jeudi 14 février 2019

Les entreprises de tourisme en ligne doivent se retirer des colonies israéliennes illégales en Palestine occupée


J’ai signé et vous ?



Les entreprises de tourisme en ligne doivent se retirer des colonies israéliennes illégales en Palestine occupée 

L’INDUSTRIE DU TOURISME DANS LES COLONIES

Les colonies de peuplement israéliennes sont soutenues par une série d’activités économiques qui contribuent, du même coup, au maintien d’une situation illégale et soutiennent une approche intrinsèquement discriminatoire et abusive qui viole systématiquement les droits de l’homme de la population palestinienne.

Cette situation n’empêche pas les plus grandes entreprises de tourisme d’y prendre part. Airbnb, Inc. (Airbnb), Booking.com B.V. (Booking.com), Expedia Group, Inc. (Expedia) et TripAdvisor, Inc. (TripAdvisor) proposent à leurs clients un choix sans précédent de lieux où séjourner et d’attractions touristiques pratiquement partout dans le monde. Ces entreprises proposent notamment à leurs clients des séjours dans les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (TPO) et ce, alors qu’elles savent que l’occupation israélienne en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, est régie par le droit international humanitaire, au titre duquel ces colonies israéliennes sont considérées comme illégales.

« J’ai suivi la formation au maniement des armes antiterroristes. Ça a été la meilleure expérience de mon séjour en Israël ! » Avis laissé sur TripAdvisor à propos d’un stand de tir situé dans une colonie israélienne illégale

Ces entreprises bénéficient largement de l’exploitation de terres et d’autres ressources naturelles palestiniennes saisies illégalement. L’existence des colonies paralyse l’économie palestinienne. Ainsi, en faisant la promotion d’activités touristiques dans les colonies, ces entreprises contribuent à ces violations des droits humains.

LES ENTREPRISES DOIVENT RESPECTER LE DIH

Les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme prévoient très clairement que les entreprises ont la responsabilité de respecter le droit international humanitaire. Ils prévoient aussi que les entreprises ont la responsabilité de respecter tous les droits humains reconnus de façon internationale, où qu’elles opèrent dans le monde. La responsabilité de respecter les droits humains exige que les entreprises « évitent d’avoir des incidences négatives sur les droits de l’homme ou d’y contribuer par leurs propres activités, et qu’elles remédient à ces incidences lorsqu’elles se produisent » : si une entreprise constate qu’elle cause des atteintes aux droits humains ou y contribue, et qu’elle ne peut pas l’empêcher, la seule solution consiste pour elle à ne pas mener l’activité en question.

Afin de respecter leurs responsabilités quant au respect du droit international humanitaire et des droits humains, Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor doivent cesser de proposer des hébergements, des activités et des attractions touristiques situés dans les colonies ou gérés par des colons dans les TPO, y compris à Jérusalem-Est.

TRIPADVISOR DANS LES COLONIES ISRAÉLIENNES ILLÉGALES

TripAdvisor est le site web de tourisme le plus visité par les visiteurs et visiteuses étrangers se rendant en Israël. La compagnie assure la promotion de plus d’annonces (au moins 70) dans plus de colonies (27) que toute autre société du numérique spécialisée dans le tourisme - à l’exception d’Airbnb, qui s’est engagée en novembre 2018 à retirer la plupart de ses annonces se trouvant dans des colonies.

Ce faisant, TripAdvisor dope l’économie des colonies et contribue à leur expansion. Le fait de faire la promotion de colonies comme s’il s’agissait de destinations touristiques tend à « normaliser » et à légitimer la colonisation aux yeux du grand public. Les colonies sont illégales au regard du droit international, et leur création constitue un crime de guerre. Les colonies se trouvent sur des terres palestiniennes qui ont été volées. Ce ne sont pas des destinations touristiques.

Signez notre pétition : demandez à Stephen Kaufer, P.-D.G. de TripAdvisor Inc., de cesser de répertorier ou de promouvoir sur son site des propriétés, des activités et des attractions qui se trouvent dans des colonies israéliennes illégales ou qui sont gérées par des colons dans les territoires palestiniens occupés.

 

mercredi 13 février 2019

C'était jour de réflexion à Québec solidaire.

Voir les photos suite à l’article.

J'y étais.


C'était jour de réflexion à Québec solidaire. 

Par Sergio de Rosemont

Ce samedi 9 février 2019, les militantEs de Québec solidaire avaient rendez-vous à Trois-Rivières pour réfléchir et parlerde laïcité.

N'oublions pas que le gouvernement de la CAQ déposera un projet de loi sur les questions relatives à la laïcité.

À Montréal les membres de Qs des circonscriptions de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Gouin, Rosemont et Mercier s'étaient donné rendez-vous au centre St-Pierre afin de participer à cette journée par l'intermédiaire d'internet.

