lundi 16 septembre 2013

Laïcité: un débat nécessaire et attendu



 Laïcité: un débat nécessaire et attendu

Mettons les choses au clair dès le début : je voulais ce débat sur la laïcité. Le précédent gouvernement a refusé de l’ouvrir. On pourra ergoter longtemps sur les motivations profondes du gouvernement actuel, n’empêche que nous discutons. Non pas de valeurs québécoises (tout ce charabia est bien pompeux!) mais de laïcité.

Voilà, c’est le mot gentil du début.

Je suis féministe, souverainiste et de gauche. Je veux construire un pays sur la base de valeurs qui, je le crois, nous rassemblent : la démocratie, l’égalité entre les femmes et les hommes, la défense du français comme langue commune partout sur le territoire, la solidarité sociale, un État et des institutions publiques laïques, le pluralisme des idées et des modes de vie, l’inclusion de tous et toutes dans une société juste, un environnement sain à léguer à nos enfants.

Ce pays-là ne peut être bâti sur l’exclusion. Et surtout pas sur celle de femmes de communautés ou groupes minoritaires.

Quelle laïcité?

Je l’ai dit et écrit depuis quelques jours : je me réjouis de voir bientôt dans la Charte des droits et libertés de la personne un article définissant la laïcité de l’État et de ses institutions. Je considère aussi qu’il est pertinent de mettre par écrit les balises qui devront encadrer les demandes d’accommodements religieux. Je rappelle cependant qu’elles existaient déjà dans une importante jurisprudence. J’approuve que les services publics soient donnés à visage découvert. Si le projet péquiste s’arrêtait ici, il serait voté sans peine.

Car ça se gâche ensuite. L’interdiction du port de signes religieux dans la fonction publique et les services publics est une proposition qui radicalise le concept-même de laïcité. Le ministre Drainville écrit pourtant dans son document d’orientation que chaque pays, chaque société choisit la forme de laïcité qu’elle désire se donner à divers moments de son histoire. «  Il n’existe pas de modèle universel ou idéal de laïcité », dit-il. La question que je pose alors est celle-ci : pourquoi une interdiction qui fait mal surtout à des groupes minoritaires et, en particulier, à des femmes qui ne demandent qu’à s’intégrer à la société québécoise? Je serais d’accord cependant avec une interdiction du port de signes religieux pour des personnes qui ont un pouvoir de coercition sur d’autres personnes, y compris le pouvoir de les envoyer en prison, ce qui n’est pas rien!

Voyons maintenant les arguments du ministre. J’ai  lu son texte de 25 pages!

Il y aurait crise des signes religieux!

Le tout premier : « le gouvernement croit que ce vide (le fait que le personnel de l’État est libre de manifester ses croyances religieuses sur les lieux de travail) est l’une des principales causes des tensions vécues ces dernières années ». C’est faux. Ce qui a questionné et même fâché plusieurs Québécoises et Québécois a été la découverte des accommodements religieux réclamés par certaines personnes, parfois issues de minorités culturelles. En 2007, le Québec découvrait avec stupeur que la société québécoise devait désormais prendre en compte des croyances peu et mal connues. Et que le vivre-ensemble exigeait une bonne dose d’ouverture et de savoir-faire. En même temps que des balises devenaient essentielles, surtout en rapport avec l’égalité entre les femmes et les hommes.

Grâce (!) à certains médias qui ont monté en épingle le moindre incident, nous avons eu droit à un véritable défoulement collectif. Heureusement suivi par une consultation organisée sous la présidence des chercheurs Gérard Bouchard et Charles Taylor…dont le rapport a été aussitôt mis sur une tablette par toute la classe politique de l’époque. Le jour-même du dévoilement du rapport, le PQ, le PLQ et l’ADQ se coalisaient pour dire publiquement que jamais le crucifix qui trône au-dessus de la tête du président de l’Assemblée nationale ne serait déplacé.  Toute une réponse à un rapport finement documenté et qui débouchait sur 28 propositions!

Depuis ce temps, les esprits se sont calmés. On peut compter sur les doigts d’une main les incidents ou situations qui ont marqué le débat public.

Nous ne disposons pas de la moindre étude faisant état de problèmes vécus par les personnels  ou les usagers de l’État relativement au port de signes religieux par les fonctionnaires, médecins, enseignantes, éducatrices en services de garde. Pourquoi donc interdire les signes religieux dans la fonction publique et les services publics?

La neutralité apparente

Deuxième argument du ministre : il faut assurer la neutralité non seulement factuelle mais apparente des institutions. « Le port de signes ostentatoires revêt en soi un aspect de prosélytisme passif ou silencieux qui apparaît incompatible avec la neutralité de l’État »

Je ne suis pas d’accord. Un médecin portant une kippa, une fonctionnaire, une croix ou une éducatrice en service de garde, un voile,  n’indiquent qu’une chose : ils et elles ont des croyances religieuses profondes qui sont partie essentielle de leur identité. Les usagers et usagères savent bien faire la différence entre le service public offert et les convictions religieuses des personnes qui les dispensent.

Si j’ai tort et que le ministre a raison, alors il doit interdire le port de signes religieux partout dans tous les services publics. Car, comment comprendre que le port d’un signe religieux par une infirmière soit tolérable à l’hôpital Sainte-Justine mais pas dans une école où elle vient vacciner les enfants? Si je comprends bien, ce fameux signe religieux n’est pas toujours incompatible avec la neutralité de l’État. Quelle incohérence!

Ah les enfants!

