jeudi 12 septembre 2013

LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION

Bernard Rioux met les barres sur les « T » et les points sur les « i » au gouvernement Marois:










LA CHARTE DES VALEURS QUÉBÉCOISES : UNE GRANDE DIVERSION


mardi 27 août 2013, par Bernard Rioux

Interdire les signes religieux chez les fonctionnaires et les employéEs des services publics. Voilà le grand débat de société que nous propose le gouvernement Marois. Cette interdiction fonderait une charte des valeurs québécoises. Derrière, cette nouvelle priorité, les dirigeantEs péquistes nourrissent l’espoir que cet exercice d’affirmation nationale permettra la reconstruction de la base électorale de leur parti et ouvrira ainsi la possibilité de former un gouvernement majoritaire aux prochaines élections. Il s’agit d’une vaste entreprise de diversion pour faire oublier sa politique de capitulation sur tous les terrains.

De la Charte de la laïcité à la Charte des valeurs québécoises

 L’affirmation identitaire du Québec, l’exacerbation du nationalisme étroit a bien peu à faire avec une laïcité véritable. D’ailleurs, débattre d’une véritable Charte de la laïcité risquerait de soulever toute une série de questions démocratiques et politiques. C’est pourquoi, le gouvernement péquiste a abandonné la perspective de Charte de la laïcité et qu’il parle maintenant de Charte des valeurs québécoises.

Défendre la laïcité, c’est d’une part défendre la liberté de conscience, la liberté des hommes et des femmes à une religion ou à des convictions philosophiques. Un État doit être libre d’élaborer des normes collectives sans qu’une religion ou conviction particulière ne domine le pouvoir et les institutions publiques. La laïcité suppose donc une séparation des Églises et de l’État et la neutralité de l’école publique en est une conséquence. Alors, poser la question de la laïcité au Québec, c’est d’abord poser la question des vestiges du pouvoir de l’Église catholique. C’est questionner le financement public des écoles privées confessionnelles. C’est en finir avec la présence des symboles de l’Église catholique dans diverses institutions. C’est s’opposer à la lutte politique que mène l’Église contre le droit à l’avortement. Ce pourrait également s’opposer à un combat que certaines déclarations annoncent contre le droit de mourir dans la dignité...

Dans la conjoncture internationale actuelle, un discours qui récupère la lutte laïque pour la détourner de son potentiel libérateur présente l’islamisme comme le vecteur principal du retour du discours religieux dans les pays occidentaux. Cela est faux. Le fondamentalisme existe bel et bien en Europe, en Amérique du Nord et au Québec. Mais, il est d’abord porté par le fondamentalisme chrétien qui tente de construire des nationalismes civilisationnels présentant la situation internationale actuelle comme une situation de guerre des civilisations.

Le discours laïque doit donc chercher à en finir avec cette notion de guerre des civilisations. Pour parvenir à cette fin, le discours laïque doit identifier les vrais problèmes qui se cachent derrière cette instrumentalisation de la religion dans la fabrique de ce mythe de la fameuse guerre des civilisations. Et les vrais problèmes, ce sont les occupations militaires occidentales en Iraq, en Afghanistan, au Liban, en Arabie Saoudite, la colonisation de la Palestine, la marginalisation profonde de vastes couches de la population par des oligarchies liées aux grandes puissances, la distribution extrêmement inégalitaire des revenus dans les pays vivant de rente pétrolière… dont les gouvernements sont liés aux pays capitalistes avancés.

L’identification des problèmes concrets qui organisent la vie de populations entières permet de dépasser les explications faciles par le religieux. Et c’est une telle vision laïque et profane du monde qui permettra de dépasser les discours mensongers des oligarchies conquérantes et des régimes autoritaires qui pratiquent la confusion du politique et du religieux. Le discours laïque refuse de se laisser enfermer dans le relativisme du multiculturalisme communautariste. Mais, il oppose à cet avatar de la pensée libérale un humanisme cosmopolitiste, un véritable internationalisme et non le repli sur un nationalisme identitaire exacerbé. Tous les peuples sont frères contre les tyrans. Le véritable esprit républicain insiste sur ce qui est commun, sur ce qui fait l’unité du genre humain et refuse de cultiver les différences. Il préfère développer une logique d’égalité humaine entre peuples, races et genres et écarte les mises en scène identitaires. [1]