Nous avions l'occasion en matinée 9h30 à 12h30 de suivre en direct la matinée organisée par le Comité Coordination National à Trois-Rivières, discuter et inscrire nos impressions.

Après une pause repas, en après-midi, à 13h30, des ateliers étaient organisés pour aborder le sujet de la laïcité de la meilleure façon qu'il soit.

Personnellement j'y étais avec la délégation de Qs-Rosemont.

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VOICI LES PHOTOS :

P.S: Vu que pour l'instant je met mes photos sur Facebook et vu que Facebook aime bien à l'occasion changer l'adresse URL des photos, en cas où qu'un tel changement surviendrait à mes photos voici l'adresse de mon article en version Facebook : www.facebook.com/serge.rosemont.7/media_set?set=a.362389954490
 

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À Montréal les membres de Qs des circonscriptions de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Gouin, Rosemont et Mercier s'étaient donné rendez-vous au centre St-Pierre.


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Nous pouvions suivre ce qui se déroulait à Trois-Rivières.


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Charles Taylor au micro.


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Mon ami Maxime Vinet Béland que je tiens à félicité pour son excellent travail comme coordonnateur dans Rosemont.

Ce que j'aime de Maxime c'est qu'il y met tout son coeur.


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Une photo souvenir avec Haroun Bouazi qui fait un magnifique travail dans le dossier de la laïcité.

Réforme du mode de scrutin, réponse aux partisans du statu quo


Je vous invite à lire cette lettre :



Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «La vérité est qu’aucune loi et aucune disposition constitutionnelle ne donne à un parti un droit de vie ou de mort sur la réforme du mode de scrutin ou sur d’autres changements majeurs», jugent les auteurs.

Réforme du mode de scrutin, réponse aux partisans du statu quo 

Jean-Pierre Charbonneau, Françoise David, Alain Marois, Audrey Paquet, Luc Bordeleau, Jean-Sébastien Dufresne

Mouvement démocratie nouvelle

13 février 2019

Opposés au changement du mode de scrutin actuel, Christian Dufour et Louis Sormany ont repris leurs attaques (Le Devoir, 8 février 2019) contre les partisans du changement en clouant au pilori le Mouvement Démocratie Nouvelle et son nouveau président, Jean-Pierre Charbonneau, l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui militent pour le respect de l’engagement électoral pris par six des sept partis importants ayant participé à la dernière campagne électorale.

Selon ces deux zélotes du statu quo, le MDN et son président n’ont aucune légitimité pour représenter la population ! Or, le MDN n’a jamais eu cette prétention. Fondée il y a 20 ans, cette organisation issue de l’engagement citoyen responsable rassemble aujourd’hui près de 30 000 sympathisant-e-s ainsi que plusieurs grandes organisations populaires et syndicales qui regroupent des dizaines de milliers de personnes. Ce mouvement est né à la suite de l’élection de 1998 qui se solda pour la cinquième fois de notre histoire par un renversement de la volonté populaire en portant au pouvoir le parti arrivé deuxième dans la compétition.

Que doit-on au MDN ? Beaucoup ! D’abord la relance et le positionnement à l’avant-plan d’un questionnement amorcé en 1900 sur les injustices et les distorsions dans la représentation parlementaire engendrées par le vieux mode de scrutin britannique. Le MDN a relancé le combat pour le changement que René Lévesque n’avait pas réussi à mener à terme. Grâce à son activisme, la population du Québec a connu deux grandes consultations publiques sur le sujet dans le cadre d’états généraux sur la réforme des institutions démocratiques, puis d’un avant-projet de loi, lequel a même fait l’objet d’un avis positif du Directeur général des élections. Le MDN a aussi amené un premier engagement électoral unanime des partis en 2003. Après le renoncement de Jean Charest à honorer sa promesse, c’est le MDN qui a maintenu en vie la discussion publique « pour que chaque voix compte », puis relancé les partis politiques, ce qui a conduit à un nouvel engagement électoral l’an dernier. S’appuyant cette fois sur une entente écrite entre la Coalition avenir Québec, le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti vert, on promettait non seulement le remplacement du mode de scrutin actuel, mais aussi la mise en oeuvre d’un modèle précis pour la prochaine élection générale. Depuis l’automne dernier, ces partis et le MDN s’activent pour la présentation d’un projet de loi qui fera nécessairement l’objet d’une troisième consultation publique en moins de 20 ans !

Donc, quand messieurs Dufour et Sormany affirment qu’il n’y a pas eu de débat politique ouvert et qu’aucune implication citoyenne n’est prévue, ils zappent tout ce qui a été fait et dit publiquement depuis 1999 ainsi que l’inévitable discussion publique qui se fera après le dépôt du projet de loi promis pour cette année.

