dimanche 7 juillet 2013

LES INONDATIONS EN ALBERTA SONT-ELLES UN SIGNE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ?

Le Dr David Suzuki pose une excellente question :



LES INONDATIONS EN ALBERTA SONT-ELLES UN SIGNE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ?

mardi 2 juillet 2013, par Dr David Suzuki

Il ne se passe pas une semaine sans que nous n’entendions des climatologues ou des spécialistes dire : « Il est difficile de lier un événement météorologique particulier avec le réchauffement climatique, mais... ». Cela a été le cas cette semaine alors que les communautés de Calgary et du sud-ouest de l’Alberta ont dû être évacuées face aux précipitations extrêmes et à la montée des eaux.

Le « mais », bien sûr, est que nous savons que la combustion des énergies fossiles et l’injection de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre piégeant la chaleur dans l’atmosphère a pour conséquence une élévation de la température moyenne de surface de la Terre. Ce réchauffement conduit aux changements climatiques, ce qui génère une augmentation des événements extrêmes liés au climat. Ces événements, selon la Déclaration sur l’état du climat mondial en 2012 de l’Organisation météorologique mondiale, incluent, « de grandes vagues de chaleur et des températures extrêmes, des sécheresses et des feux de forêts, des précipitations et des inondations majeures, de fortes chutes de neige et des froids extrêmes ainsi que des cyclones tropicaux ».

Comme le souligne le rapport, « la variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à de tels extrêmes, mais les caractéristiques physiques des phénomènes météorologiques et climatiques sont de plus en plus façonnées par les changements climatiques. »

À bien des égards, les changements climatiques induisent aussi le changement du cycle de l’eau. Pour chaque degré d’augmentation de la température, la capacité de l’atmosphère à retenir l’eau augmente de 7. Des quantités importantes d’eau provenant des glaciers en train de fondre sont libérées alors que l’évaporation des océans, qui recouvrent 70 % de la surface de la Terre, est en augmentation. Dans le même temps, une plus grande instabilité de l’atmosphère et des courants-jets déverse de plus grandes quantités de précipitations et augmente la fréquence des événements extrêmes comme les tornades et les ouragans.

En dépit de ce que nous savons sur les changements climatiques, et malgré le fait que moins de 1 % des scientifiques du climat contestent la recherche dominante au sujet de l’origine humaine du réchauffement, nous voyons encore les organes de presse, l’industrie et d’autres, essayer de nous convaincre que ce n’est pas le cas ou que ce n’est pas une grosse affaire. Nous voyons également les gouvernements refuser d’agir de manière significative.

LA SUITE ICI

Catastrophe de Lac-Mégantic Qui est « Montreal, Maine and Atlantic Railway »

Le militant Marc Bonhomme nous
donne de l'information pertinente


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Marc Bonhomme



Catastrophe de Lac-Mégantic
Qui est « Montreal, Maine and Atlantic Railway »

Selon le site web de Radio-Canada, le train sans conducteur de cette compagnie filait à tout allure en plein centre-ville convoyant 73 wagons de pétrole brut dont quatre ont explosés suite au déraillement conséquence, vraisemblablement, d’un incendie dans une locomotive. Soixante personnes manquent à l’appel et mille personnes ont été évacuées et d’autres le seront. Oui, vous avez bien lu : sans conducteur, pétrole brut, toute allure, centre-ville, soixante personnes.

Qui est cette compagnie criminelle ?

« Le Montreal, Maine & Atlantic a commencé à fonctionner en janvier 2003 et possède plus de 510 miles de voies ferrées, desservant des clients dans le Maine, le Vermont, le Québec et le Nouveau-Brunswick. » (site web de la compagnie, ma traduction). Elle est la propriété de la compagnie Rail World basée en Illinois, « [u]n gestionnaire de chemins de fer, de consultation et sociétés d'investissement spécialisé dans les privatisations et les restructurations. Son but est de promouvoir la privatisation de l'industrie ferroviaire en réunissant les organismes gouvernementaux qui souhaitent vendre leurs participations au capital d'investissement et leur expertise » (site web de la compagnie, ma traduction). Vous avez bien lu : privatisation, restructuration.

Rail World, qui semble être l’instrument d’un certain Edward A. Burkhardt, a commencé à acquérir des compagnies de chemin de fer aux États-Unis, surtout au Wisconsin. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, « M. Burkhardt est président du conseil de surveillance de l'AS Rail Baltic, basée à Tallinn, qui développe le corridor ferroviaire Finlande - États baltes - Pologne impliquant le changement automatique de l'écartement à la frontière Lituanie / Pologne. Il a mené la privatisation des chemins de fer estoniens en 2001 et a servi comme président de son conseil de surveillance jusqu'à ce qu'il ait été racheté par le gouvernement estonien au début de 2007. »

Finalement, ce monsieur aux dents longues « …est président du Conseil de Surveillance de Rail Polska, basé à Varsovie. Rail Polska a réalisé deux acquisitions ferroviaires coup sur coup au début de 2003: Kolex (basé à Oswiecim) et ZecTrans (basé à Wrocław). Rail Polska s’est vue accorder une licence d'opérateur sans restriction sur le réseau ferroviaire polonais, et a commencé l'exploitation des trains à longue distance convoyant principalement du charbon pour des centrales électriques, en octobre 2003. Rail Polska est actuellement en pleine expansion sur le marché ferroviaire européen libéralisé. »


