Ce volonté de passer à l’action est porteuse d’espoirs et doit être soutenue et encouragée.

Que nous disent ces appels ?

La « Déclaration d’urgence climatique » décrit bien la crise actuelle :

• « augmentation dans l’atmosphère des gaz à effet de serre et augmentation de la température moyenne du globe ;

• menace d’un écroulement global de l’économie mondiale

• menace pour la santé pouvant entraîner un effondrement de la population mondiale

• graves problèmes de sous-alimentation et famines

• recul de la biodiversité

• menaces à la paix et à la sécurité »

• etc

La déclaration demande de dépasser les « actions inadaptées des acteurs politiques » et la nécessité de reconnaître maintenant l’urgence de la situation et la mise en place de plans de transition. Les personnes qui ont initié cette « Déclaration » demande l’engagement des municipalités pour qu’elles reconnaissent cette situation d’urgence climatique et qu’elles fassent pression sur les autorités politiques supérieures pour qu’elles agissent le plus rapidement possible dans la lutte contre les changements climatiques.

Le « Pacte sur les changements climatiques » s’inscrit dans une même logique. L’urgence d’agir est aussi soulignée et la solution, écrit-on « passe par la volonté politique » . On fait appel à une action commune : Ensemble, citoyens et citoyennes de partout au Québec, des villes et des régions, du monde des affaires au communautaire, par-delà nos divergences politiques et en concorde avec les peuples autochtones, nous manifestons notre ferme volonté de poser les gestes qui s’imposent pour protéger le monde dans lequel nous vivons et nous diriger vers un avenir sobre en carbone ! » Chaque personne est invitée à « faire sa juste part pour réduire (ses) émissions de gaz à effet de serre » et on demande aux gouvernements qu’il soit fédéral, provincial ou municipal à « s’engager à adopter les lois et les actions forçant le respect de leurs engagements politiques face à l’environnement, ( …) , à déclencher un grand chantier d’efficacité énergétique et d’électrification du Québec, dans les transports, la mobilité durable, les bâtiments et l’industrie, de cesser à court terme toute exploration et exploitation des énergies fossiles, à abolir toutes formes de subventions aux hydrocarbures, à adopter rapidement une politique de Protection de la biodiversité et de l’aménagement du territoire... et enfin d’adopter une stratégie de la transition énergétique porteuse de justice sociale pour les travailleurs et les travailleuses... »

La « Grande marche appelée sur le thème, La Planète s’invite au Parlement vise également à mettre l’environnement au coeur des priorités du gouvernement. Le texte de l’appel à la manifestation demande à tous les paliers de gouvernement de « reconnaître l’urgence climatique et la protection de la diversité, de développer un plan climatique qui respecte les cibles exigées par le GIEC, d’interdire toute nouveau projet d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures et de mettre un termes à toutes subventions aux combustibles fossiles. »

En appelant à l’unité d’action et en identifiant des revendications précises, ces appels vont favoriser une série de mobilisations qui peuvent être porteuse d’une large sensibilisation de secteurs importants de la population. C’est donc avec enthousiasme, qu’il faut répondre à ces appels et contribuer à ce qu’ils aient le plus large impact.

Les fondements du basculement climatique et leurs conséquences stratégiques ne peuvent être ignorés

Pourtant, cette urgence d’agir ne peut faire l’impasse sur l’analyse des fondements de cette situation et sur l’identification des obstacles que cette lutte rencontrera pour parvenir à ses fins. La particularité de ces appels, c’est que les causes systémiques de la crise climatique ne sont pas explicitées.

Il est largement admis que cette situation est le résultat de l’activité humaine. Mais, ce ne sont pas n’importe quelles activités humaines qui provoquent les grands bouleversements climatiques que nous connaissons. Ce ne sont pas les activités humaines des sociétés autochtones du passé vivant de la chasse et de la pêche ou de l’agriculture et de la production artisanale. Ce sont les activités humaines liées au développement du capitalisme au cours du XXe siècle et du siècle actuel.

Dans le monde contemporain, le moteur principal des destructions est le système capitaliste moderne construit comme un système de production de masse de marchandises sur une base toujours élargie, toujours croissante. Pour assurer cette production massive, il a développé des stratégies d’extraction des richesses naturelles et d’exploitation généralisée d’hydrocarbures (charbon, pétrole, gaz naturel). La consommation des hydrocarbures rejette des quantités importantes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et favorise le réchauffement de la planète. Le capitalisme contemporain a bâti un complexe autopétrole qui s’est avéré extrêmement destructeur. La fabrication de millions de voitures individuelles a été un vecteur d’un gaspillage généralisé des ressources et de pollution. L’industrie automobile a été le champ d’une concurrence féroce qui a mené à une centralisation considérable du capital dans les mains de quelques compagnies multinationales très puissantes. Cette concurrence a mené à l’installation de capacités de production excédentaires et à la mise en place de stratégies pour faciliter l’écoulement de la production le plus rapidement possible (obsolescence planifiée, publicité envahissante, facilitation du financement à l’achat, destruction ou marginalisation de l’importance des moyens de transport collectif).