Ces partisans avoués du statu quo affirment par ailleurs que les modalités du modèle proposé, un scrutin proportionnel mixte, compensatoire avec listes régionales, restent floues. Ils ont raison… pour le moment. En réalité, c’est sur ces questions que portent les consultations préliminaires du gouvernement Legault avec les autres partis et avec plusieurs groupes importants de la société, dont le MDN. L’objectif est d’en arriver à une proposition qui maintiendra et consolidera l’accord initial et inspirera confiance aux gens qui ne sont pas des experts des systèmes électoraux. Si cette étape cruciale est franchie avec succès, le Québec s’engagera alors vers une adoption très majoritaire à l’Assemblée nationale.

À cet égard, une fois de plus, messieurs Dufour et Sormany ont tout faux quand ils affirment que l’opposition officielle libérale doit obligatoirement donner son aval. La vérité est qu’aucune loi et aucune disposition constitutionnelle ne donne à un parti un droit de vie ou de mort sur la réforme du mode de scrutin ou sur d’autres changements majeurs, comme l’octroi du droit de vote des femmes en 1940 alors que l’Union nationale, l’opposition officielle d’alors, s’y opposait !

 

mardi 12 février 2019

Le masque démocratique tombe


Parlons du libéralisme économique avec Francis Lagacé


Le masque démocratique tombe 

10 février 2019



Pendant les Trente Glorieuses, le libéralisme économique a eu besoin du prétexte démocratique afin de détourner la main d'œuvre des projets socialistes, surtout après la contribution importante du monde communiste à la victoire contre l'Axe. L'invention de la social-démocratie alloua ce qu'il faut de corde pour créer une entente entre les « partenaires sociaux », ce qui permit au capitalisme de continuer à se développer sans trop agiter le mécontentement, les suites des réformes keynésiennes aidant.



Mais, comme l'a déjà dit un ministre du gouvernement québécois, la démocratie, vous savez, c'est compliqué, il faut discuter, écouter, prendre des décisions ensemble, ça ne va pas assez vite. L'oligarchie ploutocratique, qui se partageait déjà le monde et son bassin de consommatrices-consommateurs séduits par la liberté de choix dans les étalages, voulut asservir plus vite, plus fort et plus complètement les différentes ressources de la planète : mines d'abord, mais aussi forêts, faunes terrestre, marine et humaine, qui doivent faire tourner la machine en travaillant toujours plus pour consommer toujours plus. L'évangile était déjà écrit : « Travaille, consomme, tais-toi ! »



On testa donc dans un laboratoire sélectionné, le Chili qu'on donna à Pinochet, les règles d'airain qui devraient désormais gouverner l'économie. On fut très satisfait du résultat même si cela avait l'heur de déplaire à des opposants pour qui la démocratie n'était pas encore une vieillerie inutile. En Grande-Bretagne sous Thatcher, puis aux États-Unis sous Reagan, on goûta avec délectation aux joies de la déréglementation pour les riches et de la contrainte pour les « ressources » humaines.



Même la France dite socialiste se convertit au milieu des années 80 au libéralisme si prometteur. Depuis, la confusion règne chez les électrices-électeurs de France et de Navarre, qui avaient cru élire la gauche avec le Parti socialiste. On en conclut que droite et gauche sont semblables puisqu'elles appliquent la même politique. Le problème est que, tout simplement, la droite économique (Parti socialiste) a succédé à la droite économique (les Républicains) finalement remplacée par une droite économique encore plus féroce (En Marche... arrière préciserons-nous).



Quand le mur de Berlin tomba et qu'il entraîna dans sa chute les régimes du Bloc de l'Est, sous prétexte de fin des idéologies (qui était en fait le triomphe des oppressions idéologiques, religieuse dans les pays soumis, néolibérale dans les pays impérialistes), on renforça les contraintes pour les demandeurs de travail et la liberté pour les propriétaires des moyens de production. Liberté de circulation pour les biens et le capital financier, restriction pour les personnes humaines.



Le masque démocratique est devenu de moins en moins nécessaire et les tactiques dictatoriales se firent de plus en plus courantes dans les démocraties dites libérales en les présentant sous des formes attrayantes comme le « nouveau management public », la « qualité totale », la « réingénierie », la « bonne gouvernance ». La gouvernance (comme l'explique bien Alain Deneault dans son livre Gouvernance, le management totalitaire) est un piège qui consiste à faire valider par des élections un système de gestion anti-démocratique où les ploutocrates se cooptent et veillent à faire approuver par des politiques intéressés des règles qui les favorisent. C'est la base du fonctionnement des Commission européenne et autres Organisation mondiale du commerce. On impose alors cette gouvernance aux organismes publics et aux pays que l'on pille sans vergogne. Les mouvements ouvriers, pris dans le piège de la concertation, deviennent alors les spectateurs impuissants du raccourcissement de leurs chaînes.



