mercredi 22 mars 2017

Porte-parole ou chef, loin d’un choix anodin, une conception de la souveraineté populaire dans le parti et dans le pays. 


Voici un texte de Bernard Rioux qui explique pourquoi Qs n'a pas de chef :



QUÉBEC

Porte-parole ou chef, loin d’un choix anodin, une conception de la souveraineté populaire dans le parti et dans le pays. 




mardi 21 mars 2017, par Bernard Rioux

L’élection de co-porte-parole à Québec solidaire n’est pas assujetti à la loi électorale. Un co-porte-parole ne n’est pas un chef opine le Alexandra Reny au nom du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Pour la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santi, Québec soldiaire joue sur les mots et elle affirme qu’en jouant sur les mots Québec solidaire s’autorise à déroger à la loi électorale et qu’elle envisage de modifier la Loi afin de clarifier cette situation. Il y a bien un enjeu juridique formel à cette affaire. Mais, au-delà de ce type d’enjeu, il y a des fondements politiques à ce rapport à nos porte-parole qui méritent d’être explicités, car ils sont importants.

Le statut de chef dans les partis politiques dominants

Dans les partis politiques de la classe dominante, le chef (ou beaucoup plus rarement la cheffe) règne en maître. Philippe Couillard a le contrôle absolu de son parti. Les oppositions et divergences doivent se murmurer dans le secret de rencontres huis clos où il a le pouvoir de trancher et de conclure les débats. Jean Charest avait la main haute sur son parti. Comme chef du Parti libéral du Québec (PLQ), ail a obtenu l’appui de 97,2 pour cent des délégué-e-s libéraux dans un vote de confiance. On se souviendra que Bernard Landry avait cru bon de démissionner en 2005 suite à un vote de confiance qui avait tout de même atteint les 76%. Pauline Marois avait obtenu de confiance de 93,08% au 16e congrès du PQ en 2011, ce qui n’avait pas empêché dans la même année le PQ de rentrer en crise. En fait, le chef d’un parti, une fois élu, dans le cadre d’institutions de type britannique est le futur chef de gouvernement, le premier ministre. Comme premier ministre, il concentre tous les pouvoirs. Il est le boss. Il représente le souverain. [1]

Le vote de confiance et souveraineté royale !

Le chef politique dans notre système politique dirige le parti. Il impose son pouvoir. Il peut s’associer ou se dissocier du programme adopté par les militant-e-s. Tel est le sens du vote de confiance. Ce vote de confiance est une cérémonie qui consacre la souveraineté du chef dans son parti. Et cette souveraineté est au-dessus de la démocratie dans le parti. Le pouvoir du chef, c’est le pouvoir de défaire ce que les membres du parti ont construit ! Ce vote est le renoncement en dernière instance du pouvoir des membres sur les orientations du parti.

C’est ainsi qu’André Boisclair s’est permis de mettre côté le programme adopté de juin 2005 par sa feuille de route provinciale élaborée dans les officines du chef. Mieux encore, Pauline Marois faisait du rejet de pans entiers du programme adopté en 2005 par l’ensemble des membres, la condition de son acceptation du poste de cheffe du Parti québécois. Elle n’a d’ailleurs pas entendu un congrès du parti pour rejeter ce programme. Elle a conclu l’opération dans un Conseil national. Jean-François Lisée est arrivé à la chefferie avec son programme et le report du référendum à 2022 est maintenant devenu le point central du discours péquiste. Les décisions du prochain congrès sur les propositions de son chef seront perçues comme un vote pour le programme défendu par le chef du parti… Un rejet signifierait un vote de censure induisant une spirale de crise dans le parti. Ce rapport au parti est la traduction à ce niveau du rapport du Premier ministre à son gouvernement.

Au parlement ou au gouvernement, toujours au-dessus du parti !

Et quand, il devient un parti de gouvernement, le Premier ministre et les ministres s’autonomisent de leur parti jusqu’aux prochaines élections. C’est ce qui explique toutes ces résolutions adoptées par les congrès restent lettres mortes et qu’une politique néolibérale est menée une fois au pouvoir par un parti qui prétend haut et fort, surtout durant les périodes électorales, défendre l’État social. N’est-ce pas l’histoire du Parti québécois ?