Ce tycoon des chemins de fer, « [e]n 1999, il a été nommé ‘cheminot de l'année’ par le magazine Railway Age, puis en décembre 1999 Railway Age l’a nommé l'un des 16 ‘cheminots du siècle.’ Car ses faits d’arme de privatisation incluent aussi la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande et l’Australie : « Alors avec le Wisconsin Central, M. Burkhardt a conduit la privatisation et a ensuite servi en tant que président de Tranz Rail Holdings Ltd, le système de rail et de traversier de la Nouvelle-Zélande […] de septembre 1993 à août 1999. […] M. Burkhardt a été président et chef de la direction de l'English Welsh & Scottish Railway Ltd au cours de la période allant de décembre 1995 à juillet 1999. Il a dirigé le groupe d'investisseurs qui a acheté cinq opérations ferroviaires de la British Railway Board, responsable de 93% du fret ferroviaire au Royaume-Uni. […] Il a également été président du Réseau de Transport australienne de 1997 à août 1999, qui a acheté Tasrail, un transporteur de fret opérant dans l'État insulaire de Tasmanie, en Australie. »


Cet aventurier néolibéral a surfé la vague de privatisation des compagnies de chemin de fer pour ensuite revendre certaines à prix fort une fois « rationalisées ». On sait maintenant ce que ce bandit de grand chemin entend par rationaliser. Qu’on exproprie sans compensation la partie québécoise de sa compagnie dans les plus brefs délais. C’est ce message sans fioritures ni moumouneries qu’on attend de Québec solidaire et du NPD car il ne viendra sûrement pas du PQ.


Marc Bonhomme, 6 juillet 2013
www.marcbonhomme.com

samedi 6 juillet 2013

Birmanie: stoppons le prochain Rwanda



Birmanie: stoppons le prochain Rwanda

Publié le 28 Juin 2013

Personne ne savait grand chose des Rwandais avant qu'il ne soit trop tard et le massacre de 800.000 d'entre eux. Aujourd’hui en Birmanie, la survie des Rohingya ne tient qu'à un fil. Des brutes racistes distribuent des prospectus appelant à exterminer cette petite minorité birmane. Des enfants ont été abattus à la machette et des meurtres atroces ont été commis. Tout indique que si nous n’agissons pas, nous courons droit vers l'hécatombe.

Les génocides se produisent quand personne ne réagit à leurs signes avant-coureurs, comme ceux que l’on voit aujourd’hui en Birmanie. Les Rohingya sont un peuple très pauvre et pacifique. Ce qui leur est reproché? Avoir une couleur de peau plus sombre et «voler les emplois» du reste de la population. Ces 800 000 personnes pourraient être exterminées si nous n’agissons pas. Nous avons abandonné trop de peuples. N’abandonnons pas les Rohingya.

Le président birman Thein Sein a le pouvoir et les ressources pour protéger les Rohingya il lui suffit d'en donner l'ordre. Dans quelques jours, il se rendra en Europe pour parler contrats. Si les dirigeants européens l'accueillent avec un immense tollé en faveur de la protection des Rohingya, il s'y pliera vraisemblablement. Rassemblons 1 million de signatures et nous afficherons des dizaines de photos de ce qui se passe en Birmanie aux abords des lieux de rencontre des dirigeants.

Signez la pétition

À M. Le Président de la République François Hollande et M. le Premier ministre David Cameron :

Nous, citoyens extrêmement inquiets des violences en Birmanie, vous demandons de faire pression sur le Président birman Thein Sein lors de votre rencontre de ce mois afin qu’il déploie immédiatement ses forces pour protéger les Rohingyas et leur accorde la citoyenneté. Nous vous demandons instamment d’insister pour qu’il mette en place des programmes destinés à arrêter les violences et mette fin à l'impunité des agresseurs ; ceci doit être une condition à l’amélioration des relations commerciales franco-birmanes. Vous vous êtes tous les deux exprimés plusieurs fois sur la nécessité de mesures précoces contre les génocides et crimes contre l’humanité. Aujourd’hui, l’heure est venue de passer à l’acte.

POUR SIGNER LA PÉTITION

vendredi 5 juillet 2013

Pourquoi je suis solidaire ?

S.v.p. prenez note que ce texte représente
ma perception personnelle et n'implique
que moi-même :


Pourquoi je suis solidaire ?

Par Sergio de Rosemont.

Je vis, je survis dans une société où l'injustice institutionnalisée semble y être la norme.

 Oui un système qui me donne la nausée.

Un système forçant ma plume à hurler de colère.

Un système donnant goût à ma plume de cracher sur cette feuille une rage rouge.

Oui ces Roi$ Bâtard$ de la Finance contrôlant du haut de leurs tours de verre et de béton cette société à travers leurs pantins donc ils tirent les cordes.

Ces pantins prêchant cette Évangile du Néolibéraliste.

Ces pantins nous invitant à immoler notre liberté de pensée sur cette Autel de la Rentabilité tout en nous offrant de boire dans cette Coupe de l'Individualiste ce Vin de Confusion.

Ces Roi$ Bâtard$ de la Finance regardant cette société comme des vaiutours affamés devant un buffet à volonté.

Mais cette société qu'ils considèrent comme leur garde-manger, dans laquelle ils entretiennent l'injustice simplement question d'en retirer un peu plus de profit, c'est la nôtre !

 Oui ils regardent notre Québec comme leur jardin duquel ils peuvent s'accaparer de toutes les richesses .

Mais ce jardin, ce Québec et ses richesses sont à nous le peuple !

Oui je dénonce cette situation, je la critique je cris mon indignation !

