mercredi 25 janvier 2017

Réseau électrique métropolitain


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Réseau électrique métropolitain

21 janvier 17

La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, demande au gouvernement libéral de mettre le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) sur la voie d’évitement jusqu’à ce que toutes les préoccupations légitimes aient été convenablement répondues.

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques réitère cette demande alors que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) est venu vendredi confirmer la vaste majorité des craintes exprimées par Québec solidaire au cours des derniers mois concernant cet investissement milliardaire qui ne répond pas aux besoins les plus urgents en termes de transport collectif et de mobilité durable.

« Québec solidaire a laissé la chance au coureur lorsque le REM a été annoncé. Mais après avoir analysé ce projet en profondeur, c’est clair plus que jamais pour nous que le REM, tel quel, serait une grave erreur.  Il faut la corriger avant qu’il ne soit trop tard. On ne peut investir des milliards $ de cette façon dans un projet qui comporte d’aussi nombreuses lacunes et qui ne fait pas partie d’une vision globale de développement du transport collectif. Le gouvernement se précipite à la vitesse grand V pour se donner un vernis vert mais c’est la population qui se retrouvera avec une infrastructure qui aura coûté une fortune et qui sera inadéquate. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le REM n’est pas le projet qu’il faut pour la grande région de Montréal », explique Mme Massé.

Déjà au mois d’octobre dernier, Manon Massé mettait en garde le ministre des Transports, Laurent Lessard, contre ce projet bâclé lors d’une interpellation ministérielle de deux heures à l’Assemblée nationale.

« Le ministre Lessard s’est contenté de faire la sourde oreille aux problèmes que je soulevais.  J’espère qu’il aura plus d’écoute pour le rapport du BAPE qui s’appuie sur des faits solides. Je lui demande d’entendre raison, d’écouter les experts et de ne pas envoyer le Québec dans le gouffre avec un projet si mal ficelé qui ne répond pas aux véritables besoins de la population », souligne la députée solidaire.

Voici en bref certaines des lacunes soulevées par le BAPE: utilisation exclusive du tunnel du Mont-Royal au détriment des autres trains qui l’empruntent présentement, questionnement sur le tracé choisi, doute sur la qualité du service, faible contribution à l’atteinte de l’objectif de hausser la part modale du transport collectif à 30 % d’ici 2021, impact sur les territoires agricoles et les milieux naturels, achalandage accru sur la ligne orange du métro déjà saturée, etc.  Il faut noter aussi que le BAPE affirme ne pas pouvoir se prononcer sur plusieurs enjeux en raison du manque d’information transmise sur les aspects financiers, écologiques, de fréquentation, d’impact sur l’aménagement du territoire et de gouvernance.

Parmi les préoccupations additionnelles soulevées par Québec solidaire, il y a celle d’un risque accru de corruption comme nous l’ont enseigné les conclusions du rapport Charbonneau.

« Avec la Caisse de dépôt et de placement du Québec comme maître d’œuvre de ce projet d’infrastructure, il y a le danger que les mécanismes qu’on a mis en place pour contrer la corruption et la collusion soient contournés puisque la CDPQ n’est pas soumise aux mêmes règles de transparence et de reddition de compte que le secteur public. Pourtant, l’argent investi dans ce projet est bel et bien de l’argent public », rappelle Manon Massé.

Tout comme le BAPE, Québec solidaire demande que les données financières et la convention d’actionnaires soient rendues publiques pour évaluer le risque d’un tel investissement.


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