Présupposées idéologiques de la Charte des valeurs québécoises

Cette laïcité identitaire du gouvernement péquiste ne vise pas d’abord la laïcisation des institutions étatiques. Ainsi, l’État du Québec pourra encore dans son Assemblée nationale arborer le crucifix duplessiste. Il pourra continuer de subventionner les écoles privées confessionnelles. Il pourra cautionner les prières catholiques ou autres dans les conseils de ville... La laïcité identitaire indique plutôt que la menace proviendrait des minorités, des étrangers, et particulièrement des musulmans.

En centrant sa Charte des valeurs québécoises sur l’interdiction des symboles religieux portés par employéEs de l’État et des organisations subventionnées, la Charte des valeurs québécoises se fait un instrument politique de la construction de la méfiance vis-à-vis les étrangers et les étrangères, et particulièrement les musulmanEs. La Charte des valeurs québécoises balisera les accommodements, nous dit-on. Mais que craint-on ? On croit que les symboles religieux (et les personnes qui les portent) sont porteurs d’une possible régression sociale. Cette dernière serait principalement provoquée par les minorités venues d’ailleurs qui tardent à accepter nos valeurs québécoises.

La Charte des valeurs québécoises fera de l’égalité des sexes une valeur cardinale. Mais, cette seule affirmation fait l’économie de la critique de la société actuelle. La société québécoise est d’emblée présentée comme une société égalitaire pour les hommes et les femmes niant l’existence au Québec de la domination patriarcale.

En s’insurgeant contre les signes d’un sexisme « étranger », notre société ne fait-elle pas la preuve qu’elle ne supporte pas le sexisme ? Donc elle ne saurait être sexiste. Voilà comment, en restant au seul niveau du discours, « on fait d’une pierre deux coups » : l’altérité des autres, sexistes, est confirmée, tandis que notre absence de sexisme est prouvée par l’altérité des sexistes. Elle permet de présenter notre société comme égalitaire en oubliant le sexisme quotidien, la violence conjugale, la discrimination salariale, la distribution patriarcale du pouvoir économique et politique.

Un court circuit est opéré entre égalité des sexes et laïcité réduite à la seule stigmatisation de l’islam. Alors que la laïcité devrait être d’abord le combat pour de nouvelles libertés laïques, permettant de démasquer le sexisme quotidien, structurel de la société tout entière. En somme, peu importe que les femmes s’intègrent dans une société où le sexisme est quotidien pourvu qu’elles le fassent sans foulard !

Les minorités religieuses deviennent des boucs émissaires porteurs de l’obscurantisme, de la puissance de la religion, des diverses formes d’oppression. Mais ce qui relève de l’héritage de la réalité religieuse d’ici, est identifié au patrimonial et, est donc par nature, national. [2]

La grande diversion

Non seulement la manoeuvre du gouvernement péquiste est idéologiquement dangereuse, mais elle constitue une diversion totale des problèmes majeurs qui confrontent la société québécoise. On fait des signes religieux, un enjeu d’importance pour s’en servir comme véritable poudre aux yeux de la majorité qui est la victime des attaques de ce gouvernement.

Que veut-on écarter de notre regard ? L’acceptation de ce gouvernement de la stratégie canadienne de développement des hydrocarbures, son ralliement aux accords de libre-échange avec l’Europe, sa politique d’austérité et sa poursuite du déficit zéro contre les intérêts de la majorité populaire, sa reprise du Plan nord et le maintien d’une politique extractiviste dans le logique de soumission aux économies canadienne et américaine, mais surtout, son refus d’engager et de mener de façon conséquente la lutte pour l’indépendance... Le gouvernement Marois est en place depuis quelques mois seulement, mais il a beaucoup à faire oublier.

Braqué sur la volonté de conserver son hégémonie sur le mouvement national québécois, le Parti québécois a connu pendant près de 20 ans une série de crises qui trouvaient leur fondement dans l’incapacité de gagner une majorité du peuple québécois à la perspective de l’indépendance...