La base militante du Parti se transforme alors en instrument docile des parlementaires et se dégrade jusqu’à l’état de base sans pouvoir qui trotte derrière le chef ou la cheffe comme simple faire-valoir.Cette base, victime de sa confiance aveugle, elle n’a pas la force de faire triompher sa volonté.

La position de Québec solidaire sur les porte-parole s’appuie sur une tout autre logique !

Comme parti de gauche, QS s’appuie sur les couches subalternes de la société. Ses couches constituent la vaste majorité de la population. Son action est de défendre becs et ongles les intérêts de la majorité populaire. Il cherche et prend les moyens pour lui redonner cette parole que les couches dominantes n’ont eu de cesse de lui enlever. Mais cela n’est possible pour un parti que dans la mesure, où un fonctionnement radicalement démocratique s’y est généralisé. C’est pourquoi une compréhension profonde des conditions de l’entrée dans l’action politique de ces couches subalternes est une condition indispensable de la remise en question de leur assujettissement et de l’efficacité du politique pour remettre en question les bases idéologiques et sociales du pouvoir dominant.

Pour QS, l’opposition entre les chefs et une majorité suiviste se doit d’être abolie. Le rapport entre la base du parti et la direction est renversé. Les porte-parole condensent et expriment les aspirations des membres. Leur influence dans le parti est directement proportionnelle à cette capacité d’assumer ce rôle. Autrement dit, le prestige et l’influence des porte-parole n’augmentent que dans la mesure où ils détruisent les fondements de tout suivisme. Leur prestige augmente dans la mesure où ils ne se prétendent plus des chef-fes au-dessus des membres, mais d’où ils cherchent à faire de l’ensemble des militantes et militants qui constitue le parti, la direction de ce parti. Cette transformation de la base militante en collectif agissant capable d’une pratique réflexive partagée est un processus dialectique et continu, car un parti de gauche recrute de façon ininterrompue des éléments nouveaux. C’est pourquoi la formation est si essentielle dans un parti qui fonde son fonctionnement sur une véritable démocratie participative. La direction d’un tel parti doit refléter la réalité de genre (le caractère essentiel de la parité hommes/femmes), générationnelle (place faite aux jeunes) et sociale (la présence des différents secteurs sociaux) et politiques (la reconnaissance du pluralisme politique dans le parti) pour créer les conditions d’une direction coordonnant le travail de la base d’un tel parti. Le résultat des débats peut devenir des synthèses d’expériences diversifiées vécues par les différentes composantes du parti…

C’est pourquoi un gouvernement solidaire qui voudra travailler à l’expression réelle de la souveraineté populaire exigera une rupture avec le primo-ministérialisme et proposera dans le cadre d’une assemblée constituante, la mise en place d’institutions qui donneront au parlement des pouvoirs décisionnels sur une série de questions stratégiques et instaureront divers mécanismes de démocratie directe et participative qui viseront à éviter la consolidation d’une oligarchie politique pouvant encore une fois s’approprier la souveraineté politique à ses propres fins.
 