Un texte comme celui paru dans le Devoir du jeudi 7 février 2019 (La démocratie n'est plus ce qu'elle était) fait partie des invocations hégémoniques (sans doute inconsciente chez l'auteur) pour vanter notre « bonne démocratie » contre les démocratures des pays autoritaires, comme si nous ne partagions pas avec ces pays les mêmes visées dominatrices sur les ressources naturelles des autres (notamment de l'Afrique et de l'Amérique du Sud), comme si le pouvoir des oligarques et des ploutocrates n'était pas déterminant sur les actions gouvernementales. On oppose des régimes plus autoritaires que les nôtres pour nous proposer de chérir nos démocraties unijambistes telles qu'elles sont, prétexte à ne pas vouloir les améliorer cherchant consolation dans le fait qu'ailleurs la discussion n'est pas permise, alors qu'ici elle est libre. On oublie de dire qu'elle est surtout encadrée.



Justin Trudeau est un bon exemple de la duplicité dictatoriale hégémonique dans notre Occident libéral. Il a été empêché de se rendre aux funérailles de Fidel Castro, qui fut pourtant un ami de son propre père, sous prétexte que c'était un « dictateur », mais il n'a pas été le moins du monde gêné pour aller faire des courbettes au roi d'Arabie Saoudite, lequel achète les armes canadiennes pour opprimer le Yémen.



Le Québec n'y a pas échappé en 2012 quand nous avons vécu un véritable épisode orwellien, où pour protéger l'ordre capitaliste consumériste libéral, le gouvernement était prêt à sacrifier toutes les libertés les plus fondamentales comme celles de se réunir et de manifester. Il n'est pas dit que pareil épisode ne se répètera pas.



Il n'y pas vraiment de différence entre Donald Trump et Emmanuel Macron, qui ne feront rien contre les pratiques inhumaines de la Chine mais sont prêts à reconnaître un président autoproclamé au Vénézuela. Trump a été élu avec moins de voix que son adversaire au milieu d'un abstentionnisme important. Macron n'a fait que 18 % au premier tour, mais se retrouvant devant une adversaire que même un manche à balai aurait vaincue, il accomplit le tour de force de lui permettre de réunir 34 % des voix, du jamais-vu dans la Ve République. Et tout ça, avec une abstention record. C'est dire leur peu d'appui réel dans la population.



Il n'y a pas non plus beaucoup de différence entre Poutine, Trump et Macron qui, tous trois, se voient comme des Messies de la bonne parole (religion nationale pour le premier, religion économique pour les deux autres). Les trois sont des partisans de la manière forte d'imposer la volonté hégémonique capitaliste. Ils ne sont juste pas dans le même camp. Cacher sa dictature plus ou moins soft dans laquelle les entreprises peuvent poursuivre l'État, mais pas l'inverse et dans laquelle les citoyens sont considérés comme quantité négligeable, sous celle (présumée ou réelle) des autres ne la rend pas moins détestable.



D'ailleurs une annonce récente montre à quel point les deux candidats libéraux « anti-système » sont les meilleurs vendeurs du système aux mamelles duquel ils tètent goûlument. Ils veulent créer un « Nouvel Ordre mondial », un Brave New World en somme. Les deux considèrent la démocratie comme un jeu, littéralement, auquel si on gagne, on rafle tout. Il s'agit d'une pensée procédurale qui évacue tout le contenu de la démocratie pour le remplacer uniquement par une mécanique qui permet de s'approprier le pouvoir en suivant les règles d'accession tout en en renvoyant l'esprit dans les limbes.



Macron a d'ailleurs osé déclarer lors de ses vœux du nouvel an que le peuple n'était souverain que dans le geste de voter une fois tous les cinq ans. Il confond légitimité et résultat électoral. Mais le peuple a compris que le « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », ça veut dire qu'on peut retirer son appui à tout moment, sinon ce n'est pas de la démocratie, mais de la dictature électorale. C'est ce qui explique la contradiction radicale, fondamentale et irréconciliable entre les Gilets Jaunes et le pouvoir, qui cherche à se maintenir par la force et la répression puisqu'il estime avoir « gagné le jeu » et est absolument incapable de comprendre qu'on en est plus aux questions procédurales. Dans l'intelligence citoyenne, la force des arguments l'emporte ; chez les brutes, c'est l'argument de la force.



C'est ainsi que les gouvernements libéraux sont de plus en plus répressifs et que les initiatives citoyennes courent toujours le risque d'être récupérées, car le pouvoir souffre de cette irrémédiable obstination à vouloir se maintenir à tout prix. De là, l'arsenal et la force militaro-policière qui entoure les rencontres du G7 (et ses divers avatars). Répression d'autant plus nécessaire et serrée à mesure que les travailleuses et travailleurs sont mis en concurrence avec les robots, lesquels servent désormais de modèles au comportement attendu du subordonné : rapidité, flexibilité, pensée procédurale, substituabilité, silence, absence de contestation.