Incapable de tirer le bilan des défaites, bilan qui aurait du l’amener à la compréhension de la nécessaire articulation entre projet social pour la majorité populaire, de réformes radicales des institutions démocratiques et de la lutte pour l’indépendance, le Parti québécois s’est replié sur nationalisme identitaire. Le pluralisme et (même l’interculturalisme) devenaient l’ennemi principal du nationalisme québécois. L’identification de valeurs communes de la nation remplaçait le combat pour l’indépendance nationale. Il s’agissait de plus en plus de fonder la conscience nationale sur la communauté québécoise francophone, davantage que sur un véritable processus de libération nationale.

Il faut maintenant en finir avec la logique défaitiste du gouvernement péquiste qui mène ce parti à reporter la lutte pour l’indépendance aux calendes grecques et à la remplacer par une stratégie d’affirmation nationale complètement impuissante à assurer notre libération nationale. La Charte des valeurs québécoises pourra peut-être aider le PQ à semer des illusions et à reconstruire sa base électorale, mais elle participe de l’approfondissement de son abandon de la lutte pour l’indépendance du Québec.

Notes

[1] Voir Georges Corm, « La question religieuse au XXIe siècle, La découverte, 2012 »

 [2] Voir Jean Baubérot, La laïcité falsifiée, La découverte, 2012)

INFORMATION PRISE ICI

mardi 10 septembre 2013

MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

 À METTRE DANS VOTRE AGENDA POUR CE 28 SEPTEMBRE:



MANIFESTATION. Refusons les hausses de tarifs d'électricité et les mesures d'austérité.

Par Non aux hausses

samedi 28 septembre 2013 13:00

Budget d'austérité? C'est toujours les mêmes qui paient!

Lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois promettait du changement : abolition de la taxe santé, annulation de la hausse des tarifs d’électricité, augmentation de l’impôt des plus riches et des redevances sur les ressources naturelles, etc. Tout ça n’a été que des mensonges. Sitôt élu, le Parti québécois a balayé du revers de la main ses belles promesses et a plutôt choisi de continuer le travail amorcé par le Parti libéral en pour...suivant la mise en place de mesures d’austérité et en appauvrissant les plus pauvres et la classe moyenne.

Ce gouvernement a même poussé l’affront jusqu’à couper dans l’aide sociale et dans des secteurs aussi important que la santé et l’éducation.

Cela a assez duré!

Le prochain recul que veut nous imposer ce gouvernement est la hausse des tarifs d’électricité. Pourtant :

• L’électricité est un service essentiel
 

• Hydro-Québec a fait des profits de 2,7 milliards en 2012
 

• L’an dernier, 41 000 familles ont été débranchées parce qu’elles étaient incapables de payer leur facture
 

• L’augmentation des tarifs d’électricité est une mesure régressive qui aura pour effet d’appauvrir les plus pauvres et d’augmenter les inégalités sociales

Malgré tout, le gouvernement annonce qu’il ira, une fois de plus, piger dans les poches des plus pauvres et de la classe moyenne.

La hausse des tarifs d’électricité est une mesure injuste, inéquitable et inacceptable!

Nous exigeons du gouvernement Marois qu’il renonce à toute hausse des tarifs d’électricité et qu’il choisisse plutôt des mesures progressives pour financer adéquatement les services publics.

Joignez-vous aux membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics pour cette manifestation.

Rendez-vous le samedi 28 septembre, à 13h00, au Square Phillips, à Montréal.

Transport organisé de certaines régions. Détails à venir.

www.nonauxhausses.org


lundi 9 septembre 2013

Geste haineux à la mosquée de Saguenay

Oui je le sais j'ai été quelques jours sans publier c'est simplement que j'ai eu un problème de connexion à l'internet 

Le PQ a soufflé sur les braises de l'intolérance en créant, là où il n'y en avait pas, une crise opposant, d'un côté, les Québécois qui respecterait les "valeurs québécoises" et, de l'autre, ceux qui porte la kippa, le turban ou celles qui ...portent le voile.