Notes

[1] André Larocque dresse la liste de ses pouvoirs : “Le premier ministre du Québec est le chef de son parti, chef du gouvernement, chef du parlement, chef de l’administration. Sa décision est finale au Conseil des ministres. Il convoque, proroge et dissout l’Assemblée nationale comme il l’entend. Dans un cadre limite de cinq ans, iI fixe la date des élections générales à sa discrétion, il détermine la date des élections complémentaires. Il nomme et révoque les ministres et les sous-ministres, le secrétaire général du gouvernement, le leader, le whip et le secrétaire général de l’Assemblée nationale. Il nomme les juges des cours du Québec, le directeur de la Sûreté du Québec et chef de la police de Montéral, les dirigeants des sociétés d’État (Hydro-Québec) et les dirigeants d’un large horizon d’offices, de commissions, de comités de tous genres dont la Société des Alcools, la Régie de l’assurance maladie, la Société de l’assurance automobile, la Caisse de dépôt et placement, etc. Il “propose”, mais en vérité nomme puis qu’il contrôle la majorité de l’Assemblée, le Directeur général des élections, le Portecteur du citoyen, le Vérificateur général, le président de la Commission d’accès aux documents des organismes publics. Il prépare et livre le discours inaugural (politique ‘ensemble du gouvernement), approuve le discours du budget, détermine l’agenda gouvernemental, préside le Comité ministériel des priorités, approuve toute déclaration ministérielle majeure, réponde en priorité aux questions à l’Assemblée nationale, approuve tout projet de loi, toute réglementation. Il procède par décret, contrôle l’octroi de tout contrat d’importance et détermine l’organisation de l’administration publique. » Et il conclut : “Bref, le système parlementaire est bien mal nommé. Nous vivons en réalité dans un système que l’on devrait qualifier de “premier-ministériel”. (André Larocque, Au pouvoir citoyen, mettre fin à l’usurpation des partis politiques, Éditions BLG, 2006, pp. 50-51


Affrontement avec les policiers de l’AP dans le camp de réfugiés de Naplouse


Je partage à titre d'information



Affrontement avec les policiers de l’AP dans le camp de réfugiés de Naplouse 

21 mars 2017

Un policier palestinien est mort et trois Palestiniens, dont un autre policier, ont été blessés à la suite d’un raid de la police de l’Autorité Palestinienne (AP) dans le camp de réfugiés de Balata à Naplouse, pour y rechercher des "fugitifs". La scandaleuse "coordination sécuritaire" entre l’AP et Israël pour empêcher toute résistance à l’occupation s’étale désormais au grand jour.

Déguisés en civil des policiers de l’"Autorité" palestinienne ont envahi le camp dimanche et déclenché une fusillade qui a duré une quinzaine de minutes, et a fait un mort, le policier Ali Abu al-Hajj, rapporte l’agence Maan News.

Ce raid de l’AP avait pour but d’arrêter Ahmad Abu Hamada, qui a refusé de se rendre et a été lui-même gravement blessé de deux balles dans la tête et une dans l’estomac.

Selon l’AP, Abu Hamada était recherché pour meurtre, détention d’armes et attaques de policiers palestiniens.

"Un officiel de l’AP a déclaré lundi, lors des funérailles du policier, que son gouvernement continuerait à pourchasser les fugitifs pour apporter la sécurité et la stabilité à notre société" (sic)

Ce n’est pas la première fois que des affrontements ont lieu entre la police palestinienne et les habitants du camp de réfugiés de Balata. Les descentes de l’AP avait causé la mort de deux policiers et trois "suspects" en août dernier.

Trois meurtres qualifiés "d’exécutions extra-judiciaires par l’ONU, d’autant que l’un des 3 hommes avait été battu à mort dans les locaux de la police de l’AP.

"Et en septembre dernier, les "forces de l’ordre" palestiniennes avaient également tué un Palestinien et blessé 3 autres à Naplouse, dans des circonstances plus que douteuses." rapporte l’Agence Maan.

Puis l’AP, s’est mis à se servir de Palestiniens arrêtés comme boucliers humains pour pénétrer dans les camps de réfugiés.

La colère ne cesse de monter en Palestine contre ce rôle de supplétif de l’occupant joué par Mahmoud Abbas, qui multiplie en outre les pasastions à Israel de prisonniers détenus dans les prisons de l’AP.

De récentes manifestations de protestations ont éclaté en Palestine occupée après la capture et la torture de 5 militants accusés de programmer une attaque contre Israel. Une chasse à l’homme qui a conduit à l’assassinat de Basel al-Araj par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Deisheh à Béthléem.

Les Palestiniens savent également que Ghalib Abdullah Daraghma, âgé de 48 ans et résident de Tubas, est mystérieusement décédé après 2 jours de grève de la faim dans une prison de l’AP à Ramallah, au début du mois.