Troisième argument : l’influence présumée des signes religieux sur de jeunes enfants. C’est, je le suppose, cette « croyance » du ministre qui l’entraîne à refuser un droit de retrait aux enseignants-es et aux éducatrices en service de garde.

J’écris le mot croyance à dessein car j’attends toujours les études. Pensons-nous sérieusement que les enfants du Québec seront troublés, et véritablement « confrontés » par des éducatrices ou enseignants-es portant un signe religieux? Sommes-nous conscients que nos enfants et petits-enfants sont déjà sujets à des influences aussi diversifiées que discutables? Je pense ici aux publicités, aux allées roses et bleues de Toys « R » Us, aux revues  qui  enseignent l’art de séduire à des filles prépubères, à la violence de certains jeux électroniques qui fascinent les garçons. Alors le signe religieux…!

Il revient aux parents d’indiquer à leurs enfants quelles sont leurs valeurs. Il n’est pas si difficile d’expliquer à un enfant que madame Unetelle porte un voile parce qu’elle veut vivre ainsi sa religion et qu’il en va de même pour monsieur Untel.  Et que papa et maman, eux, croient à autre chose, d’une autre manière.

Il a bien fallu un jour que j’explique à mon fils pourquoi je n’allais pas à la messe alors que sa grand-maman bien aimée y allait.  Il a compris que les adultes peuvent être différents et qu’on doit les aimer avec leurs particularités. C’est tout.

J’ajoute sur cette question que les femmes portant le voile sont particulièrement visées. Je le sais, le public le sait, le gouvernement le sait. Ayons la franchise d’appeler un chat un chat. Ce voile en dérange plusieurs. Je ne le défends pas. Et je dénonce toutes les religions et églises qui traitent les femmes en citoyennes de second ordre. Mais comme féministe, comme citoyenne solidaire,  je défends fermement le droit au travail de celles qui  portent le voile. Parce que travailler apporte souvent aux femmes une autonomie très bienvenue en même temps qu’elle les met en réseau, en lien avec d’autres hommes et femmes, ce qui signifie l’intégration pour les nouvelles arrivantes.

Au nom de l’histoire!

Le ministre Drainville a utilisé cette expression lors de sa conférence de presse. Eh bien, au nom de l’histoire, au nom des faits, je lui fais deux remarques.

La première: les prêtres et religieuses des années soixante ont  décidé pour la plupart d’abandonner leurs habits religieux. Ce geste s’inscrivait dans la foulée de Vatican II, cette vaste tentative de modernisation de l’église catholique. Il s’agissait donc d’un débat interne à l’institution catholique et non d’une demande plus ou moins explicite de l’État québécois qui leur aurait suggéré de laisser de côté leurs habits religieux pour soigner ou enseigner.

Et finalement, au nom de l’histoire, je demande au ministre de proposer le  déplacement  du crucifix qui est placé ostentatoirement au dessus de la tête du Président de l’Assemblée nationale. C’est Maurice Duplessis qui l’a placé là. Il voulait signifier la parfaite alliance entre l’État québécois et l’église catholique. Franchement, pourquoi ne pas le déplacer ailleurs dans le bâtiment et même y apposer une note explicative? Ainsi nous respecterions l’histoire mais aussi le principe de la neutralité de l’État. Ne pas le faire, c’est accréditer la thèse d’une laïcité pour les autres. « Nous » gardons notre crucifix au plus mauvais endroit possible et « eux » -surtout « elles »- doivent renoncer à porter des signes religieux…au nom de la neutralité de l’État.

Mais oui, nous allons garder les croix du chemin! Mais pas au Salon bleu!!!

Un débat important

Ça n’est pas trop mal parti. Partout on discute dans les chaumières. Il y a peu de dérapages. Continuons! Je me permets d’indiquer que l’exclusion de Maria Mourani du caucus bloquiste envoie cependant un drôle de message : la dissidence est interdite dans certains partis souverainistes. Ce n’est pas ainsi que je conçois la politique.

Je souhaite finalement que les débats entre les partis politiques à l’Assemblée nationale sur la question de la laïcité soient le plus possible exempts de partisannerie mesquine. Je sais, je rêve probablement. Pourtant le débat sur la laïcité de l’État québécois est si important qu’il doit se tenir avec sagesse et sérénité.

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dimanche 15 septembre 2013

LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION

Bernard Rioux met les barres sur les « T » et les points sur les « i » au gouvernement Marois:



 LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION
 


mardi 27 août 2013, par Bernard Rioux

Interdire les signes religieux chez les fonctionnaires et les employéEs des services publics. Voilà le grand débat de société que nous propose le gouvernement Marois. Cette interdiction fonderait une charte des valeurs québécoises. Derrière, cette nouvelle priorité, les dirigeantEs péquistes nourrissent l’espoir que cet exercice d’affirmation nationale permettra la reconstruction de la base électorale de leur parti et ouvrira ainsi la possibilité de former un gouvernement majoritaire aux prochaines élections. Il s’agit d’une vaste entreprise de diversion pour faire oublier sa politique de capitulation sur tous les terrains.

De la Charte de la laïcité à la Charte des valeurs québécoises

L’affirmation identitaire du Québec, l’exacerbation du nationalisme étroit a bien peu à faire avec une laïcité véritable. D’ailleurs, débattre d’une véritable Charte de la laïcité risquerait de soulever toute une série de questions démocratiques et politiques. C’est pourquoi, le gouvernement péquiste a abandonné la perspective de Charte de la laïcité et qu’il parle maintenant de Charte des valeurs québécoises.