####### L'intolérance de certains s'est transformé en haine raciale. Il est important de dénoncer haut et fort ceux qui, soit disant pour défendre les "valeurs québécoises", violent les fondements même de la société québécoise que sont le respect, l'acceptation des différences et l'accueil des nouveaux arrivants.





 Geste haineux à la mosquée de Saguenay
 
Dimanche 1 septembre 2013 21 h 21

Une substance qui semble être du sang de porc a été versée sur la façade de la mosquée de Saguenay, samedi soir. Une lettre contenant des propos haineux a aussi été laissée sur les lieux.

Une lettre comme celle laissée à la mosquée a été envoyée à Radio-Canada. Le message contient de nombreux propos islamophobes. « Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec », « intégrez-vous ou rentrez chez vous », et « non à l'islam » peut-on notamment y lire.

Même si les responsables de la mosquée ont refusé de porter plainte, les policiers ont ouvert une enquête. Ils considèrent l'acte de vandalisme et la lettre comme un geste haineux de nature raciale et une incitation publique à la haine.

LA SUITE
ICI

dimanche 1 septembre 2013

Les Palestiniens : la souffrance au quotidien

Le quotidien des palestiniens c'est une vie en enfer



Les Palestiniens : la souffrance au quotidien

mardi 27 août 2013, par Ziad Medoukh

Depuis le début de l’occupation israélienne de leurs territoires, et depuis leur déportation vers l’exil, suite à des massacres israéliens, les Palestiniens ne vivent pas une vie normale, ils souffrent, ils souffrent, ils souffrent les Palestiniens qui vivent dans les territoires palestiniens occupés en 1967, ils souffrent les Palestiniens qui vivent dans les territoires de 1948, ils souffrent les Palestiniens de l’exil.

Quand il parle de la cause palestinienne, le monde entier évoque l’occupation, la colonisation en général, mais l’aspect oublié par ce monde, c’est la vie quotidienne sous occupation et la vie quotidienne en exil pour des millions de palestiniens, une vie marquée par une souffrance permanente.

Les organisations internationales, les médias étrangers, dans leurs rapports et reportages, n’évoquent pas cette situation vécue chaque jour par les Palestiniens et ils ne décrivent pas en détails cette souffrance, à l’exception de quelques mouvements et associations de solidarité avec la Palestine, et de personnes de bonne volonté au travers d’actions concrètes ou quand elles viennent sur place pour constater l’injustice infligée à ce peuple.

La souffrance des Palestiniens, c’est tous les jours, en Palestine et en exil. Cette souffrance, cette humiliation et cette injustice accompagnent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

Les Palestiniens ne souffrent pas seulement des mesures quotidiennes de l’occupation israélienne, mais encore de l’arbitraire de quelques régimes arabes, qui les manipulent, eux et leur cause , pour des intérêts liés au pouvoir qu’ils veulent conserver , un pouvoir souvent déstabilisé, dans une région en plein changement. Ils sont nombreux les exemples de cette souffrance quotidienne vécue par la population civile en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, dans les territoires de 1948, dans les pays arabes et dans beaucoup de pays. Cette souffrance quotidienne s’ajoute aux massacres, aux attaques, aux bombardements, aux incursions et aux menaces israéliennes qui visent tous les Palestiniens.

En Cisjordanie, tous les jours, les habitants éprouvent énormément de difficultés à aller d’une ville à l’autre à cause de centaines de cheikh-points imposés par l’armée israélienne, cheikh-points qui rendent la circulation terriblement difficile.

LA SUITE ICI

samedi 31 août 2013

Temple de la honte du Sénat

Temple de la honte du Sénat

Pourquoi payons-nous 90 millions $ par année pour un Sénat composé de non-élus n'ayant aucun compte à rendre ?

Pendant que les Canadiennes et les Canadiens travaillent d’arrache-pied pour joindre les deux bouts, les sénateurs à Ottawa travaillent moins et coûtent cher aux contribuables. Le Sénat ne siège que 90 jours par année et coûte environ 90 millions $ aux contribuables.

Les sénateurs non élus n’ayant aucun compte à rendre, représentent uniquement le parti qui les nomme, pas leur région ou ni même le peuple canadien. On ne leur demande que de travailler trois jours par semaine lorsqu’ils daignent se présenter au travail.