Il était détenu depuis deux ans, sans le moindre jugement par l’AP.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Maan News Agency

CAPJPO-EuroPalestine


mardi 21 mars 2017

Toi l'individualiste qui empoisonne ma ville


Voici un poème que j'avais publié le 13 février 2009 que je repartage avec vous


Toi l'individualiste qui empoisonne ma ville 

Par Sergio de Rosemont

Toi l'individualiste qui empoisonne ma ville.

Klaxonnage chacun seul dans sa voiture, un sarcophage d'acier roulant où chacun se croit le maître de cette ville.

Klaxonner après les autres pour la moindre petite raison qui énerve ton petit individualisme.

L'existence même des autres te dérange.

Seul toi a raison de klaxonner après les autres, tu crois ?

Seul toi a raison d'être pressé, tu crois ?

Seul toi a vraiment de l'importance, tu crois ?

Croyant que tous te doivent tout !

Agissant et pesant comme un petit grain de sable se prenant pour l'univers.

Te croyant tout indispensable, pourtant les cimetières en sont remplis de gens qui se croyaient eux aussi indispensables !

Et oui même toi, l'arrogant petit grain de sable, oui toi qui te dis si indispensable et irremplaçable.

Toi qui te dis si important pour ce système.

Toi qui croit que ta voiture rend si prestigieux.

Et oui toi assis en solitaire dans ta voiture avec cet air de « Regardez-moi ! ».

Oui toi dans ce véhicule, dans ce misérable cercueil roulant.

Et oui toi, tu redeviendra poussière, et on en oubliera ton nom.

Oui toi le dit prestigieux

Oui toi le dit irremplaçable

Oui toi le dit indispensable

Cette société finira par même oublier ton histoire.

Tu n'aura eu une très haute importance que pour toi-même !

Qu'un minuscule grain de sable croyant que tout l'univers tourne autour de lui et pour lui et par lui !

Soutien aux jeunes israéliennes emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation !


Bravo à ces jeunes femmes pour leur courage.



Tamar Alon et Tamar Ze’evi. (Photo Rami Ben Ari)

Soutien aux jeunes israéliennes emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation ! 

17 mars 2017

Voilà plus de 100 jours que les deux refuzniks israéliennes sont emprisonnées pour refus de servir dans l’armée d’occupation, tandis qu’une 3ème objectectrice de conscience, Atalia Ben Aba, vient de les rejoindre.

En réalité c’est un tiers des jeunes Israéliens qui se débrouillent pour échapper au service militaire, mais peu ont le courage d’afficher publiquement leurs raisons, c’est à dire le refus d’aller opprimer le peuple palestinien.

En l’absence de partis juifs israéliens qui luttent contre l’occupation, pas plus à "gauche" qu’à droite, elles estiment ne pas avoir d’autre moyen que l’emprisonnement pour faire entendre leurs voix.

Pour rappel, elles ont appelé au boycott de leur Etat colonial.

Tout notre soutien à ces courageuses jeunes femmes !

CAPJPO-EuroPalestine


lundi 20 mars 2017

L'art de la bonté


Parlons cinéma avec Francis Lagacé


L'art de la bonté 

20 mars 2017

Vous connaissez sans doute le dicton selon lequel avec de bons sentiments, on fait de la mauvaise littérature. Il semble pourtant que cet adage souffre des exceptions, notamment dans le cas du cinéma. J'en veux pour nouvelle preuve le magnifique film Réparer les vivants de la réalisatrice Katell Quillévéré.

En lenteur et en douceur, ce long métrage se déroule en trois temps de durées asymétriques : le premier très court montre amour, amitié et bonheur de la jeunesse avant l'accident fatal ; le second nous fait vivre la douleur et les conséquences dudit accident ; le troisième est la rédemption, qui permet à une personne malade de revivre.

Le motif de la mer est hypnotique et revient nous hanter à point nommé. Les relations personnelles sont illustrées par ces petites touches simples qui nous ramènent à la beauté du quotidien, comme ces « mots des pauvres gens », que la chanson de Ferré semblait trouver dérisoires.