Défendre la laïcité, c’est d’une part défendre la liberté de conscience, la liberté des hommes et des femmes à une religion ou à des convictions philosophiques. Un État doit être libre d’élaborer des normes collectives sans qu’une religion ou conviction particulière ne domine le pouvoir et les institutions publiques. La laïcité suppose donc une séparation des Églises et de l’État et la neutralité de l’école publique en est une conséquence. Alors, poser la question de la laïcité au Québec, c’est d’abord poser la question des vestiges du pouvoir de l’Église catholique. C’est questionner le financement public des écoles privées confessionnelles. C’est en finir avec la présence des symboles de l’Église catholique dans diverses institutions. C’est s’opposer à la lutte politique que mène l’Église contre le droit à l’avortement. Ce pourrait également s’opposer à un combat que certaines déclarations annoncent contre le droit de mourir dans la dignité...

Dans la conjoncture internationale actuelle, un discours qui récupère la lutte laïque pour la détourner de son potentiel libérateur présente l’islamisme comme le vecteur principal du retour du discours religieux dans les pays occidentaux. Cela est faux. Le fondamentalisme existe bel et bien en Europe, en Amérique du Nord et au Québec. Mais, il est d’abord porté par le fondamentalisme chrétien qui tente de construire des nationalismes civilisationnels présentant la situation internationale actuelle comme une situation de guerre des civilisations.

Le discours laïque doit donc chercher à en finir avec cette notion de guerre des civilisations. Pour parvenir à cette fin, le discours laïque doit identifier les vrais problèmes qui se cachent derrière cette instrumentalisation de la religion dans la fabrique de ce mythe de la fameuse guerre des civilisations. Et les vrais problèmes, ce sont les occupations militaires occidentales en Iraq, en Afghanistan, au Liban, en Arabie Saoudite, la colonisation de la Palestine, la marginalisation profonde de vastes couches de la population par des oligarchies liées aux grandes puissances, la distribution extrêmement inégalitaire des revenus dans les pays vivant de rente pétrolière… dont les gouvernements sont liés aux pays capitalistes avancés.

L’identification des problèmes concrets qui organisent la vie de populations entières permet de dépasser les explications faciles par le religieux. Et c’est une telle vision laïque et profane du monde qui permettra de dépasser les discours mensongers des oligarchies conquérantes et des régimes autoritaires qui pratiquent la confusion du politique et du religieux. Le discours laïque refuse de se laisser enfermer dans le relativisme du multiculturalisme communautariste. Mais, il oppose à cet avatar de la pensée libérale un humanisme cosmopolitiste, un véritable internationalisme et non le repli sur un nationalisme identitaire exacerbé. Tous les peuples sont frères contre les tyrans. Le véritable esprit républicain insiste sur ce qui est commun, sur ce qui fait l’unité du genre humain et refuse de cultiver les différences. Il préfère développer une logique d’égalité humaine entre peuples, races et genres et écarte les mises en scène identitaires. [1]

Présupposées idéologiques de la Charte des valeurs québécoises

Cette laïcité identitaire du gouvernement péquiste ne vise pas d’abord la laïcisation des institutions étatiques. Ainsi, l’État du Québec pourra encore dans son Assemblée nationale arborer le crucifix duplessiste. Il pourra continuer de subventionner les écoles privées confessionnelles. Il pourra cautionner les prières catholiques ou autres dans les conseils de ville... La laïcité identitaire indique plutôt que la menace proviendrait des minorités, des étrangers, et particulièrement des musulmans.

En centrant sa Charte des valeurs québécoises sur l’interdiction des symboles religieux portés par employéEs de l’État et des organisations subventionnées, la Charte des valeurs québécoises se fait un instrument politique de la construction de la méfiance vis-à-vis les étrangers et les étrangères, et particulièrement les musulmanEs. La Charte des valeurs québécoises balisera les accommodements, nous dit-on. Mais que craint-on ? On croit que les symboles religieux (et les personnes qui les portent) sont porteurs d’une possible régression sociale. Cette dernière serait principalement provoquée par les minorités venues d’ailleurs qui tardent à accepter nos valeurs québécoises.

La Charte des valeurs québécoises fera de l’égalité des sexes une valeur cardinale. Mais, cette seule affirmation fait l’économie de la critique de la société actuelle. La société québécoise est d’emblée présentée comme une société égalitaire pour les hommes et les femmes niant l’existence au Québec de la domination patriarcale.

En s’insurgeant contre les signes d’un sexisme « étranger », notre société ne fait-elle pas la preuve qu’elle ne supporte pas le sexisme ? Donc elle ne saurait être sexiste. Voilà comment, en restant au seul niveau du discours, « on fait d’une pierre deux coups » : l’altérité des autres, sexistes, est confirmée, tandis que notre absence de sexisme est prouvée par l’altérité des sexistes. Elle permet de présenter notre société comme égalitaire en oubliant le sexisme quotidien, la violence conjugale, la discrimination salariale, la distribution patriarcale du pouvoir économique et politique.

Un court circuit est opéré entre égalité des sexes et laïcité réduite à la seule stigmatisation de l’islam. Alors que la laïcité devrait être d’abord le combat pour de nouvelles libertés laïques, permettant de démasquer le sexisme quotidien, structurel de la société tout entière. En somme, peu importe que les femmes s’intègrent dans une société où le sexisme est quotidien pourvu qu’elles le fassent sans foulard !