Mais pour se permettre de critiquer, il faut être constructif et avoir quelque chose à offrir comme alternative à ce système que nous contestons.

Et oui si je critique je me dois d'avoir une alternative à proposer pour remplacer ce que je dénonce !

Et Québec solidaire est justement cette alternative à offrir.

Au lieu de ces vieux partis d'un autre temps à la pensée d'un autre siècle qui ne savent que faire les valets devant les Ami$ Financier$, un parti pour le peuple.

Oui un parti à la défense des droits des citoyens au lieu de défendre les intérêts de ces Roi$ Bâtard$ de la Finance.

Un parti protégeant nos services publiques au lieu de les offrir sur un plateau d'argent au privé.

Mais aussi un parti qui encourage la solidarité entre citoyens et en fait la promotion.

Et justement Québec solidaire est cette alternative que je peux, que nous pouvons présenter à la place de ce système pestiféré entretenu par ces Roi$ Bâtard$ de la Finance et leurs Parti$ Politique$ Valet$ !

Oui effectivement aucune force sociale est aussi puissante que la solidarité.

La solidarité c'est comme des insectes, prenez une fourmis; seule elle ne peut vraiment pas grand chose.

Pourtant si vous prenez la même petite fourmis et que vous la mettez avec des milliers d'autres de ses consoeurs fourmis, vous serez d'accord avec moi pour dire que ce quelles peuvent faire tous ensemble est assez surprenant, n'est ce pas ?

Il en est de même pour un citoyen, pour des citoyens !

Mettez un citoyen ordinaire seul, sa capacité d'action face au système capitaliste est disons très restreint presque nul.

Par contre mettez ensemble des milliers de citoyens, s'ils prennent le temps de calculer leur idée, ils peuvent réaliser ce qu'ils croyaient impensable.

Maintenant imaginez ce que 8 MILLIONS DE QUÉBÉCOIS pourraient réaliser s'ils étaient solidaire !


Une république.

Oui une république comme maison pour le peuple québécois !

 Et oui voilà l'autre point qui est tout aussi important pour lequel je suis un solidaire; Québec solidaire est aussi un parti indépendantiste.

 Oui un parti indépendantiste qui contrairement au Parti Québécois, veut réellement la faire l'indépendance !

Mais non seulement Québec solidaire est-il indépendantiste mais il est aussi celui qui offre l'approche souverainiste la plus avantageuse pour le peuple avec son projet d'assemblée constituante qui permet non seulement de décider si nous voulons oui ou non de notre propre pays, cette République du Québec, mais qui en plus nous permet de choisir quelle forme de constitution que sera doté cette république.

Et grâce à son côté inclusif, Québec solidaire permet à n'importe quel citoyen peu importe son origine culturelle de pouvoir être québécois et se sentir aussi québécois autant que n'importe quel autre québécois !

Oui une chance qu'on a Québec solidaire, si non on serait condamnés à la morosité politique au Québec !

Les élections de novembre à Montréal : Une campagne axée sur des vedettes ou un débat éclairant sur les enjeux urbains ?

Paul Cliche pose une excellente question:



Les élections de novembre à Montréal :
Une campagne axée sur des vedettes ou
un débat éclairant sur les enjeux urbains ?

Paul Cliche, ex-conseiller municipal à l’Hôtel de ville de Montréal sous l’étiquette RCM

Avec l’entrée en lice de l’homme d’affaires Marcel Côté comme candidat à la mairie de Montréal la table est mise pour les élections du 3 novembre prochain. Il est d’ores et déjà évident que les projecteurs de la campagne se concentreront sur l’affrontement qui mettra le camp de ce dernier aux prises avec celui du populiste Denis Coderre. Malheureusement, les enjeux prioritaires, qui devraient être au centre des débats, risquent fort d’être éclipsés par cette lutte de vedettes et même en grande partie escamotés comme ce fut le cas lors des élections précédentes. Souvenons-nous de celles de 2005, par exemple, où le principal enjeu a été les nids-de-poule au moment même où des malfrats, peinards, écumaient les coffres de la Ville.

L’autre fait saillant marquant le début de la campagne est le désistement de Louise Harel en faveur de M. Côté pour former ce que les deux nouveaux partenaires appellent une coalition. Mais cette alliance électorale est pour le moins désassortie. En effet, nous avons d’un côté Marcel Côté, fédéraliste inconditionnel, figure emblématique de Québec inc. et promoteur acharné des multiples avatars l’idéologie néolibérale. De l’autre, Louise Harel, souverainiste convaincue qui a été pendant des décennies l’âme de l’aile soi-disant progressiste du Parti québécois. On peut donc constater une fois de plus que la politique peut faire se rencontrer de bien bizarres compagnons de route.

Mais les conférences de presse n’étaient pas terminées, que les trompettes de la propagande électorale avaient déjà commencé à claironner: Voilà une coalition arc-en-ciel qui regroupera fédéralistes et souverainistes, francophones et anglophones, gens de l’Est et de l’Ouest de la ville, citoyens de l’ancienne Ville de Montréal et de ses ancienne banlieues etc.

Candidat des milieux d’affaires

M. Côté a servi de conseiller auprès de plusieurs premiers ministres notamment Brian Mulroney lors des négociations sur l’accord de libre échange avec les États-Unis aussi bien qu’à Jean Charest dans ses programmes de réingénierie de l’État et de l’instauration d’un programme de partenariat public-privé (PPP).