Je doutais que cette belle œuvre aboutisse sur nos écrans tant elle est faite de délicatesse, de beauté, de bonté et de simplicité, mais dotée d'un atout majeur, la magnétique présence d'Anne Dorval, elle a su trouver son chemin vers au moins deux salles montréalaises : le Quartier latin et le Beaubien.

En plus d'être un ravissement pour les yeux, les oreilles et le cœur, cette production constitue le meilleur outil de propagande pour le don d'organes. On pourrait utiliser cet argument pour le promouvoir, et ce ne serait pas mentir. On ne peut en dire autant de certains films qui souffrent gravement de la promotion qu'on leur fait. Je pense à l'esthétique Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, qui a été à tort promu comme un retour sur le printemps Érable.

Je pense aussi au très sympathique Toni Erdmann , qu'on nous a vendu comme une farce pissante alors qu'il s'agit d'un feel good movie  un peu à la façon de Bagdad Café, le côté magique en moins. Si on avait plutôt vanté ce long métrage comme la souriante comédie dramatique de la difficulté de communication entre un père et sa fille, comme la recherche de la connexion entre deux inadaptés, on aurait attiré le bon public friand d'anti-héros, qui serait venu en masse et n'aurait pas été déçu. Les distributeurs devraient se rendre compte que se faire passer pour autre que ce qu'on est ne rend pas service, d'autant que, ironie du sort, c'est un peu le thème majeur du film Toni Erdmann.

En tout cas, souhaitons un avenir radieux aux films de bonté, de beauté et d'humanité, où il n'est pas nécessaire de faire exploser des voitures.

LAGACÉ, Francis

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Amos Grvitz, un défenseur des Bédouins que l’État d'Israël voue à leur disparition


À LIRE



Amos Grvitz est un éminent membre d’ « Israeli Jews of Conscience » qui ne peut vivre à l’ombre de la guerre larvée contre les vrais indigènes de Palestine, les Bédouins. Il est devenu l’un de leurs ardents défenseurs. Sa mission est de dire à ses compatriotes israéliens et du monde ce qui arrive aux citoyens les plus vulnérables d’Israël, les Bédouins, un peuple qui voit ses terres volées. Il parle sans ménagement avec des internationalistes et son slogan est : Ne dites pas que nous ne savions pas

Amos Grvitz, un défenseur des Bédouins que l’État d'Israël voue à leur disparition 

Date de publication : 2017-03-17

En ce matin du 19 février 2017, des membres de l'administration civile et de la police sont arrivés à la communauté de Khan al-Ahmar, située près de la colonie de Maale Adumim. Ils ont épinglé sur les portes des habitations, de l’école et des lieux communautaires pas moins de 39 ordonnances de cessation d'emploi (un préambule précédant les ordres de démolition). L'école, construite en 2009, accueille des enfants d'autres communautés. Khan al-Ahmar est situé dans une zone réservée à l’expansion de la colonie.

Amos Grvitz est un éminent membre d’ « Israeli Jews of Conscience » qui ne peut vivre à l’ombre de la guerre larvée contre les vrais indigènes de Palestine, les Bédouins. Il est devenu l’un de leurs ardents défenseurs. Sa mission est de dire à ses compatriotes israéliens et du monde ce qui arrive aux citoyens les plus vulnérables d’Israël, les Bédouins, un peuple qui voit ses terres volées. Il parle sans ménagement avec des internationalistes et son slogan est :

Ne dites pas que nous ne savions pas

En 2016, les autorités israéliennes ont démoli 12 logements dans la communauté, faisant de 60 personnes des sans-abri, dont 35 mineurs. Le mercredi 8 avril 2015, des policiers et des soldats israéliens ont escorté des employés de l’Administration civile israélienne à Khan al-Ahmar. Ils ont démantelé 11 panneaux solaires dont la plupart avaient été donnés et installés par l’ONG palestinienne « Future for Palestine ».

Ce sont là des agissements de la seule démocratie au Moyen-Orient! Avec l’électricité, on peut manger frais quand un frigidaire marche, on peut appeler un avocat avec son ordinateur et son téléphone. Cela dépasse l’imagination qu’un état puissant qui devrait aider les opprimés aille si loin pour se débarrasser de bergers qui perdent leurs pâturages. C’est un exemple choquant de mépris des devoirs d’une puissance occupante (Règlements de La Haye 1907 et Quatrième convention de Genève).