Les minorités religieuses deviennent des boucs émissaires porteurs de l’obscurantisme, de la puissance de la religion, des diverses formes d’oppression. Mais ce qui relève de l’héritage de la réalité religieuse d’ici, est identifié au patrimonial et, est donc par nature, national. [2]

 La grande diversion

Non seulement la manoeuvre du gouvernement péquiste est idéologiquement dangereuse, mais elle constitue une diversion totale des problèmes majeurs qui confrontent la société québécoise. On fait des signes religieux, un enjeu d’importance pour s’en servir comme véritable poudre aux yeux de la majorité qui est la victime des attaques de ce gouvernement.

Que veut-on écarter de notre regard ? L’acceptation de ce gouvernement de la stratégie canadienne de développement des hydrocarbures, son ralliement aux accords de libre-échange avec l’Europe, sa politique d’austérité et sa poursuite du déficit zéro contre les intérêts de la majorité populaire, sa reprise du Plan nord et le maintien d’une politique extractiviste dans le logique de soumission aux économies canadienne et américaine, mais surtout, son refus d’engager et de mener de façon conséquente la lutte pour l’indépendance... Le gouvernement Marois est en place depuis quelques mois seulement, mais il a beaucoup à faire oublier.

Braqué sur la volonté de conserver son hégémonie sur le mouvement national québécois, le Parti québécois a connu pendant près de 20 ans une série de crises qui trouvaient leur fondement dans l’incapacité de gagner une majorité du peuple québécois à la perspective de l’indépendance...

Incapable de tirer le bilan des défaites, bilan qui aurait du l’amener à la compréhension de la nécessaire articulation entre projet social pour la majorité populaire, de réformes radicales des institutions démocratiques et de la lutte pour l’indépendance, le Parti québécois s’est replié sur nationalisme identitaire. Le pluralisme et (même l’interculturalisme) devenaient l’ennemi principal du nationalisme québécois. L’identification de valeurs communes de la nation remplaçait le combat pour l’indépendance nationale. Il s’agissait de plus en plus de fonder la conscience nationale sur la communauté québécoise francophone, davantage que sur un véritable processus de libération nationale.

Il faut maintenant en finir avec la logique défaitiste du gouvernement péquiste qui mène ce parti à reporter la lutte pour l’indépendance aux calendes grecques et à la remplacer par une stratégie d’affirmation nationale complètement impuissante à assurer notre libération nationale. La Charte des valeurs québécoises pourra peut-être aider le PQ à semer des illusions et à reconstruire sa base électorale, mais elle participe de l’approfondissement de son abandon de la lutte pour l’indépendance du Québec.

Notes

[1] Voir Georges Corm, «  La question religieuse au XXIe siècle, La découverte, 2012 »

[2] Voir Jean Baubérot, La laïcité falsifiée, La découverte, 2012)

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samedi 14 septembre 2013

Le "Comité accès à la nourriture de Rosemont" et "Fruixi" roulent ensemble.

 
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Le "Comité accès à la nourriture de Rosemont" et "Fruixi" roulent ensemble.

Par Sergio de Rosemont

Ce 6 septembre 16 H 30 Le "Comité accès à la nourriture de Rosemont" et "Fruixi" aux Habitations Rosemont et au complexe d’habitations communautaires LOGGIA.

 C'était question de faire connaître les services du "Comité accès à la nourriture de Rosemont" et du P’tit Marché de l’Est aux résidents

 Même s'il y a pas eu grand monde, vu que nous tirons sur la fin de la saison, l'activité fut tout de même intéressante.

 Il y avait même plus d'enfants que d'adultes, et les enfants me semblèrent très intéressés à en savoir d'avantage sur la saine alimentation.

Vous savez il y a des fois qu'on pourrait croire que les enfants comprennent beaucoup plus qu'on aimerait le croire !

VOICI LE VIDÉO QUE J'AI PRIS DE L'ÉVÉNEMENT


Comité accès à la nourriture de Rosemont et Fruixi http://www.youtube.com/watch?v=YEJde8N5WNY&feature=em-upload_owner
 

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Voici le Fruixi qui arrive accompagné de Maria Morales et de Sylvain Blanchette


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Les documents sur les services du Ptit marché l'est et de Bouffe-action que nous distribuions


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Une jeune résidente venant faire l'achat de fruits et de légumes frais


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Maria Morales du Comité accès à la nourriture de Rosemont demandant aux enfants de marquer sur un tableau ce que c'est pour eux une bonne alimentation.


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Maria Morales du Comité accès à la nourriture de Rosemont demandant aux enfants de marquer sur un tableau ce que c'est pour eux une bonne alimentation.


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Voilà ce que c'est pour ces enfants que de bien manger


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Et voilà nous nous dirigeons vers l'autre cours des Habitations Rosemont


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Nous échangeons sur le sujet de l'alimentation.


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Oui les enfants sont sûrement beaucoup plus conscients de l'importance d'une bonne alimentation.


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Voici les magnifiques légumes et fruits frais qui sont offerts par le Fruixi.

C'est le Petit marché de Lest qui approvisionne le Fruixi.

C'est aussi le Ptit marché de l'est qui fournira les fruits et légume de l 'Épicerie Solidaire de Rosemont.


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Voici les magnifiques légumes et fruits frais qui sont offerts par le Fruixi.

C'est le Ptit marché de Lest qui approvisionne le Fruixi.


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Voilà on se dirige sur le devant des Habitations Rosemont sur le Boul. Rosemont.



Voici les liens d'articles que j'avais fait sur des manifestations ou activités aux quelles j'avais participé ou visité.