Si des mouvements comme celui des Gilets Jaunes émergent, il faut rendre grâce à l'intelligence du peuple qui, d'abord atteint dans sa vie privée, se rend compte que c'est un déficit de justice sociale qui est à l'origine du malaise. Le grand malheur, c'est que l'apparence de démocratie n'étant même plus nécessaire, juste le nom suffit, le gouvernement français se permet de voter une loi attentatoire au droit fondamental de manifester en l'appelant  Loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs. Et c'est sans compter toutes les autres qui se préparent, là et ailleurs dans le monde. Que la patrie des Droits de l'Homme soit redevenue celle des bons petits bourgeois qui scandent « Travail, Famille, Patrie ! » au mépris de la majorité citoyenne devrait effrayer toutes les personnes qui militent pour les droits humains, mais ne comptez pas sur la presse hégémonique pour en parler, elle qui ne fait jamais seulement allusion à ceux-là qui tirent les ficelles de nos marionnettes libérales.

Francis Lagacé

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Protection des lanceurs d'alerte - Vincent Marissal obtient un engagement de la CAQ


Bravo Vincent


Protection des lanceurs d'alerte - Vincent Marissal obtient un engagement de la CAQ 

07 février 2019

Dans la foulée du cafouillage du ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, quant au congédiement du lanceur d’alerte Louis Robert, le député solidaire de Rosemont, Vincent Marissal, a obtenu l’engagement de la CAQ de corriger la loi pour garantir la protection des lanceurs d’alerte. En effet, une motion présentée par M. Marissal à cet effet a fait consensus à l’Assemblée nationale.

« L’affaire Louis Robert doit faire école. Le gouvernement ne peut plus se cacher derrière une loi qui, dans les derniers jours, s’est montrée incapable de protéger M. Robert des représailles dont il a été victime. Nous ne tournerons pas la page tant et aussi longtemps que la Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles à l’égard des organismes publics protège réellement les lanceurs d’alerte comme M. Robert », a martelé Vincent Marissal. « La CAQ s’est engagée à corriger la loi: au lieu de répéter l’erreur des libéraux, je l’invite à prêter l’oreille aux recommandations de Québec solidaire. »

Voici la motion sans préavis présentée par M. Marissal:
 
« Que l’Assemblée nationale s’engage à corriger la loi afin de réellement protéger les lanceurs d’alerte, notamment en y incluant des dispositions interdisant toutes formes de représailles à l’encontre des dénonciateurs. »

 

vendredi 8 février 2019

La compagnie ferroviaire espagnole CAF rejette toute construction d’un tram israélien à Jérusalem Est


Bonne nouvelle :



La compagnie ferroviaire espagnole CAF rejette toute construction d’un tram israélien à Jérusalem Est 

3 février 2019

La grande compagnie ferroviaire espagnole CAF a annoncé vendredi son refus de répondre à un appel d’offres israélien pour la construction d’une ligne de tramway à Jérusalem Est, qui viole le droit international.

Plusieurs autres compagnies internationales ont décliné toute participation dans ce projet, de peur d’en subir les conséquences négatives sur leur image et leurs contrats, comme cela avait été la cas pour Veolia qui avait fini par jeter l’éponge concernant l’exploitation d’un tramway raciste et illégal.

Ils savent que ce tramway va traverser des terres palestiniennes illégalement annexées en 1967, et franchir la "ligne verte" seule frontière reconnue internationalement, pour rejoindre des colonies illégales.

Donc le contrat de 1, 3 milliard d’euros n’a pas trouvé preneur pour le moment.

"L’Assemblée Générale des Nations Unies et la Cour Internationale de Justice, ont pris plusieurs résolutions condamnant l’occupation de Jérusalem Est", a souligné la CAF dans un communiqué.

CAPJPO-EuroPalestine

 

Pétition : Lutte contre l'obsolescence programmée


À signer et à faire circuler



Pétition :
Lutte contre l'obsolescence programmée



Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE l’obsolescence programmée est une pratique malveillante visant à réduire sciemment la durée de vie de certains produits pour en accélérer le cycle de remplacement au profit des fabricants et manufacturiers;

CONSIDÉRANT QUE cette pratique bafoue le droit des consommateurs à une information fiable sur les produits achetés;

CONSIDÉRANT QUE cette pratique brime le droit à la durabilité et à la qualité des biens ainsi qu’au droit à la réparation des produits dans un contexte concurrentiel favorisant le libre marché;

CONSIDÉRANT QUE l’obsolescence programmée diminue le pouvoir d’achat réel des consommateurs et entraîne un gaspillage de ressources rares, non renouvelables et polluantes;

CONSIDÉRANT QUE la législation québécoise actuelle visant à lutter contre l’obsolescence programmée est inadéquate, voire absente, et que l’imposition d’un cadre législatif complet et dissuasif s’impose;

CONSIDÉRANT QUE de nombreuses démarches citoyennes similaires en Amérique du Nord et en Europe se sont révélées fructueuses;

Nous, soussignés, demandons que le gouvernement du Québec mette de l’avant, par l’entremise de la Loi sur la protection du consommateur et/ou de toute autre législation nécessaire, des mesures d’ordre public pour combattre l’obsolescence programmée. De plus, nous exigeons que des sanctions significatives soient mises en place pour tous commerçants ne respectant pas ses nouvelles obligations, qu’il s’agisse d’entreprises québécoises ou étrangères, pour tous produits pouvant être légalement acquis dans la province de Québec, que ce soit par l’entremise de commerces physiques ou tout moyen technologique.