Adapté de : theologyinthevineyard.wordpress.com/2015/04/12/amos-gvirtz-defender-of-the-bedouins et de Btselem, février 2017

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG


dimanche 19 mars 2017

Nouveau départ pour les relations américano-saoudiennes


Gagez-vous que ca aura des répercussions sur le peuple Palestinien ?



L'ambassade d'Arabie saoudite, le 4 janvier 2016 à Washington (Afp)

Nouveau départ pour les relations américano-saoudiennes 

jeudi 16 mars 2017

Critiqué dans certains pays musulmans, le président Donald Trump a les faveurs de l'Arabie saoudite qui, en retour, redevient un partenaire clé de Washington après des années de froid.
Lors d'un entretien mardi à Washington, M. Trump et l'influent vice-prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane se sont engagés à "un partenariat stratégique solide, large et durable basé sur un intérêt et un engagement communs pour la stabilité et la prospérité du Moyen-Orient", a indiqué la Maison blanche.
Le prince Mohammed, 31 ans, est le premier dirigeant du Golfe à être reçu par le nouveau président américain. Dans le même temps, son père, le roi Salmane, poursuit en Chine, deuxième puissance économique mondiale et rivale des Etats-Unis, une tournée asiatique qui l'a conduit au Japon, en Malaisie et en Indonésie.
Cette offensive de charme menée tous azimuts par l'Arabie saoudite fait suite à une détérioration, sous l'administration de Barack Obama, des rapports entre Ryad et Washington, son allié traditionnel depuis plus de sept décennies.
M. Trump, dont l'élection avait été bien accueillie à Ryad, voit dans le royaume un partenaire essentiel pour la sécurité et l'investissement, selon des analystes.
"(Il) reconnait que le leadership saoudien est le canal principal vers le monde musulman", souligne Salmane al-Ansari, président du Saudi American Public Relation Affairs Committee (SAPRAC).
Le chaleureux accueil réservé au prince Mohammed confirme que l'Arabie saoudite demeure, pour l'administration Trump, un facteur essentiel pour "la stabilité et la sécurité du Moyen-Orient et pour une prospérité économique mutuelle", précise-t-il à l'AFP.
Selon Anwar Eshki, chef du Middle East Center for Strategic and Legal Studies à Jeddah (ouest), M. Trump a invité le prince Mohammed pour se concerter sur "un plan pour le Moyen-Orient".
Ce plan vise à contrer l'Iran chiite, rival régional du royaume sunnite, et le groupe jihadiste Etat islamique (EI), précise ce général saoudien à la retraite, qui a visité Israël l'an dernier. Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a qualifié l'Iran de "plus grand Etat soutenant le terrorisme" et principale source de déstabilisation du Moyen-Orient.
M. Trump avait promis durant sa campagne électorale de "déchirer" l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015. Mais il a convenu avec le prince Mohammed, selon la Maison blanche, de "l'importance d'affronter les activités déstabilisatrices de l'Iran dans la région, tout en continuant à évaluer et (à veiller) à la stricte application" de cet accord.
- "Remise à niveau" -
Ryad accuse régulièrement Téhéran d'ingérence dans les affaires régionales, notamment en Syrie où l'Iran soutient le régime de Bachar al-Assad, et au Yémen où la République islamique appuie les rebelles chiites Houthis combattus par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite.
Les Etats-Unis fournissent des armes et apportent un soutien en ravitaillement et en renseignement à cette coalition, bien que l'administration Obama ait bloqué en décembre la vente à Ryad de munitions à guidage de précision en raison du grand nombre de victimes civiles au Yémen.
La rencontre entre M. Trump et le prince Mohammed a permis "le dialogue" et l'amorce d'une relation personnelle pour établir un partenariat de travail entre les deux pays, souligne Anthony Cordesman, du Center for Strategic and International Studies à Washington. Mais il est trop tôt, selon lui, pour savoir "s'il y aura des suites pratiques" pour contenir l'Iran et améliorer la lutte antiterroriste.
Second dans l'ordre de succession au trône, le prince Mohammed, également ministre de la Défense, est perçu comme l'homme fort du royaume. Il est l'artisan d'un vaste chantier de réformes appelé "Vision 2030" afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole. Les deux dirigeants ont souligné "leur détermination à renforcer la coopération" économique et énergétique, a indiqué la Maison blanche. Notamment avec un programme mixte de projets nécessitant des investissements de "plus de 200 milliards de dollars (...) durant les prochaines quatre années".
Les relations sont, selon M. Ansari, en passe de connaître "une remise à niveau" d'autant que Ryad n'a pas critiqué le décret migratoire de M. Trump, dont la deuxième version a été bloquée mercredi par un juge.
"Chaque pays a le droit de sécuriser ses frontières", a renchéri jeudi Faisal Abbas, rédacteur en chef du quotidien saoudien Arab News.