Les multinationales du pétrole et du gaz, du charbon, de l’automobile, de l’armement ou de l’agriculture adossées à un capital financier ont imposé leur domination sur les choix de production et les modes de consommation, sur les types de rapports à établir avec la nature. C’est bien le capitalisme et ses logiques destructrices qui sont à l’origine du réchauffement climatique.

Dans la dernière décennie, l’exploitation pétrolière et gazière s’est poursuivie. À l’échelle planétaire, l’utilisation des énergies fossiles se fait de plus en plus importante, dans les pays émergents et particulièrement en Chine. À cette époque néolibérale et de libre-échange, les capitaux se déplacent plus librement que jamais pour exploiter les hydrocarbures. Les capitaux investissent dans la déforestation pour développer des grandes monocultures, au mépris de l’agriculture vivrière, destinées à produire des biocarburants. Les méthodes de l’agrobusiness capitaliste ont contribué et contribuent encore à un recul majeur de la biodiversité.

S’il est important d’interpeller les gouvernements et de dénoncer leur complicité avec le système, il faut comprendre que les partis des gouvernements en place sont des partis construits pour la défense des intérêts des classes dominantes, et qu’ils ne se convertiront pas à des politiques vertes qui les amèneraient à se heurter aux intérêts des représentant-e-s de l’oligarchie qui domine la planète. On ne peut ignorer la question du pouvoir et de la politique. La construction de partis politiques représentant la majorité populaire est une tâche incontournable de la lutte aux changements climatiques.

Depuis des décennies déjà, des scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme et ces gouvernements ont prétendu vouloir remédier à la situation. Ils ont même tenu des sommets, où ils se sont engagés à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais, ces émissions n’ont pas réellement reculé. Elles ont progressé. Les gouvernements des pays dominants se sont contentés de discours mensongers et ils continuent de soutenir le capital fossile. Le capital financier international, les banques comme JP Morgan, Chase, Citigroup, Bank of America et Barclays ont continué d’investir pour soutenir les grandes entreprises pétrolières et charbonnières. Les accords de Paris, qui n’étaient pas contraignants, n’ont pas été respectés. Les États-Unis de Trump s’en sont retirés. Les dirigeants des pays du G7 n’ont pas l’intention de s’attaquer réellement aux causes du réchauffement climatique en interdisant l’extraction de pétrole et en imposant que la majorité des réserves pétrolières restent dans le sol.

L’irresponsabilité des gouvernements du Canada et du Québec

Au Canada, l’exploitation des hydrocarbures est un champ d’accumulation de capitaux de plus en plus important. L’exploitation du pétrole tiré des sables bitumineux continue d’augmenter. Les investissements dans la construction de pipelines sont subventionnés par le gouvernement Trudeau qui est allé jusqu’à acheter un pipeline pour s’assurer de sa construction. Au Québec, les gouvernements Charest, Marois et Couillard se sont montrés ouverts au projet de transformer le Canada en État pétrolier et ont parié sur l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière du territoire. Même des institutions comme la Caisse de dépôt et placement ou le Mouvement Desjardins investissent dans l’exploitation des sables bitumineux. Ces institutions sont prêtes à nous servir des discours verts, mais il semble que là où forer peut permettre de leur procurer des revenus importants, elles s’avèrent incapables de résister à l’appât du gain.

Contre la fausse solution du verdissement du capitalisme, un tournant radical est nécessaire

Pour résoudre la crise écologie, il ne suffit pas d’opérer un certain nombre de changements techniques. Il faut rompre avec le productivisme capitaliste qui cherche à utiliser de plus en plus de ressources, à étendre les marchés, à produire plus pour vendre plus. Les entreprises automobiles peuvent bien se lancer dans la production de voitures électriques. Leur but c’est d’élargir le parc automobile, de produire plus pour vendre plus et d’engranger plus de profits. Pour ce faire dans les dernières décennies, ces entreprises n’ont pas hésité à tenter de marginaliser le transport public. Rompre avec le productivisme capitaliste, c’est essentiel pour tenir compte de l’épuisement des ressources minières, forestières, énergétiques et la perte de la biodiversité.

Oui, l’économie peut être refondée autour de préoccupations écologiques, refondation pouvant créer nombre d’emplois et d’activités au service d’un cadre de vie soutenable pour l’humanité. Mais cela suppose que la classe dominante ne doit plus conserver le pouvoir effectif de décider des productions sur la base de la seule rentabilité et de ses intérêts privés.