Le Manitoba et le Québec se sont débarrassés de leur sénat il y a plusieurs années. Les gens de la Nouvelle-Zélande ont fait la même chose avec leur Chambre haute. C’est le temps pour le Canada de suivre ces exemples.

Un jour, Stephen Harper a dit que le sénat était « une relique du 19e siècle ». Malgré cela, il a fait 58 nominations partisanes au Sénat depuis qu’il est premier ministre.

Le temps est venu d’abolir le Sénat.

Signez la pétition

Ajoutez votre voix en signant la pétition ci-dessous.

 Nous, résidents du Canada soussignés reconnaissons :

Qu’il n’y a pas de place pour un Séant composé de non-élus n’ayant aucun compte à rendre dans notre démocratie;

Que le montant de 90 millions $ qu’il en coûte pour faire fonctionner cette institution archaïque pourrait être mieux dépensé ailleurs;

Que les sénateurs nommés, particulièrement ceux qui abusent de leurs privilèges, ne représentent pas les intérêts et les valeurs des Canadiens.

Ainsi, nous demandons au gouvernement du Canada d’abolir une fois pour toute la Chambre haute composée de non-élus n’ayant aucun compte à rendre.

POUR SIGNER LA PÉTITION ICI

vendredi 30 août 2013

{ Piano de rue }

Vous avez déjà entendu parlé des pianos de rue ?

   

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{ Piano de rue }

Par Sergio de Rosemont

Voilà cela fait plusieurs fois qu’on entend parler des pianos de rue.

Et bien voilà ce 21 août alors que j’avais affaire au Centre St-Pierre en sortant en sortant du métro Beaudry il en avait un juste à côté.

J’en ai pris une photo, effectivement disons que j’aime bien l’idée, ca rend l’ambiance beaucoup plus agréable

jeudi 29 août 2013

Violation des droits humains par la Pacific Rubiales Energy – Le gouvernement canadien doit agir



Violation des droits humains par la Pacific Rubiales Energy – Le gouvernement canadien doit agir

28 août 2013

Le 18 août dernier, la pétrolière canadienne Pacific Rubiales Energy a été jugée coupable de graves violations à plusieurs droits humains par un tribunal populaire colombien. Des représentant-e-s d’organisations sociales canadiennes et québécoises étaient présent-e-s lors du dépôt des preuves en Colombie et demandent au gouvernement canadien de prendre ses responsabilités à cet égard.

Le Canada au premier rang

La tenue de ce tribunal visait à juger le comportement de certaines multinationales étrangères présentes en Colombie. Leila Celis professeure en sociologie à l’UQAM et membre du Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC) déclare : « Quand on sait que Pacific Rubiales Energy est la plus importante pétrolière étrangère en Colombie et que la majorité des crimes et violations aux droits humains imputables au conflit armé colombien se concentrent dans les régions d’investissements miniers et pétroliers, on ne peut que se questionner sur le rôle des entreprises canadiennes ».

L’accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie (l’ALECC) est entré en vigueur en 2011. « Des sources officielles colombiennes stipulent que 87 % des réfugié-e-s internes proviennent des régions d’exploitation pétrolière et minière, alors que 78 % des crimes commis contre les syndicalistes et 89 % des violations aux droits des peuples autochtones y sont aussi perpétrés. Tout cela malgré le fait que le gouvernement canadien et les entreprises canadiennes affirmaient que l’ALECC contribuerait à faire diminuer les violations des droits humains », rappelle Constance Vaudrin du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) et du Groupe d’orientation politique sur les Amériques du Conseil canadien de la coopération internationale. « Sur place, ce n’est pas ce que nous avons vu et entendu ».

Autochtones déplacés, eau potable contaminée et hommes armés en quantité

Un des cas les plus visibles de violation des droits de la part de Pacific Rubiales est celui du peuple autochtone Sikuani. « Sans consultation préalable, laquelle est pourtant prévue dans la législation colombienne, les Sikuani ont été déplacés de leurs territoires ancestraux. De plus, un barrage de contrôle est installé sur la route publique menant au champ pétrolifère de Pacific Rubiales, mais également près de différents villages et réserves autochtones » mentionne Amir Khadir, député de Québec Solidaire. L’armée et les forces de police colombiennes surveillent ce barrage. Embauchant environ 14 000 travailleurs, Pacific Rubiales a recours à 6000 hommes armés (police, armée et forces de sécurité privée) pour protéger ses installations. « On ne peut qu’imaginer l’importante militarisation de cette région peu peuplée! », s’exclame le député.