Contournement de l’interdiction des frais accessoires par l’Institut de l’œil des Laurentides: « Gaétan Barrette doit donner les pouvoirs nécessaires à la RAMQ » – Amir Khadir


Qu'est-ce qu'attend Gaétan Barrette ?



Contournement de l’interdiction des frais accessoires par l’Institut de l’œil des Laurentides: « Gaétan Barrette doit donner les pouvoirs nécessaires à la RAMQ » – Amir Khadir 
 
17 mars 2017

Le médecin et député Amir Khadir dénonce le contournement des interdictions des frais accessoires par les médecins de l’Institut de l’œil des Laurentides et le laxisme du ministère de la Santé dans ce dossier.

Ne pouvant plus facturer des frais accessoires comme des gouttes et des lentilles, les spécialistes de l’Institut de l’oeil forcent maintenant leurs patients à passer une série d’examens non couverts par l’assurance maladie. « À l’époque où le ministre Barrette avait annoncé l’abolition des frais accessoires, j’avais prévenu le ministre que cela reviendrait sûrement aux usagers du système de santé de jouer eux-mêmes à la police pour s’assurer de l’application réelle de cette interdiction. On le voit bien aujourd’hui, le contournement de cette interdiction semble très simple, l’Institut de l’oeil, déjà sous les radars, le fait très facilement », dénonce le Dr Khadir.

Le député-médecin rappelle que l’Institut de l’oeil est bien connue pour la facturation de frais accessoires illégaux et pour l’enrichissement de ses médecins sur le dos des usagers du système de santé. « Que fera le ministre Barrette devant les cliniques comme celle-ci, qui contournent cette interdiction et continuent de s’enrichir en surfacturant faussement leurs clients?  Il est urgent d’intervenir auprès des médecins délinquants et surtout, de donner à la RAMQ les moyens de surveiller convenablement les cliniques médicales privées qui ont la sympathie du premier ministre Couillard et du ministre Barrette. Quelqu’un doit avoir la responsabilité de s’assurer que les médecins des cliniques privées suivent les directives et n’appauvrissent pas encore davantage les usagers du système de santé! », conclut le député.

samedi 18 mars 2017

Pour la première fois, une agence de l’ONU qualifie Israël de « régime d’apartheid »



S.V.P. LIRE LE RAJOUT D'INFORMATION VENANT DU PAJU SUITE À L'ARTICLE :

Il commençait à être temps !



Pour la première fois, une agence de l’ONU qualifie Israël de « régime d’apartheid » 
 
16 mars 2017

Pour la première fois, une agence des Nations-Unies accuse Israël d’imposer au peuple palestinien un « régime d’apartheid » fondé sur la discrimination raciale.

Le rapport, publié par la Commission économique et sociale des Nations-Unies pour l’Asie Occidentale (ESCWA) est le premier du genre à conclure « clairement et franchement qu’Israël est un Etat raciste qui a mis en place un système d’apartheid pour persécuter le peuple palestinien », selon le secrétaire général de cet organisme, Rima Khalaf, cité par l’agence Reuters.