Il a cédé à KPGM l’an dernier ses parts de la firme Secor qu’il avait cofondée en 1975 parce qu’il trouvait que  «le Québec penchait trop à gauche». Originaire de Malartic en Abitibi, il a siégé sur le conseil d’administration d’Osisko qui a creusé une mine d’or à ciel ouvert forçant 10% des citoyens de la ville à déménager. Il défend mordicus cette opération inhumaine. De plus, il est un grand supporteur du gaz de schiste. Il est aussi un apôtre de la privatisation du domaine de la santé étant lui même administrateur de l’hôpital privé Rockland.

Quant à son côté givré, M. Côté est actif au sein de la Fondation du Grand Montréal, de la Compagnie de danse Marie Chouinard,  de l’Orchestre symphonique de Montréal et de la Fondation du YMCA notamment.

Des déclarations surprenantes

M. Côté se targue d’avoir son franc parler. Mais certaines des déclarations, pour le moins surprenantes, de l’aspirant maire démontrent qu’il serait plutôt un électron libre. Par exemple, celle qu’il a faite à l’émission Pas de midi sans infos de Radio-Canada en février dernier: «La mafia est plus démocratique que les associations étudiantes». Ou encore cette autre, particulièrement révélatrice, faite en novembre 2012 lors d’un colloque aux HEC: «Se chauffer à l’électricité, pis subventionner, vendre l’électricité au prix qu’on se la vend pour se chauffer, c’est un crime économique. C’est un crime contre l’humanité, mais c’est pas reconnu au Québec». Et cette autre, commise en 2033, dont les nationalistes qui le supportent maintenant devraient se souvenir: «Québec n’avait pas besoin de la loi 101 pour se franciser. On attribue un impact beaucoup trop grand à cette loi. Le monde des finances se serait francisé de toute façon».

Un rôle minimaliste pour la Ville

À une question qui lui a été posée lors du lancement de sa campagne concernant la nécessité d’avoir de partis politiques à Montréal, M. Côté a répondu: «Ce qu’on veut, c’est départisaner Montréal. On pense que pour ramasser les déchets, faire de belles rues, faire marcher des trains on n’en a pas besoin (…) Une ville gère des services, elle ne fait pas de lois. (…) Il faut éviter toute opposition idéologique».

Cette déclaration démontre que, comme son adversaire Coderre, Côté considère les villes comme de simples corps administratifs dont le rôle est de fournir des services À leurs yeux, il n’y a pas de différences notables entre le conseil municipal de Montréal et le conseil d’administration d’une entreprise.

Les enjeux municipaux sont en effet souvent présentés comme de simples enjeux techniques: les nids-de-poule, le déneigement, la collecte des ordures; telles seraient les grandes questions municipales. Mais il s’agit là d’une conception fausse et dangereuse, a écrit la politicologue Diane Lamoureux. Fausse explique-t-elle, parce que derrière les questions techniques, il y a toujours des choix qui reposent sur des valeurs et relèvent d’orientations politiques précises. En démocratie, ces choix sociaux doivent faire l’objet d’un débat public et les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Ex: le choix, dans le domaine des transports entre le « tout automobile » et les transports en commun. Il en va de même de la place accordée à la culture dans la cité, des loisirs, des espaces verts, du zonage, de l’aménagement, du logement, de la lutte contre la pauvreté, de l’intégration des immigrants, de l’eau potable, etc.

Cette conception, au lieu d’inciter les citoyens à prendre une part active aux affaires municipales, ne fait que les conforter dans leur rôle de consommateurs de services. Cela ne fait qu’augmenter leur désintérêt face aux enjeux municipaux.

Il y a coalition et coalition

S’appuyant sur l’expérience d’un comité exécutif de coalition vécue à l’Hôtel de ville de Montréal depuis novembre dernier, le candidat Côté semble considérer cette formule comme une panacée. Mais il semble oublier qu’il ne s’agit que d’une coalition temporaire que les élus municipaux ont eu assez de maturité de se donner pour qu’on se rende aux élections de novembre sans trop de perturbations. C’est une toute autre histoire si l’on veut faire de la coalition une formule permanente de gouvernance.

On donne l’exemple du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), qui a été au pouvoir de 1986 à 1994, pour défendre l’idée. En effet, le RCM a constitué une coalition progressiste. Mais il n’a été créé qu’après plusieurs années de gestation et il a regroupé des militants de la base issus de plusieurs groupes populaires implantés dans différentes parties de la ville. La différence est notable avec la nouvelle Coalition pour Montréal qui a été assemblée à la va vite suite à des pourparlers entre des notables provenant des milieux d’affaires et de Vision Montréal. Ca sent l’improvisation.

Ces organisations champignons sont formées de gens aux intérêts disparates appuyant un candidat autoproclamé qui, avec l’aide d’une garde rapprochée et entourée d’un équipe de candidats qu’il choisit lui-même, promeut sa candidature. Elles mettent donc l’accent sur l’aspect personnel de la démarche et non sur son aspect collectif. En réalité, pour être viable une coalition doit reposer sur une base idéologique commune. Autrement, c’est un assemblage hétéroclite où prévalent des intérêts particuliers. Dans le cas de la nouvelle coalition, il semble bien que c’est l’idéologie néolibérale qui va être le ciment.