Date limite pour signer : 10 mars 2019

 

mardi 5 février 2019

La cogestion; vraiment à l’avantage des membres du Comité Logement Rosemont?


Voici un article donc nous avons le pris le temps d'écrire question de s'assurer de bien expliquer le problème.

Oui parlons de cette cogestion :

 
Parut dans la page 07 du Beau-Fixe de novembre 2018

La cogestion; vraiment à l’avantage des 

membres du Comité Logement Rosemont?

Voici notre réflexion en tant qu’anciens présidents du C.A. du Comité Logement Rosemont sur un entrefilet paru dans le Baux-Fixe de novembre 2018, en avant-dernière page, comme si on voulait que personne ne le remarque, annonçant que le Comité Logement Rosemont a changé de mode de gestion et fonctionne maintenant en mode cogestion, on peut se demander pourquoi effectuer ce changement. En effet, auparavant, le Comité fonctionnait très bien en ayant un coordonnateur ou une coordonnatrice. Bien sûr, vous me direz que le départ du dernier coordonnateur et la chicane qui a prévalut avant son départ (et l’a en grande partie motivé) ainsi que la difficulté de recruter un nouveau coordonnateur plaide plutôt en faveur de la cogestion.

Cependant, l’échec d’un coordonnateur à gérer des ressources humaines récalcitrantes et le fait que la cogestion requiert un haut niveau de maturité chez les employés ainsi que des qualités de leadership au-dessus de la moyenne, plaide plutôt, au contraire, dans le sens d’insister afin de recruter un nouveau coordonnateur ayant l’expérience nécessaire afin d’assurer une meilleure coordination des ressources humaines. En effet, les employés actuels n’ont sans doute pas l’expérience nécessaire afin de bien fonctionner en mode cogestion. Si, à nouveau, un conflit majeur devait advenir, qui serait chargé de le régler et de trancher la question? La présidente du C.A. ainsi que le C.A. lui-même n’a sans doute pas, ni la capacité, ni l’indépendance nécessaire afin de régler les conflits sans oublier que contrairement à un coordonnateur, qui serait sur place à tous les jours, les membres du C.A. ne seraient pas sur place afin de gérer le conflit car on ne peut évidemment pas demander cela à des bénévoles quel que soit leur niveau d’implication. Ils ne peuvent être là en permanence.

Autre question, les règlements généraux de l’organisme, permettent-ils de passer ainsi en mode cogestion sans en référer à l’ensemble des membres en assemblée générale? Deux interprétations ici s’opposent : l’une voulant que c’est possible et l’autre que non. Si on s’en réfère à ce qu’en dit les règlements généraux (disponible sur demande pour tous les membres du Comité), nul part on y voit quelques références que ce soit au fait que le Comité Logement Rosemont puisse être géré en mode cogestion. De plus, on y retrouve nommément le titre de coordonnateur en toute lettre, ce qui laisse à penser que c’est le mode de fonctionnement normal du Comité. Ainsi, les employés actuels et le C.A. n’ont pas pensé à envisager cette dernière interprétation comme étant possible, ni encore moins, celle étant la plus probable. Ainsi, lorsque Caroline en a été avisée, elle a refusée, lorsqu’on lui en a fait la remarque, de renseigner les membres à propos de ce changement probablement non-conforme aux règlements généraux avant la date de la prochaine assemblée annuelle qui se tiendra en juin 2019. Il a fallu que moi et Francis, tous deux ex-présidents du C.A., posions la question durant une assemblée logement pour qu’on daigne en informer les membres dans le Baux Fixe sans d’ailleurs nous en envoyer copie. Cela a d’ailleurs valut à Francis d’être expulsé pour une période d’un an.

Dire que tout cela aurait pu être évité si l’équipe de travail avait voulu faire preuve de bonne volonté et s’entendre avec le dernier coordonnateur ou, à tout le moins, accepter la proposition d’une démarche de conciliation chapeauté par le C.L.S.C. de Rosemont comme le C.A. de l’époque l’avait proposé et ne pas faire preuve d’une attitude revancharde envers ses propres membres qui ne demandent qu’un peu plus de démocratie. Quel gâchis!