Article du 08 mai 2013

Article du 20 mai 2013

Article du 24 mai 2013

Article du 01 juin 2013

Article du 9 juin 2013

Article du 14 juin 2013

Article du 18 juin 2013

Article du 22 juin 2013

Article du 26 juin 2013

Article du 14 juillet 2013

Article du 16 juillet 2013

Article du 17 juillet 2013

Article du 31 juillet 2013

Article du 07 Août 2013

Article du 08 août 2013

Article du 16 août 2013

Article du 24 août 2013

Article du 28 août 2013

Ce magnifique art de se tirer dans le pied.




 Ce magnifique art de se tirer dans le pied.

Par Sergio de Rosemont

Effectivement parlons de ce magnifique art de se tirer dans le pied.

Mais surtout l'art de se tirer dans le pied avec un très gros calibre question de s'assurer que ca fasse vraiment mal !

Je pense ici à certains qui militent au niveau social ou communautaire pour faire progresser ces causes, et qui de l'autre bord, votent pour ce Parti Québécois....

D'un bord travailler pour faire progresser la cause sociale et améliorer le sort de leurs semblables, et de l'autre bord voter pour un parti qui ne fait que saboter les causes sociales et communautaires avec des coupures dans les programmes quand c'est pas avec des lois draconiennes contre les plus vulnérables de notre société.

Vous trouvez pas qu'il y a un paradoxe là dedans ?

Cherchez l'erreur !

Voilà ce qu'on appelle se tirer dans le pied et pas à peu près.

Comment interpréter ce choix ?

Au premier abord, on pourrait avoir tendance à interpréter ce choix comme de la crédulité ou du masochisme.

Aimer se faire détruire le travail qu'on a des fois pris des années à réaliser.

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui concerne le travail social et communautaire accompli par d'autres ou par moi-même, je ne peux pas accorder ma confiance à un parti qui a déjà tant ravagé nos services publics et attaqué les groupes sociaux et communautaires par des coupures sauvages et discriminatoires aux nom de leurs CONDITIONS GAGNANTES et de leur DÉFICIT ZÉRO à la BOUCHARDIENNE.

Ces CONDITIONS GAGNANTES et leur DÉFICIT ZÉRO une belle mascarade dans le but de faciliter le début de l'entrée du privé dans notre système de santé et nos services publics.

Je préfère accorder ma confiance à un parti venant du peuple pour le peuple, ayant une base venant du milieu communautaire et social plutôt que de me fier à un parti qui a déjà trahi le peuple simplement pour l'offrir sur un plateau d'argent aux Ami$ Financier$ de leur Cai$$e Électorale.

Effectivement souvent, lorsque je regarde aller ces péquistes j'ai disons tendance s'ils n'ont pas une culture au masochisme politique comme dans le cas de ce Marc Laviolette qui s'était pourtant fait démolir d'une façon méprisante et cavalière son club politique " SPQ-Libre" qu'il chérissait tant par sa grande amie Pauline Marois qu'il continu toujours à défendre.

Vous trouvez pas que ca fait penser comme à un enfant sur la plage qui a prit l'après-midi à se monter un magnifique château de sable, et qui tout d'un coup un individu vient d'une façon vulgaire et méprisante détruire à coups de pied et de pelle son oeuvre, et que lui l'enfant au lieu de contester l'insulte, l'injustice fait à son égard, se dépêcherait à en reconstruire un autre magnifique château pour se le faire lui aussi détruire afin de ressentir le plaisir d'être mépriser !

Ces péquistes se prétendent être souverainistes, pourtant ils choisissent cette idée d'indépendance à la pièce de Pauline Marois.

Une souveraineté à la pièce, comme un meuble d'IKEA.

Avec cette idée, il serait très important d'être vraiment patient, ca risquerait de s'avérer très utile car en suivant cette solution on en a pour quelques siècles.

Et oui l'arrière-arrière-arrière-petit-fils de l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de l’arrière-arrière-arrière-petit-fils de votre arrière-arrière-arrière-petit-fils aura amplement le temps d’atteindre sa pension de vieillesse avant que le Parti Québécois fasse l’indépendance.

Oui choisir cette approche lorsqu'on se prétend souverainiste, ca aussi ca s'appelle se tirer dans le pied !

Je sais pas pour vous mais moi en ce qui me concerne, je préfère voir cette indépendance, cette république du Québec se réaliser de mon vivant!

Voter Parti Québécois c'est voter contre le peuple.


vendredi 13 septembre 2013

Petit rappel important : MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

À METTRE DANS VOTRE AGENDA POUR CE 28 SEPTEMBRE:




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MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

Par Non aux hausses

samedi 28 septembre 2013 13:00

Budget d'austérité? C'est toujours les mêmes qui paient!

Lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois promettait du changement : abolition de la taxe santé, annulation de la hausse des tarifs d’électricité, augmentation de l’impôt des plus riches et des redevances sur les ressources naturelles, etc. Tout ça n’a été que des mensonges. Sitôt élu, le Parti québécois a balayé du revers de la main ses belles promesses et a plutôt choisi de continuer le travail amorcé par le Parti libéral en pour...suivant la mise en place de mesures d’austérité et en appauvrissant les plus pauvres et la classe moyenne.

Ce gouvernement a même poussé l’affront jusqu’à couper dans l’aide sociale et dans des secteurs aussi important que la santé et l’éducation.

Cela a assez duré!