Conditions de travail déplorables et assassinat d’un syndicaliste

Un accord de coopération dans le domaine du travail entre le Canada et la Colombie, entré en vigueur en même temps que l’ALECC, stipule que les deux États doivent incorporer et protéger les principes et les droits reconnus par l’Organisation internationale du travail (OIT), tels que la liberté d’association et le droit de négociation collective. « Or, les travailleurs ne peuvent s’affilier au syndicat de leur choix et continuer à travailler pour la pétrolière. Ces pratiques vont clairement à l’encontre du droit du travail et syndical », dit Guy Martin, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). « Non seulement les travailleurs affiliés au syndicat pétrolier national font face à des menaces et à de l’intimidation, mais l’un d’entre eux a aussi payé de sa vie », continue-t-il en faisant référence au meurtre de Milton Parra, militant syndicaliste, en décembre 2012. « Trois jours après la tenue de l’audience sur Pacific Rubiales Energy, un autre leader syndical et sa famille ont reçu des menaces de mort. C’est très inquiétant », a-t-il aussi souligné.

Responsabilité de l’État canadien

Aucun cadre réglementaire n’existe pour contrôler les activités des entreprises canadiennes à l’étranger. Celles-ci sont tenues de respecter les lois nationales, mais rien n’est mis en place pour s’assurer qu’elles le fassent réellement ou qu’elles respectent les conventions internationales. Alain Deneault, auteur de Paradis sous terre et de Noir Canada – ouvrage retiré des librairies à la suite de pressions judiciaires de la part de de la minière canadienne Barrick Gold – insiste pour qu’« une législation contraignante soit votée afin d’exiger des entreprises enregistrées ici qu’elles respectent les engagements internationaux du Canada en matière de droits humains. L’État doit enquêter sur les nombreux cas d’abus et, le cas échéant, imposer des sanctions aux sociétés concernées », conclut-il.

La délégation canadienne était constituée de représentantes et représentants de neuf organisations : le parti Québec Solidaire, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP), l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Groupe d’orientation politique sur les Amériques du Conseil canadien de la coopération internationale (GOPA-CCCI), le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), CASA – Toronto (Colombia Action Solidarity Alliance) et le Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC).

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Déversement de milliers de litres contaminés aux BPC « Le gouvernement avait le devoir d’informer les citoyennes et citoyens », Andrés Fontecilla


Déversement de milliers de litres contaminés aux BPC « Le gouvernement avait le devoir d’informer les citoyennes et citoyens », Andrés Fontecilla

28 août 2013

Québec solidaire a appris avec effroi le déversement de milliers de litres contaminés de biphényles polychlorés (BPC) à Pointe-Claire. Cet incident rappelle l’incendie terrible d’un entrepôt du même produit à la fin des années 80, lequel avait eu des conséquences désastreuses en matière d’environnement et de santé publique. Les Solidaires demandent au ministre de l’environnement de s’expliquer sur la non-divulgation d’informations aussi essentielles à la population locale et exigent des travaux de décontamination et de sécurisation du site sans délai.

« Comment une telle information a pu être cachée aussi longuement aux citoyennes et citoyens de Pointe-Claire? Rien ne justifie un tel manque de transparence alors que l’on savait depuis plusieurs mois ce qui se déroulait. On parle de substances cancérigènes qui se sont retrouvées dans le Saint-Laurent. J’apprenais avec stupeur ce matin que les municipalités ont effectué des prises d’eau en amont en ne sachant pas qu’il y avait eu une telle contamination. C’est irresponsable », s’indigne Andrés Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire.

Pour Québec solidaire, avec la multiplication des projets controversés et après un traumatisme comme celui de Lac Mégantic, le rôle du MDDEFP est plus que jamais d’informer la population. Les Solidaires exigent cette attitude pour Anticosti, pour la pollution atmosphérique causée par le port de Québec ou encore pour les projets de pipelines.