Par ailleurs, les candidats Côté et Coderre font tous deux dans la détestation des partis. Ils prennent prétexte de l’expérience désastreuse d’Union Montréal pour s’en servir comme repoussoirs. Mais comme l’a dit l’ex-maire de Québec Jean-Paul L’Allier, un véritable parti est un espace politique où les citoyens peuvent intervenir. Ce ne sont pas des groupes qui sont des collages d’intérêts. Selon l’essayiste Francis Lagacé, la notion la plus intéressante est celle de l’organisation démocratique d’un groupe réuni par des valeurs partagées et dont l’objectif est de les faire avancer par des discussions d’où doit émerger la volonté générale dans le sens du bien commun.

Cela n’a donc rien à voir avec le Parti civique de Jean Drapeau, Vision Montréal de Pierre Bourque ou Union Montréal de Gérald Tremblay qui ont usurpé l’appellation de parti. À l’aune de ces définitions, le seul véritable parti qui sera en lice lors des prochaines élections est Projet Montréal

Montréal, 4 juillet 2013

jeudi 4 juillet 2013

LES DÉPUTÉES DE QUÉBEC SOLIDAIRE DÉFENDENT LE DROIT DE GRÈVE

Pris sur le site Presse-toi à gauche !



À propos de la loi spéciale sur la reprise des travaux dans l’industrie de la construction
LES DÉPUTÉES DE QUÉBEC SOLIDAIRE DÉFENDENT LE DROIT DE GRÈVE


mardi 2 juillet 2013, par Françoise DavidAmir Khadir

Nous publions deux des interventions de Françoise David et d’Amir Khadir durant le débats sur la loi spéciale sur le retour au travail dans l’industrie de la construction. Nos députéEs ont été les seuls à se lever à l’Assemblée nationale pour défendre le droit de grève. Pour le gouvernement péquiste, il semble que le droit de grève ne doit pas excéder quinze jours dans la construction. Le Parti libéral du Québec accepterait un droit de grève s’il n’excédait pas cinq jours. La CAQ est aussi pour le droit de grève mais pourvu qu’il ne puisse pas être mis en oeuvre. La défense du droit de grève des travailleurs et des travailleuses ne peut visiblement pas compter sur ces partis politiques. Ces textes sont tirés du Journal des débats de l’Assemblée nationale. (Presse-toi à gauche)

Intervention d’Amir Khadir

M. Khadir : Merci, M. le Président. Les interventions de Québec solidaire entourant le débat qui concerne le projet de loi qui touche le conflit dans le secteur de la construction sont destinées d’abord et avant tout à protéger les acquis du monde du travail, les acquis des travailleurs, des acquis qui ont été obtenus de chaudes luttes en raison... des luttes qu’on menées des générations de travailleurs et d’employés dans différents secteurs de la société, notamment et principalement dans le secteur de la construction. On peut revenir sur cette histoire jusqu’au front commun de 1972, qui est ce qui nous concerne... en ce qui nous concerne aujourd’hui.

Nous constatons que le secteur patronal dans le domaine de la construction cherche par tous les moyens à faire reculer les conditions de travail qui ont assuré pendant des années et des années non seulement une relative paix dans les relations de travail, mais aussi la force d’un secteur - c’est pas nos dires, c’est les dires de l’industrie de la construction elle-même - une grande force de ce secteur qui réside dans sa productivité et dans les bonnes conditions qu’elle offre à des travailleurs réussissant ici à attirer vers elle des compétences qui assurent par le fait même sa compétitivité et sa productivité.

Et, parlant de productivité, pour des gens, par exemple, je pense à l’opposition officielle, qui, souvent, invoquent cet argument-là, je trouve quand même déplorable qu’on perde autant de temps dans des interventions qui, malheureusement, n’ont que pour seul objectif de retarder les procédures. Je pense que les interventions devraient se centrer sur le fond du débat. Et, parce que le fond du débat nous intéresse, je voudrais d’abord intervenir sur une réponse qu’a offerte le leader de la partie gouvernementale, le président du Conseil du trésor, à l’endroit de ma collègue la députée de Gouin, parlant du droit de grève.

Il est sûr que le droit de grève, en tant que tel, n’est pas un droit fondamental reconnu par les chartes. Mais le droit d’association est au centre des droits reconnus dans notre société pour assurer qu’une société démocratique respecte ces travailleurs. Et le droit d’association, s’il y a un intérêt pour les travailleurs de s’associer, c’est pour avoir la capacité de négocier des conditions dignes de travail. Et, un des outils les plus importants lorsqu’on est assis dans une négociation pour régler de manière civilisée un conflit qui survient entre des employeurs et des employés dans le domaine où les travailleurs n’ont rien d’autre que la force de leur travail comme levier, le droit de grève devient l’élément central de ce qui doit découler de leur droit fondamental, qui est le droit d’association.

Donc, lorsque nous, on dit : le droit de grève est un droit quasi-fondamental, c’est parce que c’est au centre de l’intérêt que portent les travailleurs pour le droit de s’associer, qui est un droit fondamental. C’est dans cette perspective-là que nous croyons qu’une loi spéciale, lorsque le gouvernement annonce... évidemment, on a eu quelques tergiversations, mais il était clair que la première ministre avait montré l’intention du gouvernement de recourir à une loi spéciale. À partir du moment où il y a une loi spéciale, connaissant la mauvaise foi, malheureusement, qui a caractérisé le comportement de la partie patronale à la table de négociation, il était clair qu’une bonne partie du rapport de force des travailleurs était ainsi défait, était ainsi brisé. Ce qui explique pourquoi on en est là aujourd’hui.