Le prochain recul que veut nous imposer ce gouvernement est la hausse des tarifs d’électricité. Pourtant :

• L’électricité est un service essentiel
 

• Hydro-Québec a fait des profits de 2,7 milliards en 2012
 

• L’an dernier, 41 000 familles ont été débranchées parce qu’elles étaient incapables de payer leur facture
 

• L’augmentation des tarifs d’électricité est une mesure régressive qui aura pour effet d’appauvrir les plus pauvres et d’augmenter les inégalités sociales

Malgré tout, le gouvernement annonce qu’il ira, une fois de plus, piger dans les poches des plus pauvres et de la classe moyenne.

La hausse des tarifs d’électricité est une mesure injuste, inéquitable et inacceptable!

Nous exigeons du gouvernement Marois qu’il renonce à toute hausse des tarifs d’électricité et qu’il choisisse plutôt des mesures progressives pour financer adéquatement les services publics.

Joignez-vous aux membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics pour cette manifestation.

Rendez-vous le samedi 28 septembre, à 13h00, au Square Phillips, à Montréal.

Transport organisé de certaines régions. Détails à venir.  
www.nonauxhausses.org




jeudi 12 septembre 2013

LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION

Bernard Rioux met les barres sur les « T » et les points sur les « i » au gouvernement Marois:










LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION


mardi 27 août 2013, par Bernard Rioux

Interdire les signes religieux chez les fonctionnaires et les employéEs des services publics. Voilà le grand débat de société que nous propose le gouvernement Marois. Cette interdiction fonderait une charte des valeurs québécoises. Derrière, cette nouvelle priorité, les dirigeantEs péquistes nourrissent l’espoir que cet exercice d’affirmation nationale permettra la reconstruction de la base électorale de leur parti et ouvrira ainsi la possibilité de former un gouvernement majoritaire aux prochaines élections. Il s’agit d’une vaste entreprise de diversion pour faire oublier sa politique de capitulation sur tous les terrains.

De la Charte de la laïcité à la Charte des valeurs québécoises

 L’affirmation identitaire du Québec, l’exacerbation du nationalisme étroit a bien peu à faire avec une laïcité véritable. D’ailleurs, débattre d’une véritable Charte de la laïcité risquerait de soulever toute une série de questions démocratiques et politiques. C’est pourquoi, le gouvernement péquiste a abandonné la perspective de Charte de la laïcité et qu’il parle maintenant de Charte des valeurs québécoises.

Défendre la laïcité, c’est d’une part défendre la liberté de conscience, la liberté des hommes et des femmes à une religion ou à des convictions philosophiques. Un État doit être libre d’élaborer des normes collectives sans qu’une religion ou conviction particulière ne domine le pouvoir et les institutions publiques. La laïcité suppose donc une séparation des Églises et de l’État et la neutralité de l’école publique en est une conséquence. Alors, poser la question de la laïcité au Québec, c’est d’abord poser la question des vestiges du pouvoir de l’Église catholique. C’est questionner le financement public des écoles privées confessionnelles. C’est en finir avec la présence des symboles de l’Église catholique dans diverses institutions. C’est s’opposer à la lutte politique que mène l’Église contre le droit à l’avortement. Ce pourrait également s’opposer à un combat que certaines déclarations annoncent contre le droit de mourir dans la dignité...

Dans la conjoncture internationale actuelle, un discours qui récupère la lutte laïque pour la détourner de son potentiel libérateur présente l’islamisme comme le vecteur principal du retour du discours religieux dans les pays occidentaux. Cela est faux. Le fondamentalisme existe bel et bien en Europe, en Amérique du Nord et au Québec. Mais, il est d’abord porté par le fondamentalisme chrétien qui tente de construire des nationalismes civilisationnels présentant la situation internationale actuelle comme une situation de guerre des civilisations.

Le discours laïque doit donc chercher à en finir avec cette notion de guerre des civilisations. Pour parvenir à cette fin, le discours laïque doit identifier les vrais problèmes qui se cachent derrière cette instrumentalisation de la religion dans la fabrique de ce mythe de la fameuse guerre des civilisations. Et les vrais problèmes, ce sont les occupations militaires occidentales en Iraq, en Afghanistan, au Liban, en Arabie Saoudite, la colonisation de la Palestine, la marginalisation profonde de vastes couches de la population par des oligarchies liées aux grandes puissances, la distribution extrêmement inégalitaire des revenus dans les pays vivant de rente pétrolière… dont les gouvernements sont liés aux pays capitalistes avancés.

L’identification des problèmes concrets qui organisent la vie de populations entières permet de dépasser les explications faciles par le religieux. Et c’est une telle vision laïque et profane du monde qui permettra de dépasser les discours mensongers des oligarchies conquérantes et des régimes autoritaires qui pratiquent la confusion du politique et du religieux. Le discours laïque refuse de se laisser enfermer dans le relativisme du multiculturalisme communautariste. Mais, il oppose à cet avatar de la pensée libérale un humanisme cosmopolitiste, un véritable internationalisme et non le repli sur un nationalisme identitaire exacerbé. Tous les peuples sont frères contre les tyrans. Le véritable esprit républicain insiste sur ce qui est commun, sur ce qui fait l’unité du genre humain et refuse de cultiver les différences. Il préfère développer une logique d’égalité humaine entre peuples, races et genres et écarte les mises en scène identitaires. [1]

Présupposées idéologiques de la Charte des valeurs québécoises

Cette laïcité identitaire du gouvernement péquiste ne vise pas d’abord la laïcisation des institutions étatiques. Ainsi, l’État du Québec pourra encore dans son Assemblée nationale arborer le crucifix duplessiste. Il pourra continuer de subventionner les écoles privées confessionnelles. Il pourra cautionner les prières catholiques ou autres dans les conseils de ville... La laïcité identitaire indique plutôt que la menace proviendrait des minorités, des étrangers, et particulièrement des musulmans.