Dans le texte, on nous affirme que la cogestion n’aura pas d’impact sur le financement de l’organisme, mais le manque de démocratie qu’implique le fait de ne pas en informer les membres avant ou, à tout le moins, durant le processus et de mettre les membres, aussi, devant un fait accompli sans même leur laisser d’option afin de refuser le changement, s’ils ne leurs plaît pas, peut déplaire à nos bailleurs de fonds puisque un système de pointage alloue des points concernant le fonctionnement démocratique de l’organisme. On peut se demander pourquoi attendre la dénonciation de deux anciens présidents du C.A. afin d’agir. On aurait eu de nombreuses occasions, en effet, d’en informer les membres depuis août ou même juillet dernier. Sans que ce soit trop coûteux pour l’organisme, ils auraient pus envoyer une lettre aux membres ou sinon les contacter par courriel ou par téléphone. On peut se demander à la lumière de tout cela : « Serait-il possible que de façon délibéré on ait écoeuré l’ancien coordonnateur dans le but de prendre le contrôle du Comité Logement Rosemont et d’imposer la cogestion? ».

On mentionne aussi qu’une subvention est disponible afin d’aider le C.A. ainsi que l’équipe de travail à intégrer ce nouveau mode de gestion. Mais, ils ne font pas mention qu’ils vont effectivement, en faire usage, ni de quelle subvention il s’agit, ni à quel organisme ils vont s’adresser pour ce soutien. De plus, ce soutien sera-t-il suffisant afin d’assurer un bon fonctionnement du Comité?

Le risque que ce nouveau mode de gestion fait encourir aux membres du Comité est celui d’obtenir non pas plus de services mais bien moins. Déjà, on a constaté, que le Comité Logement Rosemont a refusé de soutenir le projet conjoint avec la CDC sous l’égide du DRE III naissant concernant la gentrification. Pourtant, ça avait été prévu d’être continué selon le rapport annuel distribué aux membres en assemblé annuelle. De plus, la cogestion entraîne le fait que la responsabilité devient diffuse parmi les employés ou même les membres du C.A. À qui s’adresse-t-on? À un employé? Lequel? Au C.A.? Comment on le rejoint?

Donc, à la lumière de tous ces faits et interrogations, peut-on réalistement dire que la cogestion est à l’avantage des membres du Comité Logement Rosemont?


Signé :
Serge Leclerc et Francis Lapierre
Ex-présidents du conseil d’administration
du Comité Logement Rosemont

Israël assassine aussi en Cisjordanie


J’en suis pas surpris



Israël assassine aussi en Cisjordanie 

3 février 2019

L’armée israélienne a multiplié ses raids, démolitions de maisons, arrachage d’oliviers, et assassinats de Palestiniens, dont une mineure, ces derniers jours en Cisjordanie, indique le Bureau de l’ONU pour la coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Palestine occupée.

Trois Palestiniens, dont une jeune fille, ont ainsi été tués par l’armée israélienne en moins de 15 jours, souligne un rapport de cet organisme.

Il fait également état de la démolition de 19 maisons palestiniennes supplémentaires au cours de la même période, dont 6 à Jérusalem Est.

Par ailleurs, relève l’OCHA (qui se contente de relever...), l’armée d’occupation a déraciné 1250 oliviers palestiniens près de Beit Ommar, dans la région d’Hébron, durant la même courte période.

Des familles palestiniennes, qui ont porté plainte devant les tribunaux militaires israéliens (les seuls auxquels ils aient accès), ont vu leurs demandes rejetées...

BOYCOTT ISRAEL !


Manifestation aux USA pour le boycott d’Israël. Une pancarte indique "Le boycott a vaincu à Montgomery (Alabama, USA) et en Afrique du Sud. Il vaincra contre l’occupation de la Palestine"

CAPJPO-EuroPalestine


lundi 4 février 2019

Les « amis » de Freeland ne sont guère les amis des juifs canadiens


Je vous invite à prendre le temps de lire



Les « amis » de Freeland ne sont guère les amis des juifs canadiens 

PAJU 1 février 2019

De 1917 à 1921, suite de la déclaration d’indépendance de l’Ukraine qui survient peu après la révolution russe, des pogroms contre les juifs ont continué à avoir lieu en Ukraine. On estime que de 35 000 à 50 000 juifs ont été tués au cours de cette période.

« Le total des pertes civiles au cours de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation allemande en Ukraine est estimé à sept millions, dont plus d’un million de juifs abattus par les Einsatzgruppen (SS) et leurs nombreux sympathisants ukrainiens locaux dans l’ouest de l’Ukraine. L’Ukraine comptait 840 000 juifs en 1959, soit une diminution d’environ 70% par rapport à 1941… La majorité des juifs restés en Ukraine l’ont quitté en 1989 et se sont installés dans d’autres pays (principalement en Israël) dans les années 1990…» (en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_Jews_in_Ukraine ).