Il n’y aura donc pas d’avancée écologique décisive sans l’abolition du pouvoir exorbitant dévolu aux gestionnaires de capitaux, sans remise en question du pouvoir des actionnaires et sans la remise en question du pouvoir des politicien-ne-s à leur service ; en somme, sans en finir avec le primat des intérêts privés sur ceux de la majorité populaire dans notre société. La transition écologique ne peut se faire que par une planification écologique décentralisée basée sur la démocratie économique où le peuple a un pouvoir de décision véritable. Or, la propriété sociale des ressources et des moyens de production est une condition essentielle de cette démocratie économique.

 [1] www.groupmobilisation.com/duc

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Taxe scolaire: «C’est dans la cour des familles qu’on va pelleter les factures», dénonce Vincent Marissal


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Taxe scolaire: «C’est dans la cour des familles qu’on va pelleter les factures», dénonce Vincent Marissal

14 novembre 2018

Réagissant au ministre Girard qui souhaite baisser la taxe scolaire, Québec solidaire se questionne à savoir comment la CAQ va compenser le manque à gagner de cette baisse qui privera les commissions scolaires d’une partie de leur financement.

« En diminuant la taxe scolaire, la CAQ coupe 700 millions de $ en éducation. Est-ce que cet argent va être compensé par le gouvernement qui dit vouloir en faire plus nos élèves? Là-dessus, M. Legault est totalement incohérent. Les services aux élèves ont déjà été réduits dramatiquement dans les dernières années. Les commissions scolaires ne savent plus quoi couper et ont des défis importants à relever, notamment en matière d’intégration des élèves en difficulté. Comment vont-elles y arriver avec 700 millions de $ en moins? C’est de l’avenir de notre société dont il est question. C’est d’un réinvestissement massif dont l’éducation a besoin, pas de moins de ressources pour les commissions scolaires »,  poursuit-il.

« L’abolition de la taxe scolaire ne remet de l’argent que dans les poches des propriétaires. Jamais les locataires ne verront la couleur de cet argent, alors que ce sont ces familles qui sont souvent les plus précaires financièrement. Si M. Legault voulait vraiment aider les familles, il s’assurerait que l’éducation est réellement gratuite en s’attaquant aux frais facturés aux parents. La CAQ maintient le cap et dit souhaiter redonner de l’argent aux familles, mais à quel prix pour nos écoles? Contrairement à ce que prétend la CAQ, c’est dans la cour des familles qu’on va pelleter les factures avec cette mesure », évoque Vincent Marissal, responsable solidaire en matière de justice fiscale.

Si François Legault disait vouloir abolir la taxe scolaire, aujourd’hui le ministre Girard affirme que son gouvernement va la baisser. Pour Québec solidaire, il est inquiétant de voir l’empressement du gouvernement à s’attaquer au financement des commissions scolaires.

 

samedi 17 novembre 2018

C'était une rencontre citoyenne à ne pas manquer.


Voir les photos suite à mon texte.

Je tiens à féliciter Jessica Lemelin pour son magnifique travail.


C'était une rencontre citoyenne à ne pas manquer. 

Par Sergio de Rosemont

C'était une rencontre citoyenne à ne pas manquer.

Effectivement ce mercredi 7 novembre 2018 à 18h, c'était la rencontre du projet "Citoyens Pélican / Basile-Patenaude".

La rencontre se tenait à l'Oasis des enfants de Rosemont situé au 2555 rue Holt dans le Vieux-Rosemont.

Étaient sur place Yaye Diama Ndiaye - Citoyenne, Louis-Joseph Benoit - Coordonnateur général, Oasis des enfants de Rosemont, Jessica Lemelin, agente de mobilisation citoyenne pour le projet et moi-même.

Plusieurs excellentes idées sont ressorti et notées.

Oui j'ai un excellent feelling concernant le projet "Citoyens Pélican / Basile-Patenaude".

Je tiens à féliciter Jessica Lemelin pour son magnifique travail.

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POUR PLUS D'INFORMATIONS :

Projet "Citoyens Pélican / Basile-Patenaude"

Jessica Lemelin
agente de mobilisation citoyenne


514-946-2818

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VOICI LES PHOTOS :

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook : www.facebook.com/serge.rosemont.7/media_set?set=a.32075686198671
 

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La sympathique Jessica Lemelin, l'agente de mobilisation citoyenne pour le projet "Citoyens Pélican / Basile-Patenaude".


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Le buffet était délicieux.


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Yaye Diama Ndiaye apportant une idée.


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Jessica Lemelin prenant la parole.


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Louis-Joseph Benoit prenant lui-aussi la parole.


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Et oui sûrement qu'on pourra se revoir au chalet du Parc Pélican le 5 décembre !


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Plusieurs excellentes idées sont ressorti et notées.


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Voici le track du projet "Citoyens Pélican / Basile-Patenaude".