En centrant sa Charte des valeurs québécoises sur l’interdiction des symboles religieux portés par employéEs de l’État et des organisations subventionnées, la Charte des valeurs québécoises se fait un instrument politique de la construction de la méfiance vis-à-vis les étrangers et les étrangères, et particulièrement les musulmanEs. La Charte des valeurs québécoises balisera les accommodements, nous dit-on. Mais que craint-on ? On croit que les symboles religieux (et les personnes qui les portent) sont porteurs d’une possible régression sociale. Cette dernière serait principalement provoquée par les minorités venues d’ailleurs qui tardent à accepter nos valeurs québécoises.

La Charte des valeurs québécoises fera de l’égalité des sexes une valeur cardinale. Mais, cette seule affirmation fait l’économie de la critique de la société actuelle. La société québécoise est d’emblée présentée comme une société égalitaire pour les hommes et les femmes niant l’existence au Québec de la domination patriarcale.

En s’insurgeant contre les signes d’un sexisme « étranger », notre société ne fait-elle pas la preuve qu’elle ne supporte pas le sexisme ? Donc elle ne saurait être sexiste. Voilà comment, en restant au seul niveau du discours, « on fait d’une pierre deux coups » : l’altérité des autres, sexistes, est confirmée, tandis que notre absence de sexisme est prouvée par l’altérité des sexistes. Elle permet de présenter notre société comme égalitaire en oubliant le sexisme quotidien, la violence conjugale, la discrimination salariale, la distribution patriarcale du pouvoir économique et politique.

Un court circuit est opéré entre égalité des sexes et laïcité réduite à la seule stigmatisation de l’islam. Alors que la laïcité devrait être d’abord le combat pour de nouvelles libertés laïques, permettant de démasquer le sexisme quotidien, structurel de la société tout entière. En somme, peu importe que les femmes s’intègrent dans une société où le sexisme est quotidien pourvu qu’elles le fassent sans foulard !

Les minorités religieuses deviennent des boucs émissaires porteurs de l’obscurantisme, de la puissance de la religion, des diverses formes d’oppression. Mais ce qui relève de l’héritage de la réalité religieuse d’ici, est identifié au patrimonial et, est donc par nature, national. [2]

La grande diversion

Non seulement la manoeuvre du gouvernement péquiste est idéologiquement dangereuse, mais elle constitue une diversion totale des problèmes majeurs qui confrontent la société québécoise. On fait des signes religieux, un enjeu d’importance pour s’en servir comme véritable poudre aux yeux de la majorité qui est la victime des attaques de ce gouvernement.

Que veut-on écarter de notre regard ? L’acceptation de ce gouvernement de la stratégie canadienne de développement des hydrocarbures, son ralliement aux accords de libre-échange avec l’Europe, sa politique d’austérité et sa poursuite du déficit zéro contre les intérêts de la majorité populaire, sa reprise du Plan nord et le maintien d’une politique extractiviste dans le logique de soumission aux économies canadienne et américaine, mais surtout, son refus d’engager et de mener de façon conséquente la lutte pour l’indépendance... Le gouvernement Marois est en place depuis quelques mois seulement, mais il a beaucoup à faire oublier.

Braqué sur la volonté de conserver son hégémonie sur le mouvement national québécois, le Parti québécois a connu pendant près de 20 ans une série de crises qui trouvaient leur fondement dans l’incapacité de gagner une majorité du peuple québécois à la perspective de l’indépendance...

Incapable de tirer le bilan des défaites, bilan qui aurait du l’amener à la compréhension de la nécessaire articulation entre projet social pour la majorité populaire, de réformes radicales des institutions démocratiques et de la lutte pour l’indépendance, le Parti québécois s’est replié sur nationalisme identitaire. Le pluralisme et (même l’interculturalisme) devenaient l’ennemi principal du nationalisme québécois. L’identification de valeurs communes de la nation remplaçait le combat pour l’indépendance nationale. Il s’agissait de plus en plus de fonder la conscience nationale sur la communauté québécoise francophone, davantage que sur un véritable processus de libération nationale.

Il faut maintenant en finir avec la logique défaitiste du gouvernement péquiste qui mène ce parti à reporter la lutte pour l’indépendance aux calendes grecques et à la remplacer par une stratégie d’affirmation nationale complètement impuissante à assurer notre libération nationale. La Charte des valeurs québécoises pourra peut-être aider le PQ à semer des illusions et à reconstruire sa base électorale, mais elle participe de l’approfondissement de son abandon de la lutte pour l’indépendance du Québec.

Notes

[1] Voir Georges Corm, « La question religieuse au XXIe siècle, La découverte, 2012 »

 [2] Voir Jean Baubérot, La laïcité falsifiée, La découverte, 2012)

INFORMATION PRISE ICI

mardi 10 septembre 2013

MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

 À METTRE DANS VOTRE AGENDA POUR CE 28 SEPTEMBRE:



MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

Par Non aux hausses

samedi 28 septembre 2013 13:00

Budget d'austérité? C'est toujours les mêmes qui paient!

Lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois promettait du changement : abolition de la taxe santé, annulation de la hausse des tarifs d’électricité, augmentation de l’impôt des plus riches et des redevances sur les ressources naturelles, etc. Tout ça n’a été que des mensonges. Sitôt élu, le Parti québécois a balayé du revers de la main ses belles promesses et a plutôt choisi de continuer le travail amorcé par le Parti libéral en pour...suivant la mise en place de mesures d’austérité et en appauvrissant les plus pauvres et la classe moyenne.