Le document, rendu public à Beyrouth (Liban) où siège cette commission des Nations-Unies, souligne qu’une « stratégie de fragmentation du peuple palestinien » constitue le moyen numéro 1 utilisé par Israël pour imposer son apartheid.

De fait, poursuivent les auteurs, les Palestiniens sont aujourd’hui divisés en quatre entités subissant une oppression et une législation distinctes.

Les quatre groupes constitutifs du peuple palestinien sont les Palestiniens citoyens d’Israël, ceux de Jérusalem-Est ; ceux de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, et enfin réfugiés et exilés hors de Palestine.

Ont participé à la rédaction du document le Dr Richard Falk, ancien enquêteur des Nations-Unies pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, ainsi que l’universitaire étatsunienne Virginia Tilley.

Sans surprise, à New York, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a « courageusement » dit qu’il n’avait pas lu le rapport, tandis qu’à Jérusalem, le ministère des Affaires étrangères ressortait son couplet habituel sur « l’antisémitisme » de toute voix critiquant la politique israélienne.

CAPJPO-EuroPalestine


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RAJOUT D'INFORMATION VENANT DU PAJU :

Tout le monde s'en doutait, mais voilà que c'est confirmé!

L'ONU est un organe aux mains des Sionistes!

ONU : le rapport censuré qui dénonce la politique israélienne d'apartheid

Fait sans précédent, le Secrétaire général de l’ONU, sous la pression d’Israël et des Etats-Unis, a censuré le rapport de sa Commission Economique et Sociale pour l’Asie de l’Ouest (ESCWA) : "Les pratiques israéliennes envers le peuple palestinien et la question de l’Apartheid".

Nous mettons à votre disposition ce très intéressant rapport, co-rédigé par Richard Falk et Viginia Tilley.


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Le Secrétaire général de l'ONU, Olivier Gutierrez, force la démission de Rima Khalifa, Secrétaire général du CESAO, en lui demandant de censurer son rapport qui condamnait le régime d'Apartheid imposé aux Palestiniens en Palestine Occupée.

Démission du secrétaire général de la CESAO après une demande de retirer le rapport condamnant Israël
palinfo.com/mission-ecr-taire-gnral-de-la-CESAO-aprs-demande-retirer-le-rapport

La privatisation : une des causes de la crise du déneigement!


Là aussi la privatisation nuit.



La privatisation : une des causes de la crise du déneigement! 

16 mars 2017

La députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, tient à féliciter l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) et le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) de sonner l’alarme sur la vampirisation du ministère des Transports (MTQ).

En point de presse, jeudi, leurs représentants ont confirmé ce que Québec solidaire clame depuis plusieurs années : la privatisation et le sous-financement fragilisent l’État québécois et nuisent à tout le système québécois d’infrastructures.

«  Le cafouillage de la tempête du 15 mars nous démontre que les dangers de la privatisation ont des conséquences graves! Donner nos routes aux soins des sous-traitants, c’est perdre le contrôle sur leur entretien et la sécurité. Ça fait des années que le MTQ subit un nivellement par le bas et est forcé de dépendre de la sous-traitance vers l’entreprise privée. Ce faisant, le gouvernement perd le contrôle des décisions et de la qualité des ouvrages publics. Selon l’APIGQ et le SFPQ, le ministère a émis 95 avis de réprimande envers ses sous-traitants sur la sécurité du public en 2015-2016. Après le gaspillage des fonds publics, est-ce au tour des usagères et usagers de la route d’en payer le prix? »

Québec solidaire exige que l’enquête externe demandée par Philippe Couillard inclue l’analyse de la sous-traitance et des coupes budgétaires au MTQ sur la performance du déneigement et de la sécurité routière.

« Le MTQ a essuyé des réductions du personnel ouvrier de l’ordre de 42 % entre 2010 et 2016. Or, la Commission Charbonneau observait une perte d’expertise interne dans l’État et recommandait au contraire de la renforcer. Qu’est-ce qu’attend le gouvernement libéral pour améliorer la gestion du MTQ? », ajoute Manon Massé.