Du côté de ma famille, mes grands-parents paternels étaient des juifs ukrainiens. Mon grand-père paternel était originaire d’Odessa et ma grand-mère paternelle était originaire de Kiev. Je suis bien informé sur le nationalisme ukrainien de droite; mes grands-parents s’en sont échappés en émigrant au Canada au début du 20e siècle. Le soutien inconditionnel et aveugle au nationalisme ukrainien tel que le préconise le ministre des Affaires étrangères du Canada est donc un sujet de discorde. Il émet beaucoup de critiques à l’égard de la Russie de Poutine mais pas un seul mot par rapport à ces éléments néo-nazis au sein de l’élite politique ukrainienne et leurs forces militaires de la part de la ministre Freeland.

Bruce Katz

PAJU

Le 17 décembre, la synagogue Beth Tzedec de Toronto, ainsi que le temple Holy Blossom (où j’ai assisté à une école religieuse) ont animé une conférence de la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland.

Elle était fêtée à titre d’amie d’Israël et de la communauté juive. Mais nous devons nous préoccuper de ses autres amis. Freeland soutient sans réserve l’Ukraine et son gouvernement. Cependant, il y a moins de neuf mois, 40 militants israéliens des droits de la personne  ont adressé une pétition à la Haute Cour de justice israélienne pour demander que l’on mette fin aux ventes d’armes israéliennes à l’Ukraine, comme le rapporte le quotidien israélien Haaretz en juillet (www.haaretz.com/israel-news/rights-groups-demand-israel-stop-arming-neo-nazis-in-the-ukraine-1.6248727).

La communauté israélienne des droits de la personne a affirmé que ces armes étaient destinées à des forces qui adhèrent ouvertement à une idéologie néonazie. Une partie des forces armées ukrainiennes, la milice de droite Azov, formée en 2014, utilise ces armes. Les groupes de défense des droits de l’homme soutiennent que les membres de ces milices sont soupçonnés de crimes de guerre, de torture et de violences sexuelles.

La milice Azov compte plus de 3000 membres qui utilisent le salut nazi et portent des croix gammées et des insignes SS, selon Haaretz. Certains admettent ouvertement qu’ils ont des sympathies néonazies et nient l’Holocauste. Cette milice est issue du groupe patriote ukrainien ouvertement néo-nazi, aujourd’hui disparu. Son fondateur, Andriy Biletsky, ancien dirigeant de ce groupe est depuis membre du parlement ukrainien.

Comme le rapporte Haaretz, Biletsky a déclaré: « La mission historique de notre pays en ce moment critique est de diriger la dernière marche de la race blanche vers sa survie. Il s’agit d’une marche contre les sous-humains dirigés par la race sémite ».

Un autre membre du parlement ukrainien a répondu au « problème juif» de l’Ukraine en déclarant publiquement que  « dans le gouvernement, il y a du sang non ukrainien, il faut en tenir compte ».

Le 2 mai 2018, des groupes de droite, dont Azov, ont défilé à travers Odessa. Leurs dirigeants ont déclaré qu’Odessa appartenait aux Ukrainiens, non à des juifs, et ont promis de débarrasser la ville de juifs. Cela s’est produit alors que l’administration ukrainienne tentait de nier le rôle de l’Ukraine dans l’Holocauste. Le rôle de la Pologne dans l’Holocauste a été minimisé ou nié avec le soutien du gouvernement israélien. En Ukraine, la multiplication d’incidents antisémites tels que des attaques contre des juifs et des sites commémoratifs juifs, ainsi que des attaques contre des journalistes, des Roms et des membres de la communauté LGBTQ, peuvent être attribuées à la montée d’Azov.

En tant que juive, ma question est la suivante: La ministre Freeland va-t-elle réprimander sévèrement l’Ukraine ou la Pologne, tel qu’elle l’a fait pour le président russe Vladimir Poutine (www.theglobeandmail.com/news/politics/freeland-condemns-russian-aggression-in-crimea-prompting-moscow-backlash/article34322114/)  après la  « grave  répression des droits de la personne »  par les forces russes qui ont occupé et annexé la Crimée?

Certains experts politiques canadiens appellent Chrystia Freeland l’« honorable ministre de l’Ukraine», ce qui convient parfaitement.

Judy Haiven est membre fondateur de Voix juives indépendantes Canada. Elle est professeure de gestion à la retraite à l’Université Saint Mary’s, à Halifax, Nouvelle Écosse.

Adapté de : rabble.ca/blogs/bloggers/independent-jewish-voices-canada/2018/12/friends-freelands-hardly-friends-canadian

Voir aussi : «Chrystia Freeland’s granddad was indeed a Nazi collaborator– so much for Russian disinformation» ottawacitizen.com/news/national/defence-watch/chrystia-freelands-granddad-was-indeed-a-nazi-collaborator-so-much-for-russian-disinformation

Et: «Chrystia Freeland and the Russian disinformation bogeyman» www.thestar.com/opinion/commentary/2017/03/15/chrystia-freeland-and-the-russian-disinformation-bogeyman-walkom.html

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