Ce gouvernement a même poussé l’affront jusqu’à couper dans l’aide sociale et dans des secteurs aussi important que la santé et l’éducation.

Cela a assez duré!

Le prochain recul que veut nous imposer ce gouvernement est la hausse des tarifs d’électricité. Pourtant :

• L’électricité est un service essentiel
 

• Hydro-Québec a fait des profits de 2,7 milliards en 2012
 

• L’an dernier, 41 000 familles ont été débranchées parce qu’elles étaient incapables de payer leur facture
 

• L’augmentation des tarifs d’électricité est une mesure régressive qui aura pour effet d’appauvrir les plus pauvres et d’augmenter les inégalités sociales

Malgré tout, le gouvernement annonce qu’il ira, une fois de plus, piger dans les poches des plus pauvres et de la classe moyenne.

La hausse des tarifs d’électricité est une mesure injuste, inéquitable et inacceptable!

Nous exigeons du gouvernement Marois qu’il renonce à toute hausse des tarifs d’électricité et qu’il choisisse plutôt des mesures progressives pour financer adéquatement les services publics.

Joignez-vous aux membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics pour cette manifestation.

Rendez-vous le samedi 28 septembre, à 13h00, au Square Phillips, à Montréal.

Transport organisé de certaines régions. Détails à venir.

www.nonauxhausses.org


lundi 9 septembre 2013

Geste haineux à la mosquée de Saguenay

Oui je le sais j'ai été quelques jours sans publier c'est simplement que j'ai eu un problème de connexion à l'internet 

Le PQ a soufflé sur les braises de l'intolérance en créant, là où il n'y en avait pas, une crise opposant, d'un côté, les Québécois qui respecterait les "valeurs québécoises" et, de l'autre, ceux qui porte la kippa, le turban ou celles qui ...portent le voile.

####### L'intolérance de certains s'est transformé en haine raciale. Il est important de dénoncer haut et fort ceux qui, soit disant pour défendre les "valeurs québécoises", violent les fondements même de la société québécoise que sont le respect, l'acceptation des différences et l'accueil des nouveaux arrivants.





 Geste haineux à la mosquée de Saguenay
 
Dimanche 1 septembre 2013 21 h 21

Une substance qui semble être du sang de porc a été versée sur la façade de la mosquée de Saguenay, samedi soir. Une lettre contenant des propos haineux a aussi été laissée sur les lieux.

Une lettre comme celle laissée à la mosquée a été envoyée à Radio-Canada. Le message contient de nombreux propos islamophobes. « Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec », « intégrez-vous ou rentrez chez vous », et « non à l'islam » peut-on notamment y lire.

Même si les responsables de la mosquée ont refusé de porter plainte, les policiers ont ouvert une enquête. Ils considèrent l'acte de vandalisme et la lettre comme un geste haineux de nature raciale et une incitation publique à la haine.

LA SUITE
ICI

dimanche 1 septembre 2013

Les Palestiniens : la souffrance au quotidien

Le quotidien des palestiniens c'est une vie en enfer



Les Palestiniens : la souffrance au quotidien

mardi 27 août 2013, par Ziad Medoukh

Depuis le début de l’occupation israélienne de leurs territoires, et depuis leur déportation vers l’exil, suite à des massacres israéliens, les Palestiniens ne vivent pas une vie normale, ils souffrent, ils souffrent, ils souffrent les Palestiniens qui vivent dans les territoires palestiniens occupés en 1967, ils souffrent les Palestiniens qui vivent dans les territoires de 1948, ils souffrent les Palestiniens de l’exil.

Quand il parle de la cause palestinienne, le monde entier évoque l’occupation, la colonisation en général, mais l’aspect oublié par ce monde, c’est la vie quotidienne sous occupation et la vie quotidienne en exil pour des millions de palestiniens, une vie marquée par une souffrance permanente.

Les organisations internationales, les médias étrangers, dans leurs rapports et reportages, n’évoquent pas cette situation vécue chaque jour par les Palestiniens et ils ne décrivent pas en détails cette souffrance, à l’exception de quelques mouvements et associations de solidarité avec la Palestine, et de personnes de bonne volonté au travers d’actions concrètes ou quand elles viennent sur place pour constater l’injustice infligée à ce peuple.

La souffrance des Palestiniens, c’est tous les jours, en Palestine et en exil. Cette souffrance, cette humiliation et cette injustice accompagnent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

Les Palestiniens ne souffrent pas seulement des mesures quotidiennes de l’occupation israélienne, mais encore de l’arbitraire de quelques régimes arabes, qui les manipulent, eux et leur cause , pour des intérêts liés au pouvoir qu’ils veulent conserver , un pouvoir souvent déstabilisé, dans une région en plein changement. Ils sont nombreux les exemples de cette souffrance quotidienne vécue par la population civile en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les territoires de 1948, dans les pays arabes et dans beaucoup de pays. Cette souffrance quotidienne s’ajoute aux massacres, aux attaques, aux bombardements, aux incursions et aux menaces israéliennes qui visent tous les Palestiniens.

En Cisjordanie, tous les jours, les habitants éprouvent énormément de difficultés à aller d’une ville à l’autre à cause de centaines de cheikh-points imposés par l’armée israélienne, cheikh-points qui rendent la circulation terriblement difficile.

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