Quoi qu’il en soit, nous trouvons déplorable que, dans les conditions actuelles, alors que les travailleurs disent qu’une loi spéciale ne protège pas fondamentalement leurs intérêts, n’est pas dans l’intérêt de la société et des travailleurs, dans ces circonstances qui... malgré tout, on a sur la table quand même une loi spéciale que présente le gouvernement, qui démontre sa volonté de régler ce conflit-là par la force, nous trouvons tout à fait déplorable que le Parti libéral veuille en profiter pour assener des reculs dans la qualité de ce qui fait les conditions de travail actuellement dignes pour les travailleurs du Québec dans les normes qui les régissent et dans les conditions qui entourent leurs conditions de travail.

Un élément essentiel aussi, dans ce débat-là, c’est la reconnaissance que, si on accepte que les travailleurs font la grève, on accepte l’idée avant tout que, dans le fond, on donne le moyen à des travailleurs d’améliorer leurs conditions de vie. Et, à chaque fois qu’il y a un secteur de la société, d’un secteur du travail, réussi à garantir des bonnes conditions salariales, des bonnes conditions de travail, c’est l’ensemble de la société qui en profite...

Intervention de Francoise David

Mme David : Oui, merci, M. le Président. Alors, en ce qui me concerne, ce n’est certainement pas avec allégresse que je termine cette journée et ce début de nuit. Et j’annonce - ce qui ne sera une surprise pour personne, je l’imagine - que mon collègue et moi, nous allons voter contre ce projet de loi. L’adoption d’une loi spéciale, ça n’est jamais une nouvelle intéressante, ça n’est jamais une bonne nouvelle en matière de relations de travail. Une loi spéciale, ça signifie l’échec d’une négociation. Une loi spéciale, c’est un accroc à un droit démocratique qui s’appelle le droit d’association, assorti du droit de grève. Je ne pense pas que les travailleurs de la construction aient beaucoup de motifs de réjouissances aujourd’hui.

Il y en a plusieurs ici qui semblent souhaiter qu’une véritable négociation soit s’engage, selon les dires de certains, ou se poursuive, selon les dires d’autres. Eh bien, moi aussi, je souhaite qu’il y ait une véritable négociation. Mais pour ça, il va falloir que la partie patronale renonce à tous les reculs qu’elle veut imposer aux travailleurs, des reculs qui, dans certains cas, attaquent des droits acquis depuis plus de 40 ans. Les demandes patronales quant à la flexibilité du temps de travail, quant à la flexibilité de la main-d’oeuvre, sont des demandes qui ne pourront être acceptées par les travailleurs, et ça, tout le monde le sait dans cette Chambre. Alors, j’imagine que nous serons de retour tous ensemble, quelque part le printemps prochain, pour rediscuter d’une situation de crise. Je déplore en particulier, d’ailleurs, l’amendement qui a été soutenu par les deux partis d’opposition et qui, finalement, a été adopté. Je pense qu’il aurait mieux valu adopter un délai de deux ans, comme c’était finalement proposé. Et je réitère, enfin, l’appui de Québec solidaire à la libre négociation, au droit d’association et au droit de grève. Merci.

INFORMATION PRISE ICI

LE GOUVERNEMENT PÉQUISTE ET LES PARTIS NÉOLIBÉRAUX S’ATTAQUENT AU DROIT DE GRÈVE ET IMPOSENT LE RETOUR AU TRAVAIL



Conflit dans la construction
LE GOUVERNEMENT PÉQUISTE ET LES PARTIS NÉOLIBÉRAUX S’ATTAQUENT AU DROIT DE GRÈVE ET IMPOSENT LE RETOUR AU TRAVAIL


mardi 2 juillet 2013, par Bernard Rioux

 L’Assemblée nationale a adopté une loi spéciale pour forcer le retour au travail des travailleurs de la construction du secteur institutionnel, commercial et industriel. Cette loi, qui touche 77 000 travailleurs, reporte les conditions de travail pour la prochaine année. L’association de la construction du Québec (ACQ) aurait bien voulu que la loi impose aux travailleurs de la construction les reculs au nom du renforcement de la productivité. La loi oblige le retour au travail, mais ne règle rien, car les ambitions du patronat de ce secteur sur les reculs à imposer restent entières.

L’Association de la Construction du Québec (ACQ) veut en découdre avec lestravailleurs de la construction

 L’ACQ exigeait des travailleurs une série de reculs :

- l’extension de la plage horaire pendant laquelle les travailleurs doivent être disponible au travail soit de 5 heures 30 à 19 heures,

- la reprise d’une journée de travail perdue pour intempérie le samedi

- la réduction de temps double à temps et demi pour les 8 premières heures de travail supplémentaire

- la mobilité provinciale

- des augmentations de salaire horaire en deçà du taux d’inflation ce qui signifie donc un recul du salaire réel pour les travailleurs de la construction.

Ce sont des reculs inacceptables et reflétait la volonté des entrepreneurs de s’en mettre encore plus dans les proches au dépens des travailleurs. L’association de la construction du Québec (ACQ) ne voulait pas d’une entente négociée. Elle voulait imposer des reculs importants aux travailleurs. Le président de l’ACQ, Jean Pouliot, a envoyé lundi 28 janvier une lettre à la première ministre Marois demandant une loi spéciale qui inclurait les demandes de la partie patronale.

L’Alliance syndicale de la construction, un front commun pour la défense des acquis.