« Il faut que le gouvernement réfléchisse à un renforcement des ressources publiques au niveau environnemental, les enjeux sont trop importants pour être traités aussi tardivement. Les intentions du ministre Blanchet pour régler la situation vont dans le bon sens mais comme souvent, c’est trop peu trop tard. À ce stade, la priorité doit aller aux travaux de décontamination et de sécurisation du site », conclut le président de Québec solidaire.

INFORMATION PRISE ICI

mercredi 28 août 2013

Pétition : Financement du transport en commun



Pétition :

Financement du transport en commun

Texte de la pétition

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement du Québec souhaite adopter une politique de mobilité durable qui lie la planification de l’urbanisation, des transports des personnes et des marchandises;

CONSIDÉRANT QUE le gouvernement du Québec s'est engagé à réduire de 25 %  les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, par rapport à 1990;

CONSIDÉRANT QUE les transports représentent la plus importante source d'émissions (43 %);

CONSIDÉRANT QUE la Capitale, la Métropole et toutes les grandes villes se sont dotées d’objectifs ambitieux d’augmentation de la part modale du transport en commun, ainsi que d’une diminution de l’usage de l’automobile;

CONSIDÉRANT la fonction sociale importante du transport en commun qui permet de réduire les dépenses des ménages en transport;

CONSIDÉRANT le lien direct entre l’utilisation du transport collectif et la pratique du transport actif, les saines habitudes de vies ainsi que la réduction de la pollution atmosphérique et des maladies chroniques;

CONSIDÉRANT QUE le réseau routier, déjà congestionné, doit faire l’objet de nombreux travaux de réfection majeurs qui nécessite d’offrir une alternative au transport routier et d’assurer la mobilité des biens et des personnes;

Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec de majorer de 1 milliard de dollars par année, pour les dix prochaines années, les sommes investies dans les infrastructures de transport collectif et actif et d’assurer aux villes et sociétés de transport le financement récurrent nécessaire pour développer cette mobilité.

Date limite pour signer : 17 septembre 2013

POUR SIGNER LA PÉTITION

"Ensemble dans l'action" oui on avance !

Les 2 photos de notre visite sont en dessous de l'article.


"Ensemble dans l'action" oui on avance !

Par Sergio de Rosemont de l'équipe d"Ensemble dans l'action".
Oui chez "Ensemble dans l'action" on va de l'avant !

Ce lundi 26 août 2013 l'équipe d"Ensemble dans l'action" est aller rendre visite à un autre fournisseur, question de voir à remplir nos tablette de nos étagères.

Bonne nouvelle : nous avons enfin nos étagères et nous en sommes dans l'étape de finalisation de notre projet de l"Épicerie solidaire de Rosemont" qui est prévue ouvrir pour le 3 octobre au 6180 19ème avenue au coin de la rue Bellechasse.

Oui la date du 3 octobre arrive à grand pas et nous y avons hâte tout comme certains futurs usagés.

En terminant en tant que membre de l'équipe d"Ensemble dans l'action" j'aimerais m'adresser aux résidents de-Rosemont:

Si vous désirez apporter votre participation à ce projet d"Épicerie solidaire de Rosemont" ou recevoir de l’information, n'hésitez pas à nous contacter ou à me contacter car après tout n'oubliez pas que ce n'est pas notre épicerie mais bien la vôtre.

VOICI LES 2 PHOTOS DE NOTRE VISITE:


AGRANDIR

Voilà nous arrivons


AGRANDIR

Entrons !



Voici un article complémentaire question de vous permettre de mieux connaître « Ensemble dans l'action » :
 

Mes articles précédents sur « Ensemble dans l'action » :

Article du jeudi 9 août 2012

Article du 12 septembre 2012

Article du 22 septembre 2012

Article du 30 septembre 2012

Article du 28 octobre 2012

Article du 18 Décembre 2012

Article du 08 février 2013

Article du 19 mars 2013

Article du 20 mars 2013

Article du 17 juillet 2013

Article du 31 juillet 2013