L’Alliance syndicale de la construction regroupe les représentants des cinq syndicats de la construction soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (Inernational), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction. Elle a été formée pour refuser la remise en question des acquis que voulait imposer le patronat de ce secteur. Elle a déclenché une grève générale le 17 juin. Cette grève générale des travailleurs de la construction a permis aux 57 000 syndiqués du secteur résidentiel et aux 41 000 travailleurs de la voirie et du génie civil de conclure une entente de principe dès le mardi 25 juin. Ces ententes devront être acceptées par les travailleurs membres de l’Alliance syndicale dans les prochaines semaines.

Rapidement, le gouvernement péquiste place la négociation sous la menace d’une loi spéciale

Le gouvernement péquiste ne s’est jamais prononcé sur les demandes antiouvrières de l’ACQ. Après avoir laissé une courte période à la négociation, la première ministre Pauline Marois a brandi la menace de loi spéciale. Cette menace de loi spéciale n’a nullement favorisé la négociation. Au contraire. Compte tenu de la volonté de l’ACQ d’en découdre et de remettre en question une série d’acquis des ouvriers de la construction, cette menace a conduit l’association patronale à refuser toute négociation véritable en attendant l’adoption de la loi spéciale. Le gouvernement Marois a ainsi contribué à bloquer le processus de négociation. Le Conseil du patronat a appelé à l’adoption le plus rapidement possible d’une loi spéciale de retour au travail. Alors que c’était le patronat du secteur qui était en demande, le Conseil du patronat cherchait à rejeter l’impasse dans les négociations sur le dos des organisations syndicales. Cette stigmatisation des travailleurs syndiqués qui défendaient des acquis arrachés des hautes luttes a été relayée par les grands médias.

Le Parti libéral et le Coalition Avenir Québec ont aussi apporté leur contribution à la campagne démagogique contre la lutte des travailleurs de la construction. En pressant le gouvernement péquiste d’adopter au plus vite une loi spéciale de retour au travail, les partis d’opposition à l’Assemblée nationale dévoilaient leur nature de partis patronaux. Il fallait casser le plus tôt possible la résistance syndicale et en finir avec le processus de libre négociation.

L’ACQ n’avait qu’à refuser de négocier et à attendre que le gouvernement péquiste adopte une loi spéciale. Elle pouvait aussi compter sur les partis de l’opposition pour que la loi n’entrave pas leur volonté d’imposer des reculs majeurs aux travailleurs dans les meilleurs délais.

Un gouvernement qui fait peu de cas du droit de grève et de négocier

Pour la ministre Agnès Maltais, nous serions dans un nouveau contexte et « le conflit ouvert n’est plus un mode de résolution des différends ». (Communiqué du 15 juin de la ministre du Travail Agnès Maltais) Quoi ? La grève ne serait plus un droit essentiel ? Devant un patronat qui est en demande et refuse de négocier, les travailleurs n’auraient qu’à plier l’échine et à accepter les reculs ? Pauline Marois s’inscrit d’ailleurs dans la même logique : après deux semaines de grève, ce droit de grève devait être rayé des droits des travailleurs et leurs conditions de travail fixées autoritairement pour les quatre prochaines années sans aucune possibilité d’agir collectivement pour défendre leurs conditions de travail.Ce ne sont pas les droits des travailleurs que le gouvernement se préoccupait, mais d’abord et avant tout la stabilité sur les chantiers afin de favoriser le climat des affaires.

Les partis d’opposition, de serviles ventriloques des secteurs les plus agressifs du patronat

Directement branchés sur les secteurs les plus agressifs du patronat qui veulent remettre en questions les acquis des travailleurs, les partis d’opposition ont agi comme de véritables ventriloques des volontés patronales pour reprendre l’expression d’Yves Ouellet, porte-parole de l’Alliance syndicale. Le report pour quatre ans de la convention collective existante leur apparaissait comme une concession inacceptable aux organisations syndicales. Au nom de la productivité et de la flexibilité, en fait, dans leur volonté de renforcer l’exploitation des travailleurs et de tirer encore plus de profits du travail de ces derniers, le patronat veut pouvoir s’attaquer le plus vite possible à leurs conditions de travail actuelles. C’est pourquoi, les partis d’opposition ont proposé et ont fait adopter l’amendement visant à ramener à un an l’application de cette loi de retour au travail. Ils ont couvert leur rôle de représentant direct du patronat sous le prétexte de leur ouverture à la négociation alors qu’ils soutenaient, dans le même instant, une loi qui en brimait la possibilité réelle en déniant le droit de travail à des dizaines de milliers de travailleurs.

Québec solidaire défend le droit de grève et vote contre la loi spéciale de retour au travail

Pour le gouvernement péquiste, il semble que le droit de grève ne doit pas excéder quinze jours dans la construction. Le Parti libéral du Québec accepterait un droit de grève s’il n’excédait pas cinq jours. La CAQ est aussi pour le droit de grève, mais pourvu qu’il ne puisse pas être mis en oeuvre. La défense du droit de grève des travailleurs et des travailleuses ne peut visiblement pas compter sur ces partis politiques. Les députéEs de Québec solidaire ont été les seuls à se lever à l’Assemblée nationale pour défendre le droit de grève et à voter pour le rejet de cette loi antisyndicale. Cela a bien démontré, encore une fois, l’importance de renforcer la présence à l’Assemblée nationale d’un parti politique qui inscrit son combat dans le sillage de celui des différents mouvements sociaux.

La bataille pour la défense des acquis dans la construction est devant nous.La solidarité militante doit l’être aussi

Il faut bien voir qu’il est dans l’intention de l’ACQ de revenir à la charge dès que cela lui sera possible pour s’en prendre aux conditions de travail et de rémunération des travailleurs de la construction. Une prochaine bataille est donc probable. L’unité ouvrière devra être au rendez-vous comme elle l’a été dans la dernière négociation. La solidarité militante de tous les secteurs progressistes de la société envers les travailleurs de la construction sera nécessaire pour faire reculer le patronat et ses alliés.

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mercredi 3 juillet 2013

Québec solidaire, seul à s’être opposé à la loi spéciale contre les travailleurs



Québec solidaire, seul à s’être opposé à la loi spéciale contre les travailleurs

1 juillet 2013

La loi spéciale déposée par le gouvernement Marois pour mettre fin à la grève légale du secteur institutionnel, commercial et industriel dans la construction a été adoptée durant la nuit du 30 juin au 1er juillet. Seul Québec solidaire s’est opposé jusqu’au bout à l’adoption de cette loi qui vient briser le rapport de forces des travailleurs de la construction.

Dans son allocution finale, Françoise David, députée de Gouin a souligné que « l’adoption d’une loi spéciale dans le domaine des relations de travail est toujours un échec ; c’est l’échec d’un processus démocratique de négociation pourtant prévu par la loi. Je ne comprends pas que la plupart des députés à l’Assemblée nationale se réjouissent de l’adoption de cette loi spéciale ».

Québec solidaire réitère son appui et sa solidarité à l’égard des travailleurs et travailleuses de la construction. Amir Khadir, député de Mercier rappelle qu’ « au moment où nous nous apprêtons à débattre des valeurs québécoises, il est utile de se rappeler que le droit d’association, la liberté de négocier et le droit de grève sont des valeurs pleinement reconnues par nos chartes et nos lois. »

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mardi 2 juillet 2013

Loi spéciale dans la construction - Des heures peu glorieuses pour l'Assemblée nationale, juge Québec solidaire



Loi spéciale dans la construction - Des heures peu glorieuses pour l'Assemblée nationale, juge Québec solidaire

QUÉBEC, le 30 juin 2013 /CNW Telbec/ - Québec solidaire juge que l'Assemblée nationale vit des heures peu glorieuses avec l'adoption d'une loi spéciale pour mettre fin à la grève légale du secteur industrie dans la construction.

« Nous sommes scandalisés par cet affaissement du droit de grève alors que celui-ci est reconnu depuis des dizaines d'années par les lois québécoises. Le gouvernement invoque les nécessités économiques. Chaque fois qu'un syndicat établira un rapport de force avec des patrons d'entreprises, devrons-nous craindre un recours à une loi spéciale par le gouvernement Marois? Voilà une atteinte directe et frontale au droit de grève », déclare Françoise David, députée de Gouin pour Québec solidaire.

Mme David s'oppose aux amendements déposés par les autres partis d'opposition, notamment par le Parti libéral du Québec. Le plus important est celui qui propose que l'article 11 de la loi s'applique seulement pour un an alors que ses dispositions courent sur quatre ans.  L'article original reconduit les conventions collectives avec les clauses actuelles et prévoit des augmentations entre 2 et 2.3%. «Un strict minimum » estime-t-elle.

« J'espère que le gouvernement va au moins défendre sa propre loi et les dispositions de l'article 11.  Nous serons là pour nous assurer que la convention actuelle soit appliquée durant les quatre prochaines années, sans reculs pour les travailleurs. C'est rigoureusement un plancher en bas duquel un gouvernement ne peut décemment aller! » conclut madame David.

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lundi 1 juillet 2013

UN PETIT RAPPEL :Richard Bergeron : «Montréal n'est pas une colonie de vacances»

Voici un article que je recherchais depuis un bon bout de temps et qu'un ami m'a retrouvé et que je partage avec vous.

Voici une autres des raisons pour laquelle je décroche de Projet Montréal et que je n'ai pas l'intention d'y renouveler ma carte.

Lorsque le chef d'un parti qui se prétend de gauche démontre le mépris envers les itinérants soit les plus démunis de notre société et qu'en plus utilise le culte de la personne avec Richard Bergeron,....bien des questions sont à se poser.


Oui il est plus que temps que Projet Montréal stop sa dérive vers la droite car si non alors il faudra commencer à penser à la création de " MONTRÉAL SOLIDAIRE " après la prochaine élection municipale!

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Richard Bergeron : «Montréal n'est pas une colonie de vacances»

Le lundi 6 août 2012

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, souhaite faire adopter des mesures pour empêcher l'arrivée massive de sans-abri à Montréal durant l'été.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, souhaite faire adopter des mesures pour empêcher l'arrivée massive de sans-abri à Montréal durant l'été. «Vis-à-vis de ceux-là, moi, maire de Montréal, il n'y aura pas de discussions, a-t-il ajouté. Je vais faire ce qu'on a fait à Toronto, ce qui a été fait à New York, c'est-à-dire [on leur donne] un billet d'autobus. Vous retournez chez vous, on ne veut plus vous accueillir à Montréal, été après été. Montréal n'est pas une colonie de vacances.»


LA SUITE ICI

Je vais faire une certaine précision concernant la prochaine élection municipale.


Oui en novembre je vais voter pour Érika Duchesne et François William Croteau, mais attention qu'il soit bien compris que dans mon esprit je vais voter pour Érika Duchesne et François William Croteau et non pas pour Projet Montréal, même si ces deux candidats sont membres de Projet Montréal .

Je vais voter pour ces deux candidats par ce qu'ils ont tout même fait des gros efforts pour améliorer la situation.